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Film vue en après-midi sur une station anglaise en zappant vers une
autre station
Film produit en 2002 où le nom de Robert Libman figure dans le
générique ?
Un film signé Esther Delisle
Une saloperie de film qui dénigre Henri Bourassa , le journal Le
Devoir,
Lionel Groulx et plusieurs autres personnages de notre histoire
nationale !
Un film haineux envers la Nation française du Québec en l'associant à
Hitler Mussolini et les mouvements fascistes Européen et du Québec ?
Commenté par Jean-Louis Roux, Gérard Pelletier et Guy Boutillier et bien
d'autres ?
Comment monsieur Bouthillier s'est-il retrouvé dans une galère
aussi nauséabonde ?
Comment pourra-t-il condamner l'ensemble de cette production dont il
est partie prenante ?
Qu'on m'explique svp, je ne comprends pas !
J'aimerais connaître le titre de cette production ?
VL
Voir:
http://www.vigile.net/dossier-francophobie/2-1/10-macpherson.htmlhttp://www.cjnews.com/pastissues/98/feb19-98/front4.htm
Sur Esther:
http://agora.qc.ca/liens/gcaldwell.html
et ceci:
http://agora.qc.ca/textes/dufresne10.html
Comme je suis parti prenante dans une certaine mesure dans le dossier
Delisle vs l'Agora, puisqu'à compter de l'automne 1994 je suis devenu
directeur général du groupe Agora, laisser moi vous dire -personnellement-
que la madame Delisle s'est trouvée une jolie niche qui fait paraître les
plus merveilleuses sinécures comme étant des camps de travail.... Il ne faut
pas attaquer ces gens là si vous avez le moindre sou, ils vont tout faire
pour mettre le grappin dessus.
Remarquez qu'il y a de temps en temps des petites revanches... C'est un
secret de polichinel que les banques suisses, sujetes des pires accusations
d'avoir volés "l'or de on sait qui", ce qui mena à une charge du président
du Congrès juif mondial, pour ne pas le nommer Edgar Bronfman, ont prises
leurs petites revanches. Quant le temps est venu pour Vivendi de se trouver
des sous "neufs" il y un an, les banques suisses n'ont pas répondus à
l'appel. Si bien que la très canadian* Seagrams est maintenant une filliale
de Pernod-Ricard!
Voir aussi de moi:
http://groups.google.fr/groups?q=%22Phyllis+Lambert%22+Jean-Yves+Durocher&hl
=fr&lr=lang_fr&ie=UTF-8&selm=848496893.30394%40dejanews.com&rnum=1
Jean-Yves Durocher
* Logé légalement, rue Peel à Montréal, Seagrams était mené de New-York
depuis les années 50 et logeait dans un des plus beaux exemples de
l'architecture de Mies van der Rohe, l'autre -qui aurait dû être classé il y
a longtemps avant d'être défiguré par des voisins d'une laideur consommée-
éatnt le complexe Westmoubt Square de Montréal.
La raison de la localisation canadienne de Seagrams était purement fiscale,
jusqu'au début des années 90 (si ma mémoire est bonne) il y a avait un
régime fiscal sur la dépréciation des spiritueux en maturation qui faisait
que finalement un litre de produit revenait à quelques sous, le reste étant
payé par les "pertes" fiscales des distillateurs. Or, naturellement, cette
mesure n'avantageait que ceux qui avaient des pertes fiscales, donc qui
avaient des activités qui pouvaient "éponger" les pertes. La conséquence fût
la disparition des petites entreprises, québécoises en premiers, pensons à
Melcher's, et après des autres. Il n'en resta finalement qu'une
d'importance. Je vous laisse deviner laquelle.
----- Original Message -----
From: "Valérien Lachance" <vlachance@...>
To: "avant-garde Québec" <AGQ-2@...>
Sent: Saturday, March 08, 2003 9:46 PM
Subject: [AGQ-2] Esther Delisle
Film vue en après-midi sur une station anglaise en zappant vers une
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Le français serait-il en
passe de supplanter l'anglais dans les pays arabes ? Face à
l'engouement actuel qu'il connaît dans ces Etats, le scénario
paraît envisageable. L'enthousiasme vis-à-vis de la langue de
Molière est illustré par le nombre grandissant d'élèves
désireux de se familiariser avec sa pratique ainsi que par l'ouverture
de départements universitaires spécialisés.
Selon le ministère français des affaires étrangères,
l'institut culturel Voltaire, au Koweït, a vu ses inscriptions
augmenter de 30 % entre 2001 et 2002. Le centre culturel français de
Riyad, en Arabie saoudite, a dû doubler sa capacité d'accueil pour
répondre à la forte demande. La même tendance s'observe au
Qatar, à Oman et à Bahreïn, où le français va être
introduit à la rentrée 2003 comme matière obligatoire dans les
sections littéraires de l'enseignement public. A Abou Dhabi (Emirats
arabes unis), le français, supprimé de l'enseignement public en
1998, vient d'être rétabli comme matière obligatoire dans deux
écoles pilotes, et cette démarche sera élargie à une trentaine
d'établissements à la rentrée 2003.
"Il y a dans ce mouvement une signification politique
évidente", déclare-t-on à la direction de la
communication et de l'information (DCI) du Quai d'Orsay. Les
étudiants ne se rendent plus aux Etats-Unis, non seulement parce que
l'obtention des visas est devenue un véritable parcours du
combattant, mais aussi parce que cela leur permet manifester leur
désapprobation de la politique américaine. Le Royaume-Uni, qu'ils
jugent trop semblable aux Etats-Unis, étant également rejeté, il
se tournent vers la France.
Ainsi, au Liban, les chiites, à commencer par leur organisation la
plus fondamentaliste, le Hezbollah, sont conscients de la nécessité
de pratiquer une langue de communication internationale, mais refusent
de recourir à la langue du "Grand Satan" et
systématisent l'enseignement du français dans leurs écoles
communautaires.
Selon Katia Haddad, auteur de La Francophonie et le Monde arabe :
état des lieux, l'introduction du français dans les cursus
scolaires de Jordanie, pays de tradition anglophone, semble liée à
la position de la France dans le conflit israélo-palestinien ; en
effet, la communauté palestinienne est francophone, et les rares
écoles francophones en Jordanie ont été créées par des
Palestiniens réfugiés en 1948, lors de la création d'Israël.
Dans l'ensemble du monde arabe, "le refus d'un modèle
uniforme de bilinguisme", qui occulterait la présence
ancienne et continue de la France dans cette région, a provoqué ce
mouvement de retour vers la francophonie.
Le réchauffement des relations entre la France et l'Algérie,
symbolisé par la présence remarquée et inédite du président
Abdelaziz Bouteflika au sommet de la francophonie, le triomphe de
Jacques Chirac lors de sa visite dans cet ancien territoire
français, tout comme son positionnement face à une éventuelle
guerre en Irak, pourraient également avoir un impact positif sur
l'enseignement du français dans les pays arabes. La position
affichée de la France devrait lui faire remporter des victoires sur
d'autres fronts.
Eloïse Cohen
++++++++++
Souhaitons que ce mouvement
s'amplifie et qu'il nous profite ! Une autre preuve que se tenir
debout est une condition essentielle de respect (*).
- - - - - -
-
À lire également
:
* LEMONDE.FR | 07.03.03 |
21h07
Texte
de l'intervention de Dominique de Villepin devant le Conseil de
sécurité, le 7 mars
C'est curieux, je me rends bien compte qu'en dépit de la grande influence d=
e
la france au Québerc l'affaire énorme du "monde" ne suscite pas autant de =
bruit que chez nous, hors de France, en Wallonie où "le Monde " est lu
semble-t-il par 20.000 personnes et est présent dans la moindre petite vill=
e.
C'est curieux parce que par ailleurs la france reconnaît mieux le Québec qu=
e
la Wallonie.
Je m'excuse d'intervenir avec ce sujet mais cette question du 3monde" est
vraiment importante pour la Francophonie aussi.
En tout cas, très honnêtement, malgré les erreurs des auteurs (bénignes), i=
ls
ont réussi à dire quelque chose de si pertinent que "Le Monde" n'arrive pa=
s à
cacher son désarroi.
Je voudrais que "Le Monde" continue mais pas comme il est.
José
Un W-E chargé m'a empêché de lire encore les messages arrivés...
++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
+
Voilà une raison de plus
pour faire VÉRITABLEMENT du français LA langue commune, de tous
les Québécois, la langue de travail normale partout sur le
territoire national.
Or, ce n'est toujours pas le cas, alors que
le Québec est supposément le deuxième État de langue
française dans le monde...
Il faut combattre le
bilinguisme imbécile des institutions québécoises qui
s'adressent
essentiellement aux
Québécois de par leur nature. Voir, par exemple :
http://www.innovatech.qc.ca/webSite/fr/process/index.html :
même pas de page en français ! Or, il s'agit d'un organisme
qui s'adresse prioritairement aux Québécois.
http://www.icriq.com/en/index.html : devrait être au moins en
cinq langues si cet organisme a vraiment une mission
internationale...
On conviendra que
le message
clair ainsi envoyé est qu'il
est inutile et superflu de connaître et utiliser la langue
officielle pour vivre au Québec et y faire des affaires,
particulièrement pour obtenir des fonds de l'État
québécois...
Par contre, notre ministère de la Culture donne une image
correcte en s'adressant aux Québécois en français, et au monde
entier en CINQ langues :
Je viens de commander le livre en question, je sens que je vais m'en
délecter.
Amusant d'entendre le correspondant du Devoir (Rioux) à l'antenne de la Voix
d'Ottaouais, il avait vraiment l'air affligé et ne pouvait pas y croire (une
idole de brisée..), il se concentrait sur les « exagérations » des auteurs :
une gestion à l'Emron au Monde, mais ce n'est pas possible.
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--- Dans AGQ-2@g..., "Patrick Andries" <hapax@i...> a écrit
> Je viens de commander le livre en question, je sens que je vais m'en
> délecter.
>
> Amusant d'entendre le correspondant du Devoir (Rioux) à l'antenne de la
Voix
> d'Ottaouais, il avait vraiment l'air affligé et ne pouvait pas y croire (=
une
> idole de brisée..), il se concentrait sur les « exagérations » des auteur=
s :
> une gestion à l'Emron au Monde, mais ce n'est pas possible.
>
++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
Voilà un aspect exagéré mais il est vrai que "le Monde" exagère sa diffusio=
n
payante grâce à des ventes à Air France que, régulèrement, on peut
considérer comme des ventes. Mais qui n'en sont pas...
Ceci dit, je reste attaché au "Monde" mais persuadé que le Diplo. en a cent=
fois mieux gardé l'esprit.
Le supplément N-Y Times au "Monde" c'est de l'internationalisme factice, et=
là
je suis d'accord.
Ce qui est dit du "Monde" eput être étendu à toute une presse européenne. À=
première vue, il me semble que le Québec garde quand même un certaine
tenue. Peut-être à cause de l'intensité du débat national?
José
++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
+
--- Dans AGQ-2@g..., Pierre Daviau <pierredaviau.ca@v...> a écrit
> Avant de se prononcer sur une question il est toujours préférable de
s'informer auparavant afin de bien comprendre les enjeux. Ce devoir
élémentaire, pour tout citoyen consciencieux et responsable, devient
doublement impératif pour toute question qui engage l'avenir des relations =
entre citoyens et l'intégrité du territoire national.
>
> Que monsieur Deshaies ait raison ou non de citer quoi que ce soit est une=
chose, cela n'excuse pas le lecteur de ne pas comprendre les enjeux.
++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
Honnêtement, sincèrement, j'ai lu beaucoup sur ces questions et il est
finalement difficile de se faire une religion.
Ce que je pense c'est qu'il y a le problème de la Constitution rapatriée.
Il y aussi le fait qu'en reconniassant les autres, le Québec amène à sa pro=
pre
reconnaissance.
J'ajoute que je comprends que vous teniez à l'intégrité de votre territoire=
mais
tout de même 1.500 KM2, il y a de la place pour beaucoup de monde, non?
En outre, je crois sincèrement que les Indiens ont le droit d'avoir une
définition ethnique et non pas républicaine de leurs nations.
J'avoue que je crois à la politique du PQ sur la question des Indiens, de l=
a
souveraineté etc.
Mais si le PQ gagne les élections et qu'il ne fait pas de référendum en 200=
5, il
faut se poser des questions.
C'est encourageant de voir que les nouveaux arrivants sont indépendantistes=
et aussi le recul de l'ADQ.
