Une campagne nationale d'opposition au recrutement militaire dans les
établissements d'enseignement vient d'être mise sur pieds : Operation
Objection. Le Centre de ressources sur la non-violence, en partenariat
avec de nombreuses associations étudiantes collégiales, lance un
mouvement d'opposition à la militarisation de nos écoles.
Les associations étudiantes sont de plus en plus nombreuses à prendre
position contre la présence de publicité et de recruteurs de l'armée
dans leur établissement. Également, elles prennent des moyens pour
éviter que des kiosques de l'armée prennent place dans leur cégep ou
université. Massivement, elles refusent de faire paraître dans leurs
journaux étudiants les publicités mensongères qui incitent à s'enrôler
dans l'armée sur de fausses représentations.
Du matériel d'information destiné aux étudiants vient d'être produit
et sera largement distribué lors de la rentrée des classes. Le
document « Éducation vs industrie militaire : où sont nos priorités ?
» est une analyse des priorités gouvernementales mettant en lien
l'éducation et l'industrie militaire. Il est question de l'enjeu de la
militarisation de nos écoles qui se fait au détriment de la qualité et
de l'accessibilité de l'éducation. Ce document s'accompagne de
dépliants, tracts et affiches qui en présentent les faits saillants.
Le recrutement militaire en hausse
À l'heure actuelle, le Ministère de la Défense lance la plus imposante
campagne de recrutement de militaire de depuis la Deuxième Guerre
mondiale. Les objectifs de recrutement sont très ambitieux, le nombre
de recruteurs augmente considérablement et ce sont principalement les
étudiants qui sont visés. Il est donc inévitable que les militaires
soient de plus en plus visibles dans les cégeps et universités.
Alors que les études post secondaires coûtent de plus en plus cher, la
perspective d'une formation entièrement payée par le gouvernement
représente de plus en plus d'attrait pour les étudiants les moins
fortunés. Devrait-on avoir à s'engager dans l'armée, à apprendre à
tuer, pour pouvoir se payer des études ?
Il est évident que nous sommes dans une situation où le gouvernement
fédéral adopte des priorités qui vont totalement à l'encontre d'un
idéal d'équité, de justice et de paix, qui sont véhiculées par le
projet de société qui est mis de l'avant par le mouvement étudiant. La
plupart de ceux qui s'enrôlent dans l'armée le font soit parce qu'ils
croulent sous les dettes d'études, ou simplement parce qu'ils n'ont
pas d'autre moyens facilement accessibles pour mener des études
post-secondaires. Le fédéral coupe abondamment dans les transferts aux
provinces destinés à l'éducation et investi dans l'industrie militaire
comme jamais : alors que le système d'enseignement post-secondaire
canadien est sous-financé de 4,9G$, le budget militaire s'élève à près
de 18G$. Nos gouvernements prétendent que l'état de leur finance ne
leur permet pas d'investir davantage dans l'éducation et que les
étudiants doivent payer davantage. Pourtant, dans le contexte actuel,
il est facile de trouver de l'argent dont l'éducation a cruellement
besoin. Pourquoi est-ce que les militaires ont droit à une éducation
gratuite alors que le reste de la population doit payer de plus en
plus pour étudier ?
Alexandre Vidal
Centre de ressources sur la non-violence
pericolo999@...
(514) 806-6980
Bonjour,
le Collectif Échec à la guerre, le Réseau québécois
sur l'intégration continentale (RQIC), le Réseau
québécois des groupes écologistes (RQGE),
Amnistie internationale et le secrétariat du Forum
social québécois ont tenu, hier matin, une conférence
de presse conjointe. Le communiqué suivant y a été
diffusé.
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COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Pour diffusion immédiate
Un important regroupement d'organismes inquiet des répercussions du
Partenariat pour la sécurité et la prospérité (PSP)
(Montréal, le 16 août 2007) À l'aube de l'ouverture du Sommet de
Montebello, réunissant les chefs d'État du Mexique, des États-Unis et
du Canada, un important regroupement d'organismes sociaux, populaires
et syndicaux, composé du Réseau québécois sur l'intégration
continentale (RQIC), du Collectif Échec à la guerre, d'Amnistie
internationale, du Forum social québécois (FSQ) et du Réseau québécois
des groupes écologistes (RQGE), demande aux gouvernements qu'ils
fassent preuve de transparence et lance un appel à la population afin
qu'elle soit vigilante quant aux conséquences du Partenariat pour la
sécurité et la prospérité (PSP).
Le processus même du PSP est vicié au départ. Ses promoteurs
prétendent qu'il n'a pas à être soumis aux parlementaires ni au débat
public parce que ce n'est qu'un « partenariat », pas un traité dûment
signé et parce qu'il s'agirait de discussions essentiellement
techniques. Or, ce sont bien plus que de peccadilles dont il est
question, l'avenir énergétique de l'Amérique du Nord étant, entre
autres, en discussion. L'harmonisation des règles et des normes
canadiennes sur celles des États-Unis n'augure rien de bon, au point
où le pouvoir souverain de l'État de définir ses propres politiques
publiques est remis en question à travers le PSP. Enfin, « il est
carrément antidémocratique que seuls les milieux d'affaires aient leur
mot à dire et aient un accès direct aux responsables politiques sur
les questions de sécurité et de prospérité » a déclaré Normand Pépin,
le porte-parole du RQIC.
Personne ne peut être contre la sécurité ou contre la prospérité. Les
questions que se pose Amnistie internationale, sont quelle sécurité et
une prospérité pour qui ? Malheureusement, il semble que la vision des
trois chefs d'État qui vont se réunir à Montebello ne soit pas celle
d'un partenariat dans le but d'accroître le respect de l'ensemble des
droits humains de tous. Pour le moment, les mesures anti-terroristes
et de sécurité mènent à la détention arbitraire, à la discrimination
et à la torture. Le développement économique laisse des millions de
personnes dans une pauvreté abjecte. N'est-ce pas plutôt au niveau du
respect des droits humains que les gouvernements des trois États
devraient être conseillés ?
Sous prétexte de "sécurité", le PSP nous entraîne sur la voie de la
guerre et du militarisme. Sa signature, en 2005, a coïncidé avec
l'annonce de la plus importante augmentation du budget militaire
canadien depuis la Deuxième Guerre Mondiale : 12,8 milliards sur cinq
ans, sur laquelle le gouvernement Harper a ensuite surenchéri de 5,3
milliards. L'adoption de l'approche "3D", subordonnant la diplomatie
et le développement à la "défense", et l'annonce du déplacement de la
mission militaire canadienne en Afghanistan de Kaboul à Kandahar
remonte aussi à cette période. Selon Raymond Legault, du Collectif
Échec à la guerre, « ce virage résolument militariste de la politique
étrangère s'accompagne d'une intégration plus poussée de l'armée
canadienne à celle des États-Unis qui s'effectue également à notre insu ».
Alors qu'il est minuit moins une en termes de protection de
l'environnement, le Partenariat nord-américain proposé va à l'encontre
de tout principe de précaution, de réduction des gaz à effet de serre
et de sauvegarde des ressources naturelles. Le PSP qui vise à élargir
le traité de l'ALÉNA ne créera pas plus de prospérité mais plutôt un
appauvrissement environnemental. « Dans la disparité des forces en
présence, le Canada et les provinces seront contraints de plus en plus
d'exporter leurs ressources naturelles, en laissant la facture
environnementale aux générations futures », s'indigne Gabrielle
Pelletier, présidente du Réseau québécois des groupes écologistes (RQGE).
« Le PSP incarne tout ce contre quoi s'est construit et mobilisé la
mouvance altermondialiste » a affirmé Raphaël Canet, membre du
secrétariat du Forum social québécois. Il met en évidence le déficit
démocratique de nos modes de fonctionnement politique où les élites
économique et politique négocient en secret, en dehors de tout débat
public, alors que l'ensemble de la population est tenu à l'écart.
Pourquoi ériger des barrières et des périmètres de sécurité si le PSP
est censé faire le bonheur de tous ? « Il faut au contraire ouvrir un
débat public, ouvert et participatif, sur le projet d'intégration
continentale que nous voulons, comprendre les enjeux du PSP et ses
effets sur les populations. Les décisions qui seront prises à
Montebello nous concernent toutes et tous et si nous vivons réellement
en démocratie, nous ne pouvons en être exclus ».
-- 30 --
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Version: 7.5.484 / Virus Database: 269.11.19/956 - Release Date:
2007-08-16 09:48
English message follows French
À faire circuler largement dans vos réseaux. MERCI !
Des informations vous ont déjà été transmises
concernant la manifestation et le forum public qui
auront lieu dimanche, le 19 août, à Ottawa, à la veille
du Sommet du Partenariat nord-américain pour la
sécurité et la prospérité ainsi que concernant d'autres
actions qui auront lieu à Montebello lundi et mardi
prochains. Au besoin, vous les retrouverez sur notre
site; voir http://www.echecalaguerre.org/index.php?id=126
Info supplémentaire : il y aura de la traduction
simultanée pour toutes les interventions lors du forum
public.
Il n'est pas trop tard pour réserver vos places dans
les autobus qui partiront de Montréal vers Ottawa
dimanche matin à 9h30 : vous avez jusqu'à minuit
vendredi soir pour le faire.
TRANSPORT de Montréal à Ottawa par autobus:
=> Départ à 9h30, rue Berri, coin Ste-Catherine
(à côté de la Place Émilie-Gamelin, métro Berri-UQAM)
=> Retour d'Ottawa à 16h (arrivée à MTL vers 18h30)
Note : pour celles et ceux qui voudraient aussi
assister au forum public qui suivra la
manifestation, à 16h, à l'Université d'Ottawa
nous envisagerons qu'un autobus revienne
quelques heures plus tard, si le nombre le
justifie.
=> Contribution volontaire : 15 $
=> Réservez vos places en indiquant clairement
si vous voulez revenir tout de suite après la manifestation
ou rester aussi pour le forum public
en écrivant à info@...
ou en laissant un message vocal au 514-490-0040.
Finalement, vous trouverez, ci-joints,
deux documents :
=> un communiqué conjoint de la Ligue des droits
et libertés et de l'Association des libertés civiles de
Colombie-Britannique intitulé Sommet de Montebello:
la liberté d'expression et le droit de manifester doivent
être respectés.
=> un message de solidarité et d'unité dans le cadre
des actions contre le PSP, qui a été préparé par la
Fédération des femmes du Québec et que la FFQ
invite les organismes à reprendre à leur compte.
Non au Partenariat nord-américain pour la guerre
et le saccage accéléré de notre planète !
=======================
ENGLISH BEGINS HERE
=======================
For broad circulation within your networks. THANKS!
We have already sent you information concerning
the demonstration and public forum which will take
place this Sunday, 19 August, in Ottawa, on the eve
of the summit meeting of the Security and Prosperity
Partnership (SPP) of North America, as well as on
other actions that will take place in Montebello, Monday
and Tuesday. This info is repeated at the end of
this message, if needed.
It is not too late to reserve your seats on the buses
that will leave Montreal for Ottawa Sunday morning
at 9:30 AM : you have until midnight Friday evening
to book your seats.
TRANSPORTATION from Montreal to Ottawa by bus:
=> Leaving at 9:30 am, from Berri, corner of Ste-Catherine
(next to Place Émilie-Gamelin, metro Berri-UQAM)
=> Returning from Ottawa at 4 PM (arrival in MTL around 6:30 PM
Note : for those who would also want to attend
the public forum which will follow the demo
at 4 PM, at the University of Ottawa we will
consider the possibility of one bus
leaving a few hours later if numbers are
sufficient.
=> Voluntary contribution: $15
=> Please reserve your seat and indicate
clearly if you wish to return immediately after
the demonstration, or stay also for the public forum.
by writing to info@...
or by leaving a voice mail at 514-490-0040.
Finally, there are two documents (in French only)
attached to this message :
deux documents :
=> a joint press release from Ligue des droits et
libertés and the BC Civil Liberties Association, entitled
Sommet de Montebello: la liberté d'expression et
le droit de manifester doivent être respectés.
=> a message of solidarity and unity in the context
of the many actions against the SPP, which was
prepared by Fédération des femmes du Québec and
that they are inviting other organisations to take up.
No the to North American Partnership for war
and the accelerated destruction of our planet !
==============================
DEMONSTRATION in Ottawa
The Outaouais-Ottawa STOP THE PSP Committee,
(http://www.stopspp.ca/stopspp/index.php)
a very broad gathering of organisations set in place
for the occasion, is organising a demonstration on
Sunday, 19 August, in Ottawa in order to allow the largest
possible participation by people from Ontario and Quebec.
Collectif Échec à la guerre calls on its members
and sympathisers to participate in this demonstration
and is organising transportation:
DEMONSTRATION in Ottawa
Sunday, 19 August
Starting at 1 PM, on Parliament Hill
PUBLIC FORUM in Ottawa
on the SPP and the "deep integration" of North America
Sunday, August 19, 4 PM
Marion Hall, University of Ottawa
140 Louis Pasteur
Speakers:
Maude Barlow, National Chairperson, The Council of Canadians
Gustavo Iruegas, Secretary of Foreign Affairs, Legitimate Government
of Mexico
Michèle Asselin, Fédération des femmes du Québec / RQIC
Michael Byers, author, Intent for a Nation: What is Canada for?
Ann Wright, retired U.S. Army colonel, anti-war activist
(TBA, a speaker on tri-national energy issues)
Political panel:
Bonnie Brown, MP, Liberal Party health critic
Serge Cardin, MP, Bloc Québécois trade critic
Peter Julian, MP, New Democratic Party trade critic
Elizabeth May, Green Party leader
(Conservative MPs have been invited, but to date have declined)
This public forum is organised by :
The Council of Canadians • The Canadian Labour Congress • The Canadian
Union of Public Employees • The Communications, Energy & Paperworkers
Union of Canada • The Canadian Centre for Policy Alternatives • The
Canadian Union of Postal Workers • Common Frontiers-Canada • The
Quebec Network on Continental Integration • Canadian Auto Workers
Union • Public Service Alliance of Canada • National Union of Public
and General Employees
MANY OTHER ACTIVITIES :
Public meetings and numerous protest activities are
being planned over the days leading to the summit,
including in the Montebello area, on August 19, 20
and 21. To learn more on this, consult the websites
of the following organizing movements :
=> The Outaouais-Ottawa Stop the SPP Committee
=> Rassemblement outaouais contre la guerre
=> PGA Block - Montreal
=> Council of Canadians
=> Réseau québécois sur l'intégration continentale
TO LEARN MORE about the SPP, the fundamental questions at stake and
the importance and urgency to oppose it, we invite you to:
=> read the joint declaration of Collectif Échec à la guerre and
the Canadian Peace Alliance (2 pages) which deals with the "war and
militarism" aspects of the SPP;
=> visit the website of the Council of Canadians which offers a
lot of material exposing the SPP.
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2007-08-16 09:48
Daniel Picot, Pascale Frémont, Estelle et moi-même se sont porté volontaire pour assurer la présence derrière le kiosque et parler au nom du réseau et de ses organismes.
Je demande aux groupes du réseau de m'envoyer leurs dépliants . Vous devez comprendre que l'espace sera partagée donc très restrainte.
Notre kiosque sera le 24 août de 9h à 18h00
Le kiosque donne droit à seulement 2 laisser-passer.
Si tu veux jaser davantage n'hésite pas à m' appeller au 514-843-4356
Luke Martin e-mail: luke.martin@... Maison de l'amitié 120, Duluth Est Montréal, QC H2W 1H1 Téléphone (514) 843 4356 http://www.maisondelamitie.ca
-----Original Message----- From: Artisans_de_Paix@... [mailto:Artisans_de_Paix@...]On Behalf Of Gerry Pascal Sent: Tuesday, August 14, 2007 5:58 PM To: Artisans_de_Paix@... Subject: Re: [Artisans_de_Paix] Kiosque des artisans de paix au forum social québécois
Bonjour Luke,
Merci pour le message. Rappellez-vous que le CRNV a contribué $20 au kiosque. Notre nom n'est pas mentioné. Es ce que seulement les noms mentionés dans votre message sont au kiosque? Où sont les kiosques et est ce que les horaires sont établis?
Subject: [Artisans_de_Paix] Kiosque des artisans de paix au forum social québécois
Bonjour à tous!
Comme certains de vous le savez, nous aurons un kiosque au Forum Social Québécois pour le réseau des ArtisanEs de paix. Daniel Picot de la Conférence des religions pour la paix, Estelle Drouvin d'Initiatives et changement et moi-même Luke Martin de la Maison de l'amitié.
Si vous avez des dépliants de votre organisation à nous refiler svp me les faire parvenir avant le 24 soit à la Maison de l'amitié au 120 Duluth Est
Merci pour le message. Rappellez-vous que le CRNV a contribué $20 au kiosque. Notre nom n'est pas mentioné. Es ce que seulement les noms mentionés dans votre message sont au kiosque? Où sont les kiosques et est ce que les horaires sont établis?
