Votre exposé, Monsieur René-Marcel Sauvé, doit nous inciter à nous instruire.
Le Québec et son avenir repose sur des données géopolitiques qui nous commandent une action concertée pour notre propre développement dans tous les domaines : économiques, politiques, sociaux, culturels et autres.
Toute notre élite politique, socio-culturel devrait pouvoir consulter des textes comme vous savez les présenter.
Il faudrait monter des petits vidéos d'une part et des cassettes, d'autre part, pour pouvoir diffuser un tel savoir.
Les solutions reposent sur notre degré de connaissance, sur une action concertée reposant sur des critères reposant sur des valeurs sûres inscrites dans notre géographie et dans notre réalité particulière du Québec.
Je nous sollicite tous à lire et relire votre texte et d'autres que vous avez produit.
Un prochain livre doit voir le jour au cours des prochaines semaines.
Prendre le temps de s'instruire pour mieux s'assumer et mieux comprendre notre cheminement qui est inscrit dans la géographie.
Re: Briser les forces de l'immobilisme dit Mario
Re: Pays-du-Quebec] Briser les forces de l'immobilisme dit Mario
D'accord avec Mario Dumont mais pas de la manière dont il le pense. L'immobilisme, c'est l'inertie et l'entropie du système en place, du fédéralisme unitaire au service de l'oligarchie de Bay Street exclusivement. L'immobilisme, c'est l'inféodation du Québec au pouvoir centralisateur et arbitraire d'Ottawa, qui travaille d'abord et avant tout pour l'Ontario. P.E. Trudeau l'a avoué dans une entrevue accordée à John Ibbitson, premier journaliste du Globe and Mail à Toronto. Cette entrevue est rapportée dans le livre d'Ibbitson: Loyal no more. Ontario's struggle for a separate destiny.
Les chose ne vont pas bien pour l'Ontario, dont le centre de gravité principal, les basses terres des grands Lacs, (Great Lakes Lowlands) sont enclavées et fermées à l'accès direct vers l'océan Atlantique, comme c'est le cas de New York et du Québec, le premier par l'Hudson et le canal Érié; le second par le Saint Laurent.
Tant et aussi longtemps qu'Ottawa a pu exercer sur les provinces un contrôle quasi total et absolu, les choses allaient bien pour Bay Street. Mais les provinces dont la croissance a atteint la stature de véritables États ne peuvent plus tolérer ni la domination politique d'Ottawa ni la domination économique de Bay Street.
Ces constatations élémentaires fondées sur les principes de la géopolitique et de la stratégie d'État, vous ne les verrez dans aucun journal ou agence de nouvelle contrôlé par l'Oligarchie dominante et régnante dans tout l'espace continental canadien. Ces agences sont payées pour mentir afin de masquer le fait que leurs propriétaires ont la mort dans l'âme. Ce sont eux, les oligarques, qui ont créé l'immobilisme actuel et qui veulent le maintenir afin que l'argent demeure sous leur contrôle exclusif. Pour ce faire, ils ont besoin de l'autarchie d'Ottawa.
Pour briser les forces de l'immobilisme, Mario Dumont voit la nécessaire construction du chemin de fer à grande vitesse pour couvrir ce que certains géographes appellent pompeusement le corridor Québec-Windsor.
Cette construction fait suite à la construction et l'ouverture du canal Lachine en 1826, qui avait pour objet de relier l'Amérique Britannique du Nord, que nous appelons Canada, par le Saint Laurent supérieur jusqu'aux grands Lacs. Il en a résulté une amélioration majeure de l'habitat et de la défense des basses terres des grands Lacs, entourées des lacs Ontario, Érié, Huron, baie Georgienne et lac Simcoe. Défense parce que les Newyorkais convoitaient cette région naturelle. Depuis la construction du canal Érié et son ouverture en 1825, la ville de Buffalo avait pris de l'expansion et tendait à se prolonger vers la rive ouest de la rivière Niagara, dans les terres de Sa Majesté Britannique.
