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Répondre Message #222 sur 53352 |
"60 secondes"

Bonsoir madame Ferretti
Bonsoir madme Ferretti

Je suis ravi de votre texte et je tiens à vous remercier.

Il rend justice à ce géant de notre histoire nationale trop souvent
ignoré, voir même méprisé dans certains milieux !

Je me suis inspiré des citations de Lionel Groulx justement
parce que c'est un auteur concis, authentique et captivant
et que je l'aime bien madame Ferretti.

Votre texte pourrait facilement servir à la défense de l'oeuvre de
Lionel Groulx !.

Je le conserve précieusement

Valérien L.

PS. Il s'agissait de piquer sur "répondre" et d'ajouter votre texte.
==============================================

Objet: Re: "60 secondes"
Date: Thu, 20 Mar 2003 17:37:55 -0500
De: Andrée Ferretti <ferretti@...>
A: Valérien Lachance <vlachance@...>

Monsieur Lachance,

J'gnore complètement qui vous êtes, pardonnez-le-moi, mais je ne peux
m'empêcher d'intervenir sur le réseau Pour-le-Pays-duQuébec, afin de le
prévenir contre vos propos sur Lionel Groulx qui à l'instar de la
tradition,
de droite comme de gauche, présente cet immense penseur comme un
réactionnaire proposant l'émancipation de la nation québécoise, au nom
d'une
foi religieuse bornée aux préceptes de l'Église catholique.
Or, Lionel Groulx était d'abord et avant tout un intellectuel qui a
utilisé
et recréé les ressources de la méthode historique pour comprendre,
expliquer
et promouvoir la légitimité de l'existence de la nation
canadienne-française et sa nécessité comme apport spécifique à la
diversité
culturelle de l'humanité.

Ce qui s'avère d'une actualité remarquable, en ce moment de l'histoire

l'impérialisme états-unien tente de broyer les nations et les cultures
sous
le rouleau compresseur de ses visées hégémoniques.

Pas plus que vous, je ne suis une référence infaillible, mais je me
permets
tout de même de vous envoyer ici, et donc à tout le réseau, le texte
d'une
conférence que je prononçais en novembre 1993 et que L'Action nationale
a
publié en juin 1994.

Bien à vous,
Andrée Ferretti.

Un bonheur de lecture: Lionel Groulx
L'Action nationale, vol. 84, no 6, juin 1994, pp. 840-850.

Conférencière invitée au troisième déjeuner-causerie de L'Action
indépendantiste du Québec qui le 22 novembre 1993, réunissait plus de
130
personnes dont Mme Louise Harel, Andrée Ferretti rendait ce vibrant
hommage
à l'ouvre de notre historien national.

Introduction

J'ai lu ou relu, en quelques jours, plus d'un millier de pages de
l'ouvre de
notre illustre historien. J'ai alors redécouvert avec plaisir un
intellectuel d'une immense envergure, tant par l'ampleur de son
érudition
que par la nouveauté de sa conception de l'histoire et de ses méthodes
de
reconstruction du passé, comparable à celle des meilleurs penseurs et
chercheurs en sciences humaines de la première moitié du XXe siècle.
J'ai de
plus savouré la beauté d'une langue et d'un style qui font de l'ouvre
savante de Lionel Groulx une véritable oeuvre littéraire.

Or, ce bonheur de lecture ne pouvait chez moi qui aime partager mes
enthousiasmes que s'accompagner du désir de faire lire cet auteur
considérable, particulièrement aujourd'hui où autant ses épigones que
ses
détracteurs le desservent, soit en le magnifiant dans des présentations
et
des analyses glorificatrices et désuètes, soit en le réduisant aux
formules
infamantes de leur vision d'essayistes ignares et malveillants.

Il importe effectivement, pour le lire aujourd'hui avec intelligence,
de ne
pas considérer Lionel Groulx comme un contemporain, aussi actuelle que
demeure son oeuvre sous plusieurs aspects, mais comme une figure
historique
marquée par son temps. Sa vision du monde et les nôtres ont été nourries
à
des sources trop différentes pour ne pas être forgées par des valeurs
souvent divergentes.

