Développement du nord
Promesse d'un «combat royal»
http://www2.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2008/10/20081023-091200.html
Les autochtones veulent d'abord régler la question de leurs droits ancestraux
Une dizaine de chefs de peuples autochtones sont venus au Parlement hier pour promettre «un combat royal» au gouvernement si jamais la question de leurs droits ancestraux ne se règle pas avant le lancement du Plan Nord de Jean Charest.
Ghyslain Picard, chef des Premières Nations, Raphaël Picard, des Innus de Pessamit, et beaucoup d'autres ont annoncé «un combat très dur» au gouvernement si son Plan Nord de développement économique se met en marche sans que la question des droits autochtones ne soit réglée.
Les grands moyens
Les chefs autochtones se sont servis d'une commission parlementaire sur le régime forestier pour faire connaître leur dépit aux élus. «Vous ne nous écoutez pas, a lancé Ghyslain Picard autour de la grande table de consultation parlementaire. Avant de changer le régime forestier, il faut que la question de nos droits soit réglée.
«Il ne peut y avoir de développement sans la participation des Premières Nations, qui n'ont jamais cédé leurs droits», a indiqué ce dernier, réclamant la cogestion des ressources naturelles.
La fin de la consultation
Raphaël Picard a rappelé que sa communauté de Pessamit a abandonné la voie de la consultation pour prendre des recours juridiques. «Nous, la consultation, c'est terminé. L'approche commune, on n'y croit plus. Elle est bidon. Ça fait 30 ans qu'on négocie et ça ne mène à rien.»
Celui-ci a rappelé que pendant ces négociations, «Québec n'a jamais arrêté le développement». Les générations de jeunes sont tannées d'attendre, dit Picard. «Il y a beaucoup de détresse et de dépendance. Il faut mettre un terme à tout cela. Il faut qu'il y ait un retour de bénéfices sur le développement pour les communautés.»