Je mets un drapeau québécois sur ma voiture mais je pense que nous nous
aidons en nous parlant, aussi différents que soient nos deux questions. Nou=
s
avons des destins parallèles et peut-être liés.
José
+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
José, José, José...
Si je comprend bien le sens de votre intervention la presse québécoise
serait moins prise dans la problématique évoquée par les auteurs du brûlots
sur le Monde?
Si oui, vous ètes dans les frites!
Au Québec, 94% de la presse dite de qualité est sous le contrôle direct du
gendre du premier ministre du Canada. Propriété de Gesca, une filliale à
part entière de Power Corporation. Donc associé, avec la famille Frère dans
Bertelsman, donc dans RTL et quelques babiolles du genre.
100% de la presse dite populaire est redevable pour ses opérations aux jours
le jour des bonnes grâces du gouvernement du Québec. Cela explique en gros
la récente réapparition des "sondages politiques" dans le Journal de
Montréal et de Québec. Dit sondages réalisés par une firme fondée par un des
premiers députés péquistes, dont la fille est maintenant ministre.
Voyez-vous, courtoisie de ce grand premier ministre qu'est Bernard Landry,
les Québécois perdent des milliers de dollars par personne dans une petite
aventure qui a pour nom Quebecor. Mais comme il me le disait en juin 2000:
"Ces gens là ont du succès..."
Courtoisie du même gouvernement, l'ensemble de la presse électronique est
dans un pétrin inextricable. Les grandes radios privés sont TOUTES
propriétés d'entreprises hors Québec, alors qu'avant l'arrivée de cette
belle bande d'incompétent il n'y en avait pas une.
L'autre groupe, qui contrôle la distribution de la presse gratuite, est le
seul ou Lucien Bouchard siège sur un Conseil d'administration.
Dans un tel bordel de bas étage, comme les petites combines du Monde me
semble sages.
Jean-Yves Durocher
----- Original Message -----
From: "delferrierre" <jose.fontaine@...>
To: <AGQ-2@...>
Sent: Sunday, March 09, 2003 4:44 PM
Subject: [AGQ-2] Re : Québec et Wallonie
Ce qui est dit du "Monde" eput être étendu à toute une presse européenne. À
première vue, il me semble que le Québec garde quand même un certaine tenue.
Peut-être à cause de l'intensité du débat national?
José
++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
+
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Cher José, il ne faut chavirer intellectuellement à cause de l'article du
Monde que je n'ai pas lu. Il serait hasardeux de se "péter" les bretelles
dans les conditions actuelles. Le monde anglo-saxon n'a peut-être bonne
presse présentement, mais voici un commentaire entendu de la part d'un
spécialiste des affaires politiques, qui plus est, serait un canadien
anglais. Sa vision qui n'a pas bonne presse actuellement et est très
différente des discours entendus au Conseil de sécurité, en France etc. Je
cite de mémoire: "La France représente une vision du passé du monde (Statu
quo) alors que les Américains et l'Angleterre représenteraient la vision du
futur, moderne".
Aussi entendu, la France a une vision idéaliste du monde, elle ne vit pas
dans le monde réel (commentaire d'un autre spécialiste du Québec, le dénomé
Coulon, je crois).
N'oublions pas que la situation dans cette partie du monde résulte de la
défaite des Turcs et le remplacement , en 1920, je crois, par deux pays
colonisateur qui se sont partagé le "gâteau", France et Angleterre.
La France a choisi de s'enfoncer dans une position qui peut paraître
humaniste aux yeux de beaucouip de personnes, mais il ne faut jurer de rien.
Le dogme de la paix ne vaut mieux que le dogme de la guerre. Tous deux sont
dangereux. Pourquoi? Parce que le dogmatisme n'a pas une vision juste de la
réalité.
Cette France, terre de mes ancêtres, de ma langue et de ma culture, je
l'admire généralement. Mais dans la réalité d'aujourd'hui, elle n'a pas jugé
à leur juste valeur les conséquences des actes terroristes du 11 septembre
2001 et l'impact sur la sécurité américaine. N'oublions pas que dans cette
France vivent plusieurs millions de musulmans (Arabes ou non).
Par ailleurs, très critique envers les Américains et les Anglais, elle a
enterré assez facilement ses propres fautes, la torture, ses exactions et
atrocités lors de la guerre d'Algérie, en particulier.
Ce pays qui m'est cher, devrait se regarder honnêtement avant de jeter
l'anathème sur les autres. À ne jamais regarder ses propres actions cela
peut conduire à l'aveuglement et la suffisance.
Je suggère à tous de lire les livres suivants:
1) L'obsession anti-américaine (Son fonctionnement, ses causes, ses
conséquences), Jean-François Revel, Plon, 2002.
2) Épîtres à nos nouveaux maîtres, Alain Minc, Grasset, 2002.
3) Le Principe de Lucifer, Howard Bloom, Le jardin des livres, Paris, 2001
(traduction).
Bonne réflexion à tous.
Pierre Daviau
Québec.
----- Original Message -----
From: "delferrierre" <jose.fontaine@...>
To: <AGQ-2@...>
Sent: Sunday, March 09, 2003 4:05 PM
Subject: [AGQ-2] Québec et Wallonie
C'est curieux, je me rends bien compte qu'en dépit de la grande influence d=
e
la france au Québerc l'affaire énorme du "monde" ne suscite pas autant de =
bruit que chez nous, hors de France, en Wallonie où "le Monde " est lu
semble-t-il par 20.000 personnes et est présent dans la moindre petite vill=
e.
C'est curieux parce que par ailleurs la france reconnaît mieux le Québec qu=
e
la Wallonie.
Je m'excuse d'intervenir avec ce sujet mais cette question du 3monde" est
vraiment importante pour la Francophonie aussi.
En tout cas, très honnêtement, malgré les erreurs des auteurs (bénignes), i=
ls
ont réussi à dire quelque chose de si pertinent que "Le Monde" n'arrive pa=
s à
cacher son désarroi.
Je voudrais que "Le Monde" continue mais pas comme il est.
José
Un W-E chargé m'a empêché de lire encore les messages arrivés...
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Il y aussi le fait qu'en reconniassant les autres, le Québec amène à sa propre reconnaissance.
"Rien ne vas plus. Reconnaître qui et quoi? Dans quel monde vivez vous? Le mien c'est celui d'un régime colonial, qui se définit comme tel OFFICIELLEMENT (Loi sur la clarté), le miens c'est d'être entouré de 300 millions de gens qui trouvent qu'on est de trop dans le décor.
C'est bien beau le rousseauisme, le Bon Sauvage. Ça ne résiste pas tellement à l'analyse dans ce cas-ci.
Ce que nous avons devant nous c'est une négociation mené par des désespérés: le PQ, qui pour plaire aux syndicats et au patronnat, font tout en leur pouvoir pour nier que les québécois existent. POINT FINAL À LA LIGNE.
Quant aux Innus, bravo pour eux, ils ont toutes les cartes pour eux. Y compris celle de la bonne pensée internationale dont vous êtes la preuve vivante."
J'ajoute que je comprends que vous teniez à l'intégrité de votre territoire mais tout de même 1.500 KM2, il y a de la place pour beaucoup de monde, non?
"D'la place, y'en a. Après on lâche Montréal aux Mohawks, Québec aux Hurons Wondat, Trois-Rivières et Sherbrooke aux Abénakis, la Gaspésie aux Mic-Macs, l'Abitibi-Témiscaminque aux Alquoquins, et on déménage toute la gang de six millions aux Îles de la Madeleine; pas pour longtemps, parce que la Nouvelle-Écosse n'a jamais accepté qu'elles soient québécoises.
Le tout à cause de laisser-passer transformés en traité. Comme je connais personnellement ceux qui sont derrières cette invention merveilleuse, disons que mon admiration est sans borne pour ce tour de passe-passe.
Le plus drôle dans ce bordel des intérêts d'un régime en fin de règne, c'est qu'il décide tout d'un coup de dire que si la Cour Suprème dit qu'un droit c'est un droit (même dans les pires faussetés) c'est maintenant correct. Mais avant, dans le cas du référé sur la Loi de la Clarté, c'était la Cour qui penche. Moi pas comprendre, moi trop idiot pour comprendre PQ."
En outre, je crois sincèrement que les Indiens ont le droit d'avoir une définition ethnique et non pas républicaine de leurs nations.
"Moi aussi, après l'Indépendance, pas avant. J'aimerai bien cela qu'il me reste un pays. Pas une particule de la partition."
J'avoue que je crois à la politique du PQ sur la question des Indiens, de la souveraineté etc.
"¨Ca prend toutes sortes de monde pour faire un monde..."
Mais si le PQ gagne les élections et qu'il ne fait pas de référendum en 2005, il faut se poser des questions.
"On n'en pose plus de questions, on attent le 14 avril pour donner la réponse des indépendantistes à Landry et sa clique..."
C'est encourageant de voir que les nouveaux arrivants sont indépendantistes et aussi le recul de l'ADQ.
"Si par nouveaux arrivants vous parler d'immigrés, vous êtes dans le plat, pas le pays, le national de la Belgique: les frites, donc les patates. Moins d'un immigré sur 10 appuie l'indépendance. Ce qui j'en conviens est une progression de 1000% en trente ans!
Pour ce qui est du recul de l'ADQ, attendez le soir du 14...
Jean-Yves Durocher"
Je mets un drapeau québécois sur ma voiture mais je pense que nous nous aidons en nous parlant, aussi différents que soient nos deux questions. Nous avons des destins parallèles et peut-être liés.
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----- Message d'origine -----
De : "delferrierre" <jose.fontaine@...>
>J'ajoute que je comprends que vous teniez à l'intégrité de votre
territoire=
> mais tout de même 1.500 KM2, il y a de la place pour beaucoup de monde,
non?
Je ne réponds pas au reste puisque de nombreux autres ont bien répondu.
Juste le 1 500 km².
Il existe deux types de territoires :
1) les territoires en propre des Montagnais (des réserves agrandies) qui
enclavent parfois, comme à Natchcouane/Natachcoine(*), les « réserves »
blanches. Rien que le territoire propre aux Montagnais serait de plus de
2.500 km²...pour quelques centaines de personnes (et nettement moins pour
les blancs de la même ville) donc le 1 500 km² est faux (il s'agit de
mémoire la superficie actuelle). Ah oui, ces chiffres ne concernent que la
moitié des Montagnais (5.000), les plus modérés (les autres comme ceux de
Sept-îles trouvant d'abord inacceptables les conditions, il faut dire que la
faiblesse et les préjugés de nos médias et denos politiciens attisent
parfois des convoitises totalement surréelles).
2) les territoires en cogestion où les Montagnais auront droit de veto ou de
compensation, ce territoire est de 300 000 km² (pour 5.000 Montagnais) et ne
croyez pas que ces territoires sont uniquement peuplés de Montagnais. C'est
faux. D'une part dans certaines régions concernées les Montagnais, aussi
urbanisés que les « blancs », sont très minoritaires (1,6% de la population
dans le Lac-Saint-Jean) et d'autre part, comme le faisait remarquer Parizeau
certains régions sont également comprises dans les traités avec les Cris
!!!! Enfin, comme le faisait remarquer récemment le maire de l'île
d'Anticosti qui passerait en zone de cogestion, il n'y a aucune preuve de
peuplement permanent montagnais sur cette île.
Bref négociation bâclée (mais plus d'un million d'émoluments au négociateur
en chef !), mais dont il ne faut surtout pas débattre pendant la campagne
électorale , comme le déclarait vendredi le ministre des afafires
amérindiennes(*) Rémy Trudel, car c'est un sujet trop important. Bref, les
Québécois peuvent discuter de sujet peu importants et laissez aux
professionnels les choix de société.... Le même ministre a exclu tout
référendum et compte simplement passer en force. Excusez-moi, ce sujet et
l'arrogance de nos prétendus démocrates me rendent malade, j'arrête.
(*) Changés à dessein.
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----- Message d'origine -----
De : "Patrick Andries" <hapax@...>
> Il existe deux types de territoires :
> 1) les territoires en propre des Montagnais (des réserves agrandies) qui
> enclavent parfois, comme à Natchcouane/Natachcoine(*), les « réserves »
> blanches. Rien que le territoire propre aux Montagnais serait de plus de
> 2.500 km²...pour quelques centaines de personnes (et nettement moins pour
> les blancs de la même ville) donc le 1 500 km² est faux
Je voulais dire que rien que le territoire propre aux Montagnais à
Natachcoine dépasserait le 1 500 km² mentionnés, il y serait de 2 500 km².