Nous ne devons jamais perdre de vue que Lionel Groulx est né en 1878,
qu'à
la fin de la Grande guerre (première guerre mondiale), il était âgé de
36
ans, qu'il était donc un homme déjà accompli, d'autant plus qu'il avait
été
remarquablement précoce. Or, s'il est vrai, comme le soutient la
majorité
des historiens, que le XXe siècle ne commence vraiment qu'à la fin de
cette
guerre, on doit admettre que Lionel Groulx, jusqu'à environ 1920, est un

homme du 19e siècle, entièrement imprégné par l'idéologie ultramontaine.

Il est bien connu qu'au Canada français l'Église ultramontaine impose
alors, et depuis longtemps déjà, sa foi, ses dogmes et ses idées. Reçus
presque universellement par la population canadienne-française de tous
les
milieux sociaux, ses enseignements et ses valeurs sont comme
indissociablement liés à toute l'activité intellectuelle, activité qui
ne se
borne pas à composer avec cette donnée, mais qui s'y conforme. Les liens
de
la pensée et de ce catholicisme ne sont, en effet, pas seulement ceux de
la
croyance, mais ceux de la culture et de l'institution, avec ce que cela
comporte de monolithisme dans les domaines de l'éducation et du savoir.
Or,
faut-il le rappeler, Lionel Groulx a été, dès 1891, élève, puis étudiant

dans un séminaire, formé en vue de la prêtrise.

Comment, dès lors, ne pas s'étonner que le jeune abbé ait réussi assez
vite, sitôt l'avènement de la nouvelle ère, à se dégager de l'emprise
d'une
formation si rigoureusement dominante, à s'en dégager substantiellement,

sans pour autant la renier. Au contraire, tout au long de sa vie, cet
homme
a trouvé dans la fidélité aux principes fondamentaux de son éducation
familiale, sociale et religieuse, le point d'appui qui lui a permis
d'élaborer une interprétation renouvelée de notre histoire. Cette
attitude
est une autre marque de son intelligence, puisque aussi bien, il n'est
pas
d'exercice créateur de la pensée qui ne soit nourri d'acquis culturels
spécifiques, suffisamment reconnus pour être dépassés sans être effacés.
Il
n'y a, par exemple, de logique nodale que tributaire de la logique
aristotélicienne.

Tout un chacun, néanmoins, ne devient pas le héros d'une aventure
intellectuelle insigne. Comment Lionel Groulx y est-il arrivé? Pour ma
part,
je suis convaincue que c'est l'amour qu'il a éprouvé pour son peuple qui
en
est la véritable armature. Il m'apparaît évident que son oeuvre
créatrice
d'explications, de débats et d'engagements non encore épuisés, où est
constamment présente une intelligence sensible de notre histoire, n'est
que
l'autre face de son amour lumineux pour son «petit peuple». J'admire que

pendant les 70 ans de sa vie active, il n'ait poursuivi d'autre but, à
travers ses multiples recherches, écrits, cours, conférences et toutes
autres actions, que celui de développer chez les Canadiens français une
conscience nationale suffisamment orientée pour élaborer des projets
cohérents, susceptibles de servir leur épanouissement. Et, aujourd'hui,
devant la représentation positive que le peuple québécois se fait de
lui-même, je m'émerveille de la puissante réussite de ce travail, en me
rappelant qu'il a été accompli au sein d'un peuple qui était alors plus
profondément aliéné que jamais, après avoir subi, depuis 1840, non
seulement
sans révolte, mais dans la plus débilitante résignation, la domination
politique et économique du Canada anglais, avec ses effets corrosifs sur

tous les aspects de son développement, particulièrement sur
l'affirmation de
son identité nationale.

