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Re: Re : Un manque de héros!   Liste de messages  
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Bonjour messieurs.

Je crois avoir compris !

   Il reste à faire comprendre à d'autres,  ce que les efforts précédents,  la patience et la sagesse du temps ont laissés  comme héritage disponible et observable encore aujourd'hui  pour forger l'avenir du Québec.  Serait-ce là la dernière contribution et le dernier espoir des patriotes  retraités pour mener à sa pleine maturité le Pays du Québec !

Vous écrivez avec justesse monsieur Sauvé:

"Sans État, la nation ne peut pas être reconnue. Sans État, il n'y a pas d'agir, seulement de l'agitation et de la gesticulation impuissantes."

Objectif premier

    "Nous devons au préalable nous défaire de l'État arbitraire qu'on nous impose, l'État central, centralisateur, centraliste et unitaire d'Ottawa, qui refuse obstinément de nous reconnaître et refusera tant qu'il se trouvera en position de le faire. Voilà notre premier objectif. Tant que cet objectif ne sera pas atteint, nous allons continuer de travailler dans le noir, de tourner en rond, de faire de notre cause une foire d'empoigne, de discussions et de palables inutiles."

    "Le Québec ne peut vivre avec deux États sur son territoire. Laissez faire les "deux cultures". D'abord régler le problème de l'État et le reste viendra ensuite. Deux gouvernements, un à Québec  et l'autre à Ottawa, il y en a un de trop. Il n'y a pas à lésiner sur ce sujet. Nous avons notre État et notre gouvernement et avec un seul gouvernement, le nôtre, qui existait avant le gouvernement arbitraire d'Ottawa, nous pouvons nous gouverner nous-mêmes d'une manière plus simple (principe stratégique de simplicité), plus économique (principe stratégique d'économie), avec une meilleure concentration de l'effort et des moyens dans le temps et l'espace (principe cardinal, s'il en est un). Avec un seul État, le nôtre, la coordination devient plus facilement réalisable (principe de coordination)."

Que faire alors  pour atteindre ce premier objectif sans casser des oeufs !
Comment s'y prendre et quels sont les moyens paisibles et démocratiques à  notre disposition  ?

    Si j'ai bien compris par la lecture du paragraphe qui suit,  il est nécessaire d'abord de se  défaire des "dépendances", des entraves  qui  nuisent  à la prise en charge complète et  la responsabilisation  du développement du Pays-du-Québec.  Est-ce bien celà ? Il s'agit aussi de bien identifier nos "dépendances" comme Desjardins, Hydro-Québec etc...tant les biens physiques que les  biens  spirituels et moraux qui sont confectionnés  "de fait"  l'âme du peuple québécois, comme  vous l'avez si bien expliqué. 
 

Vous poursuivez:

"En géopolitique, l'indépendance est l'aptitude et la capacité de choisir ses dépendances. Cette définition de
l'indépendance est universelle et que celui ou celle qui en connaît une autre plus universelle la fasse connaître.
Aptitude veut dire compétence, santé physique et mentale, instruction, formation, savoirs, bref, toutes les dispositions intérieures nécessaires à l'action. Capacité veut dire moyens extérieurs, capitaux, organisation administrative et juridique, etc. Une dépendance est une nécessité qu'on doit se procurer d'une manière ou d'une autre.  Or, la nécessité n'a pas de loi et l'État est le gérant des nécessités qui n'ont pas de loi.  Est-ce clair?

Merci de nous tracer la voie à suivre.
VL
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Shirley a écrit :