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Forum « Avant-garde Québec »
Fondé en septembre 1998
pour échanger sur toutes
questions
touchant
l'Indépendance du Québec
- - - - http://cf.groups.yahoo.com/group/AGQ-2
- - - - http://cf.groups.yahoo.com/group/Avant-garde_Quebec/
- - - - Pour la République du Québec !
* * *
On sait que la « bête
noire », l'homme à abattre pour Esther Delisle, ses sbires et
commanditaires était Lionel GROULX, le maître à penser du
Québec pendant un demi-siècle. Aucun calomnie ne pouvait donc être
épargnée à cet homme religieux essentiellement bon qui avait une
sincère admiration pour l'esprit de solidarité des Juifs, et qui
n'était pas anti-sémite pour deux sous.
Pour mieux connaître
Lionel Groulx par des témoignages de première main, je vous
rappelle un document qui se trouve dans les archives du Forum AGQ
(« Fichiers ») à l'adresse suivante :
Par la même occasion, je
serais curieux de savoir à quel(s) texte(s) se réfère Mrs.
Delisle pour taxer Groulx d'anti-sémitisme. Quelqu'un le sait-il
?
J'ai déjà assisté à
une conférence de Mrs. Delisle à Trois-Rivières où elle a
été bien incapable de donner une seule citation à cet
effet.
JLD
* * *
Forum « Avant-garde Québec »
Fondé en septembre 1998
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--- Dans AGQ-2@g..., "Patrick Andries" <hapax@i...> a écrit
>
> ----- Message d'origine -----
> De : "Patrick Andries" <hapax@i...>
>
> > Il existe deux types de territoires :
> > 1) les territoires en propre des Montagnais (des réserves agrandies) q=
ui
> > enclavent parfois, comme à Natchcouane/Natachcoine(*), les « réserves
+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
Je voudrais défendre d'abord la France qu'on représente actuellement
comme un pays idéaliste etc. Alors que la France intervient pour le moment =
militairement en Afrique, mais avec l'aval de l'ONU et pour empêcher une
guerre civile en Côte d'Ivoire, cela n'est pas rien. S'il y a bien un pays =
qui a
pris ses reponsabilités militaires dans le monde, c'est la France depuis 19=
45,
à tort ou à raison d'ailleurs la France est sans doute intervenue à bien pl=
us
d'endroits que l'armée américaine. Je dirais même que l'État belge est
intervenu souvent aussi : en 1960, 1964, 1978, 1990 - interventions propres=
,
déciédes par la Belgique elle-même - et toutes les interventions dans le
cadre de l'ONU (pour le meilleur ou pour le pire) Rwanda, Yougoslavie,
Afghanistan, Somalie. La représentation de l'Europe comme continent
"idéaliste" est fausse. Mais le réalisme mène à refuser le plus possible la=
guerre comme solution des conflits dans un monde dangereux.
Il est vrai que les pays d'Europe ont une vision avancée de la nation parce=
qu'ils ont entamé depuis un demi-siècle un processus de rapprochement des
nations dépourvu de tout fédérateur autre que la volonté de ces pays
eux-mêmes.
La France agit aussi par réalisme car les conséquences d'une guerre en Irak=
seront désastreuses dans l'ensemble du monde arabo-musulman. Nous
sommes étrangers à ce monde et nous discutons entre nous de la possibilité =
ou non de bombarder un pays, d'y envoyer l'armée la plus terrifiante de la =
Planète mais les gens qui habitent en Irak? Ou même dans les pays
limitrophes? Les USA ont subi un bombardement qui a fait 2000 morts. Mais
nous, les Européens, les Asiatiques, les Africains nous avons connu cela de=
s
centaines de fois, avec des millions de victimes, souvent causées par les
Américains, comme à Hiroshima.
La connaissance qui rend le plus lucide sur les affaires du monde, c'est la=
connaissance du malheur et la puissance de surmonter les conflits en
s'ouvrant aux autres. Les USA - en tout cas l'équipe au pouvoir - est en re=
tard
sur le reste du monde. Les Européens ne sont pas anti-américains. Sur les
chaines franàçses et wallonnes de télé, on dit maintenant sytématiquement
"nos amis américains", sachant combien d'Américains ne sont pas du côté de =
Bush.
José Fontaine
Il ne faut pas croire que Rousseau était en faveur du bon sauvage, sa pensé=
e
est bien plus complexe que cela et en l'occurrence, ce qui m'amène à parler=
comme cela des ententes avec les Indiens, c'est le réalisme politique.
Comme d'ailleurs aussi en ce qui concerne le PQ... Mais j'écoute et lis
attentivement toutes les interventions. Et si nous étions d'accord d'emblée=
sur
tout, il n'y aurait pas de Forum.
++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
Puisque AvGQ vise à discuter des questions relatives aux relations entre le Québec et le Canada, je note cette phrase du dernier courrier de José Fontaine :
« Il est vrai. écrit-il, que les pays d'Europe ont une vision avancée de la nation parce qu'ils ont entamé depuis un demi-siècle un processus de rapprochement des nations dépourvu de tout fédérateur autre que la volonté de ces pays eux-mêmes.»
Nous aussi au Québec, on a « une vision avancée de la nation ». Le résultat a donné l'annexion du Québec au Canada. Des nations qui se rapprochent et qui sont dépourvues « de tout fédérateur autre que la volonté de ces pays eux-mêmes », c'est bien beau, mais on peut mettre des bémols sur cet enthousiasme. Généralement, ces grands ensembles conduisent à une forme quelconque d'impérialisme des nations les plus fortes sur les nations minoritaires ou plus faibles.
L'OEA, par exemple, est contrôlée par des institutions bien établies à Washington. Whasington supervise nettement l'ensemble régional de l'Hémisphère sud américain sous sa houlette. Quand au Canada, on n'a pas besoin d'en parler! Allez jeter un petit coup d'oeil sur l'organisation des structures de l'OÉA pour vous convaincre de l'ampleur de la « patente » (comme on dit au Québec) qui sert les intérêts américains. ( http://www.oas.org/OASpage/frn/estucture.htm ).
Voir mon article sur cette organisation et la ZLÉA.
L’OÉA ET L’ÉCRAN DE FUMÉE DE L’INTÉGRATION HÉMISPHÉRIQUE
Gouvernance, société civile et mainmise des États-Unis
La crise en Irak nous fera mieux comprendre jusqu'où les Européens sont capables de maintenir « une vision avancée de la nation » sans s'impliquer dans les grands conflits et, surtout, en ne prenant pas les moyens pour soutenir leur politique de défense européenne. L'exemple de l'ex-Yougoslavie n'est pas très loin, pas plus que l'invasion du Koweït par l'Irak. Quand les européens seront acculés à intervenir collectivement comme « nations » de l'UE dans des conflits où ils auront l'OBLIGATION DE RÉSULTAT pour mettre fin à une situation qui apparaîtra aux yeux du monde comme inacceptable, seulement à ce moment-là, on pourra juger l'arbre à ses fruits. Il est fort possible que la leçon de l'évolution du COMMONWEALTH BRITANNIQUE rejaillira sur la situation des nations européennes. Et si tel n'était pas le cas, les « nations européennes » auront le choix entre la fédération ou l'éclatement du projet de fédération ou de végéter comme organisation régionale incapable d'assumer les responsabilités de ses ambitions.
LE CANADA
Si l'on revient au Canada. La fédération canadienne existe. Le Québec est une nation fédérée dans un État canadien indépendant (satellite). Le Canada fait tout pour s'assurer que la nation canadian n'éclate pas. Le pouvoir fédérant est à Ottawa (n'en déplaise à Bernard Landry qui rêve les yeux ouverts). Si la France n'a pas besoin de se désannexer de l'UE, c'est qu'elle est une NATION indépendante (idem pour les autres nations de l'Union). CE N'EST PAS LE CAS DU QUÉBEC. LE QUÉBEC DOIT SE DÉSANNEXER POUR ACCÉDER AU STATUT DE NATION INDÉPENDANTE. Ce n'est qu'après cela qu'il pourra envisager de nouveaux rapports avec les autres États-nations dans le monde, y compris avec le Canada issu de cette division.
« UNE VISION AVANCÉE DE LA NATION » au Canada dans le sens où le pense José Fontaine, c'est une illusion. Bernard Landry jongle avec cette idée, mais il n'a aucun succès. Le poids du Québec diminue dans la fédération canadienne et son pouvoir pour imposer le changement ne peut passer par un renouvellement de la fédération canadienne à moins de passer carrément par la séparation, ce qu'il ne veut pas faire parce qu'il rêve d'union confédérale qu'il ne peut même pas comparer à l'Union européenne. En ce moment, le Québec vit une dérive dans l'ANNEXION en croyant se libérer des contraintes du principe fédératif.
Nous nous soumettons trop facilement à la pensée magique en ce qui concerne l'existence des fédéralismes dans le monde.
--- Dans AGQ-2@g..., "Bruno Deshaies" <bd@r...> a écrit
> DES NATIONS DÉPOURVUES DE TOUT FÉDÉRATEUR ?
>
>
> Puisque AvGQ vise à discuter des questions relatives aux relations entre =
le
Québec et le Canada, je note cette phrase du dernier courrier de José
Fontaine :
++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
Mille fois par jour je me dis que le mot "fédéralisme" n'a évidemment pas l=
e
même sens nulle part puisque le fédéralisme est toujours un contrat liant
deux ou plusieurs parties qui y mettant chaque fois des choses différentes.=
On ne peut pas nier non plus que les deux guerres mondiales en ébranlant
les fondements mêmes de la civilsation (Verdun et les gaz en 1914: Dresde
en 1945 et surtout le judéocide), ont fatalement amené les nations
européennes à une retour critique sur leur passé.
Sans négliger une seconde l'expérience québéco-canadienne qui est
profondément différente, je pense sincèrement qu'on ne peut pas en tirer de=
leçons générales pour toute tentative de fédération.
L'Amérique du Nord est un continent par exemple qui n'a jamais été
bombardé avant le 11 septembre 2001. L'Europe a déjà été bombardée en
1914. Quand j'étais enfant (né après la guerre cependant), je faisais des
rêves noirs où ma maison était bombardée et j'avais aussi des angoisses
éveillé.
Quelle est l'expérience dans le monde et l'histoire du monde qui pourrait s=
e
comparer à l'Europe en formation qui concerne des États capables de
déclencherr le feu nucléaire, des nations qui ont toujours un rôle mondial?=
Mettre l'Europe au défi d'empêcher les USA d'agir, ex abrupto, cela me
semble quand même difficile autrement que (pour l'instant), par la diplomat=
ie.
Je reconnais que cela pourrait s'avérer insuffisant. Mais cela dure quand
même depuis des mois et cela n'avait plus jamais eu lieu depuis 1945.
Cette expérience concerne les plus vieilles nations du monde, un des
continents les plus avancés dans le monde.
Je donne l'impression d'être chauvin en parlant de l'Europe mais c'est
impossible: l'Europe n'est pas une nation.
Au demeurant, ce que j'en dis ne concerne pas nécessairement
l'indépendance du Québec mais peut-être la façon de la concevoir quand elle=
aura été obtenue, ce qui, il est vrai, influence la manière d'y parvenir. E=
n
Europe - et pourtant je suis un européiste sceptique - plus personne ne cro=
it à
la possibilité d'une geuerre entre États européens, plus personne ne croit =
à la
possibilité de défaire l'Union européenne, plus personne ne croit à la
souveraineté absolue des nations.
Tous les chefs d'État parlent en présence du drapeau national et du drapeau=
européen.
Cette expérience de 400 millions d'êtres humaines mérite, je pense, qu'on e=
n
tienne compte dans une réflexion sur les nations.
Mais je me rends compte que cette question est probablement ce qui nous
distancie le plus les uns des autres ici même
Cela vaut la peine aussi de réfléchir là-dessus, je crois. Car le Canada es=
t
plus européen que les USA et le Québec est plus européen que le Canada.
Même les plus critiques vis-à-vis de la construction européenne mettent en =
cause la manière dont elle se fait non le principe lui-même (comme
Chevènement).
Cordialement,
José Fontaine
Je trouve que le Québec peut faire des leçons au Canada en lui montrant le =
caractère arriéré de son nationalisme, particulièrement par sa propagande.