Aussi, même si je ne peux voir l'ouvre groulxienne, de quelque point de
vue
où je me place, comme engagée sur la voie de l'indépendance du Québec,
je ne
la considère pas moins comme le matériau d'origine du mouvement
indépendantiste contemporain, comme la charpente intellectuelle de la
réflexion qui lui a donné naissance. Et c'est finalement comme militante

indépendantiste qu'elle m'a touchée.

Être humain, c'est tenir à sa différence
La différence et l'opposition entre les cultures, soutient Claude
Lévi-Strauss dans Le regard éloigné (1983), loin de manifester quelque
relent de racisme que ce soit, exprime au contraire les conditions
essentielles et constantes de l'autodéveloppement de l'humanité. «Que
chaque
peuple ait tenu à ses racines et ait pris conscience de leur prix a été
la
manière spécifique à chacun d'assurer son existence et la survie de
l'humanité.»

Lionel Groulx n'a pas attendu Lévi-Strauss pour comprendre que c'est en

persévérant dans son propre être que chaque peuple, comme chaque
individu,
assume pleinement son humanité et participe ainsi à l'humanisation de
tous;
il n'a eu aucun besoin de s'appuyer sur une théorie savante pour être
convaincu que la conscience de son identité est le fondement de toute
création et que la création est la voie royale qui mène aux autres.

Ainsi, défendre son identité nationale, écrivait-il dans Si Dollard
revenait (1919), «Cela ne veut pas dire, comme d'aucuns essaient de le
faire
croire, que l'on veuille cloîtrer son esprit ni s'interdire la vérité et
la
beauté universelles; mais cela veut dire, par exemple, que l'on entend
mettre sur toutes choses le reflet de son âme à soi, que l'ouvre
originale
vaut mieux que l'ouvre pastichée; et qu'agir ainsi n'est point servir
fanatiquement la vérité et la beauté de son pays, mais la vérité et la
beauté dans son pays.»

Il poussait encore plus loin sa démonstration du lien indissociable
entre
identité et créativité dans Notre mission française (1941): «Au surplus,

qu'artistes ou intellectuels ne s'effraient point; je ne leur demande
pas de
faire chrétien ou catholique. Je ne leur demande pas davantage de faire
canadien-français; Canadiens français, je leur demande simplement de
l'être.
Qu'ils soient hommes en plénitude; et que pour l'être, ils soient racés
et
racinés (...) et je ne m'inquiète plus de leur oeuvre. Qu'ils
n'imaginent
pas, non plus, je ne sais quelle antinomie entre l'originalité et
l'universalité, entre la culture nationale et la culture humaine.
L'originalité jaillit, avons-nous dit, lorsque l'homme arrive à révéler
son
fond d'homme. Sans l'ombre d'un paradoxe, l'on peut soutenir que plus
une
littérature, plus un art sont originaux, plus ils sont humains, et par
cela
même, plus ils portent en eux de l'universel.»

Cette conviction de la nécessaire affirmation de soi, pour soi-même et
non
contre les autres, est la ligne directrice majeure de l'entreprise
groulxienne qui tient le peuple canadien-français comme premier
responsable
de son destin, de sa servitude comme de son éventuel épanouissement.
Elle
est si inhérente à toute l'ouvre qu'il m'apparaît restrictif de n'en
donner
qu'une preuve particulière. Je n'en citerai pas moins quelques lignes
tirées
de L'économique et le national, conférence prononcée deux fois, en
février
1936, devant les publics respectifs de la Chambre cadette de Commerce de

Montréal et du Jeune-Barreau de Québec. Groulx s'applique alors à
démontrer
l'indissociabilité des liens entre la maîtrise de l'économie et le
développement national. Dans un passage, il impute l'infériorité
économique
du peuple canadien-français et la dépendance qu'elle entraîne, à sa
«désorientation essentielle»: «Quand on s'est perdu pour avoir tourné le
dos
au principe de sa vie, on ne se sauve que par un retour à son principe
vital. (...) L'on n'agit d'une certaine façon que si l'on est de cette
façon.»