Subject: [Artisans_de_Paix] Kiosque des artisans de paix au forum social québécois
Bonjour à tous!
Comme certains de vous le savez, nous aurons un kiosque au Forum Social Québécois pour le réseau des ArtisanEs de paix. Daniel Picot de la Conférence des religions pour la paix, Estelle Drouvin d'Initiatives et changement et moi-même Luke Martin de la Maison de l'amitié.
Si vous avez des dépliants de votre organisation à nous refiler svp me les faire parvenir avant le 24 soit à la Maison de l'amitié au 120 Duluth Est
Bonjour à tous!
Comme certains de vous le savez, nous aurons un kiosque au Forum Social
Québécois pour le réseau des ArtisanEs de paix. Daniel Picot de la
Conférence des religions pour la paix, Estelle Drouvin d'Initiatives et
changement et moi-même Luke Martin de la Maison de l'amitié.
Si vous avez des dépliants de votre organisation à nous refiler svp me les
faire parvenir avant le 24 soit à la Maison de l'amitié au 120 Duluth Est
Luke Martin
e-mail: luke.martin@...
Maison de l'amitié
120, Duluth Est
Montréal, QC H2W 1H1
Téléphone (514) 843 4356
http://www.maisondelamitie.ca
English message follows French
À faire circuler largement dans vos réseaux. MERCI !
Les 21 et 22 août prochains, se tiendra au Château Montebello, dans
l'Outaouais québécois, la troisième rencontre des leaders canadien,
étasunien et mexicain – Harper, Bush et Calderon – dans le cadre du
Partenariat nord-américain pour la sécurité et la prospérité (PSP).
Pour en savoir plus long sur le PSP, les enjeux fondamentaux qu'il
soulève et l'importance de s'y opposer, nous vous invitons à :
=> lire la déclaration conjointe du Collectif Échec à la guerre et
de l'Alliance canadienne pour la paix (2 pages) qui porte sur les
enjeux "guerre et militarisme" du PSP;
=> visiter le site du Réseau québécois sur l'intégration
continentale qui offre un excellent résumé ainsi qu'un argumentaire
très détaillé (58 pages) contre le PSP.
Plusieurs réseaux, coalitions et mouvements se préparent à dénoncer
activement ce partenariat anti-démocratique des hautes sphères
économiques et politiques des trois pays qui n'améliorera ni la
sécurité ni la prospérité des populations et qui est contraire à leurs
aspirations.
MANIFESTATION À OTTAWA
Le Collectif Échec à la guerre sera partie prenante à cette
d'opposition. En particulier, nous appelons tous nos membres et
sympathisantEs qui le peuvent à participer à la :
MANIFESTATION à Ottawa
Dimanche le 19 août
Départ à 13h, sur la colline parlementaire
TRANSPORT de Montréal à Ottawa par autobus:
=> Départ à 9h30, rue Berri, coin Ste-Catherine
(à côté de la Place Émilie-Gamelin, métro Berri-UQAM)
=> Retour d'Ottawa à 16h (arrivée à MTL vers 18h30)
Note : pour celles et ceux qui voudraient aussi
assister au forum public qui suivra la
manifestation, à 16h, à l'Université d'Ottawa
nous envisagerons qu'un autobus revienne
quelques heures plus tard... si le nombre le
justifie.
=> Contribution volontaire : 15 $
=> Réservez vos places dès maintenant en écrivant
à info@...
ou en laissant un message vocal au 514-490-0040.
SVP indiquez clairement si vous voulez revenir
tout de suite après la manifestation ou rester aussi
pour le forum public (organisé par une coalition incluant
le Conseil des Canadiens, le Réseau québécois sur
l'intégration continentale, le Congrès du Travail du Canada
et d'autres groupes).
NOMBREUSES AUTRES ACTIVITÉS :
Des assemblées publiques et de nombreuses activités
de protestation sont prévues dans les jours précédant
le sommet, y compris dans la région de Montebello, les
19, 20 et 21 août. Pour en savoir plus à ce sujet,
consultez les sites des mouvements organisateurs
suivants :
=> Comité Outaouais-Ottawa ARRÊTONS LE PSP
=> Rassemblement outaouais contre la guerre
=> Réseau québécois sur l'intégration continentale
=> Conseil des Canadiens
=> Bloc AMP (Action mondiale des peuples) - Montréal
Non au Partenariat nord-américain pour la guerre
et le saccage accéléré de notre planète !
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ENGLISH BEGINS HERE
=======================
For broad circulation within your networks. THANKS!
On August 21 and 22, at Château Montebello, in the Outaouais region of
Québec, the third meeting of the leaders of Canada, the United States
and Mexico – Harper, Bush and Calderon – will take place to discuss
the Security and Prosperity Partnership of North America (SPP).
To learn more about the SPP, the fundamental questions at stake and
the importance and urgency to oppose it, we invite you to:
=> read the joint declaration of Collectif Échec à la guerre and
the Canadian Peace Alliance (2 pages) which deals with the "war and
militarism" aspects of the SPP;
=> visit the website of the Council of Canadians which offers a
lot of material exposing the SPP.
Many networks, coalitions and movements are preparing to actively
denounce this anti-democratic partnership among the top business and
political leaders of all three countries because it will not improve
the security and prosperity of the people but will work against their
aspirations.
DEMONSTRATION IN OTTAWA
Collectif Échec à la guerre will play an active role in this
opposition. In particular, we invite our members and sympathisers to
participate in the:
DEMONSTRATION in Ottawa
Sunday, 19 August
Starting at 1 PM, on Parliament Hill
TRANSPORTATION from Montreal to Ottawa by bus:
=> Leaving at 9:30 am, from Berri, corner of Ste-Catherine
(next to Place Émilie-Gamelin, metro Berri-UQAM)
=> Returning from Ottawa at 4 PM (arrival in MTL around 6:30 PM
Note : for those who would also want to attend
the public forum which will follow the demonstration
at 4 PM, at the University of Ottawa
we will consider the possibility of one bus
leaving a few hours later... if numbers are
sufficient.
=> Voluntary contribution: $15
=> Please reserve your seat immediately
by writing to info@...
or by leaving a voice mail at 514-490-0040.
PLEASE do indicate clearly if you wish to return
immediately after the demonstration, or stay also
for the public forum (organised by a coalition including
the Council of Canadians, Réseau québécois sur
l'intégration continentale, the Canadian Labour Council
and other groups).
MANY OTHER ACTIVITIES :
Public meetings and numerous protest activities are
being planned over the days leading to the summit,
including in the Montebello area, on August 19, 20
and 21. To learn more on this, consult the websites
of the following organizing movements :
=> The Outaouais-Ottawa Stop the SPP Committee
=> Rassemblement outaouais contre la guerre
=> Réseau québécois sur l'intégration continentale
=> Council of Canadians
=> PGA Block - Montreal
No the to North American Partnership for war
and the accelerated destruction of our planet !
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Version: 7.5.476 / Virus Database: 269.11.10/943 - Release Date:
2007-08-08 17:38
Bonjour à vous,
Désolé de ne pas vous avoir communiqué l'information.
On a besoin de vacances parfois.
J'ai discuté longuement avec le responsable, Monsieur Claude Jean
Lapointe, suite à l'entrevue de Pierre Bisaillon avec la journaliste.
Il me partageait le fait qu'il n'avait pas réalisé toutes les
implications de la chose, il a déjà été dans l'armée je crois.
L'armée a toujours fournis un appui logistique aux Jamboree, aux
quatre ans, mais effectivement, elle est
beaucoup plus visible cette année.
Voici les informations que je lui ai transmis:
1- L'importance pour l'armée de son actuelle campagne de recrutement.
2- L'armée possèdent aussi un organisme jeunesse, les Cadets Royaux
de l'Armée Canadienne.
http://www.cadets.dnd.ca/support/intro_f.asp
Un site très instructif.....
3- Les cadets peuvent faire exactement les mêmes activités que les
scouts, sans frais. Camps de fin de semaine, camps d'été, voyages à
travers le pays, plein air, canot , escalade etc.... POur les camps
de 6 semaines et plus, les jeunes sont même payés 300 à 400 $ pour l'été.
4- La participation de l'armée à ce Jamboree est donc
particulièrement sournoise.
5- Ils vont chercher des recrues pour les Cadets de l'armée, qui
peuvent joindre dès l'âge de 12 ans. L'offre des cadets de l'armée
est particulièrement attrayante pour les jeunes de milieux
défavorisés. Les parents démunis encouragent leur jeunes à cette
aventure.
6- Ces jeunes, vulnérables, sont recrutés, et conditionnés aux
valeures militaires jusqu'à l'âge de 17 ou 18 ans, puis en grande
proportion, ils joignent les forces de réserve ou les forces
régulières de l'Armée Canadienne.
7- Comble de l'odieux, les cadets, grassement financés par l'armée,
passent parfois dans les rues pour des collectes de fonds afin de se
payer de petits luxes (instruments de musique, équipement de sport
etc...). Ilscompétitionnent directement les scouts en ce sens. C'est
profondément injuste!
8- Tous les animateurs des scouts sont bénévoles, tous les
responsables des
corps de cadets sont rémunérés par l'armée canadienne, des salaires
qui s'approchent du solde des gens de l'armée.
Est-il décent qu'un organisme qui vit du bénévolat soit
instrumentalisé de la sorte par un organisme financé par les fonds
publics? Ne pas oublier que le mouvement scout fait face à
d'importantes difficultés financières.
L'armée en profite en se rendant indispensable au niveau de la
logistique lors de ces grands événements.....
Bon!
En passant, semble que Baden Powell, le fondateur des scouts, a fondé
cet organisme dans un but de démilitariser les activités jeunesses.
Comble de l'ironie, il était opposé à la présence militaire de
l'Angleterre en Afghanistan. J'aurais aimé, par des recherches,
confirmer ces faits.....
Si quelqu'un pouvait avoir un peu de temps pour pondre un bon texte?????
Je retourne à mes vacances.....
Normand
--- Dans Artisans_de_Paix@..., "L AZZARIA" <lmazzaria@...>
a écrit :
>
>
> > L'armée à l'intention de proposer des jeux de guerre et exposer sa
> panoplie
> > de "joujoux" à de jeunes scouts (certains aussi jeunes que 8 ans)
lors du
> > Jamboree au parc Maisonneuve demain 8 août.
> >
> >
> > L'information est paru dimanche dans le journal de Montréal, voici
le lien
> >
http://www.canoe.com/infos/societe/archives/2007/08/20070805-090801.html
> >
> > Voici aussi un lien vers Scouts Canada, >
> http://www.scouts.ca/inside.asp?cmPageID=161
> >
> Pouvons-nous laisser l'armée manipuler ainsi nos jeunes?
> Maryse Azzaria
> Nos impôts pour la paix
>
> L'armée à l'intention de proposer des jeux de guerre et exposer sa
panoplie
> de "joujoux" à de jeunes scouts (certains aussi jeunes que 8 ans) lors du
> Jamboree au parc Maisonneuve demain 8 août.
>
>
> L'information est paru dimanche dans le journal de Montréal, voici le lien
> http://www.canoe.com/infos/societe/archives/2007/08/20070805-090801.html
>
> Voici aussi un lien vers Scouts Canada, >
http://www.scouts.ca/inside.asp?cmPageID=161
>
Pouvons-nous laisser l'armée manipuler ainsi nos jeunes?
Maryse Azzaria
Nos impôts pour la paix
États-Unis: Un prêtre orthodoxe nommé président de
Religions pour la paix
Le Père Leonid
Kishkovsky, responsable orthodoxe des États-Unis et membre du Comité central
du Conseil oecuménique des Églises (COE), a été nommé président de la
Conférence mondiale des Religions pour la paix. Ce groupement interreligieux a pour
objectif d'établir la paix aux niveaux régional et international au moyen de
l'action commune.
Le Père Kishkovsky,
directeur du département des affaires extérieures de l'Église orthodoxe aux
États-Unis, a été élu président par les 61 membres du Conseil mondial des
Religions pour la paix, organe directeur de l'organisation.
Le Conseil a également
élu deux vice-présidents: Mohamed Ahmed al-Sharif, érudit musulman qui a
travaillé en tant que secrétaire général de l'Association mondiale pour
l'appel islamique, en Libye, et Vinu Aram, directeur de Shanti Ashram,
organisation indienne dont la vocation à venir en aide aux femmes et enfants
du monde rural s'inspire de la philosophie du Mahatma Gandhi.
Les résultats ont
été annoncés fin juillet, à l'issue d'une élection qui s'est déroulée par
courriel sur une période de plusieurs mois. En août 2006, lors de la VIIIe Assemblée
de la Conférence mondiale des Religions pour la paix à Kyoto, au Japon, plus
de 800 éminents leaders religieux d'une centaine de pays avaient unanimement
élu le prince El Hassan Bin Talal de Jordanie président émérite de l'organisation.
Le Père Kishkovsky,
qui travaille également au sein du Conseil national des Églises des
États-Unis, a affirmé que, bien que le travail interreligieux « puisse
présenter de multiples difficultés », les problèmes doctrinaux qui
caractérisent parfois les discussions entre personnes d'une même tradition
religieuse peuvent, dans un environnement interreligieux, être mis de côté.
Dans une interview
accordée au correspondant de l'agence de presse œcuménique ENI à Genève,
il a déclaré que l'environnement de « Religions pour la paix » était très
sain et prometteur. « En entrant, vous ne quittez pas votre religion sur le
palier; vous l'amenez à l'intérieur en respectant les personnes qui sont
assises à la table ».
Les religions
peuvent être détournées par les extrémistes religieux
Le Père Kishkovsky a ajouté que le nom de Religions pour la paix « en dit
long », et il a salué les efforts de paix entrepris par l'organisation en
Sierra Leone et en Bosnie, entre autres. Il a affirmé que les tensions, qui
existaient dans ces deux pays déchirés par la guerre, étaient d'une certaine
manière dissipées par les efforts interreligieux soutenus ou mis en place par
Religions pour la paix.
William Vendley,
secrétaire général de la Conférence mondiale des Religions pour la paix, a
déclaré que les religions « avaient été détournées par les extrémistes
religieux, les politiciens sans scrupules et les médias à sensations ».
Faisant l'éloge du
Père Kishkovsky et d'autres responsables de l'organisation, William Vendley a
ajouté: « C'est le leadership de ces responsables religieux qui nous aidera à
guider notre travail pour sauver la religion de ceux qui la détournent et
pour établir la paix dans certaines des régions les plus agitées du monde. »
Si
vous avez une nouvelle à nous transmettre proximo@...
QUESTION DE LA
SEMAINE
Selon-vous, combien de temps de vacances sont idéals
pour récupérer?
Subject: [Artisans_de_Paix] Pourquoi demander le retrait immédiat d'Afghanistan?
Le retrait immédiat d'Afghanistan : Pourquoi?
L'auteur, Normand Beaudet est membre fondateur du Centre de ressources sur la non-violence et représentant de l'organisme au collectif Échec à la guerre.
La récente mission en Afghanistan et le récent éditorial d'André Pratte offrent l'occasion de réfléchir sérieusement sur le rôle du Canada dans le monde, sa politique extérieure et sa politique de défense. Ce sont trois enjeux qui doivent être soigneusement imbriqués et questionnent profondément le maintien de la mission.
1- Politique américaine : La mission canadienne en Afghanistan est conduite dans le cadre global d'une politique américaine offensive, qui a pour but de contenir les influences russes et iraniennes dans la région. La stratégie ressemble de plus en plus à un encerclement géographique de l'Iran dans le but de plus en plus évident d'appliquer une tactique d'étouffement économique de l'ennemie numéro un de l'occident. Tout ceci n'a, bien sûr, rien à voir avec le bien- être de la population afghane.
2- Environnement explosif : Cette mission, dangereuse, s'effectue dans un environnement régional impliquant de nombreuses ethnies, qui se disputent depuis des décennies des espaces territoriaux dont la richesse varie. Ces confrontations ont été attisées, directement ou indirectement par plusieurs puissances régionales (la Chine, le Pakistan, l'Iran, les « istans » de l'ex-URSS et, moins directement, l'Inde) qui ont chacune des affinités ou des animosités historique et culturelles avec les groupes en présence. Qu'on le veuille ou non, une solution politique durable en Afghanistan passe par la coexistence qui impliquera les représentants des 42 % de Pashtoune, dont les allégeances vont souvent vers le radicalisme islamiste des talibans. Ceci restera vrai à moins qu'un génocide ne soit envisagé? En bout de ligne, ne pas oublier que ces alliés d'hier, que nous avons armés, sont maintenant nos ennemis.
3- Terreau de l'extrémisme : La teneur offensive de la mission, dictée par la politique américaine d'éradication du pavot, nourri présentement les différentes factions radicales dans la région. Les talibans ne sont pas les seuls fanatiques à profiter du commerce de l'opium meurtrier, comme on tente de nous le faire croire, plusieurs extrémistes en profitent. Tout indique que la chasse au taliban, pour espérer un succès, doive se poursuivre en territoire pakistanais. Une réalité qui déstabilise présentement le gouvernement en place. Ce bourbier politique devient un véritable terreau fertile pour le recrutement étendu et la mobilisation massive contre les forces internationales. Présentes depuis déjà 5 ans dans la région, elles sont de plus en plus perçues comme des forces occidentales d'occupation.