Poursuivons Géopolitique 101 et les principes universels de l'action.Position épistémologique La géopolitique a pour objet l'État comme tel, non les régimes politiques, les idéologies, les hommes et femmes politiques, les idées pour les idées, les courants d'opinions, les thèses ou hypothèses, ni les modèles et autres formes de représentations pour tenter de saisir le réel et le faire comprendre à la multitude d'une manière ou d'une autre.Or, l'État existe complètement dans les faits et les Actes où il n'existe pas. Il n'y a pas de "juste milieu" en matière d'État. Il existe radicalement ou  il n'existe pas du tout. Ses caractéristiques sont essentiellement ontologiques: radicalité, ipséité, sémelfactivité, royauté et continuité. C'est tout ou rien. Sans État, il n'y a pas d'agir d'envergure, seulement des agirs individuels. Une grosse entreprise peut devenir un État, une religion peut devenir un État, mais l'État dont il est question pour nous, c'est l'État naturel, instrument de l'agir collectif des peuples et des nations, l'État qui soutient l'intérêt général. Nous envisageons l'État par opposition à la tribu ou au clan, dont l'envergure n'est pas suffisante pour agir d'emblée. L'État est une société à pouvoirs, ce qui veut dire une société apte et capable d'agir avec envergure, qui dispose des moyens de l'action, dont un territoire en partant, lequel lui sert à la fois de pourvoyeur des nécessités de l'existence, de fondement à l'identité collective, de raison de vivre, de régulateur et de principe. Que nous le voulions ou non, nous sommes fondamentalement des animaux territoriaux, des  animaux doués d'intelligence et de volonté, donc, capables d'évoluer, de progresser et d'agir avec envergure, en pleine conscience et responsabilité de nos actes.  Ces réalités n'ont rien à voir avec certaines métaphores courantes au sujet de la "largeur ou l'étroitesse d'esprit". Si on veut vivre et agir, l'État est une nécessité. Certes, avec l'État, on peut faire beaucoup plus de bien et aussi commettre beaucoup plus de mal que sans État, ce qui prouve une plus grande liberté d'action, que ne connaissent pas les nations sans État, les tribus,les clans et autres sociétés restreintes. La forme est principe du mouvement et l'État prend forme en fonction des caractéristiques de son territoire d'une part, de sa population de l'autre et des moyens dont elle dispose.  Son point de départ est dans la région naturelle la plus oékoumène, qu'on peut appeler la plus économique. celle qui offre les meilleures possibilités d'agir d'une manière systématique et économique. Elle est facile à reconnaître: c'est la région la plus habitée et la plus active. C'est l'espace le plus bas, le plus plat, le plus arable, avec un climat qui permet le travail continu, de l'eau en quantité pour tous les usages, des richesses naturelles suffisantes et surtout accessibles, des communications naturelles aisées à l'intérieur et avec le monde extérieur, et finalement, une certaine défendabilité naturelle, par le moyen d'obstacles suffisants pour s'opposer aux invasions de l'extérieur mais pas au point d'entraver les communications.La région oékoumène, c'est aussi l'espace qui se prête le mieux aux mathématiques du développement, dont l'arpentage, les poids et mesures, l'architecture, les travaux collectifs, les infrastructures, les calculs différentiels, intégral, de probabilités, de topologie, les algorithmes, etc.Or, cet espace oékoumène qui nous sert de centre de gravité et de région fondamentale à notre État, ce sont les basses terres du Saint Laurent, que nous possédons bel et bien, tant par notre travail des quatre derniers siècles que par nos achats successifs de propriétés, domaines, entreprises et terroirs qui avaient été pris en possession par les Anglais, les Écossais, les Irlandais et les Loyalistes qui sont venus passer quelque temps au Québec avant de partir s'installer dans les régions plus chaudes et prometteuses du sud et du sud-ouest. Notre arme de conquête, rappelons-nous en, c'est la caisse populaire, fondée pendant le dernier quart duDix-neuvième siècle. Dans la mesure où un milieu géographique offre toutes ces caractéristiques, la construction d'un État est possible, à court ou à long terme, généralement entre quatre et douze siècles, exceptions comprises.Pourquoi tant de temps? Parce que toute progression humaine exige du temps et qu'au sommet de cette progression, qui marque la naissance de l'État, une conscience et une volonté collective se sont formées.L'État est une âme autant qu'un corps. Le