Sous la direction de Lord Durham en personne, à partir de juillet 1838, des éléments militaires ont été détachés du Québec, en pleine guerre patriotique, pour être expédiés dans le Niagara, afin de bloquer les initiatives newyorkaises vers le territoire de l'Amérique Britannique du Nord.
Le deuxième acte stratégique dans ce sens a été la construction des premiers chemins de fer et l'ouverture du pont Victoria à Montréal en 1860. Ce fut un événement majeur. Pendant le siècle qui suivit, jusqu'en 1960, les United Empire Loyalists du Québec et leurs entreprises ont quitté le Québec pour s'installer en Ontario méridional et fonder ce qui est devenu le centre de gravité économique de tout l'espace continental canadien. Les basses terres des grands Lacs n'ont que 60,000 kilomètres carrés de superficie environ, soit une partie infime de tout l'espace ontarien qui totalise 1,068,000 kilomètres carrés (vs 1,600,000 pour le Québec), avec une population qui dépasse maintenant 10 millions d'individus. Les basses terres des grands Lacs sont l'assise géographique de l'Ontario méridional et de l'oligarchie de Bay Street, qui exerce un contrôle quasi absolu sur toute l'économie de l'Amérique Britannique du Nord. Son pouvoir politique s'exerce par le truchement du fédéralisme centralisateur d'Ottawa, artificiellement et arbitrairement établi depuis 1867, construit de manière à constituer un centralisme unitaire qui piège le pouvoir dans un sens et ne permet pas qu'il soit re-transféré aux provinces même lorsqu'elles ont besoin de pouvoirs additionnels pour mieux servir l'intérêt de leurs populations respectives.
Il n'existe dans la constitution canadienne aucun mécanisme qui permettrait le transfert de pouvoirs vers les provinces. Une dévolution de pouvoirs est impensable au Canada. Par contre, la dévolution de pouvoirs est possible, réalisable et actualisable aux États Unis, dont la constitution dispose de mécanismes souples. C'est ce que les Américains appellent statehood, la reconnaissance du fait qu'un état américain a atteint la stature d'un État avec la majuscule et exige des compétences constitutionnelles et juridiques reconnues en conséquence. La Californie vient de se reconnaître État Nation et les procédures sont en marche pour le transfert officiel des pouvoirs de Washington au gouvernement de San Francisco. Le Michigan en a fait autant depuis longtemps. L'état de New York tend vers la stature et la reconnaissance de l'État avec la majuscule.
Toute cette métamorphose est naturelle et n'a rien d'idéologique, ni de délétère ni de subversif, comme le veut la politique d'Ottawa, brandon de Bay Street qui exige impérieusement un seul pouvoir sur tout l'espace continental canadien.
La Voie Maritime du Saint Laurent, ouverte un siècle après le pont Victoria, poursuit pour Ottawa la même politique centralisatrice unitaire. Des entreprises anglo canadiennes ont quitté le Québec pour l'Ontario méridional et continuent de le faire. La propagande fait croire aux Québécois que c'est pour les punir de leur séparatisme et les Québécois naïfs le croient et demandent pardon pour les abominables péchés qu'ils ont commis contre les intérêts de Sa Majesté. Leur équipement intellectuel et mental ne leur permet pas de se rendre compte que le les mouvements migratoires des Orangemen et Loyalistes hors du Québec vers l'Ontario et l'Ouest n'ont rien à voir avec le sentiment ou le ressentiment. La politique est affaire d'intérêts, de rapports de forces et d'effectivité mais les Québécois ne le comprennent pas encore.
Le réalisme du principe de causalité et de finalité n'est plus enseigné depuis longtemps au Québec, qui ne fait plus ou presque de philosophie. Pas besoin de ça nous autres. On peut en vérifier les conséquences lorsqu'on constate avec quelle facilité la propagande des commandites réussit à persuader les Québécois de laisser les autres prendre charge de leurs affaires. L'étude de la philosophie et de l'histoire qui développent le jugement critique ne sont pas au programme. Au Québec, la liberté consiste à dire n'importe quoi et à multiplier les paroles, croyant obtenir davantage de sens, ce qui est foncièrement faux. La pertinence dans le langage ne peut venir que de rigoureuses études philosophiques, notamment en épistémologie, ontologie classique et logique. Trop de Québécois ne comprennent pas que l'indépendance du Québec exige les assises de l'État et que l'État est impossible sans une langue rigoureusement pertinente et critique. Avec la confusion des mots, on ne peut régler aucune affaire importante.