4- Engagement des alliés peu probable : Les militaires canadiens œuvrent dans ce contexte général et dans celui d'une opération multilatérale qui repose sur l'engagement actif, et peu probable, des alliés. Plusieurs pays européens se sont engagé dans la mission dans un geste de solidarité suite aux attentats du 11 septembre 2001. C'est aussi ce contexte qui a mené à la persuasion de l'ONU. L'expérience de l'Irak en faisant foi, il semble très peu probable que les pays européens s'implique beaucoup plus. Qui peut croire que les membres de l'OTAN, accepteront de prêter au commandant suprême des forces alliés, un général qui a toujours été américain, des troupes qui serviraient à poursuivre une telle mission militaire offensive? La hantise coloniale est encore bien présente dans plusieurs pays, le colonialisme moderne n'a pas bonne presse en Europe.
5- Sérieuse hypothèque sur les rôles futures du Canada : Plus la mission offensive se prolonge, plus on hypothèque les possibilités d'un rôle constructif du Canada dans la région. L'expertise canadienne développée pendant des décennies dans le cadre de missions multilatérales de maintien de la paix, tant du point de vue diplomatique que militaire, s'avèrera inutile. Cette expertise développée au prix de vies humaines et à grands frais aurait pu s'avérer indispensables dans le cas d'une stabilisation ultérieure de la région. Le Canada s'est positionné comme un des belligérants actifs dans le conflit et, par le fait même, s'est complètement discrédité pour d'éventuelles missions futures dans le pays. Si cette politique se poursuit, il en sera de même pour toute la région. Une approche qui devrait être évité dans le future. Les besoins à entrevoir dans la stabilisation sont énormes.
6- Une option politique insoutenable : Cette mission fait partie d'une politique militariste à courte vue, mise en œuvre par un gouvernement minoritaire, et qui n'a été l'objet d'aucune consultation publique et d'aucun débat politique de fond. La façade multilatérale de l'opération acquise à l'ONU grâce au capital de sympathie des américain suite au 11 septembre 2001, qui se matérialise par le biais de l'OTAN à cause de sa structure de soutien à un membre agressé semble présentement, dans la pratique, s'éroder. Les justifications d'un rôle actif du Canada dans une telle mission en vue d'une politique extérieure et militaire réaliste cohérente, soutenue par les canadiens s'amenuisent de jour en jour.
7- L'avenir dans la prévention : Tout indique qu'une future politique canadienne, cohérente avec la tradition du maintien de la paix du pays, et adaptée à la nouvelle réalité d'après guerre froide devrait s'orienter vers la détection avancée, et la prévention des conflits internationaux et des génocides. Le Canada est une puissance économique secondaire et géographiquement isolée. Il ne peut se permettre qu'un rôle limité sur la scène mondiale. Ce rôle ne peut qu'être non-offensif et très spécialisé. Les assises d'une politique internationale de prévention des conflits internationaux se situent au niveau de la détection avancée, de l'alerte internationale, de l'intervention civile professionnelle, de la diplomatie préventive et de la mise en œuvre de sanctions diverses (politique, économique et social) visant les élites belliqueuses et les combattants. La mise en oeuvre d'une véritable stratégie de prévention des conflits internationaux demande, non-pas l'intervention de militaires, mais celui d'une expertise professionnelle sociale, légale, politique et de communication de haut niveau. La mission actuelle est nuisible à la mise en œuvre d'éventuelles actions de prévention des conflits internationaux et aux perspectives d'engagement à long terme du Canada.
8- L'armée un dernier recours : Aucun militaire n'aime risquer de se faire tuer. Ceux qui ont accepté de s'enrôler dans les forces canadiennes, et qui sont mobilisés, doivent avoir la certitude que c'est pour le bien de la nation. Le rôle des politiciens lorsqu'ils osent demander la sacrifice suprême « d'aller tuer ou de se faire tuer » pour le pays, est de prouver hors de tout doute raisonnable que le recours aux militaire est indispensable. Le recours à la force militaire est un dernier recours qui n'est véritablement utile que lorsque tous les autres moyens non-militaires ont été utilisés et ont faillis. C'est uniquement dans un tel contexte que, dans le cadre d'une politique canadienne de prévention des conflits internationaux, la population canadienne pourrait accepter le recours aux armes. La mission offensive actuelle n'a pas démontrée qu'elle était la voie pour améliorer le sort des populations afghane, doit se camoufler derrière une façade de reconstruction et ne laisse pas entrevoir de résultats plausibles. Est-ce un contexte qui se prête à l'envoi de jeunes militaires?
9- Alignement contre productif : La politique militaire conservatrice que le gouvernement actuelle tente de mettre en opération est coûteuse, nuisible et dangereuse. L'intervention rapide, dans toutes les régions du globe, par des forces militaires offensives est une voie d'intervention militaire économiquement insoutenable pour un pays comme le Canada. Choisir la voie de l'appui à des interventions politiques offensives, même justifiées par la guerre au terrorisme, aligne automatiquement le pays du côté du pouvoir économique mondial et empêchera le Canada de jouer un rôle politique constructif dans la résolution de futures conflits internationaux. Encore pire, en s'alignant ainsi, le Canada devient automatiquement l'ennemi des plus désespérés, les terroristes. L'achat d'équipements militaires offensifs sera inévitablement suivi d'un accroissement exponentiel des dépenses en équipements de sécurité intérieure, policiers et en engins de surveillance de tout acabits. Le recours à la violence attise les haines, nourrit les peurs et génère à leur tour violence, haines et peurs. Le Canada par son action nourrit présentement ce cycle infernal.
10- Défense des droits des afghans? Le traitement digne des prisonniers afghan, est la plus importante reconnaissance que le gouvernement canadien puisse offrir à ses combattants. Les conventions internationales sur le traitement humain des prisonniers de guerre ont été établies pour protéger les combattants. Si le gouvernement veut prévenir les abus face à d'éventuels prisonniers canadiens, il se doit de pouvoir montrer pattes blanche face aux prisonniers qu'il a fait. En transférant les prisonniers taliban aux autorités afghane, et en résistant à l'idée de s'assurer d'un traitement digne des ces prisonniers, le gouvernement a montré son peu de souci pour les droits de la personnes. Mais encore pire, il a négligé la sécurité d'éventuels soldats canadiens qui seraient détenus par les talibans. En ce sens, si le Canada avait la moindre compréhension de ce veulent dire les traités internationaux sur les droits des prisonniers, il aurait exigé depuis longtemps la fermeture de la base de Guantanamo Bay. Cette prison illégale est un exemple patent de non-respect des droits des prisonniers combattants. Comment dans ce contexte a-t-on pu engager les militaires canadiens en campagne militaire auprès des américains? Qui peut encore croire que nous sommes en Afghanistan pour améliorer les droits de la population?
Le maintien des troupes canadiennes en Afghanistan a toutes les caractéristiques d'une action purement idéologique et d'une séquence de gestes politique opportuniste initié par les libéraux, envenimé par ces mêmes libéraux et confirmé par le gouvernement Harper. Ces actions politiques ont été initiées pour répondre à des impératifs autres que le meilleur intérêt de la population afghane, des canadiens et du pays. En ce sens la position des organismes qui demande le retrait immédiat des troupes semble l'option politique la plus sensée et responsable.
Subject: [Artisans_de_Paix] Pourquoi demander le retrait immédiat d'Afghanistan?
Le retrait immédiat d'Afghanistan : Pourquoi?
L'auteur, Normand Beaudet est membre fondateur du Centre de ressources sur la non-violence et représentant de l'organisme au collectif Échec à la guerre.
La récente mission en Afghanistan et le récent éditorial d'André Pratte offrent l'occasion de réfléchir sérieusement sur le rôle du Canada dans le monde, sa politique extérieure et sa politique de défense. Ce sont trois enjeux qui doivent être soigneusement imbriqués et questionnent profondément le maintien de la mission.
1- Politique américaine : La mission canadienne en Afghanistan est conduite dans le cadre global d'une politique américaine offensive, qui a pour but de contenir les influences russes et iraniennes dans la région. La stratégie ressemble de plus en plus à un encerclement géographique de l'Iran dans le but de plus en plus évident d'appliquer une tactique d'étouffement économique de l'ennemie numéro un de l'occident. Tout ceci n'a, bien sûr, rien à voir avec le bien- être de la population afghane.
2- Environnement explosif : Cette mission, dangereuse, s'effectue dans un environnement régional impliquant de nombreuses ethnies, qui se disputent depuis des décennies des espaces territoriaux dont la richesse varie. Ces confrontations ont été attisées, directement ou indirectement par plusieurs puissances régionales (la Chine, le Pakistan, l'Iran, les « istans » de l'ex-URSS et, moins directement, l'Inde) qui ont chacune des affinités ou des animosités historique et culturelles avec les groupes en présence. Qu'on le veuille ou non, une solution politique durable en Afghanistan passe par la coexistence qui impliquera les représentants des 42 % de Pashtoune, dont les allégeances vont souvent vers le radicalisme islamiste des talibans. Ceci restera vrai à moins qu'un génocide ne soit envisagé? En bout de ligne, ne pas oublier que ces alliés d'hier, que nous avons armés, sont maintenant nos ennemis.
3- Terreau de l'extrémisme : La teneur offensive de la mission, dictée par la politique américaine d'éradication du pavot, nourri présentement les différentes factions radicales dans la région. Les talibans ne sont pas les seuls fanatiques à profiter du commerce de l'opium meurtrier, comme on tente de nous le faire croire, plusieurs extrémistes en profitent. Tout indique que la chasse au taliban, pour espérer un succès, doive se poursuivre en territoire pakistanais. Une réalité qui déstabilise présentement le gouvernement en place. Ce bourbier politique devient un véritable terreau fertile pour le recrutement étendu et la mobilisation massive contre les forces internationales. Présentes depuis déjà 5 ans dans la région, elles sont de plus en plus perçues comme des forces occidentales d'occupation.
4- Engagement des alliés peu probable : Les militaires canadiens œuvrent dans ce contexte général et dans celui d'une opération multilatérale qui repose sur l'engagement actif, et peu probable, des alliés. Plusieurs pays européens se sont engagé dans la mission dans un geste de solidarité suite aux attentats du 11 septembre 2001. C'est aussi ce contexte qui a mené à la persuasion de l'ONU. L'expérience de l'Irak en faisant foi, il semble très peu probable que les pays européens s'implique beaucoup plus. Qui peut croire que les membres de l'OTAN, accepteront de prêter au commandant suprême des forces alliés, un général qui a toujours été américain, des troupes qui serviraient à poursuivre une telle mission militaire offensive? La hantise coloniale est encore bien présente dans plusieurs pays, le colonialisme moderne n'a pas bonne presse en Europe.
5- Sérieuse hypothèque sur les rôles futures du Canada : Plus la mission offensive se prolonge, plus on hypothèque les possibilités d'un rôle constructif du Canada dans la région. L'expertise canadienne développée pendant des décennies dans le cadre de missions multilatérales de maintien de la paix, tant du point de vue diplomatique que militaire, s'avèrera inutile. Cette expertise développée au prix de vies humaines et à grands frais aurait pu s'avérer indispensables dans le cas d'une stabilisation ultérieure de la région. Le Canada s'est positionné comme un des belligérants actifs dans le conflit et, par le fait même, s'est complètement discrédité pour d'éventuelles missions futures dans le pays. Si cette politique se poursuit, il en sera de même pour toute la région. Une approche qui devrait être évité dans le future. Les besoins à entrevoir dans la stabilisation sont énormes.
6- Une option politique insoutenable : Cette mission fait partie d'une politique militariste à courte vue, mise en œuvre par un gouvernement minoritaire, et qui n'a été l'objet d'aucune consultation publique et d'aucun débat politique de fond. La façade multilatérale de l'opération acquise à l'ONU grâce au capital de sympathie des américain suite au 11 septembre 2001, qui se matérialise par le biais de l'OTAN à cause de sa structure de soutien à un membre agressé semble présentement, dans la pratique, s'éroder. Les justifications d'un rôle actif du Canada dans une telle mission en vue d'une politique extérieure et militaire réaliste cohérente, soutenue par les canadiens s'amenuisent de jour en jour.
7- L'avenir dans la prévention : Tout indique qu'une future politique canadienne, cohérente avec la tradition du maintien de la paix du pays, et adaptée à la nouvelle réalité d'après guerre froide devrait s'orienter vers la détection avancée, et la prévention des conflits internationaux et des génocides. Le Canada est une puissance économique secondaire et géographiquement isolée. Il ne peut se permettre qu'un rôle limité sur la scène mondiale. Ce rôle ne peut qu'être non-offensif et très spécialisé. Les assises d'une politique internationale de prévention des conflits internationaux se situent au niveau de la détection avancée, de l'alerte internationale, de l'intervention civile professionnelle, de la diplomatie préventive et de la mise en œuvre de sanctions diverses (politique, économique et social) visant les élites belliqueuses et les combattants. La mise en oeuvre d'une véritable stratégie de prévention des conflits internationaux demande, non-pas l'intervention de militaires, mais celui d'une expertise professionnelle sociale, légale, politique et de communication de haut niveau. La mission actuelle est nuisible à la mise en œuvre d'éventuelles actions de prévention des conflits internationaux et aux perspectives d'engagement à long terme du Canada.
8- L'armée un dernier recours : Aucun militaire n'aime risquer de se faire tuer. Ceux qui ont accepté de s'enrôler dans les forces canadiennes, et qui sont mobilisés, doivent avoir la certitude que c'est pour le bien de la nation. Le rôle des politiciens lorsqu'ils osent demander la sacrifice suprême « d'aller tuer ou de se faire tuer » pour le pays, est de prouver hors de tout doute raisonnable que le recours aux militaire est indispensable. Le recours à la force militaire est un dernier recours qui n'est véritablement utile que lorsque tous les autres moyens non-militaires ont été utilisés et ont faillis. C'est uniquement dans un tel contexte que, dans le cadre d'une politique canadienne de prévention des conflits internationaux, la population canadienne pourrait accepter le recours aux armes. La mission offensive actuelle n'a pas démontrée qu'elle était la voie pour améliorer le sort des populations afghane, doit se camoufler derrière une façade de reconstruction et ne laisse pas entrevoir de résultats plausibles. Est-ce un contexte qui se prête à l'envoi de jeunes militaires?
9- Alignement contre productif : La politique militaire conservatrice que le gouvernement actuelle tente de mettre en opération est coûteuse, nuisible et dangereuse. L'intervention rapide, dans toutes les régions du globe, par des forces militaires offensives est une voie d'intervention militaire économiquement insoutenable pour un pays comme le Canada. Choisir la voie de l'appui à des interventions politiques offensives, même justifiées par la guerre au terrorisme, aligne automatiquement le pays du côté du pouvoir économique mondial et empêchera le Canada de jouer un rôle politique constructif dans la résolution de futures conflits internationaux. Encore pire, en s'alignant ainsi, le Canada devient automatiquement l'ennemi des plus désespérés, les terroristes. L'achat d'équipements militaires offensifs sera inévitablement suivi d'un accroissement exponentiel des dépenses en équipements de sécurité intérieure, policiers et en engins de surveillance de tout acabits. Le recours à la violence attise les haines, nourrit les peurs et génère à leur tour violence, haines et peurs. Le Canada par son action nourrit présentement ce cycle infernal.
10- Défense des droits des afghans? Le traitement digne des prisonniers afghan, est la plus importante reconnaissance que le gouvernement canadien puisse offrir à ses combattants. Les conventions internationales sur le traitement humain des prisonniers de guerre ont été établies pour protéger les combattants. Si le gouvernement veut prévenir les abus face à d'éventuels prisonniers canadiens, il se doit de pouvoir montrer pattes blanche face aux prisonniers qu'il a fait. En transférant les prisonniers taliban aux autorités afghane, et en résistant à l'idée de s'assurer d'un traitement digne des ces prisonniers, le gouvernement a montré son peu de souci pour les droits de la personnes. Mais encore pire, il a négligé la sécurité d'éventuels soldats canadiens qui seraient détenus par les talibans. En ce sens, si le Canada avait la moindre compréhension de ce veulent dire les traités internationaux sur les droits des prisonniers, il aurait exigé depuis longtemps la fermeture de la base de Guantanamo Bay. Cette prison illégale est un exemple patent de non-respect des droits des prisonniers combattants. Comment dans ce contexte a-t-on pu engager les militaires canadiens en campagne militaire auprès des américains? Qui peut encore croire que nous sommes en Afghanistan pour améliorer les droits de la population?