++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
(JF) « Car le Canada est plus européen que les USA et le Québec est plus européen que le Canada. »
(BD) Je regrette beaucoup, mais c'est complètement FAUX. Le Canada est très centralisé et le Québec est une province fédérée. LES QUÉBÉCOIS SONT ANNEXÉS AU CANADA. Que cela vous plaise ou non, le fédéralisme partout dans le monde et dans l'histoire de l'humanité fonctionne comme ça. Ou vous adoptez l'optique fédéraliste ou vous adoptez l'optique indépendantiste. Si vous adoptez l'optique indépendantiste, on ne parle plus de la même chose, mais de relations interétatiques entre des pays souverains. C'est ce qui se passe encore en gros en Europe. Les États de l'UE ne sont pas rendus aux principes du fédéralisme canadien. Ils peuvent y arriver, mais pour l'instant ils préfèrent une collaboration éclairée entre NATIONS qui est sous la dépendance du Traité de Maastricht. Cette collaboration durera combien de temps? Nul ne le sait.
Nous savons que Stéphane Dion au Canada (ministre dans le gouvernement de Jean Chrétien) veille au maintien du fédéralisme canadien et ce n'est pas un Canada plus européen que les USA. Il existe des degrés dans l'annexion politique et dans le cas du Québec, ce n'est pas en ce moment du fédéralisme (sic) à l'européenne. Je le répète, le reste c'est de la pensée magique.
Bien amicalement.
Bruno Deshaies
P.-S. Voici des réflexions sur notre situation dans le fédéralisme au Canada. Aux membres du Forum à prendre conscience de la distinction fondamentale à établir entre l'optique fédéraliste et l'optique de l'indépendance.
--- Dans AGQ-2@g..., "Bruno Deshaies" <bd@r...> a écrit
> MISE AU POINT
>
> (JF) « Car le Canada est plus européen que les USA et le Québec est plus =
européen que le Canada. »
>
> (BD) Je regrette beaucoup, mais c'est complètement FAUX. Le Canada est
très centralisé et le Québec est une province fédérée. LES QUÉBÉCOIS
SONT ANNEXÉS AU CANADA.
+++++++++++++++
Cela, je suis d'accord.
Mais sur le fédéralisme, non. Les diverses composantes de l'État fédéral
suisse ne subissent aucun impérialisme. De même le fédéralisme allemand,
même s'il a été imposé du dehors pour affaiblir l'Allemagne ce qui a eu l'e=
ffet
inverse.
Parfois un simple point technique peut être éclairant: dans la plupart des =
fédéralismes européens, ce que vous appelez "le pouvoir de dépenser" est
inimagibable. C'est même tellmeent vrai que dans un État centralisé comme
la France, on n'imagine pas que l'État puisse modifeir la manère dont une
ville songe à se gouverner.
Et c'est cela la grande différence avec le système britannique où le parlem=
ent
héritant en quelque sorte de pouvoirs régaliens peut modigier comme bon lui=
semble la manière qu'a Londres dese gouverner.
Ce que je dis ici ne va pas nécessairement à l'encontre de ce que vous dite=
s
des nations, cher Bruno Deshaies. On peut vraiment imaginer d'autres
rapports - mais je le répète inimagibale avec le pouvoir canadien actuel. M=
ais
qui l'étaient peut-être avec Mulroney lors de Meech I. Et je ne veux pas
revenir là-dessus car meech I a été renversé ce qui fait que Pierre
Grandchamp est devenu indépendantiste. Là, je pense que je suis d'accord
avec vous. Il faut battre Ottawa. IL faut chasser comme le RIN l'a fait Tru=
deau
de la tribune le jour de la fête du Québec. Mille fois OK. Là c'est de
l'anticolonialisme. Pour avoir lu Gellner, je sais qu'ils veulent vous mang=
er
tout crus.
José Fontaine
++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
Contrairement à ce que semble croire José Fontaine, ce n'est pas d'hier que le Canada pense formation nationale.
Passons sous un généreux silence l'ère pré confédérale et tenons-nous en uniquement à elle. Donc de 1863 à aujourd'hui. En ce temps, ni l'Allemagne ni l'Italie n'existaient ; la Suède avait fait son petit Canada avec la Norvège.
Si le Canada de 1863 s'empresse de faire dans la formation nationale, il y a une raison. En fait, il y en a plusieurs. La première, et la plus importante, c'est la dénonciation par Washington d'un traité de libre-échange. Comme je demeure dans une petite ville qui alors a sérieusement considéré son rattachement aux USA alors, c'est un domaine dans lequel je puis être intarissable. La seconde, mais elle est intimement liée à la première, est la guerre de Sécession. Sur laquelle je dois faire une pause.
L'élaboration nationale des USA se fait à partir des Colonies existantes en Amériques. On dit du Nord, mais il y a un élément de fausseté dans tout cela, parce que les colonies des Antilles furent invitées à la Conférence de Philadelphie, tout comme le furent le Canada, les provinces Atlantiques et Terre-Neuve.
Il serait peut-être important de rappeler que le nom de la constitution du Canada est officiellement l'Acte de l'Amérique du Nord Britannique. Le Canada, strictu sensu, n'est pas une créature d'indépendance, mais bien de dépendance envers Londres. Donc, de créer une structure facilitant la gestion de cette dépendance.
Cela est clairement exprimé dans le texte issu de la Conférence de Québec, en 1864 :
Comme Nation Building on a déjà vu mieux. Disons qu'entre ce texte et la Déclaration d'Indépendance des USA il y a une légère différence.
Mais il faut justement comprendre la formation nationale dans le contexte de la Déclaration d'Indépendance. Il y a moins de cent ans que les USA sont indépendants. Et si la Grande-Bretagne n'avait pas été d'une stupidité incroyable envers ses colonies américaines ; si elle leur avait proposé ce que propose le texte de Québec ; si elle avait écouté au lieu de blâmer Franklin, jamais les USA n'auraient existé.
Il faut aussi en parler de Franklin. On dirait de lui - dans le Québec d'aujourd'hui - qu'il était souverainiste.
Il ne faut pas oublier aussi qu'une des raisons évoquées par les Congressistes de Philadelphie pour faire l'Indépendance est le Québec.
Il est essentiel de comprendre que les Anglais justifient TOUJOURS (voir aujourd'hui) leurs interventions comme étant un acte de libération de l'arbitraire et du féodalisme. C'est une sorte de maladie politique qui semble les atteindre plus que d'autres. La France apporte les bienfaits de la civilisation, l'Angleterre libère…
La Guerre d'Indépendance ne permettra pas aux USA de réaliser, dans la tranquillité nécessaire à ce genre d'opération, une réflexion poussée sur la forme du pays. Si bien que la première constitution est un modèle d'imprécision qui mènera directement à une sérieuse opération, illustrée magistralement
Pour comprendre la formation nationale du Canada, il faut lire ces textes de Hamilton, Jay et Madison. Car toute la problématique entre confédération et fédération, centralisation et décentralisation, y est admirablement débattue.
Mais, à cause de l'imprécision de la formation nationale américaine, de cette première constitution adoptée trop rapidement, les États américains (qui, n'en déplaise à des imbéciles comme Stéphane Dion ont mille fois plus de pouvoirs réels que les provinces canadiennes) se trouvent confrontés à deux visions d'un pays. Celle d'une véritable confédération, donc du pouvoir absolu des États ou d'une fédération, donc du pouvoir absolu du peuple américain : son bien commun. Ce n'est pas l'esclavage, magnifique opération de propagande des Nordistes orientée vers la clientèle européenne, qui est au cœur de la guerre de Sécession, mais bien deux visions contradictoires d'un pays. Pour le fédéraliste américain, le pays c'est les USA, pour le confédéraliste, c'est son État ou mieux un regroupement d'états. Je n'aborde pas, pour des raisons évidentes, les arguments économiques et encore moins ceux de la mainmise par un appareil politique corrompu des minorités ethniques, si brillamment exposé dernièrement dans le film de Martin Scorcese: Gangs of New-York. D'ailleurs le silence exemplaire de la presse québécoise au message politique de ce film, qui démontre clairement la justesse des propos de Parizeau, des Michaud, est fort significative : on a ce que l'on paye et on paye pour ce que l'on a. Fin de cette parenthèse.
Et fin de la parenthèse américaine.
Donc, lorsque les politiciens coloniaux se rassemblent, en premier à Charlottetown et à Québec ensuite, ils sont pris avec une problématique américaine. À laquelle il faut ajouter la nouveauté de l'expérience politique, les troubles de 37 n'ont pas trente ans!
Il n'est donc pas étonnant que la Couronne britannique impose à ce qui reste de ses colonies de l'Amérique du Nord une forme politique qui permettrait en temps venu de "céder" celles-ci aux USA en échange de Dieu sait quoi. Et, vivant quotidiennement dans un endroit qui est la quintessence de l'Amérique du Nord, le désir d'être Américain tout en demeurant Anglais est un trait marquant de la vision canadienne, je le constate jour après jour.
Car, je dois le dire et me répéter, le Canada n'est qu'une appendice historique aux USA. Il n'y a pas de culture canadienne, il n'y a pas de vision politique canadienne, il n'y a pas de société canadienne. Le Canada c'est les USA avec l'assurance maladie! Point final à la ligne.
Il n'y a rien d'européen dans le Canada. Le Canada c'est les USA sans le courage. Un Canadien c'est un Américain paresseux ; il profite de la proximité des USA sans en payer le prix. C'est d'une tristesse à dire, mais c'est la vérité.
Il faut le répéter, répétons. 100% de l'écoute télévisuelle du Canada, hors information et sport, est d'origine américaine. Le film canadien ayant connu le plus gros box office, qui a disposé d'un budget de promotion d'une importance démesurée, une sorte des "Boys" du curling, s'est effondré dès sa première fin de semaine. Il n'y a qu'un domaine qui brille et encore, c'est la littérature. On parle alors d'un gros 10 à 20% des ventes de titres indigènes. Le 20% venant naturellement quand les médias américains en parlent.
Vous me permettrez une autre parenthèse. Comme Mordecai Richler est décédé, la littérature canadienne est en panne aux USA. Pourquoi? Simplement parce que Richler était membre du très influent jury du Book of the Month Club. J'explique. Un livre choisi comme sélection principale ou secondaire devient un best-sellers. Comme la plupart des critiques littéraires américains (comme partout ailleurs) sont aussi écrivains, cela ne prend pas une grande intelligence pour comprendre le poids de Richler.
Non, il n'y a malheureusement pas de culture ou de société canadienne. C'est une illusion. Je dis malheureusement parce que je connais personnellement quelques créateurs canadiens, excellents mais inconnus chez-eux.
Le Canada n'est pas souvent expliqué sans sa problématique américaine, on préfère dans ce cas faire l'autruche. C'est plus que dommage, c'est criminel. Il n'y a rien à faire avec le Canada pour les Québécois.
Je me reprends : il y a beaucoup à faire avec le Canada. Nous faire rembourser les centaines de milliards de dollars volés par Ottawa ; reprendre le territoire naturel du Québec: donc des lignes de partage des eaux mitoyennes dans le Saint-Laurent et la Baie-James ; et reprise du territoire du Labrador, selon le traité de Paris.
Refuser de comprendre et d'analyser la lutte de l'Indépendance dans le contexte nord-américain ; lui donner une forme d'exemple, de pédagogie extérieure modèle à d'autres est contre nature. L'Indépendance d'un pays est toujours le fruit d'une utopie, d'une vision de ce que l'on est et de ce que l'on voudrait être. L'Indépendance est tout, sauf raison.
Les hommes raisonnables n'ont pas de place dans la libération des peuples. Car c'est de cela dont il est question ici. Pas d'un arrangement post-national à l'Europe. Je connais assez bien l'histoire de la construction politique européenne, la crainte de la guerre. Je sais que l'Europe de la défense devait se faire avant l'Europe du charbon, de l'acier et aujourd'hui de la mainmise américaine. Je sais tout cela. Et je n'en ai cure.
Je n'en ai cure, parce que nous n'en sommes plus aux arrangements. Je n'en ai cure, parce que le Canada s'est exprimé clairement en 1992. Il désire un pays unitaire.
Je n'en ai cure du fédéralisme, du confédéralisme. Cela ne peut s'appliquer ici. Cela ne s'appliquera que dans une Fédération des Amériques, suite logique des Zlea de ce monde. Et on sait tous que je souhaite, pour des raisons simples à comprendre, que la ville de Québec soit le Bruxelles des Amériques. Mais pour cela, il faudra faire la guerre de libération du Québec.
Oui, je dis guerre, comme dans violence, privation et ce que cela implique. Pas une guerre physique, non mais une défense québécoise dans la guerre canadienne. Donc de nous armer des mêmes outils que le fait Ottawa : privation fiscale, propagande et tutti quanti. Et de réclamer notre dû, en tant que Québécois.