Ailleurs, après avoir tracé les grandes lignes d'une politique
économique
qui favoriserait notre développement, il prend la peine de préciser:
«Une
politique canadienne-française n'est pas nécessairement, que je sache,
une
politique d'agression ni d'injustice à l'égard de qui que ce soit. Nous
ne
songeons à dépouiller personne; seulement nous n'entendons pas, non
plus,
être dépouillés. Nous n'empêchons personne de vivre, mais nous voulons
vivre
nous aussi. Et j'estime que ce n'est pas prendre la place des autres que
de
prendre la nôtre. Je ne suis, ai-je besoin de le dire, ni anti-Anglais,
ni
anti-Juif. Mais je constate que les Anglais sont pro-Anglais et que les
Juifs sont pro-Juifs. Et dans la mesure où pareille attitude ne blesse
ni la
charité, ni la justice, je me garderai bien de leur en faire reproche.
Mais
alors je me demande pourquoi, et dans la même mesure, les Canadiens
français
seraient tout, excepté pro-Canadiens français?»

Il n'en demeure pas moins vrai que cette propension de Groulx à
parfois
louer exagérément son peuple, au nom de valeurs dont certaines sont
devenues
complètement désuètes, a, par moments, gêné ma lecture. J'attribue cette

conduite de Groulx à son espoir de conjurer par le discours une
médiocrité
réelle qui l'inquiétait jusqu'à l'angoisse, qui le heurtait
douloureusement.
Historien éminemment cultivé, il savait que l'idéal fascine et entraîne,

qu'il domine les consciences et impose ses exigences. D'où son
insistance à
proposer à l'admiration des Canadiens français, et à leur imitation, un
idéal humain fondé sur la valorisation des luttes courageuses des
ancêtres
pour survivre, pour conserver leur langue et leur foi, propriétés
culturelles qui les rattachaient à deux très hautes civilisations,
celles de
la France et de la Rome catholique. Car Groulx savait parfaitement que
seules les cultures en situation d'échange et d'interaction ont su
s'épanouir; qu'au contraire les cultures enfermées dans un espace
politique
clos n'ont pu survivre. C'est ainsi qu'il considérait le catholicisme
comme
un véhicule important de notre ouverture sur le monde.

Et c'est précisément ce que ne peuvent supporter les ennemis actuels
du
peuple québécois: que Groulx nous ait évité de devenir un peuple
aphasique,
en nous inculquant la conscience de notre identité nationale et la
volonté
de l'affirmer.

L'histoire : une création continue
Une nation existe par les représentations motrices et vitales qu'elle
puise
dans son passé, non pour s'y fixer, mais pour se propulser vers
l'avenir.
Une nation ne peut s'affirmer qu'appuyée sur ses lignes de force, car la

nation est une communauté qui pousse sur des racines pour le truchement
de
l'histoire dont la mission est de remodeler constamment les héritages
d'où
elle part. «Rien de plus faux que l'histoire définitive, ai-je pu
constater
une nouvelle fois», nous confie Groulx dans le tome 4 de ses Mémoires,
en
nous parlant du travail ardu consacré à la réédition dans son ouvrage:
La
découverte du Canada - Jacques Cartier, «pour remplumer, rhabiller à la
mode
ce vieux rossignol. Mais il me permit de constater unes des grandes
conférences qu'il a prononcées entre 1928 et 1945 pour constater
l'influence
profonde qu'il exerce toujours sur nos politiciens, nos intellectuels,
nos
écrivains, nos artistes. Personne parmi nous qui ne reprenne à sa
manière
l'analyse groulxienne du mal québécois, de ses causes proches et
lointaines,
des moyens d'y remédier.