Le maintien des troupes canadiennes en Afghanistan a toutes les caractéristiques d'une action purement idéologique et d'une séquence de gestes politique opportuniste initié par les libéraux, envenimé par ces mêmes libéraux et confirmé par le gouvernement Harper. Ces actions politiques ont été initiées pour répondre à des impératifs autres que le meilleur intérêt de la population afghane, des canadiens et du pays. En ce sens la position des organismes qui demande le retrait immédiat des troupes semble l'option politique la plus sensée et responsable.
Subject: [Artisans_de_Paix] Pourquoi demander le retrait immédiat d'Afghanistan?
Le retrait immédiat d'Afghanistan : Pourquoi?
L'auteur, Normand Beaudet est membre fondateur du Centre de ressources sur la non-violence et représentant de l'organisme au collectif Échec à la guerre.
La récente mission en Afghanistan et le récent éditorial d'André Pratte offrent l'occasion de réfléchir sérieusement sur le rôle du Canada dans le monde, sa politique extérieure et sa politique de défense. Ce sont trois enjeux qui doivent être soigneusement imbriqués et questionnent profondément le maintien de la mission.
1- Politique américaine : La mission canadienne en Afghanistan est conduite dans le cadre global d'une politique américaine offensive, qui a pour but de contenir les influences russes et iraniennes dans la région. La stratégie ressemble de plus en plus à un encerclement géographique de l'Iran dans le but de plus en plus évident d'appliquer une tactique d'étouffement économique de l'ennemie numéro un de l'occident. Tout ceci n'a, bien sûr, rien à voir avec le bien- être de la population afghane.
2- Environnement explosif : Cette mission, dangereuse, s'effectue dans un environnement régional impliquant de nombreuses ethnies, qui se disputent depuis des décennies des espaces territoriaux dont la richesse varie. Ces confrontations ont été attisées, directement ou indirectement par plusieurs puissances régionales (la Chine, le Pakistan, l'Iran, les « istans » de l'ex-URSS et, moins directement, l'Inde) qui ont chacune des affinités ou des animosités historique et culturelles avec les groupes en présence. Qu'on le veuille ou non, une solution politique durable en Afghanistan passe par la coexistence qui impliquera les représentants des 42 % de Pashtoune, dont les allégeances vont souvent vers le radicalisme islamiste des talibans. Ceci restera vrai à moins qu'un génocide ne soit envisagé? En bout de ligne, ne pas oublier que ces alliés d'hier, que nous avons armés, sont maintenant nos ennemis.
3- Terreau de l'extrémisme : La teneur offensive de la mission, dictée par la politique américaine d'éradication du pavot, nourri présentement les différentes factions radicales dans la région. Les talibans ne sont pas les seuls fanatiques à profiter du commerce de l'opium meurtrier, comme on tente de nous le faire croire, plusieurs extrémistes en profitent. Tout indique que la chasse au taliban, pour espérer un succès, doive se poursuivre en territoire pakistanais. Une réalité qui déstabilise présentement le gouvernement en place. Ce bourbier politique devient un véritable terreau fertile pour le recrutement étendu et la mobilisation massive contre les forces internationales. Présentes depuis déjà 5 ans dans la région, elles sont de plus en plus perçues comme des forces occidentales d'occupation.
4- Engagement des alliés peu probable : Les militaires canadiens œuvrent dans ce contexte général et dans celui d'une opération multilatérale qui repose sur l'engagement actif, et peu probable, des alliés. Plusieurs pays européens se sont engagé dans la mission dans un geste de solidarité suite aux attentats du 11 septembre 2001. C'est aussi ce contexte qui a mené à la persuasion de l'ONU. L'expérience de l'Irak en faisant foi, il semble très peu probable que les pays européens s'implique beaucoup plus. Qui peut croire que les membres de l'OTAN, accepteront de prêter au commandant suprême des forces alliés, un général qui a toujours été américain, des troupes qui serviraient à poursuivre une telle mission militaire offensive? La hantise coloniale est encore bien présente dans plusieurs pays, le colonialisme moderne n'a pas bonne presse en Europe.
5- Sérieuse hypothèque sur les rôles futures du Canada : Plus la mission offensive se prolonge, plus on hypothèque les possibilités d'un rôle constructif du Canada dans la région. L'expertise canadienne développée pendant des décennies dans le cadre de missions multilatérales de maintien de la paix, tant du point de vue diplomatique que militaire, s'avèrera inutile. Cette expertise développée au prix de vies humaines et à grands frais aurait pu s'avérer indispensables dans le cas d'une stabilisation ultérieure de la région. Le Canada s'est positionné comme un des belligérants actifs dans le conflit et, par le fait même, s'est complètement discrédité pour d'éventuelles missions futures dans le pays. Si cette politique se poursuit, il en sera de même pour toute la région. Une approche qui devrait être évité dans le future. Les besoins à entrevoir dans la stabilisation sont énormes.
6- Une option politique insoutenable : Cette mission fait partie d'une politique militariste à courte vue, mise en œuvre par un gouvernement minoritaire, et qui n'a été l'objet d'aucune consultation publique et d'aucun débat politique de fond. La façade multilatérale de l'opération acquise à l'ONU grâce au capital de sympathie des américain suite au 11 septembre 2001, qui se matérialise par le biais de l'OTAN à cause de sa structure de soutien à un membre agressé semble présentement, dans la pratique, s'éroder. Les justifications d'un rôle actif du Canada dans une telle mission en vue d'une politique extérieure et militaire réaliste cohérente, soutenue par les canadiens s'amenuisent de jour en jour.
7- L'avenir dans la prévention : Tout indique qu'une future politique canadienne, cohérente avec la tradition du maintien de la paix du pays, et adaptée à la nouvelle réalité d'après guerre froide devrait s'orienter vers la détection avancée, et la prévention des conflits internationaux et des génocides. Le Canada est une puissance économique secondaire et géographiquement isolée. Il ne peut se permettre qu'un rôle limité sur la scène mondiale. Ce rôle ne peut qu'être non-offensif et très spécialisé. Les assises d'une politique internationale de prévention des conflits internationaux se situent au niveau de la détection avancée, de l'alerte internationale, de l'intervention civile professionnelle, de la diplomatie préventive et de la mise en œuvre de sanctions diverses (politique, économique et social) visant les élites belliqueuses et les combattants. La mise en oeuvre d'une véritable stratégie de prévention des conflits internationaux demande, non-pas l'intervention de militaires, mais celui d'une expertise professionnelle sociale, légale, politique et de communication de haut niveau. La mission actuelle est nuisible à la mise en œuvre d'éventuelles actions de prévention des conflits internationaux et aux perspectives d'engagement à long terme du Canada.
8- L'armée un dernier recours : Aucun militaire n'aime risquer de se faire tuer. Ceux qui ont accepté de s'enrôler dans les forces canadiennes, et qui sont mobilisés, doivent avoir la certitude que c'est pour le bien de la nation. Le rôle des politiciens lorsqu'ils osent demander la sacrifice suprême « d'aller tuer ou de se faire tuer » pour le pays, est de prouver hors de tout doute raisonnable que le recours aux militaire est indispensable. Le recours à la force militaire est un dernier recours qui n'est véritablement utile que lorsque tous les autres moyens non-militaires ont été utilisés et ont faillis. C'est uniquement dans un tel contexte que, dans le cadre d'une politique canadienne de prévention des conflits internationaux, la population canadienne pourrait accepter le recours aux armes. La mission offensive actuelle n'a pas démontrée qu'elle était la voie pour améliorer le sort des populations afghane, doit se camoufler derrière une façade de reconstruction et ne laisse pas entrevoir de résultats plausibles. Est-ce un contexte qui se prête à l'envoi de jeunes militaires?
9- Alignement contre productif : La politique militaire conservatrice que le gouvernement actuelle tente de mettre en opération est coûteuse, nuisible et dangereuse. L'intervention rapide, dans toutes les régions du globe, par des forces militaires offensives est une voie d'intervention militaire économiquement insoutenable pour un pays comme le Canada. Choisir la voie de l'appui à des interventions politiques offensives, même justifiées par la guerre au terrorisme, aligne automatiquement le pays du côté du pouvoir économique mondial et empêchera le Canada de jouer un rôle politique constructif dans la résolution de futures conflits internationaux. Encore pire, en s'alignant ainsi, le Canada devient automatiquement l'ennemi des plus désespérés, les terroristes. L'achat d'équipements militaires offensifs sera inévitablement suivi d'un accroissement exponentiel des dépenses en équipements de sécurité intérieure, policiers et en engins de surveillance de tout acabits. Le recours à la violence attise les haines, nourrit les peurs et génère à leur tour violence, haines et peurs. Le Canada par son action nourrit présentement ce cycle infernal.
10- Défense des droits des afghans? Le traitement digne des prisonniers afghan, est la plus importante reconnaissance que le gouvernement canadien puisse offrir à ses combattants. Les conventions internationales sur le traitement humain des prisonniers de guerre ont été établies pour protéger les combattants. Si le gouvernement veut prévenir les abus face à d'éventuels prisonniers canadiens, il se doit de pouvoir montrer pattes blanche face aux prisonniers qu'il a fait. En transférant les prisonniers taliban aux autorités afghane, et en résistant à l'idée de s'assurer d'un traitement digne des ces prisonniers, le gouvernement a montré son peu de souci pour les droits de la personnes. Mais encore pire, il a négligé la sécurité d'éventuels soldats canadiens qui seraient détenus par les talibans. En ce sens, si le Canada avait la moindre compréhension de ce veulent dire les traités internationaux sur les droits des prisonniers, il aurait exigé depuis longtemps la fermeture de la base de Guantanamo Bay. Cette prison illégale est un exemple patent de non-respect des droits des prisonniers combattants. Comment dans ce contexte a-t-on pu engager les militaires canadiens en campagne militaire auprès des américains? Qui peut encore croire que nous sommes en Afghanistan pour améliorer les droits de la population?
Le maintien des troupes canadiennes en Afghanistan a toutes les caractéristiques d'une action purement idéologique et d'une séquence de gestes politique opportuniste initié par les libéraux, envenimé par ces mêmes libéraux et confirmé par le gouvernement Harper. Ces actions politiques ont été initiées pour répondre à des impératifs autres que le meilleur intérêt de la population afghane, des canadiens et du pays. En ce sens la position des organismes qui demande le retrait immédiat des troupes semble l'option politique la plus sensée et responsable.
Laurent Gagnon est absent jusqu'au 21 août. Prière de le retirer de votre liste d'envoi jusqu'à ce moment-là.
:Lise Gagnon
-----Message d'origine----- De : Artisans_de_Paix@... [mailto:Artisans_de_Paix@...] De la part de normand0862 Envoyé : 2 août, 2007 22:39 À : Artisans_de_Paix@... Objet : [Artisans_de_Paix] Former l'armée nationale afghane, la solution Harper
L'armée nationale afghane : La solution ou le piège?
Le Canada restera jusqu'en 2009 en Afghanistan, mais diminuera son implication dans les opérations offensives affirme-t-on dans les officines conservatrices. Les soldat canadiens s'investiront dans le développement de l'armée afghane, la formation et le coaching des soldats qui prendront en charge les missions. On souhaite maintenant qu'un autre pays de l'OTAN, à ce moment prenne le relais.
La question de l'Armée Nationale afghane est particulièrement délicate. Dans ce pays, cette institution s'est désintégrée au cours des années 1980 et 90. Des factions ethniques l'avaient instrumentalisé pour fomenter des coups d'état (1973 et 1978) et réprimer la population. Reformée en partie à l'ère de la guerre contre l'armée Rouge, elle fut complètement démantelée par la suite. Les affinités régionales, culturelles et sociales ont toujours dominés chez les militaires, beaucoup plus que le sentiment d'identité national. La tendance générale a toujours été d'affecter les militaires aussi loin que possible de leur lieu d'origine pour s'assurer d'une obéissance fonctionnelle.
La milice tribale défendant les proches a toujours été un ascendant plus puissant sur ces peuples, qu'une armée nationale luttant contre une agression externe dans ce pays proie de la criminalité et des guerres perpétuelles. Après la chute des talibans, on estime que les effectifs fonctionnels de ces milices souvent privées ou tribales tournaient entre 100 000 et 200 000 combattants. Suite à des ententes avec l'Alliance du Nord qui luttait contre les talibans, la logique fut de construire l'armée nationale sur la base de milices déjà en fonction. Dans de nombreux cas, l'intégration de ces miliciens à l'armée n'est que bien théorique, les allégeances vont toujours au chef de clan, au commandant originaire des régions auxquelles on s'identifie ou au parti politique de notre famille.
On a officiellement re mobilisé l'armée nationale afghane en mars 2003, en janvier 2006, après pratiquement 3 ans, seulement 25 000 militaires avaient été regroupés. On explique cet échec par les conditions, la paie, la langue unique et les officiers trop liés aux clans tajik du ministre de la défense. L'investissement, par les Etats-Unis seulement, de 2 milliards de $ US en équipements militaires, infrastructures et soutien n'a réussi à mobiliser qu'un nombre marginal de soldats composé à plus de 50 % d'hommes de main des chefs de guerre de la région de Kaboul. D'ailleurs, la majorité des militaires haut gradés ont obtenus leur gallons à cause de leur influence et de leur capacité à mobiliser des combattants. Compte tenu de l'extrême volatilité de la situation politique du pays, ces officiers supérieurs continuent souvent à payer leurs anciens hommes de main. Ces soldats d'origine ethnique souvent peu diversifié son souvent soutenu de diverses façons par leur patrons non-militaires afin de conserver les allégeances. Bien difficile pour les officier occidentaux d'opérer efficacement dans un tel contexte.
Il est difficile de parler de façon précise de démographie en Afghanistan. Les autorités n'ont ni les ressources financières, ni les conditions de paix essentielles à la conduite de recensement digne de ce nom. Le pays, rongé par des décennies de guerre et d'importants flots de réfugiés à la frontière pakistanaise ne connaît pas de répits. L'ethnie pachtoune, particulièrement affectée par ces réalités compterait une quinzaine de millions de personnes; soit entre 40 et 60 % de l'imprécise population du pays. Nous sommes donc dans une situation où des ethnies minoritaires, sont assistées par une coalition internationale dans le développement d'une armée nationale, qui ne peut pas représenter significativement la majorité ethnique. Une stratégie qui semble une véritable recette pour la catastrophe puisque la seule cause efficace de ralliement de ces forces est la haine des talibans, les factions radicales religieuse de l'ethnie pachtoune.
Donc, les soldats canadiens travaillent à entraîner une armée, construite en catastrophe, sur un noyau composé de combattants tribaux et vouée à exclure la majorité ethnique de la région. La population pachtoune combinée du Pakistan et de l'Afghanistan, terreau évidemment fertile pour les talibans, tournerait autour de 40 millions de personnes. Tant que les combats se poursuivent, cette communauté ethnique est totalement exclue de tout processus politique et de toute intégration aux structure de sécurité du pays, en premier lieu l'armée. C'est pour cette raison que plusieurs haut dirigeants au sein de l'OTAN affirment qu'il n'y aura pas de solution militaire à la problématique des talibans dans la région. Dans un contexte ou on estime à 10 % le taux de désertion des militaires de l'armée nationale quittant avec leur formation et leur équipement militaire, il y a de quoi à être méfiant. Plusieurs militaire se demandent si ils ne forment pas ou n'équipent pas les militaires contre qui ils auront à combattre par la suite.
Pourtant les efforts de recrutement se poursuivent à la vitesse grand « V ». On ne sait pas exactement par quelle magie les effectifs ont cru à 50 000 au cours des 18 derniers mois. Une nouvelle avalanche d'une valeur de 2 milliards de dollars en équipements militaires est présentement mis en service au sein de l'Armée Nationale Afghane. La course au recrutement qui exclura à toutes fins pratique totalement les pachtounes se poursuivra jusqu'en 2009, pour atteindre un seuil minimum de 70 000 soldats. Il y a ici lieu de se questionner. L'occident est-il en train de construire une armée à la sauvette, qui, une fois entraînée et équipée, risquerait de tenter, par des actions génocidaires, de régler définitivement le cas des talibans et des populations pachtounes de la région? Cette question n'est pas à exclure. Autrement, par ce vaste efforts de sur- militarisation, l'occident prévoit-il pour des raisons économiques une présence militaire dans la région pour les prochaines décennies?
Il y a véritablement lieu de se demander si les actions actuellement conduites par l'armée canadienne constituent la voie vers une solution des conflits dans cette région. Serions-nous, au contraire, par aveuglement volontaire en train de préparer le premier génocide du 21ième siècle? Ou par cupidité dans une démarche d'implantation d'une occupation militaire permanente dans la région? Chose certaine, l'Afghanistan avec ses ethnies, la drogue, sa position géographique et sa tradition de guerre regroupe un grand nombre de conditions propices à un tel désastre.
__________ NOD32 2436 (20070803) Information __________
L'armée nationale afghane :
La solution ou le piège?