Donc de dire que nous le sommes. Que nous ne sommes pas des Canadians francophones, mais bien les authentiques Canadiens. Que nous avons découvert les trois quart de ce continent, que nous l'avons bâti et qu'il est à nous. Qu'on nous DOIT.
Après on verra. TOUTES NÉGOCIATIONS QUI MET LE MOINDREMENT EN DANGER NOS DROITS NE PEUT ÊTRE TOLÉRÉE PAR UN INDÉPENDANTISTE.
Car c'est ce que je suis, un indépendantiste. Qui a été longtemps fédéraliste, qui a milité pour le Canada et qui y a vécu. Mon Canada n'est pas une vision de l'esprit, c'est l'expérience de presque une décennie en son sein profond.
Ce Canada n'a que faire de nous. Il attend sa finalité : devenir d'autres états américains ou des pays indépendants. La seule raison pour laquelle il tient tant à nous ce faux pays, c'est la saison qui vient de se terminer : celle de la ponction annuelle de milliards de dollars de notre épargne pour favoriser l'industrie canadienne. Cela est étranger à plusieurs, mais la saison des RÉER, nous la vivons nous. Et nous savons tous que ces argents nous quittent à jamais.
J'espère avoir été clair. NÉGOCIER C'EST CE SUICIDER.
Jean-Yves Durocher
P.S. Qui n'a pas le temps de participer autant qu'il le désire.
--- Ce courriel ne devrait pas contenir de virus, cependant vous devez de vous assurer vous même de l'intégrité de votre matériel. Checked by AVG anti-virus system (http://www.grisoft.com). Version: 6.0.459 / Virus Database: 258 - Release Date: 2003-02-25
En effet, négocier, c'est se suicider. C'est nous affaiblir, nous
anéantir à plus ou moins long terme. C'est ce qu'ils visent, n'en doutez
point. Il ne peut y avoir d'ententes avec le fédéral; ils ne changeront
pas parce qu'ils ne sont pas assez évolués. Voyez Tony Blair, le héros
des néo-libéraux péquistes, adéquistes et libéraux. Il a fière allure
dans le moment le «nouvel homme»; le modèle dont certains s'inspiraient.
Depuis cinq ans, on nous a amusés à définir, classer, trier et
recommencer à chaque fois qu'un invité s'asseoit à notre table. Et v'la
l'affaire repartie. Nous définissons, classons, trions et recommençons.
Jacques Parizeau n'avait-il pas commandé des études avant le référendum
de 1995? Où sont-elles ces études? A-t-on l'intention de les utiliser?
Il doit bien y avoir quelque chose de bon dans tout ce tas de papiers.
S'est-on contenté et empressé de hurler avec les journalistes à la solde
du pouvoir et dire qu'elles n'étaient pas bonnes?
Il me semble qu'il n'y a pas bien des manières de faire l'indépendance,
c'est de l'expliquer correctement et sérieusement aux Québécois, mais
encore faut-il encore en être convaincu et je ne pense pas que Bernard
Landry et consorts le soient. Je vous dirai bien franchement, qu'entre
nous en discuter, cela n'avance pas à grand'chose. C'est la population
qu'il faut rejoindre. Et penser que nous servons de modèle aux autres
pays est un rêve, une utopie, du nirvana jovialiste, de la naïveté.
Recommencerons-nous nos éternelles discussions encore pendant cinq ans?
Marie-Mance Vallée
Merci, Piché-Durocher, pour tes explications et ton cri du coeur.
Je souhaite que José fontaine NOUS comprendra et cessera de finasser avec cette argumentation:
"Mille fois par jour je me dis que le mot "fédéralisme" n'a évidemment pas le même sens nulle part puisque le fédéralisme est toujours un contrat liant deux ou plusieurs parties qui y mettant chaque fois des choses différentes."
Jouer de manière subtile sur le sens des mots peut aider les diplomates à danser sur la corde raide et les beaux parleurs à se faire admirer. Cependant, cela ne contribue aucunement à solutionner un problème ou à construire un pays.
Je suggère fortement à José fontaine de lire ATTENTIVEMENT tous les textes de Bruno Deshaies et y RÉFLÉCHIR LONGUEMENT. Ce n'est qu'après après cette longue réflexion qu'il sera possible de comprendre les fondements irréfutables du professeur Maurice Séguin. Alors, là seulement, sera-t-il possible de saisir que le fédéralisme conduit obligatoirement à l'annexion et à l'assimilation. Ce n'est qu'une question de temps.
Les fruits de cette réflexion permettront sans doute à percevoir les embûches multiples que les euphoriques de l'UE balaient sous le tapis.
Contrairement à ce que semble croire José Fontaine, ce n'est pas d'hier que le Canada pense formation nationale.
Passons sous un généreux silence l'ère pré confédérale et tenons-nous en uniquement à elle. Donc de 1863 à aujourd'hui. En ce temps, ni l'Allemagne ni l'Italie n'existaient ; la Suède avait fait son petit Canada avec la Norvège.
Si le Canada de 1863 s'empresse de faire dans la formation nationale, il y a une raison. En fait, il y en a plusieurs. La première, et la plus importante, c'est la dénonciation par Washington d'un traité de libre-échange. Comme je demeure dans une petite ville qui alors a sérieusement considéré son rattachement aux USA alors, c'est un domaine dans lequel je puis être intarissable. La seconde, mais elle est intimement liée à la première, est la guerre de Sécession. Sur laquelle je dois faire une pause.
L'élaboration nationale des USA se fait à partir des Colonies existantes en Amériques. On dit du Nord, mais il y a un élément de fausseté dans tout cela, parce que les colonies des Antilles furent invitées à la Conférence de Philadelphie, tout comme le furent le Canada, les provinces Atlantiques et Terre-Neuve.
Il serait peut-être important de rappeler que le nom de la constitution du Canada est officiellement l'Acte de l'Amérique du Nord Britannique. Le Canada, strictu sensu, n'est pas une créature d'indépendance, mais bien de dépendance envers Londres. Donc, de créer une structure facilitant la gestion de cette dépendance.
Cela est clairement exprimé dans le texte issu de la Conférence de Québec, en 1864 :
Comme Nation Building on a déjà vu mieux. Disons qu'entre ce texte et la Déclaration d'Indépendance des USA il y a une légère différence.
Mais il faut justement comprendre la formation nationale dans le contexte de la Déclaration d'Indépendance. Il y a moins de cent ans que les USA sont indépendants. Et si la Grande-Bretagne n'avait pas été d'une stupidité incroyable envers ses colonies américaines ; si elle leur avait proposé ce que propose le texte de Québec ; si elle avait écouté au lieu de blâmer Franklin, jamais les USA n'auraient existé.
Il faut aussi en parler de Franklin. On dirait de lui - dans le Québec d'aujourd'hui - qu'il était souverainiste.
Il ne faut pas oublier aussi qu'une des raisons évoquées par les Congressistes de Philadelphie pour faire l'Indépendance est le Québec.
Il est essentiel de comprendre que les Anglais justifient TOUJOURS (voir aujourd'hui) leurs interventions comme étant un acte de libération de l'arbitraire et du féodalisme. C'est une sorte de maladie politique qui semble les atteindre plus que d'autres. La France apporte les bienfaits de la civilisation, l'Angleterre libère…
La Guerre d'Indépendance ne permettra pas aux USA de réaliser, dans la tranquillité nécessaire à ce genre d'opération, une réflexion poussée sur la forme du pays. Si bien que la première constitution est un modèle d'imprécision qui mènera directement à une sérieuse opération, illustrée magistralement
Pour comprendre la formation nationale du Canada, il faut lire ces textes de Hamilton, Jay et Madison. Car toute la problématique entre confédération et fédération, centralisation et décentralisation, y est admirablement débattue.
Mais, à cause de l'imprécision de la formation nationale américaine, de cette première constitution adoptée trop rapidement, les États américains (qui, n'en déplaise à des imbéciles comme Stéphane Dion ont mille fois plus de pouvoirs réels que les provinces canadiennes) se trouvent confrontés à deux visions d'un pays. Celle d'une véritable confédération, donc du pouvoir absolu des États ou d'une fédération, donc du pouvoir absolu du peuple américain : son bien commun. Ce n'est pas l'esclavage, magnifique opération de propagande des Nordistes orientée vers la clientèle européenne, qui est au cœur de la guerre de Sécession, mais bien deux visions contradictoires d'un pays. Pour le fédéraliste américain, le pays c'est les USA, pour le confédéraliste, c'est son État ou mieux un regroupement d'états. Je n'aborde pas, pour des raisons évidentes, les arguments économiques et encore moins ceux de la mainmise par un appareil politique corrompu des minorités ethniques, si brillamment exposé dernièrement dans le film de Martin Scorcese: Gangs of New-York. D'ailleurs le silence exemplaire de la presse québécoise au message politique de ce film, qui démontre clairement la justesse des propos de Parizeau, des Michaud, est fort significative : on a ce que l'on paye et on paye pour ce que l'on a. Fin de cette parenthèse.
Et fin de la parenthèse américaine.
Donc, lorsque les politiciens coloniaux se rassemblent, en premier à Charlottetown et à Québec ensuite, ils sont pris avec une problématique américaine. À laquelle il faut ajouter la nouveauté de l'expérience politique, les troubles de 37 n'ont pas trente ans!
Il n'est donc pas étonnant que la Couronne britannique impose à ce qui reste de ses colonies de l'Amérique du Nord une forme politique qui permettrait en temps venu de "céder" celles-ci aux USA en échange de Dieu sait quoi. Et, vivant quotidiennement dans un endroit qui est la quintessence de l'Amérique du Nord, le désir d'être Américain tout en demeurant Anglais est un trait marquant de la vision canadienne, je le constate jour après jour.
Car, je dois le dire et me répéter, le Canada n'est qu'une appendice historique aux USA. Il n'y a pas de culture canadienne, il n'y a pas de vision politique canadienne, il n'y a pas de société canadienne. Le Canada c'est les USA avec l'assurance maladie! Point final à la ligne.
Il n'y a rien d'européen dans le Canada. Le Canada c'est les USA sans le courage. Un Canadien c'est un Américain paresseux ; il profite de la proximité des USA sans en payer le prix. C'est d'une tristesse à dire, mais c'est la vérité.
Il faut le répéter, répétons. 100% de l'écoute télévisuelle du Canada, hors information et sport, est d'origine américaine. Le film canadien ayant connu le plus gros box office, qui a disposé d'un budget de promotion d'une importance démesurée, une sorte des "Boys" du curling, s'est effondré dès sa première fin de semaine. Il n'y a qu'un domaine qui brille et encore, c'est la littérature. On parle alors d'un gros 10 à 20% des ventes de titres indigènes. Le 20% venant naturellement quand les médias américains en parlent.
Vous me permettrez une autre parenthèse. Comme Mordecai Richler est décédé, la littérature canadienne est en panne aux USA. Pourquoi? Simplement parce que Richler était membre du très influent jury du Book of the Month Club. J'explique. Un livre choisi comme sélection principale ou secondaire devient un best-sellers. Comme la plupart des critiques littéraires américains (comme partout ailleurs) sont aussi écrivains, cela ne prend pas une grande intelligence pour comprendre le poids de Richler.
Non, il n'y a malheureusement pas de culture ou de société canadienne. C'est une illusion. Je dis malheureusement parce que je connais personnellement quelques créateurs canadiens, excellents mais inconnus chez-eux.
Le Canada n'est pas souvent expliqué sans sa problématique américaine, on préfère dans ce cas faire l'autruche. C'est plus que dommage, c'est criminel. Il n'y a rien à faire avec le Canada pour les Québécois.
Je me reprends : il y a beaucoup à faire avec le Canada. Nous faire rembourser les centaines de milliards de dollars volés par Ottawa ; reprendre le territoire naturel du Québec: donc des lignes de partage des eaux mitoyennes dans le Saint-Laurent et la Baie-James ; et reprise du territoire du Labrador, selon le traité de Paris.
Refuser de comprendre et d'analyser la lutte de l'Indépendance dans le contexte nord-américain ; lui donner une forme d'exemple, de pédagogie extérieure modèle à d'autres est contre nature. L'Indépendance d'un pays est toujours le fruit d'une utopie, d'une vision de ce que l'on est et de ce que l'on voudrait être. L'Indépendance est tout, sauf raison.
Les hommes raisonnables n'ont pas de place dans la libération des peuples. Car c'est de cela dont il est question ici. Pas d'un arrangement post-national à l'Europe. Je connais assez bien l'histoire de la construction politique européenne, la crainte de la guerre. Je sais que l'Europe de la défense devait se faire avant l'Europe du charbon, de l'acier et aujourd'hui de la mainmise américaine. Je sais tout cela. Et je n'en ai cure.
