Innus de Uashat Non au projet de la Romaine
http://www2.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2008/12/20081220-085105.html
QUÉBEC | Les Innus de Uashat Mani-Utenam (Sept-Îles) disent non au projet hydroélectrique de la rivière Romaine.
«Nous nous opposons à tout projet de développement sur notre territoire, plus particulièrement en raison des conséquences néfastes sur nos terres traditionnelles et notre mode de vie traditionnel. Nous N'avons consenti à aucun projet hydroélectrique, à aucune exploitation minière, forestière, ni à aucun projet ferroviaire ou de transport dans la partie des terres traditionnelles affectée par le projet», ont-ils signalé lors des audiences du Bureau des audiences publiques en environnement (BAPE) ces jours der niers à Sept-Îles. Ils estiment que le projet hydroélectrique transformera de manière irréparable et irrécupérable l'environnement des terres des familles innues et de la communauté de Uashat Mani-Utenam.
«Nous occupons et utilisons présentement nos terres traditionnelles. Nous chassons, piégeons et y exerçons d'autres activités, car nous avons un mode de vie distinct», martèlent les Innus. Ceux-ci s'opposent tout autant à l'instauration des tours de transmission sur leur territoire, bien que les lignes de transport ne fassent pas partie de la présente audience. Ce que contestent les Autochtones, soutenant qu'Hydro-Québec ne saurait dissocier les centrales des lignes de transmission, car les premières n'existeraient pas sans les deuxièmes.
Destruction du territoire
Les Innus soutiennent d'ailleurs que les projets existants, depuis celui des chutes Churchill il y a quarante ans à celui de SM (Sainte-Marguerite) 1, 2 et 3, ont détruit le territoire traditionnel.
«Aucune option présentée par le promoteur (Hydro-Québec) ne tient compte du titre ancestral, des droits ancestraux et de ceux issus des traités, non plus que des intérêts économiques, sociaux, culturels et spirituels de la communauté dans les territoires affectés par le projet», signalent les représentants autochtones.
Ceux-ci somment donc Hydro-Québec de cesser tout travail sur ce projet, alléguant que les travaux se déroulent sans le consentement et la consultation de la communauté.