Le Canada restera jusqu'en 2009 en Afghanistan, mais diminuera son
implication dans les opérations offensives affirme-t-on dans les
officines conservatrices. Les soldat canadiens s'investiront dans le
développement de l'armée afghane, la formation et le coaching des
soldats qui prendront en charge les missions. On souhaite maintenant
qu'un autre pays de l'OTAN, à ce moment prenne le relais.
La question de l'Armée Nationale afghane est particulièrement
délicate. Dans ce pays, cette institution s'est désintégrée au cours
des années 1980 et 90. Des factions ethniques l'avaient
instrumentalisé pour fomenter des coups d'état (1973 et 1978) et
réprimer la population. Reformée en partie à l'ère de la guerre
contre l'armée Rouge, elle fut complètement démantelée par la suite.
Les affinités régionales, culturelles et sociales ont toujours
dominés chez les militaires, beaucoup plus que le sentiment
d'identité national. La tendance générale a toujours été d'affecter
les militaires aussi loin que possible de leur lieu d'origine pour
s'assurer d'une obéissance fonctionnelle.
La milice tribale défendant les proches a toujours été un ascendant
plus puissant sur ces peuples, qu'une armée nationale luttant contre
une agression externe dans ce pays proie de la criminalité et des
guerres perpétuelles. Après la chute des talibans, on estime que les
effectifs fonctionnels de ces milices souvent privées ou tribales
tournaient entre 100 000 et 200 000 combattants. Suite à des
ententes avec l'Alliance du Nord qui luttait contre les talibans, la
logique fut de construire l'armée nationale sur la base de milices
déjà en fonction. Dans de nombreux cas, l'intégration de ces
miliciens à l'armée n'est que bien théorique, les allégeances vont
toujours au chef de clan, au commandant originaire des régions
auxquelles on s'identifie ou au parti politique de notre famille.
On a officiellement re mobilisé l'armée nationale afghane en mars
2003, en janvier 2006, après pratiquement 3 ans, seulement 25 000
militaires avaient été regroupés. On explique cet échec par les
conditions, la paie, la langue unique et les officiers trop liés aux
clans tajik du ministre de la défense. L'investissement, par les
Etats-Unis seulement, de 2 milliards de $ US en équipements
militaires, infrastructures et soutien n'a réussi à mobiliser qu'un
nombre marginal de soldats composé à plus de 50 % d'hommes de main
des chefs de guerre de la région de Kaboul. D'ailleurs, la majorité
des militaires haut gradés ont obtenus leur gallons à cause de leur
influence et de leur capacité à mobiliser des combattants. Compte
tenu de l'extrême volatilité de la situation politique du pays, ces
officiers supérieurs continuent souvent à payer leurs anciens hommes
de main. Ces soldats d'origine ethnique souvent peu diversifié son
souvent soutenu de diverses façons par leur patrons non-militaires
afin de conserver les allégeances. Bien difficile pour les officier
occidentaux d'opérer efficacement dans un tel contexte.
Il est difficile de parler de façon précise de démographie en
Afghanistan. Les autorités n'ont ni les ressources financières, ni
les conditions de paix essentielles à la conduite de recensement
digne de ce nom. Le pays, rongé par des décennies de guerre et
d'importants flots de réfugiés à la frontière pakistanaise ne connaît
pas de répits. L'ethnie pachtoune, particulièrement affectée par ces
réalités compterait une quinzaine de millions de personnes; soit
entre 40 et 60 % de l'imprécise population du pays. Nous sommes donc
dans une situation où des ethnies minoritaires, sont assistées par
une coalition internationale dans le développement d'une armée
nationale, qui ne peut pas représenter significativement la majorité
ethnique. Une stratégie qui semble une véritable recette pour la
catastrophe puisque la seule cause efficace de ralliement de ces
forces est la haine des talibans, les factions radicales religieuse
de l'ethnie pachtoune.
Donc, les soldats canadiens travaillent à entraîner une armée,
construite en catastrophe, sur un noyau composé de combattants
tribaux et vouée à exclure la majorité ethnique de la région. La
population pachtoune combinée du Pakistan et de l'Afghanistan,
terreau évidemment fertile pour les talibans, tournerait autour de 40
millions de personnes. Tant que les combats se poursuivent, cette
communauté ethnique est totalement exclue de tout processus politique
et de toute intégration aux structure de sécurité du pays, en premier
lieu l'armée. C'est pour cette raison que plusieurs haut dirigeants
au sein de l'OTAN affirment qu'il n'y aura pas de solution militaire
à la problématique des talibans dans la région. Dans un contexte ou
on estime à 10 % le taux de désertion des militaires de l'armée
nationale quittant avec leur formation et leur équipement militaire,
il y a de quoi à être méfiant. Plusieurs militaire se demandent si
ils ne forment pas ou n'équipent pas les militaires contre qui ils
auront à combattre par la suite.
Pourtant les efforts de recrutement se poursuivent à la vitesse
grand « V ». On ne sait pas exactement par quelle magie les
effectifs ont cru à 50 000 au cours des 18 derniers mois. Une
nouvelle avalanche d'une valeur de 2 milliards de dollars en
équipements militaires est présentement mis en service au sein de
l'Armée Nationale Afghane. La course au recrutement qui exclura à
toutes fins pratique totalement les pachtounes se poursuivra jusqu'en
2009, pour atteindre un seuil minimum de 70 000 soldats. Il y a ici
lieu de se questionner. L'occident est-il en train de construire une
armée à la sauvette, qui, une fois entraînée et équipée, risquerait
de tenter, par des actions génocidaires, de régler définitivement le
cas des talibans et des populations pachtounes de la région? Cette
question n'est pas à exclure. Autrement, par ce vaste efforts de sur-
militarisation, l'occident prévoit-il pour des raisons économiques
une présence militaire dans la région pour les prochaines décennies?
Il y a véritablement lieu de se demander si les actions actuellement
conduites par l'armée canadienne constituent la voie vers une
solution des conflits dans cette région. Serions-nous, au contraire,
par aveuglement volontaire en train de préparer le premier génocide
du 21ième siècle? Ou par cupidité dans une démarche d'implantation
d'une occupation militaire permanente dans la région? Chose
certaine, l'Afghanistan avec ses ethnies, la drogue, sa position
géographique et sa tradition de guerre regroupe un grand nombre de
conditions propices à un tel désastre.
Le retrait immédiat d'Afghanistan :
Pourquoi?
L'auteur, Normand Beaudet est membre fondateur du Centre de
ressources sur la non-violence et représentant de l'organisme au
collectif Échec à la guerre.
La récente mission en Afghanistan et le récent éditorial d'André
Pratte offrent l'occasion de réfléchir sérieusement sur le rôle du
Canada dans le monde, sa politique extérieure et sa politique de
défense. Ce sont trois enjeux qui doivent être soigneusement
imbriqués et questionnent profondément le maintien de la mission.
1- Politique américaine : La mission canadienne en Afghanistan est
conduite dans le cadre global d'une politique américaine offensive,
qui a pour but de contenir les influences russes et iraniennes dans
la région. La stratégie ressemble de plus en plus à un encerclement
géographique de l'Iran dans le but de plus en plus évident
d'appliquer une tactique d'étouffement économique de l'ennemie numéro
un de l'occident. Tout ceci n'a, bien sûr, rien à voir avec le bien-
être de la population afghane.
2- Environnement explosif : Cette mission, dangereuse, s'effectue
dans un environnement régional impliquant de nombreuses ethnies, qui
se disputent depuis des décennies des espaces territoriaux dont la
richesse varie. Ces confrontations ont été attisées, directement ou
indirectement par plusieurs puissances régionales (la Chine, le
Pakistan, l'Iran, les « istans » de l'ex-URSS et, moins directement,
l'Inde) qui ont chacune des affinités ou des animosités historique et
culturelles avec les groupes en présence. Qu'on le veuille ou non,
une solution politique durable en Afghanistan passe par la
coexistence qui impliquera les représentants des 42 % de Pashtoune,
dont les allégeances vont souvent vers le radicalisme islamiste des
talibans. Ceci restera vrai à moins qu'un génocide ne soit envisagé?
En bout de ligne, ne pas oublier que ces alliés d'hier, que nous
avons armés, sont maintenant nos ennemis.
3- Terreau de l'extrémisme : La teneur offensive de la mission,
dictée par la politique américaine d'éradication du pavot, nourri
présentement les différentes factions radicales dans la région. Les
talibans ne sont pas les seuls fanatiques à profiter du commerce de
l'opium meurtrier, comme on tente de nous le faire croire, plusieurs
extrémistes en profitent. Tout indique que la chasse au taliban,
pour espérer un succès, doive se poursuivre en territoire
pakistanais. Une réalité qui déstabilise présentement le
gouvernement en place. Ce bourbier politique devient un véritable
terreau fertile pour le recrutement étendu et la mobilisation massive
contre les forces internationales. Présentes depuis déjà 5 ans dans
la région, elles sont de plus en plus perçues comme des forces
occidentales d'occupation.
4- Engagement des alliés peu probable : Les militaires canadiens
œuvrent dans ce contexte général et dans celui d'une opération
multilatérale qui repose sur l'engagement actif, et peu probable, des
alliés. Plusieurs pays européens se sont engagé dans la mission dans
un geste de solidarité suite aux attentats du 11 septembre 2001.
C'est aussi ce contexte qui a mené à la persuasion de l'ONU.
L'expérience de l'Irak en faisant foi, il semble très peu probable
que les pays européens s'implique beaucoup plus. Qui peut croire que
les membres de l'OTAN, accepteront de prêter au commandant suprême
des forces alliés, un général qui a toujours été américain, des
troupes qui serviraient à poursuivre une telle mission militaire
offensive? La hantise coloniale est encore bien présente dans
plusieurs pays, le colonialisme moderne n'a pas bonne presse en
Europe.
5- Sérieuse hypothèque sur les rôles futures du Canada : Plus la
mission offensive se prolonge, plus on hypothèque les possibilités
d'un rôle constructif du Canada dans la région. L'expertise
canadienne développée pendant des décennies dans le cadre de missions
multilatérales de maintien de la paix, tant du point de vue
diplomatique que militaire, s'avèrera inutile. Cette expertise
développée au prix de vies humaines et à grands frais aurait pu
s'avérer indispensables dans le cas d'une stabilisation ultérieure de
la région. Le Canada s'est positionné comme un des belligérants
actifs dans le conflit et, par le fait même, s'est complètement
discrédité pour d'éventuelles missions futures dans le pays. Si
cette politique se poursuit, il en sera de même pour toute la
région. Une approche qui devrait être évité dans le future. Les
besoins à entrevoir dans la stabilisation sont énormes.
6- Une option politique insoutenable : Cette mission fait partie
d'une politique militariste à courte vue, mise en œuvre par un
gouvernement minoritaire, et qui n'a été l'objet d'aucune
consultation publique et d'aucun débat politique de fond. La façade
multilatérale de l'opération acquise à l'ONU grâce au capital de
sympathie des américain suite au 11 septembre 2001, qui se
matérialise par le biais de l'OTAN à cause de sa structure de soutien
à un membre agressé semble présentement, dans la pratique, s'éroder.
Les justifications d'un rôle actif du Canada dans une telle mission
en vue d'une politique extérieure et militaire réaliste cohérente,
soutenue par les canadiens s'amenuisent de jour en jour.
7- L'avenir dans la prévention : Tout indique qu'une future
politique canadienne, cohérente avec la tradition du maintien de la
paix du pays, et adaptée à la nouvelle réalité d'après guerre froide
devrait s'orienter vers la détection avancée, et la prévention des
conflits internationaux et des génocides. Le Canada est une
puissance économique secondaire et géographiquement isolée. Il ne
peut se permettre qu'un rôle limité sur la scène mondiale. Ce rôle
ne peut qu'être non-offensif et très spécialisé. Les assises d'une
politique internationale de prévention des conflits internationaux se
situent au niveau de la détection avancée, de l'alerte
internationale, de l'intervention civile professionnelle, de la
diplomatie préventive et de la mise en œuvre de sanctions diverses
(politique, économique et social) visant les élites belliqueuses et
les combattants. La mise en oeuvre d'une véritable stratégie de
prévention des conflits internationaux demande, non-pas
l'intervention de militaires, mais celui d'une expertise
professionnelle sociale, légale, politique et de communication de
haut niveau. La mission actuelle est nuisible à la mise en œuvre
d'éventuelles actions de prévention des conflits internationaux et
aux perspectives d'engagement à long terme du Canada.
8- L'armée un dernier recours : Aucun militaire n'aime risquer de se
faire tuer. Ceux qui ont accepté de s'enrôler dans les forces
canadiennes, et qui sont mobilisés, doivent avoir la certitude que
c'est pour le bien de la nation. Le rôle des politiciens lorsqu'ils
osent demander la sacrifice suprême « d'aller tuer ou de se faire
tuer » pour le pays, est de prouver hors de tout doute raisonnable
que le recours aux militaire est indispensable. Le recours à la
force militaire est un dernier recours qui n'est véritablement utile
que lorsque tous les autres moyens non-militaires ont été utilisés et
ont faillis. C'est uniquement dans un tel contexte que, dans le
cadre d'une politique canadienne de prévention des conflits
internationaux, la population canadienne pourrait accepter le recours
aux armes. La mission offensive actuelle n'a pas démontrée qu'elle
était la voie pour améliorer le sort des populations afghane, doit se
camoufler derrière une façade de reconstruction et ne laisse pas
entrevoir de résultats plausibles. Est-ce un contexte qui se prête à
l'envoi de jeunes militaires?
9- Alignement contre productif : La politique militaire
conservatrice que le gouvernement actuelle tente de mettre en
opération est coûteuse, nuisible et dangereuse. L'intervention
rapide, dans toutes les régions du globe, par des forces militaires
offensives est une voie d'intervention militaire économiquement
insoutenable pour un pays comme le Canada. Choisir la voie de
l'appui à des interventions politiques offensives, même justifiées
par la guerre au terrorisme, aligne automatiquement le pays du côté
du pouvoir économique mondial et empêchera le Canada de jouer un rôle
politique constructif dans la résolution de futures conflits
internationaux. Encore pire, en s'alignant ainsi, le Canada devient
automatiquement l'ennemi des plus désespérés, les terroristes.
L'achat d'équipements militaires offensifs sera inévitablement suivi
d'un accroissement exponentiel des dépenses en équipements de
sécurité intérieure, policiers et en engins de surveillance de tout
acabits. Le recours à la violence attise les haines, nourrit les
peurs et génère à leur tour violence, haines et peurs. Le Canada par
son action nourrit présentement ce cycle infernal.
10- Défense des droits des afghans? Le traitement digne des
prisonniers afghan, est la plus importante reconnaissance que le
gouvernement canadien puisse offrir à ses combattants. Les
conventions internationales sur le traitement humain des prisonniers
de guerre ont été établies pour protéger les combattants. Si le
gouvernement veut prévenir les abus face à d'éventuels prisonniers
canadiens, il se doit de pouvoir montrer pattes blanche face aux
prisonniers qu'il a fait. En transférant les prisonniers taliban aux
autorités afghane, et en résistant à l'idée de s'assurer d'un
traitement digne des ces prisonniers, le gouvernement a montré son
peu de souci pour les droits de la personnes. Mais encore pire, il a
négligé la sécurité d'éventuels soldats canadiens qui seraient
détenus par les talibans. En ce sens, si le Canada avait la moindre
compréhension de ce veulent dire les traités internationaux sur les
droits des prisonniers, il aurait exigé depuis longtemps la fermeture
de la base de Guantanamo Bay. Cette prison illégale est un exemple
patent de non-respect des droits des prisonniers combattants. Comment
dans ce contexte a-t-on pu engager les militaires canadiens en
campagne militaire auprès des américains? Qui peut encore croire que
nous sommes en Afghanistan pour améliorer les droits de la population?
Le maintien des troupes canadiennes en Afghanistan a toutes les
caractéristiques d'une action purement idéologique et d'une séquence
de gestes politique opportuniste initié par les libéraux, envenimé
par ces mêmes libéraux et confirmé par le gouvernement Harper. Ces
actions politiques ont été initiées pour répondre à des impératifs
autres que le meilleur intérêt de la population afghane, des
canadiens et du pays. En ce sens la position des organismes qui
demande le retrait immédiat des troupes semble l'option politique la
plus sensée et responsable.
Je m'occupe du volet cinéma mais les projections peuvent être suivis de discution ou atelier.
Si nous fesons un atelier sur gandhi, il faut des intervenant pour animer les discutions.
Vous avez les gens pour les discutions?
Quel sont les périodes de disponibilitées?
Sinon, on peu combiner les films de Gandhi et Martin L. King.
Gilles
----- Original Message ---- From: Gerry Pascal <gpascal@...> To: Artisans_de_Paix@... Sent: Thursday, July 26, 2007 3:55:21 PM Subject: Re: [Artisans_de_Paix] Gilles FSQ, Forum Social Québec
Bonjour Gilles,
Merci de votre message et l'invitation de présenter le film de Gandhi. Rappelons que le titre du DVD est A FORCE MORE POWERFUL. C'est en 3 langues: français, anglais et espagnol et il contient plusieurs histoires de la non-violence dans le monde au 20e siècle. L'histoire de Gandhi et le mouvement non-violent en Inde dure environs 30 minutes. En tout la durée du DVD est environs 3 heures. Comme suggestion un titre de l'atelier pourrait être: Ghandhi est les mouvements non-violent d'aujourd'hui.
