Bonjour monsieur Lapointe
Merci de nous rappeler le cheminement qui a abouti à la naissance de la SSJB
de Montréal.
C'est extraordinaire comme réalisation du peuple.
Je crois que nous avon régressé en plaçant le défilé au cours de la nuit !
Est-ce une nostalgie ou autre choses ?
Je ne crois pas que les Irlandais feraiennt la même chose !
Je déplore ce geste de même que la disparition du moton, lequel, loin de
représenter
"le Canadien-Français soumis et suiveux" mais plutôt le symbole même de la
libération nationale,
Le Libérateur lui-même. Mais, on n'y croyait plus !
On n'a jamais donné l'explication véritable pour le faire disparaître.
C'était plus approprié de donner interprétation que le publique approuverait
!
Pauvre Saint-Jean-Baptiste, excusez-nous et priez pour nous.
Amen.
========================
"lapointe_jean " a écrit :
> Histoire de la fête nationale des Québécois: la Saint-Jean Baptiste
> La fête de la Saint-Jean Baptiste était célébrée tous les 24 juin
> bien avant que de devenir la fête nationale de tous les Québécois.
>
> Déjà en des temps immémoriaux, les peuples païens célébraient le
> solstice d'été par un grand feu de joie, symbolisant la lumière qui
> était à son apogée.
>
> Puis, dans la France catholique de Clovis, on conservera la
> tradition du feu de joie pour célébrer la naissance de Saint Jean le
> Baptiste, le cousin de Jésus, appelé 'le baptiste' puisque c'est lui
> qui a baptisé le Christ, marquant ainsi le début de sa vie publique.
> Jean est donc celui qui sera la précurseur du Christ, "la lumière du
> monde" - d'où le lien avec le solstice et le feu de joie.
>
> "Je suis la voix qui crie dans le désert!" - vous pouvez (pour votre
> culture!) en lire le récit dans l'évangile de Matthieu, chap. 3; ou
> Marc chap. 1; ou Luc chap. 3.
>
> La fête religieuse de Jean le Baptiste revêt donc une importance
> toute particulière pour tous les catholiques d'Europe, et
> spécialement pour ceux de France, où dans la nuit du 23 au 24 juin à
> Paris, le roi de France lui-même allume le feu de la Saint Jean. Une
> fois en terre d'Amérique, les Français continueront de souligner cet
> événement: les Relations des Jésuites font allusion à cette coutume
> dès 1636, alors que la ville de Québec ne comptait encore que 200
> âmes. On sait aussi que le 24 juin de cette année-là, le gouverneur
> de Québec, monsieur de Montmagny, fit tirer à cette occasion cinq
> coups de canon!
>
> Mais la St-Jean demeure avant tout, pour les Québécois qui étaient
> très pieux, une fête religieuse, qui donne souvent lieu à des
> processions dans les rues de la ville, comme c'est le cas de
> plusieurs autres fêtes, par exemple celles de la Vierge Marie, de St
> Joseph ou de Ste Anne. C'est en 1834 que de fête religieuse, la St-
> Jean-Baptiste deviendra un symbole national pour les Québécois.
>
> En effet, le 8 mars 1834, Ludger Duvernay et quelques autres
> Montréalais d'élite fondent une société d'entraide et de secours
> dont le nom en dit long sur ses objectifs: "Aide-toi et le ciel
> t'aidera". Cette société deviendra plus tard la Société Saint-Jean-
> Baptiste, active encore de nos jours.
>
> Et c'est le 24 juin 1834 que Ludger Duvernay et une soixantaine de
> Montréalais d'origine francaise et anglaise organisent un banquet
> patriotique, la première véritable célébration 'nationale' de la St-
> Jean. Il est important de souligner que si le nationalisme se
> définit comme la volonté de se libérer de l'emprise d'un pouvoir
> politique supérieur, à cette époque au Bas-Canada, "être
> nationaliste" signifiait donc désirer s'affranchir de la métropole,
> en l'occurrence la Grande-Bretagne. Il ne faut donc pas se
> surprendre de voir un grand nombre d'anglophones de Montréal
> participer à ce banquet nationaliste, qui se tiendra dans les
> jardins de l'avocat John McDonnell, non loin de l'ancienne gare
> Windsor.
>
> Ce banquet fut un véritable succès. Si bien que le journal La
> Minerve conclut, dans son édition du 26 juin 1834, que "Cette fête
> dont le but est de cimenter l'union des Canadiens ne sera pas sans
> fruit. Elle sera célébrée annuellement comme fête nationale et ne
> pourra manquer de produire les plus heureux résultats." (le
> terme "Québécois" n'est pas encore d'usage à l'époque; c'est ce qui
> explique l'emploi du terme "Canadien", ou Canadien-français, comme
> on entend encore dire nos grands-parents). Mise en veilleuse pendant
> et après les soulèvements des patriotes de 1837 et 38, la fête
> renaît à Québec en 1842 en tant que fête religieuse, et donne lieu à
> une grande procession, puis à Montréal en 1843, dans les mêmes
> circonstances. Ce furent nos premiers "défilés de la St-Jean".