corps se forme en premier, par la culture du sol, le développement et la mise en valeur du territoire, le développement des connaissances, des savoirs, l'intégration organique de tout l'ensemble, dans la mesure des possibilités offertes par la nature d'une part, par les habitants de l'autre. C'est ce qu'on appelle une osmose territoriale. L'âme se forme peu à peu, avec le corps qui lui impose son organicité et ses limites dans le temps comme dans l'espace. Peu à peu, avec le temps, le travail, l'étude, les prises de conscience, le développement d'une langue et d'une culture collective, l'État se perfectionne, se renforcit, apprend à agir et à réussir et à acquérir une indépendance d'esprit et de moyens qui en font l'originalité. Il est alors reconnu comme tel et personne ne le remet plus en question. C'est ce qu'on appelle la souveraineté. Les modèles de société peuvent venir ensuite, mais il est peu utile de proposer des modèles à une société qui n'existe pas et n'est pas reconnue en tant qu'État en premier lieu. D'abord le pouvoir, les modèles viendront ensuite.  Pouvoir veut dire pouvoir d'agir et le pouvoir d'agir, qui s'acquiert par un long travail collectif, se développe à la fois d'une manière organique et inorganique. En géopolitique, l'indépendance est l'aptitude et la capacité de choisir ses dépendances. Cette définition de l'indépendance est universelle et que celui ou celle qui en connaît une autre plus universelle la fasse connaître. Aptitude veut dire compétence, santé physique et mentale, instruction, formation, savoirs, bref, toutes les dispositions intérieures nécessaires à l'action. Capacité veut dire moyens extérieurs, capitaux, organisation administrative et juridique, etc.Une dépendance est une nécessité qu'on doit se procurer d'une manière ou d'une autre.Or, la nécessité n'a pas de loi et l'État est le gérant des nécessités qui n'ont pas de loi.  Est-ce clair? Sans État, l'indépendance n'est pas possible pour une société qui vit sur un territoire au potentiel suffisant pour qu'elle se prenne en charge. Sans État, la nation ne peut pas être reconnue.Sans État, il n'y a pas d'agir, seulement de l'agitation et de la gesticulation impuissantes. D'abord et avant tout,donc, l'État et cet État, nous l'avons déjà mais nous ne le savons pas. Nos adversaires ont réussi un travail de sape considérable, au point de nous croire comme n'existant pas, ni comme peuple, nation et encore moins État.  Nous ne sommes qu'une "province", un espace inféodé, servilement soumis et qu'on se le tienne pour dit. Et pourtant, nous sommes bel et bien un État, qu'on veuille l'admettre ou non. Nous avons acquis toutes les caractéristiques d'un véritable État et il ne nous reste qu'à nous reconnaître nous-mêmes et partant, nous faire reconnaître. Nous devons au préalable nous défaire de l'État arbitraire qu'on nous impose, l'État central, centralisateur, centraliste et unitaire d'Ottawa, qui refuse obstinément de nous reconnaître et refusera tant qu'il se trouvera en position de le faire. Voilà notre premier objectif. Tant que cet objectif ne sera pas atteint, nous allons continuer de travailler dans le noir, de tourner en rond, de faire de notre cause une foire d'empoigne, de discussions et de palables inutiles. Le Québec ne peut vivre avec deux États sur son territoire. Laissez faire les "deux cultures". D'abord régler le problème de l'État et le reste viendra ensuite. Deux gouvernements, un à Québec  et l'autre à Ottawa, il y en a un de trop. Il n'y a pas à lésiner sur ce sujet. Nous avons notre État et notre gouvernement et avec un seul gouvernement, le nôtre, qui existait avant le gouvernement arbitraire d'Ottawa, nous pouvons nous gouverner nous-mêmes d'une manière plus simple(principe stratégique de simplicité), plus économique(principe stratégique d'économie), avec une meilleure concentration de l'effort et des moyens dans le temps et l'espace(principe cardinal, s'il en est un). Avec un seul État,le nôtre, la coordination devient plus facilement réalisable(principe de coordination). Dans ce monde de plus en plus complexe où nous vivons, il deviendra possible de mettre en pratique les autres principes universels de l'action: Appréciation rigoureuse et correcte du contexte et de la situation; détermination et maintien d'objectifs praticables et réalisables en termes de temps et d'espace, sécurité  contre les mauvaises surprises, administration et logistiques. Tous ces principes et le sens de l'État qui doit nous guider sont fort simples mais pour un peuple qui ne s'est jamais gouverné lui-même, qui est habitué à se laisser dicter sa ligne de conduite par les autres,la compréhension de l'État, comme gérant des nécessités qui n'ont pas de loi, et la mise en pratique de ces principes qui ont fait leurs preuves, demeure problématique. Chacun a son opinion et y tient obstinément. de sorte que l'accès aux certitudes opératives que sont les principes de l'État demeure difficile. Nous reviendrons sur ces questions essentielles. Bonne journée René Marcel Sauvé