L'idée de publiciser le Comité de Gandhi et le 60e anniversaire de gandhi est excellente. Contactez-moi pour les nouvelles.
Subject: [Artisans_de_ Paix] Gilles FSQ, Forum Social Québec
Bonjour a tous,
Je suis dans le comité cinéma du FSQ (Forum Social Québec).
Mercredi nous allons finaliser les horaires pour les projections. Nous avons 4 salles de projection à l'UQAM.
Je crois qu'il reste de la place pour d'autres films.
Je propose le format projections avec de périodes de questions après les films et si possible, suivis de conférences sur les thèmes des films.
Gerry, nous pouvons présenter le film sur Gandhi et continuer avec un atelier ''Choix d'activités pour le 60' Gandhi'' (Il faut trouver un titre pour cet atelier)
Le fait d'annoncer les commémoration du 60' de Gandhi et de demander au gens leurs conseils, c'est une bonne publicité et cela pourrait nous amener des collaborateurs pour nous aider.
Merci de votre message et l'invitation de présenter le film de Gandhi. Rappelons que le titre du DVD est A FORCE MORE POWERFUL. C'est en 3 langues: français, anglais et espagnol et il contient plusieurs histoires de la non-violence dans le monde au 20e siècle. L'histoire de Gandhi et le mouvement non-violent en Inde dure environs 30 minutes. En tout la durée du DVD est environs 3 heures. Comme suggestion un titre de l'atelier pourrait être: Ghandhi est les mouvements non-violent d'aujourd'hui.
L'idée de publiciser le Comité de Gandhi et le 60e anniversaire de gandhi est excellente. Contactez-moi pour les nouvelles.
Subject: [Artisans_de_Paix] Gilles FSQ, Forum Social Québec
Bonjour a tous,
Je suis dans le comité cinéma du FSQ (Forum Social Québec).
Mercredi nous allons finaliser les horaires pour les projections. Nous avons 4 salles de projection à l'UQAM.
Je crois qu'il reste de la place pour d'autres films.
Je propose le format projections avec de périodes de questions après les films et si possible, suivis de conférences sur les thèmes des films.
Gerry, nous pouvons présenter le film sur Gandhi et continuer avec un atelier ''Choix d'activités pour le 60' Gandhi'' (Il faut trouver un titre pour cet atelier)
Le fait d'annoncer les commémoration du 60' de Gandhi et de demander au gens leurs conseils, c'est une bonne publicité et cela pourrait nous amener des collaborateurs pour nous aider.
Je suis dans le comité cinéma du FSQ (Forum Social Québec).
Mercredi nous allons finaliser les horaires pour les projections. Nous avons 4 salles de projection à l'UQAM.
Je crois qu'il reste de la place pour d'autres films.
Je propose le format projections avec de périodes de questions après les films et si possible, suivis de conférences sur les thèmes des films.
Gerry, nous pouvons présenter le film sur Gandhi et continuer avec un atelier ''Choix d'activités pour le 60' Gandhi'' (Il faut trouver un titre pour cet atelier)
Le fait d'annoncer les commémoration du 60' de Gandhi et de demander au gens leurs conseils, c'est une bonne publicité et cela pourrait nous amener des collaborateurs pour nous aider.
Simplement pour illustrer les difficultés d'organisation d'une telle marche....
Juste trouver un lieu s'avère très difficile.
NOrmand
COMMUNIQUÉ DE PRESSE > POUR DIFFUSION IMMÉDIATE > le 11 juillet 2007 > > La GRC et l'armée américaine bloquent la tenue d'un Forum public > sur le Partenariat pour la sécurité et la prospérité > > Le Conseil des Canadiens a été avisé qu'il ne sera pas autorisé à > louer un centre communautaire municipal pour y organiser un Forum > public en même temps que le prochain sommet du Partenariat pour la > sécurité et la prospérité (PSP) qui aura lieu à Montebello, Québec, > les 20 et 21 août prochain. > > La Municipalité de Papineauville, située à environ six kilomètres > de Montebello, a informé le Conseil des Canadiens que la GRC, la > Sûreté du Québec (SQ) et l'armée américaine ne permettront pas à la > municipalité de louer le Centre communautaire de Papineauville pour > y organiser un Forum public le dimanche 19 août prochain, la veille > du soi disant Sommet des leaders du Partenariat pour la sécurité et > la prospérité. > > « Il est déplorable qu'on nous empêche de réunir une table ronde > d'écrivains, d'universitaires et de parlementaires pour partager, > avec les Canadiens, leurs inquiétudes en ce qui a trait au > Partenariat pour la sécurité et la prospérité, dit Brent Patterson, > directeur de l'organisation du Conseil des Canadiens. Entre-temps, > six kilomètres plus loin, les chefs d'entreprise des États-Unis, du > Mexique et du Canada pourront discuter tout bonnement avec nos > chefs politiques. » > > En plus de se voir interdire Papineauville, le Conseil des > Canadiens a été avisé que la GRC et la Sûreté du Québec vont ériger > un périmètre de sécurité de 25 kilomètres autour du Château > Montebello, où Stephen Harper rencontrera George W. Bush et Felipe > Calderón les 20 et 21 août. Selon des responsables à Montebello, il > y aura des postes de contrôle de la circulation à Thurso et à > Hawkesbury, et les véhicules transportant plus de cinq personnes > seront refoulés. > > Fondé en 1985, le Conseil des Canadiens est le plus important > organisme de défense des intérêts des citoyens du Canada. Ses > membres et ses chapitres couvrent l'ensemble du Canada. Le Conseil > s'efforce de protéger la souveraineté canadienne en faisant la > promotion de politiques progressives et indépendantes sur le > commerce équitable, l'eau propre, les aliments sains, la santé > publique et d'autres questions d'importance sociale et économique > pour les Canadiens. > > -30- > > Pour plus de renseignements : > Stuart Trew, contact avec les médias : Tél. : 613-233-4487, poste > 228; Cell. : 613-292-2218: strew@canadians.org; www.Canadians.org/ > francais. > > -- > The Council of Canadians > 700-170 Laurier Avenue West, Ottawa, ON K1P 5V5. > Tel: (613) 233-2773; Toll-free: 1-800-387-7177 > Fax: (613) 233-6776 > inquiries@canadians.org > www.canadians.org >
--- Dans Artisans_de_Paix@groupesyahoo.ca, "Marguerite BILODEAU" <margueritebilodeau88@...> a écrit : > > Merci Normand, > > Très bon exposé. En attendant la visite de M. Bush à Montébello en aoùt , ne pourrait-on pas organiser une marche continue ou à relais de Montréal à Papineauville? > > En automne 1982 , j'avais organisé une Marche pour la PAIX , de Montréal à Ottawa. Nous étions seulement 12 marcheurs , mais depuis on a pris de l'expérience , non? > > Paix et joies > Marguerite > ----- Original Message ----- > From: normand0862 > To: Artisans_de_Paix@groupesyahoo.ca > Sent: Thursday, July 05, 2007 10:22 PM > Subject: [Artisans_de_Paix] Texte qui sera publié dans le Devoir, vendredi le 5 juillet. > > > Arsenal de démocratie, ou arsenal de conquête. > > Par Normand Beaudet, membre fondateur du Centre de ressources sur la > non-violence. > > Le Canada et le Québec sont maintenant plongés dans un profond débat > de société. Participer, ou ne pas participer à une guerre. Pour > certains, la guerre est la seule voie d'action face aux terroristes, > les autres recours ont été épuisés. Quitter l'Afghanistan, c'est > abandonner une lutte de libération démocratique. Pour d'autres, la > guerre est un moyen qui envenime la situation. > > Pour pouvoir espérer une victoire militaire, une société doit y mettre > des moyens. La base de la stratégie militaire n'est pas la conquête > des cours et des esprits comme on aimerait nous le faire croire, c'est > le contrôle du territoire. Ce contrôle, par la suite, permet > l'installation d'une économie orientée vers de nouveaux objectifs. > > Comme les canadiens le constatent encore aujourd'hui, conquérir de > nouveaux territoires coûte cher en argent et en vie humaines, même si > la facture est partagée entre de nombreux pays. Un territoire occupé > par des forces ennemies ne peut être conquis que par la mise à > contribution de tout un arsenal destructeur. Une campagne de > bombardements aériens suit généralement une opération de commandos > aéroportés qui a détruit des batteries anti-aériennes, et, localisé > des cibles névralgiques. Par la suite, le déploiement d'un imposant > pont d'appui logistique s'impose avant le positionnement des > bataillons composés de fantassins, de blindés et d'artilleurs. Les > positions d'artillerie sont renforcées et s'attaquent, à distance, aux > positions renforcées de l'ennemie. Souvent on progresse de positions > renforcées en positions renforcées par des assauts de blindés soutenus > par des fantassins. Une fois la brèche créé et franchie dans la > position ennemie affaiblie, les fantassins terminent le travail pour > sécuriser la nouvelle position. Ils nettoient le site des forces > ennemies. Puis, des équipes d'ingénieurs de combat se mettent en > action pour renforcer la position à l'avantage du conquérant, et > reconstruire l'infrastructure d'approvisionnement. La mécanique est > bien connue. > > Six nouveaux soldats tués ce matin en Afghanistan. Les canadiens > constatent que la conquête territorial en cours en Afghanistan est une > entreprise très coûteuse. Elle impose la mise à contribution d'un > imposant arsenal de moyens militaire pour arriver à ses fins. Comme > on l'a vu ces récents jours, la population civile est dans le chemin > d'une machine qui opère uniquement en fonction de son objectif ultime. > Les morts civiles, souvent difficiles à discriminer, font partie des > dommages collatéraux. Malheureusement, ce sont des dommages qui > multiplient les haine, les sources de désespoir et de violence, et > favorise la mobilisation et le recrutement chez l'ennemi. > > Les gens ignorent souvent que, depuis les années 80 et la fin de la > guerre froide, on a vue émerger un nouvel arsenal adapté à la lutte > pour la démocratie. La résistance populaire pour le renversement > d'une tyrannie a été utilisée avec une redoutable efficacité dans la > chute de l'URSS et dans la transformation du paysage politique de > nombreux pays. Les politiciens, et même les portes paroles de l'armée > canadienne, continuent à prétendre que la seule façon de lutter pour > la démocratie est la voie de la conquête territoriale. Le retrait de > l'armée en Afghanistan signifierait, selon eux, l'abandon de la > population à la tyrannie. Rien n'est plus faux. > > L'arsenal de la démocratie est de mieux en mieux connu; il se > diversifie et se raffine. L'inventaire de ces moyens est en cours, et > il s'agit d'un puissant outil de changement. Sa mise en ouvre vise > essentiellement à soutenir l'organisation des efforts de résistance > d'un peuple opprimé. > > Voici comment se déploie cet arsenal qui vise à reverser une tyrannie > à la faveur d'un peuple. Des moyens de contrainte économique et > politique sont mis en place par la communauté internationale pour > déstabiliser la dictature et son économie. Le renversement du régime > d'Apartheid en Afrique du Sud a bien démontré l'efficacité de la mise > en oeuvre de ces moyens par des organisations citoyennes. Dans > certaines situations, comme en Serbie, la combinaison de blocus, > boycotts et embargos, bien ciblés et bien orchestrés, contribueront > efficacement à la déstabilisation économique des biens nantis qui > cesseront de tirer des avantages de la tyrannie. Comme le met en > place la Communauté économique Européenne en lien avec les criminels, > la saisie des avoirs de tyrans et de leurs acolytes doit devenir une > véritable priorité internationale, n'en déplaise aux banques suisses. > La documentation des actes de répression et de violation des droits > de la personne est aussi une composante clé, comme le font dorénavant, > malheureusement après coup, le tribunaux internationaux. Documenter > précisément les actions des dirigeant et de leurs fiers à bras est un > fort élément dissuasif dans le contexte du droit international qui se > structure présentement. Les pays, agences internationales aériennes, > bancaires, économique et politique doivent se donner un code de > conduite pour ostraciser les oppresseurs, leurs collaborateurs et les > membres de leurs familles. Il est inconcevable qu'une tyrannie > opprime tout un peuple, pille les ressources d'un territoire, et > soutienne le train de vie royale de sa famille, outre-mer, grâce à la > collaboration de pays riches, du système bancaire et des installations > de transport aériens et portuaires. > > Le soutien actif, tant économique que par la présence active > d'accompagnateurs internationaux, des organismes et leaders non > violents de l'opposition est la pierre angulaire de la reconstruction > démocratique. Il est possible d'envisager l'organisation et le > soutien à un gouvernement parallèle en exil en travaillant avec la > diaspora issue du régime oppresseur comme l'a démontré le Dalai Lama. > La communauté internationale a comme responsabilité d'inviter les > agents policiers et militaires à l'objection de conscience, à la > désertion et à l'émigration. Une telle mesure peut s'avérer > extrêmement efficace surtout si elle est aussi appliquée aux proches > et aux familles des agents ciblés. Bien sûr, de telles mesures ne > s'appliquent pas aux dirigeants, tant militaires que politiques qui > eux, doivent criminellement répondre de leurs actes à la cour > internationale. Une véritable chasse policière aux marchands d'armes > doit être lancée et toute preuve de collaboration, transaction ou > soutien au régime despote doit être considéré comme un crime contre > l'humanité. Dans un tel contexte, une coordination internationale des > sanctions et interventions internationales sera nécessaire car les > états impliqués peuvent mettre en place une panoplie d'initiatives : > l'appui et la mise en ouvre d'une véritable stratégie médiatique de > propagande et de contre-propagande, le travail de surveillance des > embargos et blocus, le soutien aux pays limitrophe en finançant > l'action de surveillance des frontières par des équipes de réfugiés, > le travail d'enquête sur les approvisionnement en matériel > d'oppression et surtout le soutien indéfectible et la diffusion du > message de l'opposition. Dans le cas de l'Afghanistan, il est > possible en collaboration avec les paysans de mettre en place une > véritable économie parallèle permettant l'utilisation des dérivés du > pavot à des fins médicales pour les centaines de millions de personnes > qui n'y ont pas accès. Une telle initiative peut effectivement > soutenir l'opposition à un régime en s'assurant que les activités > profitent directement à la population. > > Tout comme pour l'arsenal des moyens militaires, il ne s'agit ici que > d'un simple survol des moyens d'actions non-militaires qui peuvent > faire parti de l'arsenal de la lutte à la dictature, et en faveur de > la démocratie. Lorsqu'on connaît ces mécanismes de transformation > politique, on ne peut qu'être profondément perplexe par le discours > qui prétend lutter pour la démocratie à l'aide de l'arsenal des moyens > de conquête militaire. > > Effectivement, le retrait des troupes canadiennes d'Afghanistan peut > vouloir dire l'abandon d'une position stratégique, aux mains de la > Russie ou de l'Iran. Ceci, au cour des richesses en énergies fossiles > de la mer Caspienne et des marchés en expansion de l'Asie orientale. > Prétendre que le retrait des troupes équivaut à abandonner à son sort > une population opprimée est pure démagogie, teintée d'ignorance. > > Pour le Canada, il y a définitivement une alternative à la guerre. >
Bonjour Marguerite,
Simplement pour illustrer les difficultés d'organisation d'une telle
marche....
Juste trouver un lieu s'avère très difficile.
NOrmand
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
> POUR DIFFUSION IMMÉDIATE
> le 11 juillet 2007
>
> La GRC et l'armée américaine bloquent la tenue d'un Forum public
> sur le Partenariat pour la sécurité et la prospérité
>
> Le Conseil des Canadiens a été avisé qu'il ne sera pas autorisé à
> louer un centre communautaire municipal pour y organiser un Forum
> public en même temps que le prochain sommet du Partenariat pour la
> sécurité et la prospérité (PSP) qui aura lieu à Montebello, Québec,
> les 20 et 21 août prochain.
>
> La Municipalité de Papineauville, située à environ six kilomètres
> de Montebello, a informé le Conseil des Canadiens que la GRC, la
> Sûreté du Québec (SQ) et l'armée américaine ne permettront pas à la
> municipalité de louer le Centre communautaire de Papineauville pour
> y organiser un Forum public le dimanche 19 août prochain, la veille
> du soi disant Sommet des leaders du Partenariat pour la sécurité et
> la prospérité.