Je n'en ai cure, parce que nous n'en sommes plus aux arrangements. Je n'en ai cure, parce que le Canada s'est exprimé clairement en 1992. Il désire un pays unitaire.
Je n'en ai cure du fédéralisme, du confédéralisme. Cela ne peut s'appliquer ici. Cela ne s'appliquera que dans une Fédération des Amériques, suite logique des Zlea de ce monde. Et on sait tous que je souhaite, pour des raisons simples à comprendre, que la ville de Québec soit le Bruxelles des Amériques. Mais pour cela, il faudra faire la guerre de libération du Québec.
Oui, je dis guerre, comme dans violence, privation et ce que cela implique. Pas une guerre physique, non mais une défense québécoise dans la guerre canadienne. Donc de nous armer des mêmes outils que le fait Ottawa : privation fiscale, propagande et tutti quanti. Et de réclamer notre dû, en tant que Québécois.
Donc de dire que nous le sommes. Que nous ne sommes pas des Canadians francophones, mais bien les authentiques Canadiens. Que nous avons découvert les trois quart de ce continent, que nous l'avons bâti et qu'il est à nous. Qu'on nous DOIT.
Après on verra. TOUTES NÉGOCIATIONS QUI MET LE MOINDREMENT EN DANGER NOS DROITS NE PEUT ÊTRE TOLÉRÉE PAR UN INDÉPENDANTISTE.
Car c'est ce que je suis, un indépendantiste. Qui a été longtemps fédéraliste, qui a milité pour le Canada et qui y a vécu. Mon Canada n'est pas une vision de l'esprit, c'est l'expérience de presque une décennie en son sein profond.
Ce Canada n'a que faire de nous. Il attend sa finalité : devenir d'autres états américains ou des pays indépendants. La seule raison pour laquelle il tient tant à nous ce faux pays, c'est la saison qui vient de se terminer : celle de la ponction annuelle de milliards de dollars de notre épargne pour favoriser l'industrie canadienne. Cela est étranger à plusieurs, mais la saison des RÉER, nous la vivons nous. Et nous savons tous que ces argents nous quittent à jamais.
J'espère avoir été clair. NÉGOCIER C'EST CE SUICIDER.
Jean-Yves Durocher
P.S. Qui n'a pas le temps de participer autant qu'il le désire.
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(Ce titre est en rapport avec notre discussion et les idées véhiculées sur le fédéralisme.)
Courrier de José Fontaine et mes commentaires.
Cela, je suis d'accord.
Mais sur le fédéralisme, non. Les diverses composantes de l'État fédéral suisse ne subissent aucun impérialisme.
(BD) Tous les fédéralismes se ressemblent. Les tensions sont de natures diverses, mais elles existent. De toute façon, la Suisse n'est pas un État satellite des États-Unis. Le degré de dépendance peut varier, mais il existe du fait de l'existence même de l'État fédéral, sinon les parties seraient indépendantes, ce qui n'est pas le cas.
De même le fédéralisme allemand, même s'il a été imposé du dehors pour affaiblir l'Allemagne ce qui a eu l'effet inverse.
Les techniciens des fédéralismes aiment bien parler des landers, mais le fédéralisme est ce qu'il est et le raisonnement précédent s'applique aussi à l'Allemagne.
Parfois un simple point technique peut être éclairan t: dans la plupart des fédéralismes européens, ce que vous appelez "le pouvoir de dépenser" est inimagibable. C'est même tellmeent vrai que dans un État centralisé comme la France, on n'imagine pas que l'État puisse modifeir la manère dont une ville songe à se gouverner.
L'État français est unitaire. Les modalités de déconcentration du pouvoir ne changent pas la force centripète du pouvoir central.
Et c'est cela la grande différence avec le système britannique où le parlement héritant en quelque sorte de pouvoirs régaliens peut modigier comme bon lui semble la manière qu'a Londres de se gouverner.
L'État britannique n'est pas fédéral. Le système de fonctionnement politique, c'est une chose, et le Parlement ne peut pas tout faire impunément en démocratie parlementaire.
Ce que je dis ici ne va pas nécessairement à l'encontre de ce que vous dites des nations, cher Bruno Deshaies. On peut vraiment imaginer d'autres rapports
Les autres rapports selon le principe fédératif aboutira inévitablement aux mêmes résultats. Si vous avez la « foi » fédéraliste, bien à vous, mais cette « foi », les indépendantistes québécois ne la partagent pas. Nous voulons discuter dans l'optique indépendantiste et amener la masse à comprendre que cette solution ou cette formule politique est la plus souhaitable pour les Québécois-Français. Alors, on aimerait bien discuter de cette question en priorité sur toutes les fantaisies imaginables ou inimaginables des fédéralismes que pourraient nous inventer les défenseurs de l'annexion des nations. Il faut sortir de la logique des états fédéraux, pour aborder la question des relations interétatiques entre des pays souverains (« sovereign state »).
VOIR : « La commission Bélanger-Campeau sur l'avenir politique et constitutionnel du Québec. De la DIFFÉRENCE à la DISTINCTION. » Par Bruno Deshaies, historien http://www.rond-point.qc.ca/histoire/commission.html
- mais je le répète inimaginable avec le pouvoir canadien actuel. Mais qui l'étaient peut-être avec Mulroney lors de Meech I. Et je ne veux pas revenir là-dessus car meech I a été renversé ce qui fait que Pierre Grandchamp est devenu indépendantiste. Là, je pense que je suis d'accord avec vous. Il faut battre Ottawa. IL faut chasser comme le RIN l'a fait Trudeau de la tribune le jour de la fête du Québec. Mille fois OK. Là c'est de l'anticolonialisme. Pour avoir lu Gellner, je sais qu'ils veulent vous manger tout crus.
Être indépendantiste, c'est accepter de vouloir, dans notre cas, que le Québec-Français devienne capable de se gouverner lui-même comme je le décrivais dans mon dernier Vigile. ( http://www.vigile.net/ds-deshaies/docs3/03-3-6.html ) DONC, ce n'est pas les fédéralismes dans le monde qui nous intéressent (on connaît ça en masse ! ou en maudit ou "/!$%?& - des jurons connus au Québec - mes excuses) où les débats sur la crise en Irak (à moins de voir comment le Canada se comporte et les effets que nous subissons), nous nous intéressons au phénomène d'indépendance dans le monde et surtout de notre indépendance. En ce moment, ce n'est pas là qu'on s'en va.
Cher Monsieur Fontaine, parlons-nous de l'indépendance des peuples et des processus historiques qui entraînent leurs indépendances. C'est ça qui nous intéresse. Si on veut parler de toutes sortes d'autres choses, il faudra aller discuter ailleurs la VRAIE QUESTION. En ce moment, le PQ nous conduit nulle part que dans le fédéralisme in progress du souverainisme. IL FAUT METTRE UN TERME À CETTE ERREUR POLITIQUE. Pour ce faire, nous devons bâtir nous-mêmes notre unité nationale sur le principe d'indépendance, c'est-à-dire l'agir-par-soi ou se gouverner soi-même.
--- Dans AGQ-2@g..., "Bruno Deshaies" <bd@r...> a écrit
> POUR UN DÉBATEN PRIORITÉ SUR L'INDÉPENDANCE
> (Ce titre est en rapport avec notre discussion et les idées véhiculées su=
r le
fédéralisme.)
>
> Courrier de José Fontaine et mes commentaires.
+++++++++++++++++++++++++++++++++
Ai-je à un seul moment - évidement je parle "en gros" et je ne veux pas me =
positionner comme un connaisseur du Québec - mis en doute que le
fédéralisme AU CANADA est néfaste? Non.
Je parle de l'expérience européenne qui est autre mais qui donne à penser
car nous vivons dans un monde où les peuples se connaissent.
Le Québec a été un exemple et un modèle pour la Wallonie et le demeure.
Mais la démarche de la Wallonie pourrait donner à penser au Québec elle
aussi; cela je le pense.
On discute, on échange. On n'est pas obligé de changer d'avis mais de voir =
ce que d'autres font comme expérience.
Comme vous nous avez influencés, j'ai envie de vous influencer, c'est la lo=
i
de la séduction honnête.
Cordialement,
José Fontaine
++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
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Forum « Avant-garde
Québec »
Fondé en septembre 1998
pour échanger sur toutes
questions
Monsieur Dion. Voici "un " résultat de la recherche
demandée. Les textes parlent d'eux mêmes !
Vous écrivez et demandez :
"On sait que la « bête noire »,
l'homme à abattre pour Esther Delisle, ses sbires et commanditaires était Lionel GROULX, le maître
à penser du Québec pendant un demi-siècle. Aucun calomnie
ne pouvait donc être épargnée
à cet homme religieux essentiellement bon qui avait une sincère admiration pour l'esprit de solidarité
des Juifs, et qui n'était pas anti-sémite pour deux sous.
Pour mieux connaître Lionel Groulx par
des témoignages de première main, je vous rappelle un document qui se trouve dans les archives du
Forum AGQ (« Fichiers ») à l'adresse suivante :"
"Par la même occasion, je serais curieux
de savoir à quel(s) texte(s) se réfère Mrs. Delisle
pour taxer Groulx d'anti-sémitisme. Quelqu'un
le sait-il ?"
Je
réponds par quelques textes tirés ici et là
de l'étude scientifique de Gary Cadwell, me référant
aux textes de M. Picher-Durocher
Référence au texte de monsieur Piché-Durocher
<signets@...>
Titre su texte:
La controverse Delisle-Richler
Le discours sur l'antisémitisme au Québec
et l'orthodoxie néo-libérale au Canada
par Gary Caldwell
L'Agora, juin 1994, vol 1, no 9
================================================================
Textes isolés ! ( sinon ce serait trop long )
À Montréal et à Québec, le contenu de la
thèse de doctorat a fait l'objet de fuites
avant que
l'auteure ne défende sa thèse, notamment dans
le magazine à fort tirage L'Actualité, le 15
juin 1991, et le sujet
a aussitôt fait fureur. Dans cet article, les conclusions de E. Delisle
étaient présentées
dans un «document» de deux pages. Six mois plus tard(4), dans
un
autre article de L'Actualité,
le magazine lui-même endossait la cause de l'auteure à l'effet
que l'université
Laval faisait traîner l'évaluation et l'acceptation de sa
thèse parce que des
membres du jury de thèse s'y opposaient pour des raisons «idéologiques»:
«Une
universitaire qui pourfend l'antisémitisme du Chanoine Groulx et
des nationalistes
québécois des années 30 fait face à un véritable
blocus institutionnel(5).» Dans cette prise
de position éditoriale,
L'Actualité révèle avoir
contacté Pierre Anctil, un des membres du
jury, sachant qu'il avait évalué négativement la thèse
de E. Delisle.Anctil confirma qu'il
avait
«des objections de fond assez majeures» mais il refusa d'en
discuter. Il faut présumer que
L'Actualité
a eu vent de l'évaluation critique d'Anctil par l'auteure elle-même
ou par son
directeur de thèse,
Jacques Zylberberg, à qui toutes les évaluations ont été
transmises afin
que la candidate en
tienne compte dans la rédaction de sa version finale.
(4) Le 15 décembre
1991.
5) Ibid. Sous-titre
non signé.
Delisle,
politicologue, prétend que ses conclusions ont un caractère
scientifique.
Monsieur Caldwell écrit:
E. Delisle ne construit pas un type idéal à partir des
sources où elle prend ses matériaux;
elle utilise ceux de l'histoire de l'Europe intellectuelle.Par conséquent, elle ne formule pas
des hypothèses basées sur le type idéal approprié.
Oui, elle a des hypothèses. Sept en
tout et les voici:
1. Lionel
Groulx construit une idéologie révolutionnaire étatiste,
nationaliste et anti-libérale.
2. Le
référent juif et ses mots associés et dérivés,
le référent canadien-français assimilé au
traître, ainsi que ses mots associés et dérivés,
sont les référents négatifs de l'acteur central
du projet idéologique et constituent un adjuvant constant dans sa
légitimation.
3. Les
référents juif et traître sont des adjuvants permanents
dans l'illégitimation des
relations sociales, culturelles, économiques et politiques existantes.
4. Les
référents juif et traître sont en opposition structurale
à toute l'humanité. D'autres
groupes sont en opposition au Canadien-français sans être
illégitimes ailleurs.