«Maître chez nous», par exemple, a été pendant longtemps le concept
articulateur du programme de redressement national prôné par Groulx.
«Égalité ou indépendance» est aussi une problématique qu'il a soulevée,
sans
oublier l'idée d'envoyer à Ottawa un bloc de députés exclusivement
dévoués
aux intérêts du Québec. Jusqu'à René Lévesque qui, sous le concept de
souveraineté-association, n'a fait que reprendre la proposition de
Groulx,
formulée à maintes reprises, de faire de l'État du Québec un État
national
et français qui n'en partagerait pas moins sa souveraineté avec l'État
canadien dans plusieurs domaines dont l'économie et les relations
extérieures. On peut aussi souligner qu'il a démontré avant les
rédacteurs
de Parti Pris, l'indissociabilité des liens entre l'économique, le
social,
le politique et le culturel dans l'appropriation de notre destin
national,
tout comme il a dénoncé, avant Pierre Vallières et tout aussi
farouchement
que lui, les méfaits de l'impérialisme américain, non seulement pour le
Québec, mais pour le monde. Et n'a t'il pas célébré, dès 1915,
l'universalité de «l'homo quebecensis» si chère à Gaston Miron.

Répéter en croyant inventer, n'est-ce pas la manifestation la plus
éloquente de la culture?


Une ouvre à compléter
Et pourtant! Pourtant, cet homme qui a eu comme passion le plein
épanouissement de son peuple, cet homme qui a vécu «en angoisse que
chaque
jour ce peuple jouait son destin», est demeuré impuissant à assumer dans

toutes ses propriétés la dimension politique de son entreprise qui est
l'indépendance nationale.

Il n'a en effet soutenu cette option qu'en 1922. Et encore parce qu'il
a
cru que la Confédération serait bientôt emportée par la dégringolade
sans
cesse accélérée de l'Empire britannique. Compte tenu de cette
éventualité,
il dirige alors une vaste enquête sur les conditions de réalisation et
les
conséquences immédiates de l'indépendance, dans le but de préparer
l'avenir.

Mise à part cette exception, Lionel Groulx a été autonomiste. Il a
défendu
l'union confédérative voulue, selon lui, par les Canadiens français qui
y
sont entrés de plein gré. Basée sur l'égalité des deux nations
fondatrices,
sur la reconnaissance de leurs différences et la volonté exprimée de les

respecter, la Confédération était à ses yeux une victoire emportée de
haute
lutte par le peuple canadien-français. Bien qu'il ait chaque jour noté
la
faillite de l'institution, il n'a jamais cessé de croire à la dimension
constructive de l'«esprit» qui avait présidé, selon lui, à sa création,
comme il n'a jamais cessé d'exiger le retour à cet «esprit». Car, s'il
était
respecté, estimait Groulx, nous pourrions vivre avantageusement dans une

véritable confédération, c'est-à-dire dans une union harmonieuse et
efficace
de provinces aussi autonomes que possible, fières de leur originalité
propre
et, également, de leur patrie commune.

Ainsi, il ne lui paraît pas contradictoire de servir la Confédération
puisque loin d'exiger que les Canadiens français se fondent dans la
majorité
anglophone, elle leur permet d'affirmer leur spécificité. Fort de cette
Groulx s'est assigné, pendant plus de cinquante ans, la tâche d'éveiller
et
de développer la conscience nationale de ses compatriotes qu'il jugeait
chaque jour plus déficiente depuis leur victoire de 1867, afin qu'ils
exigent de leur gouvernement provincial qu'il exerce pleinement tous les

pouvoirs de sa juridiction et qu'il lutte sans relâche contre le moindre

empiétement du gouvernement fédéral.

C'est ce nationalisme provincialiste qui tient encore, aujourd'hui, le
Québec enfermé dans la dialectique majorité-minorité qui l'«oblige à un
perpétuel recommencement des mêmes luttes, nées des mêmes
revendications, en
vue des mêmes objectifs», comme Miron et moi-même le démontrons dans
l'introduction aux Grands textes indépendantistes.