La Voie Maritime du Saint Laurent a des limites sévères, causées par la géographie, dont le climat et les limitations de la technique. Un navire qui emprunte la Voie Maritime ne peut dépasser 75,000 tonnes et ne contenir que la moitié de sa charge. Chargé à bloc, soit 22,000 tonnes, le tirant d'eau du navire atteint 32 pieds. Or, la Voie Maritime ne permet qu'un tirant d'eau de 26 pieds seulement. La question qui se pose est celle-ci: comment le transport maritime peut-il être profitable alors que le navire, délesté d'une grande partie de sa charge, chemine extrêmement lentement et perd beaucoup de temps pour se rendre de Montréal vers les Grands Lacs? La Voie Maritime n'a que très peu d'importance stratégique et le Québec n'aurait rien ou presque rien à gagner à s'y investir davantage. Ce qui compte pour le Québec, ce sont ses 74 ports de mer, des ports en eau plus profondes et plus aptes au trafic de grande envergure.
Et que dire du chemin de fer à grande vitesse? Il est évident qu'il peu destiné à répondre aux intérêts québécois. Le principe stratégique de concentration et d'économie de l'effort exige que le Québec concentre ses chemins de fer sur les deux rives sur Saint Laurent et si perfectionnement il y a par le moyen de l'électrification, ce perfectionnement doit se faire dans le sens des intérêts du Québec, non de Bay Street et d'Ottawa. Un chemin de fer rapide en direction sud, vers le lac Champlain et New York, est autrement plus intéressant et offre plus de possibilités pour le Québec qu'un chemin de fer rapide dans le corridor Québec-Windsor.
Le Québec ne doit rien ni à l'Ontario ni à Ottawa. Voilà un énoncé qui ne fait pas l'affaire des intérêts de Bay Street. Qui,entre Bay Street ou le Québec, Mario Dumont se prépare-t-il à défendre s'il devient premier ministre du Québec. Le Québec ne peut pas accepter ce chemin de fer sur lequel il n'aura aucun contrôle, alors qu'avec l'État de New York, le contrôle québécois est possible, parce que pour New York, la construction de ce chemin de fer est un exercice économique complémentaire qui ne peut avoir pour objectif d'inféoder le Québec à l'économie newyorkaise. Au contraire, le chemin de fer Québec Windsor a effectivement pour objet d'inféoder davantage le Québec à l'oligarchie de Bay Street et l'autarchie du gouvernement fédéral. New York gravite en face de l'Atlantique alors que Toronto est enclavé. Donc, Toronto a intérêt à inféoder le Québec et à le soumettre. Au Québec de se défendre.
Pour Mario Dumont, ce refus du Québec est de l'immobilisme.
Le véritable immobilisme est celui qu'Ottawa et Bay Street impose au Québec depuis le commencement de l'histoire de la soi-disant Confédération Canadienne. La seule manière de combattre cet immobilisme pour le Québec: se défaire d'Ottawa et de l'emprise de Bay Street sur le Québec.
Si Mario Dumont est honnête, il reconnaîtra que briser les forces de l'immobilisme pour le Québec consiste à éliminer le pouvoir qui est de trop. Cette juxtaposition de pouvoirs fait obstacle à la mise en pratique des grands principes universaux de la stratégie d'État: appréciation du contexte; appréciation de la situation; détermination et maintien d'objectifs praticables; maintien du moral;concentration et économie de l'effort;simplicité et souplesse; coordination; coopération et logistique. Seul un État naturel et optimal peut mettre ces principes en pratique. L'État centralisateur, arbitraire, unitaire et artificiel d'Ottawa n'est pas un État naturel et optimal et ne peut agir qu'en fonction des intérêts d'une minorité d'oligarques.