>
> « Il est déplorable qu'on nous empêche de réunir une table ronde
> d'écrivains, d'universitaires et de parlementaires pour partager,
> avec les Canadiens, leurs inquiétudes en ce qui a trait au
> Partenariat pour la sécurité et la prospérité, dit Brent Patterson,
> directeur de l'organisation du Conseil des Canadiens. Entre-temps,
> six kilomètres plus loin, les chefs d'entreprise des États-Unis, du
> Mexique et du Canada pourront discuter tout bonnement avec nos
> chefs politiques. »
>
> En plus de se voir interdire Papineauville, le Conseil des
> Canadiens a été avisé que la GRC et la Sûreté du Québec vont ériger
> un périmètre de sécurité de 25 kilomètres autour du Château
> Montebello, où Stephen Harper rencontrera George W. Bush et Felipe
> Calderón les 20 et 21 août. Selon des responsables à Montebello, il
> y aura des postes de contrôle de la circulation à Thurso et à
> Hawkesbury, et les véhicules transportant plus de cinq personnes
> seront refoulés.
>
> Fondé en 1985, le Conseil des Canadiens est le plus important
> organisme de défense des intérêts des citoyens du Canada. Ses
> membres et ses chapitres couvrent l'ensemble du Canada. Le Conseil
> s'efforce de protéger la souveraineté canadienne en faisant la
> promotion de politiques progressives et indépendantes sur le
> commerce équitable, l'eau propre, les aliments sains, la santé
> publique et d'autres questions d'importance sociale et économique
> pour les Canadiens.
>
> -30-
>
> Pour plus de renseignements :
> Stuart Trew, contact avec les médias : Tél. : 613-233-4487, poste
> 228; Cell. : 613-292-2218: strew@...; www.Canadians.org/
> francais.
>
> --
> The Council of Canadians
> 700-170 Laurier Avenue West, Ottawa, ON K1P 5V5.
> Tel: (613) 233-2773; Toll-free: 1-800-387-7177
> Fax: (613) 233-6776
> inquiries@...
> www.canadians.org
>
--- Dans Artisans_de_Paix@..., "Marguerite BILODEAU"
<margueritebilodeau88@...> a écrit :
>
> Merci Normand,
>
> Très bon exposé. En attendant la visite de M. Bush à Montébello en
aoùt , ne pourrait-on pas organiser une marche continue ou à relais de
Montréal à Papineauville?
>
> En automne 1982 , j'avais organisé une Marche pour la PAIX , de
Montréal à Ottawa. Nous étions seulement 12 marcheurs , mais depuis on
a pris de l'expérience , non?
>
> Paix et joies
> Marguerite
> ----- Original Message -----
> From: normand0862
> To: Artisans_de_Paix@...
> Sent: Thursday, July 05, 2007 10:22 PM
> Subject: [Artisans_de_Paix] Texte qui sera publié dans le Devoir,
vendredi le 5 juillet.
>
>
> Arsenal de démocratie, ou arsenal de conquête.
>
> Par Normand Beaudet, membre fondateur du Centre de ressources sur la
> non-violence.
>
> Le Canada et le Québec sont maintenant plongés dans un profond débat
> de société. Participer, ou ne pas participer à une guerre. Pour
> certains, la guerre est la seule voie d'action face aux terroristes,
> les autres recours ont été épuisés. Quitter l'Afghanistan, c'est
> abandonner une lutte de libération démocratique. Pour d'autres, la
> guerre est un moyen qui envenime la situation.
>
> Pour pouvoir espérer une victoire militaire, une société doit y mettre
> des moyens. La base de la stratégie militaire n'est pas la conquête
> des cours et des esprits comme on aimerait nous le faire croire, c'est
> le contrôle du territoire. Ce contrôle, par la suite, permet
> l'installation d'une économie orientée vers de nouveaux objectifs.
>
> Comme les canadiens le constatent encore aujourd'hui, conquérir de
> nouveaux territoires coûte cher en argent et en vie humaines, même si
> la facture est partagée entre de nombreux pays. Un territoire occupé
> par des forces ennemies ne peut être conquis que par la mise à
> contribution de tout un arsenal destructeur. Une campagne de
> bombardements aériens suit généralement une opération de commandos
> aéroportés qui a détruit des batteries anti-aériennes, et, localisé
> des cibles névralgiques. Par la suite, le déploiement d'un imposant
> pont d'appui logistique s'impose avant le positionnement des
> bataillons composés de fantassins, de blindés et d'artilleurs. Les
> positions d'artillerie sont renforcées et s'attaquent, à distance, aux
> positions renforcées de l'ennemie. Souvent on progresse de positions
> renforcées en positions renforcées par des assauts de blindés soutenus
> par des fantassins. Une fois la brèche créé et franchie dans la
> position ennemie affaiblie, les fantassins terminent le travail pour
> sécuriser la nouvelle position. Ils nettoient le site des forces
> ennemies. Puis, des équipes d'ingénieurs de combat se mettent en
> action pour renforcer la position à l'avantage du conquérant, et
> reconstruire l'infrastructure d'approvisionnement. La mécanique est
> bien connue.
>
> Six nouveaux soldats tués ce matin en Afghanistan. Les canadiens
> constatent que la conquête territorial en cours en Afghanistan est une
> entreprise très coûteuse. Elle impose la mise à contribution d'un
> imposant arsenal de moyens militaire pour arriver à ses fins. Comme
> on l'a vu ces récents jours, la population civile est dans le chemin
> d'une machine qui opère uniquement en fonction de son objectif ultime.
> Les morts civiles, souvent difficiles à discriminer, font partie des
> dommages collatéraux. Malheureusement, ce sont des dommages qui
> multiplient les haine, les sources de désespoir et de violence, et
> favorise la mobilisation et le recrutement chez l'ennemi.
>
> Les gens ignorent souvent que, depuis les années 80 et la fin de la
> guerre froide, on a vue émerger un nouvel arsenal adapté à la lutte
> pour la démocratie. La résistance populaire pour le renversement
> d'une tyrannie a été utilisée avec une redoutable efficacité dans la
> chute de l'URSS et dans la transformation du paysage politique de
> nombreux pays. Les politiciens, et même les portes paroles de l'armée
> canadienne, continuent à prétendre que la seule façon de lutter pour
> la démocratie est la voie de la conquête territoriale. Le retrait de
> l'armée en Afghanistan signifierait, selon eux, l'abandon de la
> population à la tyrannie. Rien n'est plus faux.
>
> L'arsenal de la démocratie est de mieux en mieux connu; il se
> diversifie et se raffine. L'inventaire de ces moyens est en cours, et
> il s'agit d'un puissant outil de changement. Sa mise en ouvre vise
> essentiellement à soutenir l'organisation des efforts de résistance
> d'un peuple opprimé.
>
> Voici comment se déploie cet arsenal qui vise à reverser une tyrannie
> à la faveur d'un peuple. Des moyens de contrainte économique et
> politique sont mis en place par la communauté internationale pour
> déstabiliser la dictature et son économie. Le renversement du régime
> d'Apartheid en Afrique du Sud a bien démontré l'efficacité de la mise
> en oeuvre de ces moyens par des organisations citoyennes. Dans
> certaines situations, comme en Serbie, la combinaison de blocus,
> boycotts et embargos, bien ciblés et bien orchestrés, contribueront
> efficacement à la déstabilisation économique des biens nantis qui
> cesseront de tirer des avantages de la tyrannie. Comme le met en
> place la Communauté économique Européenne en lien avec les criminels,
> la saisie des avoirs de tyrans et de leurs acolytes doit devenir une
> véritable priorité internationale, n'en déplaise aux banques suisses.
> La documentation des actes de répression et de violation des droits
> de la personne est aussi une composante clé, comme le font dorénavant,
> malheureusement après coup, le tribunaux internationaux. Documenter
> précisément les actions des dirigeant et de leurs fiers à bras est un
> fort élément dissuasif dans le contexte du droit international qui se
> structure présentement. Les pays, agences internationales aériennes,
> bancaires, économique et politique doivent se donner un code de
> conduite pour ostraciser les oppresseurs, leurs collaborateurs et les
> membres de leurs familles. Il est inconcevable qu'une tyrannie
> opprime tout un peuple, pille les ressources d'un territoire, et
> soutienne le train de vie royale de sa famille, outre-mer, grâce à la
> collaboration de pays riches, du système bancaire et des installations
> de transport aériens et portuaires.
>
> Le soutien actif, tant économique que par la présence active
> d'accompagnateurs internationaux, des organismes et leaders non
> violents de l'opposition est la pierre angulaire de la reconstruction
> démocratique. Il est possible d'envisager l'organisation et le
> soutien à un gouvernement parallèle en exil en travaillant avec la
> diaspora issue du régime oppresseur comme l'a démontré le Dalai Lama.
> La communauté internationale a comme responsabilité d'inviter les
> agents policiers et militaires à l'objection de conscience, à la
> désertion et à l'émigration. Une telle mesure peut s'avérer
> extrêmement efficace surtout si elle est aussi appliquée aux proches
> et aux familles des agents ciblés. Bien sûr, de telles mesures ne
> s'appliquent pas aux dirigeants, tant militaires que politiques qui
> eux, doivent criminellement répondre de leurs actes à la cour
> internationale. Une véritable chasse policière aux marchands d'armes
> doit être lancée et toute preuve de collaboration, transaction ou
> soutien au régime despote doit être considéré comme un crime contre
> l'humanité. Dans un tel contexte, une coordination internationale des
> sanctions et interventions internationales sera nécessaire car les
> états impliqués peuvent mettre en place une panoplie d'initiatives :
> l'appui et la mise en ouvre d'une véritable stratégie médiatique de
> propagande et de contre-propagande, le travail de surveillance des
> embargos et blocus, le soutien aux pays limitrophe en finançant
> l'action de surveillance des frontières par des équipes de réfugiés,
> le travail d'enquête sur les approvisionnement en matériel
> d'oppression et surtout le soutien indéfectible et la diffusion du
> message de l'opposition. Dans le cas de l'Afghanistan, il est
> possible en collaboration avec les paysans de mettre en place une
> véritable économie parallèle permettant l'utilisation des dérivés du
> pavot à des fins médicales pour les centaines de millions de personnes
> qui n'y ont pas accès. Une telle initiative peut effectivement
> soutenir l'opposition à un régime en s'assurant que les activités
> profitent directement à la population.
>
> Tout comme pour l'arsenal des moyens militaires, il ne s'agit ici que
> d'un simple survol des moyens d'actions non-militaires qui peuvent
> faire parti de l'arsenal de la lutte à la dictature, et en faveur de
> la démocratie. Lorsqu'on connaît ces mécanismes de transformation
> politique, on ne peut qu'être profondément perplexe par le discours
> qui prétend lutter pour la démocratie à l'aide de l'arsenal des moyens
> de conquête militaire.
>
> Effectivement, le retrait des troupes canadiennes d'Afghanistan peut
> vouloir dire l'abandon d'une position stratégique, aux mains de la
> Russie ou de l'Iran. Ceci, au cour des richesses en énergies fossiles
> de la mer Caspienne et des marchés en expansion de l'Asie orientale.
> Prétendre que le retrait des troupes équivaut à abandonner à son sort
> une population opprimée est pure démagogie, teintée d'ignorance.
>
> Pour le Canada, il y a définitivement une alternative à la guerre.
>
Excusez moi. Peut-être n'avez vous pas trrouvé mon PV de mai parce que je l'ai expédié de mon adresse personnelle theresedevillette@gmail qui devrait remplacer l'autre xaviere@... comme je crois l'avoir demandé précédemment.
Je regrette de ne pouvoir être présente aux événements prévus en septembre octobre.En effet comme je vous l'avais annoncé en projet je pars au Tchad donner une formation à des militants des droits humains en justice réparatrice à l'automne. Je viens de recevoir le financement nécessaire. Pensez à moi. Je serai en communion avec vous aussi. Pour toute communication s'adresser au Centre de services de justice réparatrice 514 933 3737. Je rentrerai début novembre. Bonsoir.
Bonjour à vous,
J'ai tenté par de multiples moyens d'obtenir l'autorisation de la
fabrique de Montebello pour obtenir le droit d'utiliser le terrain de
l'église afin de faire un Centre d'information alternatif.
Je demandais le droit à utiliser le terrain pour camper et pour avoir
des table le long de la route 148 à 500 mètres de l'entrée du château.
Jusqu'à présent, pas de succès.
J'avais pourtant pris contact avec les membres de Développement et
paix du diocèse de Gatineau.
C'est donc un cul de sac....
Si vous avez des contacts, avisez-moi.....
NOrmand Beaudet
Très bon exposé. En attendant la visite de M. Bush à Montébello en aoùt , ne pourrait-on pas organiser une marche continue ou à relais de Montréal à Papineauville?
En automne 1982 , j'avais organisé une Marche pour la PAIX , de Montréal à Ottawa. Nous étions seulement 12 marcheurs , mais depuis on a pris de l'expérience , non?
Subject: [Artisans_de_Paix] Texte qui sera publié dans le Devoir, vendredi le 5 juillet.
Arsenal de démocratie, ou arsenal de conquête.
Par Normand Beaudet, membre fondateur du Centre de ressources sur la non-violence.
Le Canada et le Québec sont maintenant plongés dans un profond débat de société. Participer, ou ne pas participer à une guerre. Pour certains, la guerre est la seule voie d'action face aux terroristes, les autres recours ont été épuisés. Quitter l'Afghanistan, c'est abandonner une lutte de libération démocratique. Pour d'autres, la guerre est un moyen qui envenime la situation.
Pour pouvoir espérer une victoire militaire, une société doit y mettre des moyens. La base de la stratégie militaire n'est pas la conquête des cœurs et des esprits comme on aimerait nous le faire croire, c'est le contrôle du territoire. Ce contrôle, par la suite, permet l'installation d'une économie orientée vers de nouveaux objectifs.
Comme les canadiens le constatent encore aujourd'hui, conquérir de nouveaux territoires coûte cher en argent et en vie humaines, même si la facture est partagée entre de nombreux pays. Un territoire occupé par des forces ennemies ne peut être conquis que par la mise à contribution de tout un arsenal destructeur. Une campagne de bombardements aériens suit généralement une opération de commandos aéroportés qui a détruit des batteries anti-aériennes, et, localisé des cibles névralgiques. Par la suite, le déploiement d'un imposant pont d'appui logistique s'impose avant le positionnement des bataillons composés de fantassins, de blindés et d'artilleurs. Les positions d'artillerie sont renforcées et s'attaquent, à distance, aux positions renforcées de l'ennemie. Souvent on progresse de positions renforcées en positions renforcées par des assauts de blindés soutenus par des fantassins. Une fois la brèche créé et franchie dans la position ennemie affaiblie, les fantassins terminent le travail pour sécuriser la nouvelle position. Ils nettoient le site des forces ennemies. Puis, des équipes d'ingénieurs de combat se mettent en action pour renforcer la position à l'avantage du conquérant, et reconstruire l'infrastructure d'approvisionnement. La mécanique est bien connue.
Six nouveaux soldats tués ce matin en Afghanistan. Les canadiens constatent que la conquête territorial en cours en Afghanistan est une entreprise très coûteuse. Elle impose la mise à contribution d'un imposant arsenal de moyens militaire pour arriver à ses fins. Comme on l'a vu ces récents jours, la population civile est dans le chemin d'une machine qui opère uniquement en fonction de son objectif ultime. Les morts civiles, souvent difficiles à discriminer, font partie des dommages collatéraux. Malheureusement, ce sont des dommages qui multiplient les haine, les sources de désespoir et de violence, et favorise la mobilisation et le recrutement chez l'ennemi.
Les gens ignorent souvent que, depuis les années 80 et la fin de la guerre froide, on a vue émerger un nouvel arsenal adapté à la lutte pour la démocratie. La résistance populaire pour le renversement d'une tyrannie a été utilisée avec une redoutable efficacité dans la chute de l'URSS et dans la transformation du paysage politique de nombreux pays. Les politiciens, et même les portes paroles de l'armée canadienne, continuent à prétendre que la seule façon de lutter pour la démocratie est la voie de la conquête territoriale. Le retrait de l'armée en Afghanistan signifierait, selon eux, l'abandon de la population à la tyrannie. Rien n'est plus faux.
L'arsenal de la démocratie est de mieux en mieux connu; il se diversifie et se raffine. L'inventaire de ces moyens est en cours, et il s'agit d'un puissant outil de changement. Sa mise en œuvre vise essentiellement à soutenir l'organisation des efforts de résistance d'un peuple opprimé.
Voici comment se déploie cet arsenal qui vise à reverser une tyrannie à la faveur d'un peuple. Des moyens de contrainte économique et politique sont mis en place par la communauté internationale pour déstabiliser la dictature et son économie. Le renversement du régime d'Apartheid en Afrique du Sud a bien démontré l'efficacité de la mise en oeuvre de ces moyens par des organisations citoyennes. Dans certaines situations, comme en Serbie, la combinaison de blocus, boycotts et embargos, bien ciblés et bien orchestrés, contribueront efficacement à la déstabilisation économique des biens nantis qui cesseront de tirer des avantages de la tyrannie. Comme le met en place la Communauté économique Européenne en lien avec les criminels, la saisie des avoirs de tyrans et de leurs acolytes doit devenir une véritable priorité internationale, n'en déplaise aux banques suisses. La documentation des actes de répression et de violation des droits de la personne est aussi une composante clé, comme le font dorénavant, malheureusement après coup, le tribunaux internationaux. Documenter précisément les actions des dirigeant et de leurs fiers à bras est un fort élément dissuasif dans le contexte du droit international qui se structure présentement. Les pays, agences internationales aériennes, bancaires, économique et politique doivent se donner un code de conduite pour ostraciser les oppresseurs, leurs collaborateurs et les membres de leurs familles. Il est inconcevable qu'une tyrannie opprime tout un peuple, pille les ressources d'un territoire, et soutienne le train de vie royale de sa famille, outre-mer, grâce à la collaboration de pays riches, du système bancaire et des installations de transport aériens et portuaires.