On pourrait ainsi soutenir que Lionel Groulx a objectivement oeuvré
contre
l'indépendance du Québec. Je l'ai déjà pensé. Je ne le crois plus. Le
projet
indépendantiste, comme tout projet de libération, est un processus
historique de longue haleine et il suppose, pour se réaliser, de
multiples
points d'appui. Or, comme la mémoire est le levain de l'avenir, Lionel
Groulx, en nous faisant cadeau de notre histoire, a construit les
fondations
sur lesquelles nous bâtissons, depuis, notre pays.

Et je lui en suis infiniment reconnaissante.











VEN 21. MAR 2003  2:41

apalache2003
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Message #222 sur 53352 |
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Bonjour. J'ai essayé d'apporter un peu de lumière à vos questions à partir des quelques volumes que je possède de Lionel Groulx. Je suis allé un peu...
Valérien Lachance
apalache2003 Messenger Envoyer un message
20. MAR 2003
18:31

Bonsoir madame Ferretti Bonsoir madme Ferretti Je suis ravi de votre texte et je tiens à vous remercier. Il rend justice à ce géant de notre histoire...
Valérien Lachance
apalache2003 Messenger Envoyer un message
21. MAR 2003
2:46

Bonjour. Michel Pelletier dans un article de L'Actualité Nationale, titré: LE GRAND LIBÉRATEUR, termine son article avec le paragraphe suivant: « Si je...
Valérien Lachance
apalache2003 Messenger Envoyer un message
25. MAR 2003
2:14

[Image] Voici l'oiseau emblématique aviaire du Pays du Québec, l'harfang des neiges. Le plus imposant hiboux du nord n'est pas le plus familier des oiseaux ...
Valérien Lachance
apalache2003 Messenger Envoyer un message
7. AVR 2003
1:19

Merci bien de votre participation. Je n'ai pas tardé à l'utiliser comme vous pourrez aller voir sur la page suivante : ...
Robert Bertrand
robertbertra... Messenger Envoyer un message
7. AVR 2003
3:02

Retour vers le futur ! Il semble bien que cette fois soit la bonne ! Le nouvel Archevêques de Québec, Primat de l'Église du Canada Mgr Marc Ouellet a fait...
Valérien Lachance
apalache2003 Messenger Envoyer un message
25. AVR 2003
1:35

Bonjour texte copier du site suivant: Bonne lecture VL http://www.mercipourlavie.org/ "Le temps File," tout le monde le dit. Ça fait peur quelquefois, de ...
Valérien Lachance
apalache2003 Messenger Envoyer un message
29. MAI 2003
19:05

Pourquoi souffrir Pourquoi cette souffrance dans le monde qui heurte, ferme, révolte, brise? Pourquoi cette hideuse souffrance qui frappe aveuglément, sans...
Valérien Lachance
apalache2003 Messenger Envoyer un message
6. JUN 2003
19:23

Bonsoir EXTRAIT "Que l'on se garde, oui, que l'on se garde avec soin d'teindre ce foyer intense de lumire qui claire tout un continent depuis trois sicles; que...
Valérien Lachance
apalache2003 Messenger Envoyer un message
1. JUL 2003
1:33

Le coco de la semaine: "Un Conseil de la Souveraineté dit Parizeau ! Non, correction dit Charest;...... de la Fédération !" Cette fois-ci, ne doit-on...
Valérien Lachance
apalache2003 Messenger Envoyer un message
12. JUL 2003
12:56

« Le Royaume des cieux est comparable à un filet qu'on jette dans la mer » Certes, nous savons bien qu'il ne sert de rien à l'homme de gagner l'univers...
Valérienn Lachance
apalache2003 Messenger Envoyer un message
1. AOÛ 2003
1:04

Le psaume 127, " Si le Seigneur ne bâtit la maison, en vain peinent les maçons " Le psaume 127, " Si le Seigneur ne bâtit la maison, en vain peinent les...
Valérien Lachance
apalache2003 Messenger Envoyer un message
6. AOÛ 2003
20:30