Cet État naturel, c'est effectivement l'État du Québec, constitué naturellement et sans arbitraire par 400 ans de travail et d'investissements de notre part, en même temps que nous avons contribué à la construction et la défense d'Ottawa et de son oligarchie, des autres provinces situées à l'ouest de l'Ontario et des communications nécessaires à leur développement.
Le temps est venu de nous prendre en charge et de nous occuper de nos intérêts. Mario Dumont peut-il nous dire s'il est d'accord? Il va sans doute répondre qu'il est d'accord mais.....
René Marcel Sauvé, géographe,
spécialisé en géopolitique et auteur de
Géopolitique et avenir du Québec et Québec, carrefour des empires.
----- Original Message -----From: Robert BertrandTo: VIGILE.NET BERNARD FRAPPIER ; GILLES DUCEPPE BLOC_QUÉBÉCOIS ; MADAME LOUISE HAREL ; MADAME LISETTE LAPOINTE ; MADAME AGNES MALTAIS ; MADAME PAULINE MAROIS ; MARIO DUMONT ADQ ; Pour-le-Pays-du-Quebec@...Sent: Monday, October 01, 2007 12:31 AMSubject: Re: Pays-du-Quebec] Briser les forces de l'immobilisme dit MarioLa question sous-jacente à toutes les actions financières n'est-elle pas celle de savoir : "Comment sauver l'Ontario ?"Les affaires au Québec se font principalement à 65% et plus vers les États-Unis. Environ 15% plus ou moins avec le Reste du Canada partie Ouest du Canada et Est du Canada.Tout le pétrole du Canada ne sert pas le Québec. Il s'en va servir les États-Unis. Alors, les intérêts financiers de l'Alberta ce sont les ententes avec les États-Unis.Dans l'Ouest, ils savent servir leurs propres intérêts financiers.Pourquoi n'en serait-il pas de même pour le Québec ?Si l'on veut travailler pour le Québec, le serment que font tous les Premiers Ministres, "protéger et défendre le Québec" alors, je vous le demande, combien de Premiers Ministres du Québec ont travaillé et travaillent pour le mieux-être du Québec ?Ils mangent dans la main du diable, celle du Canada pour la péréquation qu'ils acceptent et tous les investissements majeurs du Canada se font principalement en Ontario ou dans le reste du Canada. Le Québec n'est pas servi par les grands financiers de Toronto parce qu'ils ne veulent pas faire participer le Québec avec des investissements qui permettraient au Québec de se valoriser.Québec-Windsor ? C'est beaucoup d'argent pour bien peu. Et pour quels objectifs ? Servir les intérêts du développement de l'Ontario vers le Québec.Le corridor intéressant, on s'en rend compte avec le nouvel aéroport au Sud de nos frontières, c'est nécessairement et obligatoirement les États-Unis. Déjà l'Aéroport de Dorval ne pourra compétitionner à long terme avec celui de Plattsburgh.Le développement complet d'un système ferroviaire qui compétionnerait les autoroutes serait une avenue à explorer davantage.Je vous soumets un constat que j'ai vu à Dunkerque, des barges prennent à bord, par centaines de camion-remorques pour faire les trajets pour désencombrer les routes et autoroutes et diminuer les effets de serres.Le Saint-Laurent, depuis Gaspé jusqu'aux dernières limites du Québec ne devrait-il pas mieux servir pour les transports de ces camions-remorques ? Les chemins de fer et le Saint-Laurent à exploiter à fond.Et cela se passerait sur notre territoire du Québec. Le Saint-Laurent n'est-il pas sous-employé ? Quelles études auraient été faites à cet égard ?Des projets, il peut s'en faire de toutes sortes de façons. Notre rôle premier pour tous les représentants élus dans notre Assemblée nationale c'est de défendre et promouvoir les intérêts du Québec et des Québécois.Ce n'est certainement de servir le Canada en tout premier lieu. Ils sont élus par les Québécois et ils veulent servir les intérêts du Canada en tout premier lieu.Robert Bertrand===================== ----- Original Message -----From: François TherrienSent: Sunday, September 30, 2007 10:45 PMSubject: Re : Pays-du-Quebec] Briser les forces de l'immobilisme dit MarioJe suis vite à fabuler mais comme je ne suis pas une sommité je
suppose que cela ne peut pas causer tellement de mal. Est-il possible
que cette histoire de corridor Baie James États-Unis pour faire passer
l'eau des glaciers dont il est question dans l'autre article sur l'or
bleu du canada soit la solution machiavélique plus ou moins naturelle
des anglais canadiens et américains au corps étranger que nous pouvons
constituer pour eux ? "Assécher" le corridor New York Québec serait la
conséquence de ce futur état des choses.