>
> Le 24 juin 1848, lors de la "parade de la St-Jean", une relique
> bouleverse la foule massée le long des rues de Québec: quelqu'un
> portait un des vestiges les plus précieux du Régime français, le
> drapeau du régiment de Carillon, qui avait été témoin de la
> brillante victoire des 3 500 soldats du général Montcalm contre une
> armée de 15 000 hommes, le 8 juillet 1758, à Carillon, aujoud'hui
> Ticonderoga dans l'état de New York. Ce drapeau fleurdelysé,
> l'ancêtre de l'actuel drapeau du Québec, fut depuis porté avec
> fierté, protégé dans un cylindre de métal, lors de tous les défilés
> de la St-Jean jusqu'en 1982, alors qu'il fut confié à l'Institut
> canadien de conservation, puis au Musée de l'Amérique française.
>
> Aujourd'hui encore, la Société-St-Jean-Baptiste de Montréal organise
> le traditionnel défilé de la St-Jean, qui longe la rue Sherbrooke
> d'ouest en est pour se terminer au Parc Maisonneuve, où a lieu un
> grand spectacle populaire qui réunit plusieurs milliers de personnes
> chaque année. Ce n'est plus le drapeau de Carillon qu'on arbore,
> mais notre drapeau fleurdelysé bleu et blanc, qui a célébré ses 50
> ans en 1998. Pour souligner les origines religieuses de cette fête,
> une messe est célébrée chaque 24 juin au matin par l'archevêque de
> Montréal dans la très belle église historique St-Jean-Baptiste, rue
> Rachel, angle Henri-Julien, sur le Plateau Mont-Royal, l'un des
> quartiers les plus riches sur le plan culturel et intellectuel, mais
> aussi l'un des plus cosmopolites. La messe est suivie d'une grande
> fête populaire dans les rues de la ville, où musique traditionnelle -
> gigues et rigaudons - est à l'honneur. Il est à souligner que
> l'église est située dans l'ancienne municipalité de Saint-Jean-
> Baptiste, qui fut comme la plupart des petites villes situées sur
> l'île, annexée à Montréal au tournant du siècle. Cette église est
> également un lieu culturel de première importance à Montréal,
> puisqu'en plus de posséder un magnifique orgue Casavant de quatre
> claviers et 68 jeux, elle accueille de nombreux concerts, tant de
> musique chorale que symphonique.
>
> Selon une enquête Sondagem réalisée pour le compte du journal Le
> Devoir, de Télé-Québec et du journal Le Soleil, 71,8% des Québécois
> croient que la Saint-Jean est vraiment la fête de tous les
> Québécois, peu importe leur origine, leur langue ou leur orientation
> politique. Ce sentiment d'appartenance était l'un des souhaits les
> plus ardents de René Lévesque. Le même sondage révèle que pour une
> grande proportion de Québécois, cette fête représente en effet "un
> moment de fierté ", et se célèbre "en famille ou avec les amis" .
>
>
>
> Pour en savoir plus:
>
> Hélène-Andrée Bizier et Claude Paulette: Fleur de lys, d'hier à
> aujourd'hui, édition Art Global. Un magnifique livre illustré tout
> en couleurs, qui retrace les origines de notre drapeau.
>
> Robert Rumilly: Histoire de la Société Saint-Jean-Baptiste de
> Montréal, des Patriotes au fleurdelysé, 1834-1948. Éditions de
> l'Aurore. Pour les mordus d'histoire!
>
> Vous pouvez aussi bien sûr vous adresser directement à la Société
> Saint-Jean-Baptiste de Montréal, qui tient feu et lieu à même
> l'ancienne maison de son fondateur Ludger Duvernay, au 82,
> Sherbrooke ouest. A la Boutique de la fête nationale, on peut
> obtenir drapeaux, fanions, chandails, ballons, &c, arborant couleurs
> nationales et fleur de lys. Tél: (514) 843-8851
>
> Retour chez Claude Nadeau, claveciniste
>
> Tous droits réservés © 1998. Toute reproduction, en tout ou en
> partie, constitue une violation de droits d'auteur. Une courte
> citation est autorisée avec citation de la source. Si vous voulez
> contribuer à la diffusion de ce texte, merci de créer un lien
> directement vers cette page, dont l'adresse exacte est :
> http://www.claudenadeau.net/saint-jean.html
>
>
>
> Pour vous retirer de ce groupe, envoyez un courrier électronique à :
> Pour-le-Pays-du-Quebec-unsubscribe@...
> =======
> Voyez notre site principal sur l'une ou l'autre de ces pages sur le web :
> =======
> http://iquebec.ifrance.com/QUEBECUNPAYS/A-LA-UNE.html
> =======
> http://membres.lycos.fr/quebecunpays/
>
> =======
> Pour lire les messages présents sur le forum :
> =======
> http://cf.groups.yahoo.com/group/Pour-le-Pays-du-Quebec/
>
> ========
> La Wallonie et son avenir sur le forum TOUDI
> ========
> http://forum.toudi.org/forum/index.php
>
>
> L'utilisation du service Yahoo! Groupes est sujette à l'acceptation
> des Conditions d'utilisation disponible à cette adresse URL
> http://cf.docs.yahoo.com/info/utos.html
>