----- Original Message -----
Sent: Monday, June 09, 2003 11:24 PM
Subject: [Pour-le-Pays-du-Quebec] Re : Un manque de héros !
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Pierre Bouchard : Il ne suffit pas de dénoncer le combat, il faut le présenter ce combat, le faire apparaître aux yeux des gens. Me voilà pris avec ça. Je ne suis pas sûr de convaincre un fédéraliste avec ce que je vais dire. Je vois un combat incessant entre 2 cultures, mais c'est un combat largement inconscient. Je ne parle pas des attaques ciblées, des coups fourrés ou des conspirations possibles des lobbys économiques, je parle de la manière de vivre, de la façon de raisonner, de voir les choses. ========
Robert Bertrand : Il faut "présenter" ce combat, le "faire apparaître aux yeux des gens".  Bref, leur faire découvrir leur vraie identité : "Faire une appréciation rigoureuse et correcte du contexte et de la situation, le premier principe de stratégie comme nous le soulignerait M. René Marcel Sauvé.  "... je parle, dites-vous, de la manière de vivre, de la façon de raisonner, de voir les choses." Le monde ordinaire est-il conscient qu'il a une manière de vivre, qu'il a une façon de raisonner, qu'il a sa façon à lui de voir les choses ? Je dirais, en homme de lettre, en homme qui a de "l'école", je dirais que cet être là, peut faire ce raisonnement et cela peut vouloir lui signifier une réalité évidente. Mais nous avons la population, les gens ordinaires, ceux qui ont le droit de vote, les quelque 5,5 millions de voteurs potentiels, ils vivent pour gagner de l'argent, pour se nourrir, se vêtir, voyager,  "awouère un char". Ils vivent la différence de culture, ils vivent la différence de raisonner, pour un certain nombre ils vont voir qu'ils sont différents parce qu'ils voyagent, parce qu'ils se déplacent, parce qu'ils ont des expériences vécues, parce qu'ils ont des études, un savoir.  Il faut le reconnaître, tout le monde ne vit pas au même diapason. Ne faut-il convenir que la majorité de notre population vit sa vie ordinaire sans imaginer ou sans savoir fondamentalement la richesse de sa propre culture, la richesse de sa propre identité ? On est Québécois et sont Québécois tous ceux et celles qui veulent se dire Québécois de la part de tous les citoyens et citoyennes qui vivent quotidiennement dans leur propre langue d'origine, grecque, italienne, portugaise, espagnole, vietnamienne, cambodgienne, chinoise et la multitude d'autres langues parlées sur notre sol Québécois. =========
Vous ajoutez, M. Bouchard : Il faut que nous disions d'une seule voix que nous sommes une société francophone distincte de toutes les autres sur ce continent, et nous tenons à le demeurer, nous tenons à vivre à notre manière.  
=========
"Faire une appréciation rigoureuse et correcte du contexte et de la situation".  J'y reviens parce que cela me semble fondamental.  Notre analyse doit présenter l'image correcte, évidente, réelle, perceptible de ce qui est et non de ce que l'on voudrait. "Notre société est francophone", c'est nous qui le disons, qui le proclamons, qui voulons le croire.  On fait quoi pour que ce soit compris comme cela, par tous les autres qui sont des nôtres ? Vous l'avez écrit, également, nous n'avons pas le contrôle des médias.  Il faut que cette connaissance se fasse autrement, par le bouche à oreille, par l'éducation.  Avec l'enseignement de l'anglais en première année...  quelle perspective d'avenir avons nous ? Comme il nous faut rejoindre le plus de monde possible, je vais essayer, à l'avenir de vous répondre dans des textes plus courts. Merci de dialoguer. Robert Bertrand


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MAR 10. JUN 2003  14:40

apalache2003
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Bonjour messieurs. Je crois avoir compris ! Il reste à faire comprendre à d'autres, ce que les efforts précédents, la patience et la sagesse du temps ont...
Valérien Lachance
apalache2003
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10. JUN 2003
14:41
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