5. L'Action
nationale et les Jeune-Canada diffusent et reproduisent de manière
élargie les
deux composantes précédentes du discours nationaliste radical.
Le Devoir reproduit
surtout la composante d'illégitimation du référent
juif.
6. Le
rôle du référent juif dans cette idéologie révolutionnaire
est homologue de celui que
lui assignent les idéologies européennes nationalistes d'extrême
droite de la période
antérieure.
7. Le
référent juif devient un non-dit dans le projet utopique
futur(37).
Voilà donc les
hypothèses. Quatre d'entre elles traitent de caractéristiques
ou
d'associations entre
caractéristiques (nos 2, 3, 4 et 7); deux sont des conclusions
spécifiques
relatives à des segments de son matériel (nos 1 et 5); la
septième (no 6) est
relative à
la similarité avec l'expérience européenne. La relation
entre ces «hypothèses» et
les «propositions»
n'est pas claire même si ces dernières semblent être
les résultats de
son effort d'«interprétation»(38)
alors que les premières sont les «hypothèses»
à confirmer
par une analyse de
contenu. rèf: Delisle 1992 (a), p. 137.
Siégeaient au jury: Jacques Zylberberg, du département
de Sciences politiques et
directeur de thèse;
Guy-Antoine Lafleur, du même département, spécialiste
en analyse de
contenu; James Thwaites,
du département des Relations industrielles à Laval; Henry
Weinberg, de l'université
de Toronto et Pierre Anctil qui était alors à l'université
McGill
après avoir
été à l'Institut québécois de recherche
sur la culture.
Richler
Effectivement, M. Richler s'inspira largement des travaux de E. Delisle
pour appuyer ses
accusations d'antisémitisme
à l'endroit du Canada français au cours des années
30. Cela
ne serait pas évident
si E. Delisle n'avait pas elle-même fait état de sa collaboration
puisque M. Richler
ne la cite qu'une fois dans son article du New Yorker et dans son livre
et,
là encore,
dans le post-scriptum seulement. De plus, dans les chapitres neuf et dix,
M.
Richler cite abondamment
des sources de première main comme Le Devoir de l'époque,
les ouvrages et la
correspondance de Groulx, ainsi que des sources secondaires qui ne
sont généralement
connues que par des spécialistes de la question. Nombre de
commentateurs, y compris
Michael Behiels dans The Canadian Litterary Review(12), ont
fait état de
la contribution de E. Delisle au livre de M. Richler.
Vérification des sources de mme Delisle
Mais voici que cette «vérification» est basée
sur les seules citations trouvées dans les
écrits de Lionel
Groulx qui furent publiés au cours d'une période longue de
dix ans (entre
1929 et 1939) dans
Le Devoir, un quotidien, dans L'Action nationale, un mensuel, ou
réédités
(dont un en fin de compte n'est pas de lui) ainsi que dans les comptes
rendus de
Jeune-Canada pour
la même période. Voici les citations:
1. Ils [les Juifs]
ont certes droit à la liberté religieuse et à tous
les privilèges des aubains,
[...] mais les peuples
qui les reçoivent ne sont pas obligés de leur accorder une
liberté
absolue dans le domaine
politique, surtout si une telle liberté met en péril leur
propre
indépendance
civile ou économique. Ces derniers peuvent alors les considérer
et les
traiter comme des
citoyens à part... Anatole Vanier dans L'Action nationale, septembre
1933, p. 19.
2. La Palestine et
les régions avoisinantes peuvent encore recevoir de huit à
dix millions de
Juifs [...]. Le rapatriement
volontaire des uns, l'incorporation obligatoire des autres,
l'établissement
d'un passeport juif imposé à tous ceux qui voudront habiter
des pays
extérieurs
où ils resteront au vrai des étrangers, de quelque origine
que ce soit... Georges
Pelletier, Le Devoir,
éditorial du 17 avril 1937.
3. On suggère
à Toronto de déporter trois jeunes juifs [sic]. Le Grincheux,
Le Devoir, 4
septembre 1936.
4. Vladimir Jabotansky,
chef sioniste, veut placer 7 millions de juifs en Palestine. S'il en
manque, Baptiste est
prêt à lui céder tous les siens. Le Grincheux, Le Devoir,
8 février
1938.
Quatre citations de
deux de ses sources: aucune citation de Lionel Groulx ou de
Jeune-Canada. On ne
peut s'empêcher de supputer les chances de trouver quatre citations
semblables dans les
dix ans de parution du Globe et du Canadian Forum entre 1929 et
1939, surtout à
la lumière des incidents comme les émeutes de Christie Pits
telles que
décrites par
Cyril Levitt et William Shaffir dans Jews in Canada(44). Quant à
l'accusation
voulant que Groulx
ait songé à créer une race de surhommes, l'unique
citation offerte est
celle-ci:
«À
des jeunes hommes et à des jeunes filles épris d'un idéal
absolu, ambitieux de pouvoir
jusqu'à l'ultime
développement de leur personnalité, il serait montré
que leur naissance
dans un milieu et
dans la foi catholique leur vaut cet incomparable privilège d'avoir
devant
les yeux, pour idéal
moral, l'infinie perfection du Christ, et pour terme de leur
développement
spirituel, cette élévation de la personnalité qui
peut faire d'eux, s'ils le
veulent, des surhommes
et des dieux.» Lionel Groulx, Orientations, p. 113.
Sur cette unique citation
de l'une des quatre «sources» est accrochée la charge
que les
nationalistes, comme
les Nazis, en appelaient à une race de surhommes qui deviendraient
des dieux. Esther
Delisle oublie de tenir compte du contexte religieux où ces mots
sont
prononcés et,
dans son livre, elle laisse tomber la citation.
Au niveau plus terre à terre du contexte biographique et chronologique,
la négligence de E.
Delisle lui fait commettre
des erreurs plus évidentes. L'une d'elles, flagrante et révélatrice,
concerne André
Laurendeau. En 1937, deux ans avant la fin de la période que couvre
l'étude, Laurendeau
décidait que l'antisémitisme des Canadiens-français
avait été une
erreur et qu'un correctif
s'imposait. Il afficha ouvertement ses couleurs et conseilla à ses
amis de faire de même.
Le défaut de E. Delisle de mentionner cette rétractation
alors
qu'elle utilise abondamment
ses allusions antisémites antérieures est tout simplement
de la
malhonnêteté
intellectuelle.
Bien sûr, cela ne contredit d'aucune façon le fait que
les attitudes et la rhétorique
antisémites
soient encore abondantes au Québec. Pas plus tard qu'en 1981, un
représentant
d'un parti politique fédéral reconnu venait m'offrir une
copie du Protocole de
Sion(66). Mordecai
Richler tombe là-dessus et admet le paradoxe avec sa franchise
caractéristique.
Dans le post-scriptum de son livre(67), il raconte qu'il assistait à
une
conférence,
à Montréal, où l'orateur était intrigué
par le fait qu'en 1991, il y avait eu
considérablement
moins, presque six fois moins d'«incidents» antisémites
au Québec (31)
qu'en Ontario (171).
Et M. Richler ajoute:
«Stephen Scheinberg
[of B'nai Brith] has said that historically anti-semitic attitudes
have
been high in Quebec,
yet this has never translated into
widespread action. "Even in the
thirties, there wasn't
a great deal of anti-Semitic violence in Quebec," he said(68)».
Richler 1992, p. 255.
======================
Et pour conclure et river le clou !
Lionel Groulx affirme: «L'antisémitisme, non seulement
n'est pas une solution chrétienne;
c'est une solution négative et niaise(45).» 45) Groulx, Brassier, L'Action Nationale,
avril 1993, p. 242.
Groulx demandait de faire comme les juifs,
suivre leur exemple ( l'idée ) Réf: ? (à venir)
Pour plus d'information il faut lire l'analyse
scientifique de mnsieur Gary Caldwell et les nombreuses
références.
Mme Délisle est politicologue.
Le fédéralisme est néfaste pour le Québec au Canada (si l'on adopte l'optique indépendantiste) et il l'est à peu près partout dans le monde, mais à une condition et une seule : l'assimilation. Sur la notion d'ASSIMILATION selon Maurice Séguin, voir Le Rond-Point des sciences humaines. ( http://www.rond-point.qc.ca/rond-point/histoire/seguin/assimilation.html ). Toutefois, « le sentiment d'être distinct » peut faire la différence à plus ou moins long terme selon de nombreux facteurs, événements, circonstances ou des environnements nouveaux. Ainsi, on peut lire dans Les Normes de Séguin sous la section 3,11 consacrée à L'ASSIMILATION, le paragraphe suivant :
3.11.5 Annexion et sentiment d’être distinct
Même avec une très forte annexion politique, économique, et culturelle le sentiment d’être distinct peut perdurer et servir de point de départ à une montée nationaliste plus ou moins complète…
REM.: Dans une certaine mesure, c'est le cas du Québec. Cependant, la dérive dans le souverainisme n'aide pas notre cause. Voir : Bruno Deshaies, « SOUVERAINISME, dites-vous ? Une conception restrictive et une vision de minoritaire de l’indépendance. » Vigile.net 17.1.2003 http://www.vigile.net/ds-deshaies/docs3/03-1-17.html
Par ailleurs, il faut noter une distinction entre annexion et assimilation.
3.11.4 Annexion ou assimilation
Si l’idée, la conscience de « groupe ethnique distinct » subsiste encore sur une seule même des causes variables sur lesquelles se fonde le « nationalisme " [cf. 3,2.4- c)], il vaut mieux parler d’annexion plus ou moins forte, d’annexion totale ou partielle, mais non d’assimilation.
De plus, Séguin ajoute plus loin :
3.11.6 Assimilation et « personnalité culturelle »
On ne saurait simplifier ainsi : un corps, deux âmes ! Soutenir d’une part une complète assimilation politique et économique et espérer d’autre part, une « personnalité culturelle » dynamique.
L'analyse de Séguin se termine par cette conclusion :
3.11.12 Bienfaits de l’annexion et de l’assimilation
Bienfaits de l’annexion et de l’assimilation pour la formation des grandes nations et des grandes civilisations.
Si chaque groupe ethnique avait « respecté » son voisin (selon la morale et le droit), l’humanité serait composée d’une mosaïque de clans, de tribus et de villages souverains et peu évolués…
La conclusion de Séguin peut choquer les esprits cartésiens qui n'acceptent pas les nuances de la pensée afin de tenir compte du réel. L'assimilation existe. C'est un phénomène social. Or, pour un groupe ou une collectivité qui a « le sentiment d'être distinct », il se peut que ce groupe cesse de croire aux sirènes du fédéralisme sous toutes ses formes et cherche à se bâtir autour du principe d'indépendance. Dans ce cas, les membres de ce groupe ou de cette collectivité doivent mettre un terme au jeu de cache-cache entre être fédéralistes ou indépendantistes.
Ce que je comprends en ce moment, c'est qu'un certain nombre de membres de ce Forum en ont assez de « parler pour parler » sur le fédéralisme ou pas. Ils veulent parler de l'indépendance et étoffer l'idée pour que le plus grand nombre de Québécois et de Québécoises comprennent qu'il est plus que temps de créer le mouvement, la tendance ou l'orientation qui mettra fin à toutes les variantes subtiles de la « souveraineté-association ». Des échanges sur la souveraineté-association, on en a assez eus au Québec, même si intellectuellement le débat peut être intéressant. Quant à moi, il est aujourd'hui dépassé et déplacé. Il nuit. Il empêche de parler clairement et nettement de L'INDÉPENDANCE.
Pour terminer, j'ai le net sentiment que les gens du Québec sont peu enclins à cette idée de « séduction honnête ». Nous voulons parler de l'indépendance comme objectif pour un Québec qui veut s'offrir une fois pour toutes cette voie de libération NATIONALE comme d'autres pays l'ont fait dans le monde. La ritournelle du fédéralisme, c'est fini !
Avec tout le respect que nous pouvons avoir entre gens civilisés,
Je demeure,
Bruno Deshaies
Le message de José Fontaine:
Ai-je à un seul moment - évidement je parle "en gros" et je ne veux pas me positionner comme un connaisseur du Québec - mis en doute que le fédéralisme AU CANADA est néfaste? Non.
Je parle de l'expérience européenne qui est autre mais qui donne à penser car nous vivons dans un monde où les peuples se connaissent.
Le Québec a été un exemple et un modèle pour la Wallonie et le demeure.
Mais la démarche de la Wallonie pourrait donner à penser au Québec elle aussi; cela je le pense.
On discute, on échange. On n'est pas obligé de changer d'avis mais de voir ce que d'autres font comme expérience.