Voici ce petit mot suite à celui de Valérien: Si vous voulez aimer, ne vous mettez pas hors de l'Amour. Bernados L'union des coeurs et des esprits, c'est une...
Yves Sabourin
sabourinyves@... Envoyer un message
6. AOÛ 2003
21:48

Accéder au commentaire de l'évangile par Concile Vatican II: La paix procède du coeur de chaque homme Livre du Deutéronome 4,1-2.6-8. Maintenant, Israël,...
Valérien Lachance
apalache2003 Messenger Envoyer un message
31. AOÛ 2003
19:21

Lacordaire (1802-1861), dominicain Conférences de Notre-Dame de Paris, 47ème conférence, tome IV, p. 327-330 « Soyez miséricordieux comme votre Père est...
Valérien Lachance
apalache2003 Messenger Envoyer un message
11. SEP 2003
13:08

"... moi, si je reviens au pouvoir, et je le dis en toute franchise à mes compatriotes, c'est pour conduire le Québec où il doit aller : à la dignité de...
Robert Bertrand
robertbertra... Messenger Envoyer un message
16. SEP 2003
16:48

"... moi, si je reviens au pouvoir, et je le dis en toute franchise à mes compatriotes, c'est pour conduire le Québec où il doit aller : à la dignité de...
Robert Bertrand
robertbertra... Messenger Envoyer un message
16. SEP 2003
17:11

Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 8,1-3. Ensuite Jésus passait à travers villes et villages, proclamant la Bonne Nouvelle du règne de Dieu. Les...
Valérien Lachance
apalache2003 Messenger Envoyer un message
19. SEP 2003
11:52

Pensée du jour Avoir son propre État et ne pas s'en servir, comme nous le faisons, pour préférer se soumettre au pouvoir de l'État central centraliste et...
Robert Bertrand
robertbertra... Messenger Envoyer un message
20. SEP 2003
0:30

Parlant de cheminement possible pour l'Irak, le Président Américain, Georges-W. Bush dit ceci : Le transfert de souveraineté n'intervient qu'à l'issue...
Robert Bertrand
robertbertra... Messenger Envoyer un message
22. SEP 2003
15:35

Comme le soldat, le militant qui passe sa vie à servir la cause du Québec fait un sacrifice. Toutes ces heures, toute cette énergie serait utiliser à...
Robert Bertrand
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22. SEP 2003
16:33

Chef «INOUIT» à une foire autochtone : « Il est plus important d'assurer la survie et le développement de la «Nation» que d'assurer des profits à des...
Robert Bertrand
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26. NOV 2003
19:55

Cardinal John Henry Newman (1801-1890), prêtre, fondateur de communauté religieuse, théologien PPS, IV, 13 « Voyez le figuier » La terre que nous voyons...
Valérien Lachance
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28. NOV 2003
13:45

Quand on est jeune, c'est pour la vie. [Georges Clemenceau] VL...
Valérien Lachance
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10. DÉC 2003
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«Nous sommes comme sur un chantier, où tout est défait pour être refait. Où tout est possible, même l'impossible.» Jean Guitton (Le siècle qui...
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20. DÉC 2003
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Bonjour. Pour préparer un arbre de Noël Il faut trois choses, outre les ornements et l'arbre, la foi dans les beaux jours à venir. [Zahrad] Joyeux Noël à...
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L'amour, c'est être toujours inquiet de l'autre. [Marcel Achard] Le 14 Février... c'est la SAINT VALENTIN ! Déclarez votre Flamme de manière originale . ...
Valérien Lachance
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14. FÉV 2004
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Jacques Bergeron 9975, rue Saint-Denis, Montréal, Québec H 3 L 2 H 8 514-387-198 Courriel : jacberger@... Montréal le 4 avril 1893 Discours...
Robert Bertrand
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14. FÉV 2004
14:10

Croire en quelque chose et ne pas le vivre, c'est malhonnête. [Gandhi] Croire en quelque chose et ne pas le vivre, cest malhonnête. [Gandhi]...
Valérien Lachance
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23. FÉV 2004
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