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Après, ce ne sera jamais plus comme avant / Pierre Bouchard   Liste de messages  
Répondre | Transférer Message #1202 sur 39699 |
Bonjour M. Bouchard,
 
Notre monde étant ce qu'il est, bien imparfait, donc perfectible, nous avons donc des efforts sérieux à valoriser pour faire avancer le Pays du Québec.
 
L'agir individuel peut permettre de faire fleurir certaines idées, certains concepts.  L'Agir d'un groupe, d'un mouvement, d'une organisation peut possiblement permettre des résultats plus imposants.  N'est-ce pas une façon privilégiée de pouvoir s'en sortir ?
 
L'Agir organisé est tout autre que l'indifférence.  Cet Agir organisé ne semble pas être l'affaire de l'ensemble de la population qui se laisse manipuler, qui profite, lui dit-on, d'une qualité de vie exceptionnelle.  On lui montre quelques défauts ici et là et vite on change pour changer.
 
L'Agir dans les concepts demeurera valable en autant qu'il finira par toucher l'ensemble de la population.  Cette population doit comprendre là où l'on veut l'amener.
 
Comme nous sommes "combattus" il nous faut prendre les devants.  Il faut savoir par qui nous sommes "combattus".  " Bien connaître la réalité" pour pouvoir combattre à notre tour.
 
Peut-on s'interroger sur ceux qui nous "combattent" ?
 
Ne sont-ils que des politiciens ou sont-ils des porte-parole d'un autre groupe qui gère le monde d'aujourd'hui ?  Si les membres du groupe "Bildenberg" ont déjà décidé que le Québec rayonnera dans le monde pour les voir atteindre d'autres fins, celles, par exemple, la division du Canada et son affiliation aux États-Unis, voilà que notre voix est bien dans le bon courant des activités.  Si, au contraire, ils ont déterminés qu'il n'en serait pas ainsi pour les causes qu'ils connaissent mieux que nous, encore, notre cheminement s'en trouvera certainement perturbé sinon bloqué.
 
"Notre seule chance, dites-vous, c'est de poser des gestes concrets". 
 
On peut avoir des regrets de voir le PQ dans l'Opposition officielle.  Qu'en est-il actuellement ?  Comment poser des "gestes concrets" ?  À C-20 le Québec a opposé C-99.  Le Québec se donnait une quasi constitution du Québec. 
 
 
Notre monde ne suit pas.  Ça ne lève pas !  Cela prend de bons vendeurs.  Il n'y en a pas beaucoup qui parcourt tout le Pays du Québec pour promouvoir une idée, un concept, pour pouvoir poser des gestes concrets. 
 
Il y aura, peut-être, une course à la Chefferie ou des réunions-discussions-échanges dans les diverses régions du Québec.  Cela aurait dû être fait depuis plusieurs années.  Je pense que nous en convenons.  Le discours dans la population ne s'est pas fait.  Il faut discuter avec nos gens pour leur permettre de prendre position.  "Après, ce ne sera jamais plus comme avant" comme vous nous le dites.  Il nous en faut de ces petites étapes pour franchir la plus importante.  "Après, ce ne sera jamais plus comme avant"!
 
Vous nous inviter à comprendre le fait que bien des nôtres ne sont pas disposés à reconnaître qu'il nous faut un Pays bien à nous.  Ils n'en voient pas le besoin, encore moins la nécessité.  Est-ce à dire que le travail fondamental de notre parti politique qui veut le Pays n'aurait pas fait un travail en profondeur chez l'ensemble de notre population ?  Ce peut être le parti politique comme cela peut être également tous les groupes et/ou individus qui prônent l'Indépendance, la Souveraineté et le Pays depuis plusieurs années.  Ils ont su dénoncer, trouver toutes les failles, ont-ils su instruire, former ?   Il nous faut donc convenir que nous nous devons de faire un travail dans tous les coins et recoins du Québec pour conscientiser, pour faire connaître la nécessité du Pays pour pouvoir s'assumer correctement dans le monde.  
 
René Lévesque avec son "Point de Mire" parlait directement à l'ensemble de la population alors que nous avions, à cette époque, un ou deux canaux de télévision.  Avec trente canaux, cinquante canaux... on en zappe un coup.  Il faut pouvoir faire des démonstrations à nos gens du Pays pour trouver un minimum de consensus autour d'idées fondamentales.  Leur faire voir l'importance, la nécessité du Pays à "nous" donner. 
 
Vous parlez de cours d'Histoire du Québec.  Il faut une volonté gouvernementale.  Voyez-vous cela possible actuellement ?  Faudrait-il se donner des cours d'Histoire par la Télévision avec des crédits possibles ?  L'Université de Boston offre des cours pour des milliers d'Africains à des prix populaires avec des crédits accordés.  Faudrait-il des cours d'Histoire sous la responsabilité de l'une de nos universités du Québec ?  Sinon, il y a des possibilités ailleurs.  Il faut quelqu'un pour assumer cette responsabilité.
 