Comme vous nous avez influencés, j'ai envie de vous influencer, c'est la loi de la séduction honnête.
--- Dans AGQ-2@g..., "Bruno Deshaies" <bd@r...> a écrit
> Cher Monsieur Fontaine,
>
> Le fédéralisme est néfaste pour le Québec au Canada (si l'on adopte
l'optique indépendantiste) et il l'est à peu près partout dans le monde, ma=
is à
une condition et une seule : l'assimilation. Sur la notion d'ASSIMILATION =
selon Maurice Séguin, voir Le Rond-Point des sciences humaines. (
http://www.rond-point.qc.ca/rond-point/histoire/seguin/assimilation.html ).=
++++++++++++++++++++++++++
Il me semble que nous pouvons continuer notre échange sans nous heurter
car cela permet de comprendre les choses.Je comprends votre aversion pour
le fédéralisme puisque vous y êtes depuis 1867 et même avant (je ne parle
pas de l'annexion de 1760 qui s'est prolongée sous les habits du
fédéralisme).
Mais, voyez quand même. Hélène Carrère d'Encausse parlant du fédéralisme
en URSS insistait sur le fait que le fédéralisme y avait été conçu à la foi=
s pour
respecter (hypocritement) les diverses nationalités de cet immense pays mai=
s
que, en même temps, malgré l'extrême sévérité du régime, ce fédéralisme
conçu comme un os à ronger avait finalement nourri, plus que ne le
pensaient ses concepteurs, les désirs d'indépendance nationale et cela s'es=
t
vérifié après 1991.
Dans le cas de la Belgique, on part d'un État strictement unitaire dont les=
deux populations ne parlent pas le français mais à qui on impose le françai=
s
(aux Wallons qui y consentent, aux Flamands moins). Cet État évolue vers la=
forme fédéraliste peu à peu. Les adversaires de ce régime, hautement
revendiqué je dirais surtout par les Wallons à partir de 1945, le considère=
nt
comme l'antichambre du séparatisme. Ce en quoi je pense ils ne se sont pas =
trompés: parce que notre fédéralisme est un fédéralisme de dissociation. O=
n
ne peut pas le voir autrement je pense dans la mesure où la Wallonie et la =
Flandre se rendent de plus en plus indépendantes de la Belgique depuis 20
ans, au point qu'elles ont même des compétences internationales.
Les unitaristes belges (mot que nous avons repris chez vous dans les années=
70), ont donc dit fédéralisme = séparatisme. Ils n'avaient pas tort. La Bel=
gique
est manifestement menacée.
Enfin, je donne l'exemple de la Suisse où dans leur aspect national, les
diverses entités fédérées gardent leur identité culturelle. Un Suisse roman=
d
est aussi francophone que vous et moi avec une singularité qui relève non
pas de la France mais de son ou ses cantons (7 cantons francophones dont
Genève, le plus prestigieux). Il en va de même pour les cantons alémaniques=
(germanophones quoique en fait parlant un dialecte allemand) et les
italophones et même les romanches dont la la langue est parlée par moins
de 100.000 personnes si mes souvenirs sont bons.
Par-dessus le marché, il y a le fédéralisme européen. Qui ne mène pas à
proprement parler à un État fédéral mais à une union fédérative.
C'était ce que prônait Kant. Je vais le dire en allemand parce que Kant n'e=
st
pas n'importe qui et qu'il refuse le « Völker Staat » (État fédéral) mais n=
on la «
föderative Vereinigung » ou plus exactement la « Völker Bund » ou la
Société des nations. Mais voici le texte de Kant que je trouve assez
extraordinaire et propre à servir d'argument contre le cosmopolitisme naïf.=
=====================================
Kant: paix et diversité des nations.
L'idée du droit des gens suppose la séparation de beaucoup d'États voisins,=
indépendants les uns des autres, et bien qu'une condition de ce genre
constitue déjà en soi un état de guerre( si toutefois une union confédérati=
ve
ne prévient pas l'ouverture des hostilités), cette condition vaut mieux
néanmoins, suivant l'idée rationnelle, que la fusion de ces États opérée pa=
r
une puissance qui l'emportant sur toutes les autres, se transforme en une
monarchie universelle ; les lois, en effet, à mesure que le gouvernement
acquiert de l'extension, perdent toujours plus de leur force, et un despoti=
sme
sans âme, tombe après avoir extirpé les germes de bien, finalement dans
l'anarchie. C'est pourtant le désir de tout État (ou de son souverain) de
parvenir de cette manière à une paix durable, c'est-à-dire en gouvernant, s=
i
possible, toute la terre. La nature cependant veut qu'il en soit autrement.=
Elle
utilise deux procédés pour empêcher la fusion des peuples et pour les
séparer, à savoir, la diversité des langues et des religions. Cette diversi=
té
entraîne, il est vrai, avec elle, le penchant à des haines réciproques et d=
es
prétextes de guerre, mais conduit d'autre part, avec les progrès de la
civilisation et le rapprochement graduel des hommes vers une harmonie de
plus en plus grande dans les principes, et une entente dans un état de paix=
,
qui n'est point produit et garanti comme le précédent despotisme (sur la
tombe de la liberté) par l'affaiblissement de toutes les mais au contraire=
, par
leur équilibre et l'émulation la plus vive.
Emmanuel Kant, Zum ewigen Frieden, Berlin, 1795.
traduction française de Jean Gibelin, Projet de la paix perpétuelle, Vrin,=
Paris
1992.
(*) Nous avons corrigé la traduction de « föderative Vereinigung » que
Gibelin transcrit en « union fédérative » parce que Kant s'oppose plus haut=
à
ce qu'il appelle un « État fédératif » (« Völkerstaat »: nous dirions un « =
État
fédéral »), au bénéfice d'une « Völkerbund », soit une « Ligue des peuples =
»
ou une « Société des Nations », expression proche, selon ses propres dires,=
du projet postnational de Jean-Marc Ferry. Celui-ci (voir article par lien)=
, voit
ces États rivaliser entre eux de manière pacifique par la confrontation de =
leurs cultures et reprend à son compte l'image kantienne des arbres
poussant haut et droit lorsqu'ils sont nombreux et rapprochés (car ils doiv=
ent
alors se disputer l'air et la lumière) par opposition à un arbre isolé, rab=
ougri
dans la plaine parce qu'il n'a rien à qui se mesurer.
http://www.toudi.org/acceurop.html
==========================================
Je lirai vos textes. Mais admettez simplement que nous avons des histoires =
différentes qui mènent à des conclusions différentes, non pas pour ce qui
concerne le Québec mais la manière d'envisager la nation dans le monde.
J'avoue que le premier nationalisme québécois m'a semblé proche de ce que
je dis, le nationalisme du RIN si je ne fais pas erreur, celui d'André
d'Allemagne (je pense que son nom s'écrit bien comme cela). Et nous nous
sommes nourris de cela qui nous a semblé justifier, légitimer nos propres
aspirations wallonnes, car ce nationalisme se pensait dans un cadre de paix=
et d'ouvertire alors que dans les années 60, le nationalisme, pour nous, c'=
était
- c'est encore - la guerre, c'est-à-dire l'horreur à peu près absolue.
Je vous lis avec attention même si je peux vous donner le sentiment de
surtout vouloir vous contredire. IL me semble que nous devons nous parler
car derrière nos échanges, il y a deux expériences différentes dépassant no=
s
individualités.
José Fontaine
++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
Pour la nième fois, Bruno Deshaies apporte l'éclairage indispensable pour comprendre ce qu'est l'indépendance par rapport au fédéralisme. Bruno est l'un des seuls Québécois Français a garder le cap sur l'essentiel et à ne pas
Subject: [AGQ-2] Le fédéralisme n'est pas une panacée
Cher Monsieur Fontaine,
Le fédéralisme est néfaste pour le Québec au Canada (si l'on adopte l'optique indépendantiste) et il l'est à peu près partout dans le monde, mais à une condition et une seule : l'assimilation. Sur la notion d'ASSIMILATION selon Maurice Séguin, voir Le Rond-Point des sciences humaines. ( http://www.rond-point.qc.ca/rond-point/histoire/seguin/assimilation.html ). Toutefois, « le sentiment d'être distinct » peut faire la différence à plus ou moins long terme selon de nombreux facteurs, événements, circonstances ou des environnements nouveaux. Ainsi, on peut lire dans Les Normes de Séguin sous la section 3,11 consacrée à L'ASSIMILATION, le paragraphe suivant :
3.11.5 Annexion et sentiment d’être distinct
Même avec une très forte annexion politique, économique, et culturelle le sentiment d’être distinct peut perdurer et servir de point de départ à une montée nationaliste plus ou moins complète…
REM.: Dans une certaine mesure, c'est le cas du Québec. Cependant, la dérive dans le souverainisme n'aide pas notre cause. Voir : Bruno Deshaies, « SOUVERAINISME, dites-vous ? Une conception restrictive et une vision de minoritaire de l’indépendance. » Vigile.net 17.1.2003 http://www.vigile.net/ds-deshaies/docs3/03-1-17.html
Par ailleurs, il faut noter une distinction entre annexion et assimilation.
3.11.4 Annexion ou assimilation
Si l’idée, la conscience de « groupe ethnique distinct » subsiste encore sur une seule même des causes variables sur lesquelles se fonde le « nationalisme " [cf. 3,2.4- c)], il vaut mieux parler d’annexion plus ou moins forte, d’annexion totale ou partielle, mais non d’assimilation.
De plus, Séguin ajoute plus loin :
3.11.6 Assimilation et « personnalité culturelle »
On ne saurait simplifier ainsi : un corps, deux âmes ! Soutenir d’une part une complète assimilation politique et économique et espérer d’autre part, une « personnalité culturelle » dynamique.
L'analyse de Séguin se termine par cette conclusion :
3.11.12 Bienfaits de l’annexion et de l’assimilation
Bienfaits de l’annexion et de l’assimilation pour la formation des grandes nations et des grandes civilisations.
Si chaque groupe ethnique avait « respecté » son voisin (selon la morale et le droit), l’humanité serait composée d’une mosaïque de clans, de tribus et de villages souverains et peu évolués…
La conclusion de Séguin peut choquer les esprits cartésiens qui n'acceptent pas les nuances de la pensée afin de tenir compte du réel. L'assimilation existe. C'est un phénomène social. Or, pour un groupe ou une collectivité qui a « le sentiment d'être distinct », il se peut que ce groupe cesse de croire aux sirènes du fédéralisme sous toutes ses formes et cherche à se bâtir autour du principe d'indépendance. Dans ce cas, les membres de ce groupe ou de cette collectivité doivent mettre un terme au jeu de cache-cache entre être fédéralistes ou indépendantistes.
Ce que je comprends en ce moment, c'est qu'un certain nombre de membres de ce Forum en ont assez de « parler pour parler » sur le fédéralisme ou pas. Ils veulent parler de l'indépendance et étoffer l'idée pour que le plus grand nombre de Québécois et de Québécoises comprennent qu'il est plus que temps de créer le mouvement, la tendance ou l'orientation qui mettra fin à toutes les variantes subtiles de la « souveraineté-association ». Des échanges sur la souveraineté-association, on en a assez eus au Québec, même si intellectuellement le débat peut être intéressant. Quant à moi, il est aujourd'hui dépassé et déplacé. Il nuit. Il empêche de parler clairement et nettement de L'INDÉPENDANCE.
Pour terminer, j'ai le net sentiment que les gens du Québec sont peu enclins à cette idée de « séduction honnête ». Nous voulons parler de l'indépendance comme objectif pour un Québec qui veut s'offrir une fois pour toutes cette voie de libération NATIONALE comme d'autres pays l'ont fait dans le monde. La ritournelle du fédéralisme, c'est fini !
Avec tout le respect que nous pouvons avoir entre gens civilisés,
Je demeure,
Bruno Deshaies
Le message de José Fontaine:
Ai-je à un seul moment - évidement je parle "en gros" et je ne veux pas me positionner comme un connaisseur du Québec - mis en doute que le fédéralisme AU CANADA est néfaste? Non.
Je parle de l'expérience européenne qui est autre mais qui donne à penser car nous vivons dans un monde où les peuples se connaissent.
Le Québec a été un exemple et un modèle pour la Wallonie et le demeure.
Mais la démarche de la Wallonie pourrait donner à penser au Québec elle aussi; cela je le pense.
On discute, on échange. On n'est pas obligé de changer d'avis mais de voir ce que d'autres font comme expérience.
Comme vous nous avez influencés, j'ai envie de vous influencer, c'est la loi de la séduction honnête.