Le soutien actif, tant économique que par la présence active d'accompagnateurs internationaux, des organismes et leaders non violents de l'opposition est la pierre angulaire de la reconstruction démocratique. Il est possible d'envisager l'organisation et le soutien à un gouvernement parallèle en exil en travaillant avec la diaspora issue du régime oppresseur comme l'a démontré le Dalai Lama. La communauté internationale a comme responsabilité d'inviter les agents policiers et militaires à l'objection de conscience, à la désertion et à l'émigration. Une telle mesure peut s'avérer extrêmement efficace surtout si elle est aussi appliquée aux proches et aux familles des agents ciblés. Bien sûr, de telles mesures ne s'appliquent pas aux dirigeants, tant militaires que politiques qui eux, doivent criminellement répondre de leurs actes à la cour internationale. Une véritable chasse policière aux marchands d'armes doit être lancée et toute preuve de collaboration, transaction ou soutien au régime despote doit être considéré comme un crime contre l'humanité. Dans un tel contexte, une coordination internationale des sanctions et interventions internationales sera nécessaire car les états impliqués peuvent mettre en place une panoplie d'initiatives : l'appui et la mise en œuvre d'une véritable stratégie médiatique de propagande et de contre-propagande, le travail de surveillance des embargos et blocus, le soutien aux pays limitrophe en finançant l'action de surveillance des frontières par des équipes de réfugiés, le travail d'enquête sur les approvisionnement en matériel d'oppression et surtout le soutien indéfectible et la diffusion du message de l'opposition. Dans le cas de l'Afghanistan, il est possible en collaboration avec les paysans de mettre en place une véritable économie parallèle permettant l'utilisation des dérivés du pavot à des fins médicales pour les centaines de millions de personnes qui n'y ont pas accès. Une telle initiative peut effectivement soutenir l'opposition à un régime en s'assurant que les activités profitent directement à la population.
Tout comme pour l'arsenal des moyens militaires, il ne s'agit ici que d'un simple survol des moyens d'actions non-militaires qui peuvent faire parti de l'arsenal de la lutte à la dictature, et en faveur de la démocratie. Lorsqu'on connaît ces mécanismes de transformation politique, on ne peut qu'être profondément perplexe par le discours qui prétend lutter pour la démocratie à l'aide de l'arsenal des moyens de conquête militaire.
Effectivement, le retrait des troupes canadiennes d'Afghanistan peut vouloir dire l'abandon d'une position stratégique, aux mains de la Russie ou de l'Iran. Ceci, au cœur des richesses en énergies fossiles de la mer Caspienne et des marchés en expansion de l'Asie orientale. Prétendre que le retrait des troupes équivaut à abandonner à son sort une population opprimée est pure démagogie, teintée d'ignorance.
Pour le Canada, il y a définitivement une alternative à la guerre.
Arsenal de démocratie, ou arsenal de conquête.
Par Normand Beaudet, membre fondateur du Centre de ressources sur la
non-violence.
Le Canada et le Québec sont maintenant plongés dans un profond débat
de société. Participer, ou ne pas participer à une guerre. Pour
certains, la guerre est la seule voie d'action face aux terroristes,
les autres recours ont été épuisés. Quitter l'Afghanistan, c'est
abandonner une lutte de libération démocratique. Pour d'autres, la
guerre est un moyen qui envenime la situation.
Pour pouvoir espérer une victoire militaire, une société doit y mettre
des moyens. La base de la stratégie militaire n'est pas la conquête
des cœurs et des esprits comme on aimerait nous le faire croire, c'est
le contrôle du territoire. Ce contrôle, par la suite, permet
l'installation d'une économie orientée vers de nouveaux objectifs.
Comme les canadiens le constatent encore aujourd'hui, conquérir de
nouveaux territoires coûte cher en argent et en vie humaines, même si
la facture est partagée entre de nombreux pays. Un territoire occupé
par des forces ennemies ne peut être conquis que par la mise à
contribution de tout un arsenal destructeur. Une campagne de
bombardements aériens suit généralement une opération de commandos
aéroportés qui a détruit des batteries anti-aériennes, et, localisé
des cibles névralgiques. Par la suite, le déploiement d'un imposant
pont d'appui logistique s'impose avant le positionnement des
bataillons composés de fantassins, de blindés et d'artilleurs. Les
positions d'artillerie sont renforcées et s'attaquent, à distance, aux
positions renforcées de l'ennemie. Souvent on progresse de positions
renforcées en positions renforcées par des assauts de blindés soutenus
par des fantassins. Une fois la brèche créé et franchie dans la
position ennemie affaiblie, les fantassins terminent le travail pour
sécuriser la nouvelle position. Ils nettoient le site des forces
ennemies. Puis, des équipes d'ingénieurs de combat se mettent en
action pour renforcer la position à l'avantage du conquérant, et
reconstruire l'infrastructure d'approvisionnement. La mécanique est
bien connue.
Six nouveaux soldats tués ce matin en Afghanistan. Les canadiens
constatent que la conquête territorial en cours en Afghanistan est une
entreprise très coûteuse. Elle impose la mise à contribution d'un
imposant arsenal de moyens militaire pour arriver à ses fins. Comme
on l'a vu ces récents jours, la population civile est dans le chemin
d'une machine qui opère uniquement en fonction de son objectif ultime.
Les morts civiles, souvent difficiles à discriminer, font partie des
dommages collatéraux. Malheureusement, ce sont des dommages qui
multiplient les haine, les sources de désespoir et de violence, et
favorise la mobilisation et le recrutement chez l'ennemi.
Les gens ignorent souvent que, depuis les années 80 et la fin de la
guerre froide, on a vue émerger un nouvel arsenal adapté à la lutte
pour la démocratie. La résistance populaire pour le renversement
d'une tyrannie a été utilisée avec une redoutable efficacité dans la
chute de l'URSS et dans la transformation du paysage politique de
nombreux pays. Les politiciens, et même les portes paroles de l'armée
canadienne, continuent à prétendre que la seule façon de lutter pour
la démocratie est la voie de la conquête territoriale. Le retrait de
l'armée en Afghanistan signifierait, selon eux, l'abandon de la
population à la tyrannie. Rien n'est plus faux.
L'arsenal de la démocratie est de mieux en mieux connu; il se
diversifie et se raffine. L'inventaire de ces moyens est en cours, et
il s'agit d'un puissant outil de changement. Sa mise en œuvre vise
essentiellement à soutenir l'organisation des efforts de résistance
d'un peuple opprimé.
Voici comment se déploie cet arsenal qui vise à reverser une tyrannie
à la faveur d'un peuple. Des moyens de contrainte économique et
politique sont mis en place par la communauté internationale pour
déstabiliser la dictature et son économie. Le renversement du régime
d'Apartheid en Afrique du Sud a bien démontré l'efficacité de la mise
en oeuvre de ces moyens par des organisations citoyennes. Dans
certaines situations, comme en Serbie, la combinaison de blocus,
boycotts et embargos, bien ciblés et bien orchestrés, contribueront
efficacement à la déstabilisation économique des biens nantis qui
cesseront de tirer des avantages de la tyrannie. Comme le met en
place la Communauté économique Européenne en lien avec les criminels,
la saisie des avoirs de tyrans et de leurs acolytes doit devenir une
véritable priorité internationale, n'en déplaise aux banques suisses.
La documentation des actes de répression et de violation des droits
de la personne est aussi une composante clé, comme le font dorénavant,
malheureusement après coup, le tribunaux internationaux. Documenter
précisément les actions des dirigeant et de leurs fiers à bras est un
fort élément dissuasif dans le contexte du droit international qui se
structure présentement. Les pays, agences internationales aériennes,
bancaires, économique et politique doivent se donner un code de
conduite pour ostraciser les oppresseurs, leurs collaborateurs et les
membres de leurs familles. Il est inconcevable qu'une tyrannie
opprime tout un peuple, pille les ressources d'un territoire, et
soutienne le train de vie royale de sa famille, outre-mer, grâce à la
collaboration de pays riches, du système bancaire et des installations
de transport aériens et portuaires.
Le soutien actif, tant économique que par la présence active
d'accompagnateurs internationaux, des organismes et leaders non
violents de l'opposition est la pierre angulaire de la reconstruction
démocratique. Il est possible d'envisager l'organisation et le
soutien à un gouvernement parallèle en exil en travaillant avec la
diaspora issue du régime oppresseur comme l'a démontré le Dalai Lama.
La communauté internationale a comme responsabilité d'inviter les
agents policiers et militaires à l'objection de conscience, à la
désertion et à l'émigration. Une telle mesure peut s'avérer
extrêmement efficace surtout si elle est aussi appliquée aux proches
et aux familles des agents ciblés. Bien sûr, de telles mesures ne
s'appliquent pas aux dirigeants, tant militaires que politiques qui
eux, doivent criminellement répondre de leurs actes à la cour
internationale. Une véritable chasse policière aux marchands d'armes
doit être lancée et toute preuve de collaboration, transaction ou
soutien au régime despote doit être considéré comme un crime contre
l'humanité. Dans un tel contexte, une coordination internationale des
sanctions et interventions internationales sera nécessaire car les
états impliqués peuvent mettre en place une panoplie d'initiatives :
l'appui et la mise en œuvre d'une véritable stratégie médiatique de
propagande et de contre-propagande, le travail de surveillance des
embargos et blocus, le soutien aux pays limitrophe en finançant
l'action de surveillance des frontières par des équipes de réfugiés,
le travail d'enquête sur les approvisionnement en matériel
d'oppression et surtout le soutien indéfectible et la diffusion du
message de l'opposition. Dans le cas de l'Afghanistan, il est
possible en collaboration avec les paysans de mettre en place une
véritable économie parallèle permettant l'utilisation des dérivés du
pavot à des fins médicales pour les centaines de millions de personnes
qui n'y ont pas accès. Une telle initiative peut effectivement
soutenir l'opposition à un régime en s'assurant que les activités
profitent directement à la population.
Tout comme pour l'arsenal des moyens militaires, il ne s'agit ici que
d'un simple survol des moyens d'actions non-militaires qui peuvent
faire parti de l'arsenal de la lutte à la dictature, et en faveur de
la démocratie. Lorsqu'on connaît ces mécanismes de transformation
politique, on ne peut qu'être profondément perplexe par le discours
qui prétend lutter pour la démocratie à l'aide de l'arsenal des moyens
de conquête militaire.
Effectivement, le retrait des troupes canadiennes d'Afghanistan peut
vouloir dire l'abandon d'une position stratégique, aux mains de la
Russie ou de l'Iran. Ceci, au cœur des richesses en énergies fossiles
de la mer Caspienne et des marchés en expansion de l'Asie orientale.
Prétendre que le retrait des troupes équivaut à abandonner à son sort
une population opprimée est pure démagogie, teintée d'ignorance.
Pour le Canada, il y a définitivement une alternative à la guerre.
Je te remercie de cette aimable invitation
que j’ai transmise à tous les membres de la CMRP Montréal.
Je vous souhaite à tous un très bel
événement.
Bien à toi,
Pascale Frémond
Présidente
Conférence mondiale des Religions pour la Paix Montréal
De :
Artisans_de_Paix@... [mailto:Artisans_de_Paix@...] De la part de mec_quebec Envoyé : 4 juillet 2007 10:35 À :
Artisans_de_Paix@... Objet : [Artisans_de_Paix]
Invitation spéciale--prix réduit!
MESSAGE SPÉCIAL en ce 3 juillet 2007.
Bonjour à tous les membres Artisans de la Paix, membres, amis et
sympathisants du M.E.C. (Mouvement vers l'Esprit Communautaire)
Vous savez que notre organisme est l'hôte du Congrès Annuel Nord-
Américain, CBG 2007- ou Community Building Gathering 2007.
Nous, le comité organisateur de cet évènement, avons le plaisir de
vous annoncer qu'il a déjà une reponse forte du monde de d'ailleurs,
et il a été décidé d'offrir des conditions particulières aux membres,
amis et sympathisants du MEC, afin de leurs donner la possibilité à
tous de participer.
Nous, au Québec, sommes les hôtes de cette rencontre exceptionnelle,
alors il serait souhaitable d'être le plus nombreux possible…
Pour participer, alors, il suffira de payer un montant minimum de 100
dollars qui couvrira les frais des repas, plus une donation
volontaire, au choix de chacun, chacune. Cependant, le logement sera
à la charge des participants. Ce sera parfait pour tous ceux qui
habitent Montréal ou les environs. Pour les autres, peut-être, il
sera possible de se faire loger par des amis ou connaissances vivant
proche de Montréal. Pour ceux qui ont besoin d'une chambre sur place,
il faut vous demander le montant de 220 dollars, qui couvrira aussi
les repas, plus une donation volontaire.
L'information sur cette événement se trouve sur le site-web du M.E.C.
www.mec-quebec.webcentre.ca. ( Choisissez CONGRES ).
Nous souhaitons avoir le plaisir de vous revoir ou faire simplement
votre connaissance. Merci d'être là!
Margaret MacCormack, pour le comité organisateur
Mouvement vers l'esprit communautaire
MESSAGE SPÉCIAL en ce 3 juillet 2007.
Bonjour à tous les membres Artisans de la Paix, membres, amis et
sympathisants du M.E.C. (Mouvement vers l'Esprit Communautaire)
Vous savez que notre organisme est l'hôte du Congrès Annuel Nord-
Américain, CBG 2007- ou Community Building Gathering 2007.
Nous, le comité organisateur de cet évènement, avons le plaisir de
vous annoncer qu'il a déjà une reponse forte du monde de d'ailleurs,
et il a été décidé d'offrir des conditions particulières aux membres,
amis et sympathisants du MEC, afin de leurs donner la possibilité à
tous de participer.
Nous, au Québec, sommes les hôtes de cette rencontre exceptionnelle,
alors il serait souhaitable d'être le plus nombreux possible…
Pour participer, alors, il suffira de payer un montant minimum de 100
dollars qui couvrira les frais des repas, plus une donation
volontaire, au choix de chacun, chacune. Cependant, le logement sera
à la charge des participants. Ce sera parfait pour tous ceux qui
habitent Montréal ou les environs. Pour les autres, peut-être, il
sera possible de se faire loger par des amis ou connaissances vivant
proche de Montréal. Pour ceux qui ont besoin d'une chambre sur place,
il faut vous demander le montant de 220 dollars, qui couvrira aussi
les repas, plus une donation volontaire.
L'information sur cette événement se trouve sur le site-web du M.E.C.
www.mec-quebec.webcentre.ca. ( Choisissez CONGRES ).
Nous souhaitons avoir le plaisir de vous revoir ou faire simplement
votre connaissance. Merci d'être là!
Margaret MacCormack, pour le comité organisateur
Mouvement vers l'esprit communautaire
Subject: [Artisans_de_Paix] Petit message de la CMRP Montréal
Chers amis du Réseau des ArtisanEs de Paix,
J’aimerais vous dire combien j’ai aimé participer à vos réunions, surtout l’an dernier, et combien je trouve intéressante la collaboration que nous établissons entre nous depuis de nombreux mois. La Conférence mondiale des Religions pour la Paix (CMRP), dont j’étais membre, a bénéficié de ces contacts en créant des partenariats notamment avec Initiatives et Changement et le Centre de Paix de Montréal. Comme je viens d’être nommée présidente du groupe de Montréal de la CMRP, je tiens à vous renouveler le grand intérêt que la CMRP a pour les ArtisanEs de Paix. Nous sommes très intéressés à participer le plus possible aux activités du réseau, que ce soit par la présence active de Daniel et de Gerry au sein du Comité Gandhi ou par celle d’autres membres de la CMRP dans d’autres comités qui pourront être créés au fil des années. Gerry Pascal vient d’être nommé vice-président de notre groupe et il a accepté de nous représenter auprès des ArtisanEs de Paix. C’est donc lui qui sera désormais notre porte-parole auprès de vous.
J’adresse à chacun et à chacune mes salutations les plus cordiales et tous mes souhaits de réussite dans vos multiples entreprises. La CMRP sera heureuse de participer aux événements que chacun des organismes du réseau organisera, dans la limite de notre disponibilité bien sûr. Vous êtes également les bienvenus à toutes nos activités, dont nous vous tiendrons informés par Gerry et le groupe Yahoo.