On a pas épuisé le sujet, loin de là.  J'interviens avec un esprit de dialogue, de meilleure compréhension, de possibles cheminements à mettre en place.
 
Il nous faut rejoindre la population ordinaire, dans les divers milieux, faire comprendre un message fondamental du Pays à se donner.
 
Je sollicite tous nos membres à aller lire quelques uns de vos textes sur votre site. 
 
Il faut traduire toutes nos données pour les faire fructifier.  Il faut aller à la rencontre de la population ordinaire...  ce n'est pas nécessairement évident.  Il faut au moins s'en parler et voir ce qui peut être fait.
 
Robert Bertrand,
Québec un Pays
 
===============
 
L'Agir n'est pas autrement, nous agissons comme nous pouvons le faire. Notre indifférence à ce qui nous arrive favorise notre propre extinction, c'est-à-dire que si nous ne combattons pas, ça n'empêche pas que sommes tout de même combattus; alors mathématiquement, nous courrons à notre perte.
(...)
 
Il nous faut admettre qu'à cause de leur poids, jamais nos pédagogies ne prendront racines, les pédagogies adverses ont la faveur des médias. Non, notre seule chance est d'agir justement. Poser des gestes concrets, des actes qui font qu'après, ce n'est plus comme avant, jamais plus. C'est ce que je reproche, moi, au PQ.
 
(...)
 
Dans le pire des scénarios, avant longtemps, nous serons devenus une "région francophone" du Canada. Nous le sommes depuis toujours dans la tête des gens du ROC, mais cela deviendra un consensus parmi nous aussi. D'ailleurs il y a bien 25-30% des francophones au Québec qui pensent comme ça, qui détestent l'idée que nous puissions être d'abord des gens du Québec avant de se considérer Canadien. Ça les heurte, ça les insulte. Il faut comprendre à quel point ces gens sont sourds à nos prêches indépendantistes, que l'effet recherché est tout à fait contraire chez eux. Et cela, ce n'est pas parce qu'ils sont moins intelligents que nous bien sûr, ni eux ni nous n'avons tort ou raison comme je disais. Seulement comprendre cela devrait aider, c'est important stratégiquement.
 
(...)
 
C'est majeur : la collectivité québécoise n'est pas assez solidaire encore pour avoir, naturellement, l'instinct de survie, d'elle-même.
 
(...)
 
Les politiciens, eux, connaissent bien les gens, c'est pourquoi ils les traitent en clients. On nous achète ouvertement, le PLC nous le montre bien, et nous restons impassibles, sans aucune dignité collective (songeons à la loi C-20).
 
Malgré la forte volonté (et tous les moyens mis en oeuvre) pour nous rentrer dans la tête que nous ne sommes pas différents des anglophones du Canada, nous sommes bel et bien différents, quoiqu'en disent les opposants et tous ceux auxquels la chicane répugne. Je parle et je pense en français, mes réflexes intellectuels sont différents des réflexes intellectuels anglophones. Par la force des choses, nos cultures sont différentes. Personne n'est mieux que l'autre, personne n'a tort ou raison. Mais ce genre de propos n'est pas autorisé dans nos médias.
 
 
Quand on déclenche les élections, quand on y va d'une campagne électorale de 30 jours, on force les gens à se décider entre l'un et l'autre des partis, des candidats. Les gens sont forcés de se prononcer. Dans le même ordre d'idées, il faudrait forcer les gens à se prononcer quant à notre avenir collectif, à prendre position et non juste se défiler dans le statu quo. Faire qu'après cette prise de position, les choses soient différentes, peu importe le résultat de la consultation. Je développe là-dessus dans mon site, je propose une question référendaire structurée.
 
 
ils veulent affirmer l'existence de la nation québécoise, mais ils veulent l'affirmer sans pour autant "quitter le pays", s'exiler.
 
(...)
 
M. Sauvé dit qu'ils ne savent pas qui ils sont. Moi je pense qu'ils sont quelques peu intoxiqués par la propagande canadienne qui dure depuis toujours. Ils ont grandi "canadien français", et maintenant leurs enfants grandissent "citoyens du monde", veulent-ils croire, mais tout à fait "nord américains" en fait. Nous sommes et devenons comme nous avons grandi, avec tout notre bagage culturel.
 
(...)
 
Il faudrait revoir plusieurs choses, nos cours d'histoire à l'école par exemple. Pourquoi n'enseigne-t-on pas clairement (et obligatoirement) que ce que nous sommes aujourd'hui provient des combats incessants entre anglophones et francophones depuis 300 ans?

Pierre Bouchard

Questions de société

Escoumins, Québec
 


DIM 8. JUN 2003  1:44

robertbertra...
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Bonjour M. Bouchard, Notre monde étant ce qu'il est, bien imparfait, donc perfectible, nous avons donc des efforts sérieux à valoriser pour faire avancer le...
Robert Bertrand
robertbertra...
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8. JUN 2003
1:42
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