Dumont accepterait cette offre qu'il ne peut pas refuser ? Mieux vaut
avoir une relation aux États-Unis dépendantes du canada-uni... que pas
de relation du tout ou peu de relations.
François Therrien
--- Dans Pour-le-Pays-du-Quebec@ , "claude pom"groupesyahoo. ca
<jcpomerleau@...> a écrit :
>
> Contre l immobilisme: Un Train. Mais il va sans la mauvaise
direction. Le
> corridor Québec -US suppose 60 milliards de commerce celui de Québec
> -Windsor, suppose un commerce de 6 milliards. Cherchez l erreur. La
priorité
> de l ADQ c est de nous intégrer davantage au Canada et non de
défendre des
> choix qui vont dans l intérêt supérieur du Québec. La première
déclaration
> de son porte parole après la dernière élection fut de dire sa hâte
de signer
> la Constitution canadienne.
> jcpomerleau
>
> Le 30/09/07, FranCois Therrien <balzac3@...> a écrit :
> >
> >
> > Les délégués ont aussi voté en faveur du développement d'un train
> > haute vitesse Québec-Windsor
> >
> >
> >
> >
> >
> > ----- Original Message -----
> > *From:* lapointe_jean <lapointejean@...>
> > *To:* Pour-le-Pays-du-Quebec@ groupesyahoo. ca
> > *Sent:* 30 septembre, 2007 07:42
> > *Subject:* Pays-du-Quebec] «Briser les forces de l'immobilisme»
dit Mario
> >
> >
> > Auteur:
> > Date de publication: 2007-09-29
> > Adresse internet: http://info.branchez-
> >
> > Comprenne qui voudra. Je savais pas que l'«immobilisme» avait des
> > forces et qu'on pouvait les briser.
> >
> > C'est très très clair n'est-ce pas?
> >
> > lapointe
> >
> > vous.com/Nationales/070929/N092986U .html
> >
> > Mario Dumont dit vouloir "briser les forces de l'immobilisme"
> >
> > Mario Dumont. LA PRESSE CANADIENNE/Jacques Boissinot/photo d'archives
> > Par Rémi Nadeau, LA PRESSE CANADIENNE
> >
> > VICTORIAVILLE - Mario Dumont a lancé en grande pompe le virage vert
> > de l'Action démocratique du Québec, invitant les Québécois à briser
> > les forces de l'immobilisme que constituent, selon lui, le Parti
> > libéral du Québec et le Parti québécois.
> >
> > Dans son discours d'ouverture du conseil général de l'ADQ, samedi à
> > Victoriaville, le chef Dumont a indiqué que sa formation devait
> > constituer un véhicule de changement afin d'améliorer la performance
> > environnementale du Québec.
> >
> > L'ADQ entend présenter un plan plus ambitieux que celui du
> > gouvernement Charest, qui respectera les objectifs du protocole de
> > Kyoto. "Nous sommes en présence d'un gouvernement qui est paralysé,
> > dont la négligence est devenue la marque de commerce", a affirmé
> > Mario Dumont.
> >
> > "Dans son incapacité d'agir, le gouvernement accroît les retards qui
> > existent entre le Québec et plusieurs de ses voisins", a-t-il
> > poursuivi, lançant "qu'il faut se sortir de l'immobilisme".
> >
> > Les délégués adéquistes ont adopté samedi différentes résolutions
> > dont l'objectif est une réduction des émissions de gaz à effet de
> > serre de six pour cent par rapport à leur niveau de 1990, d'ici 2012.
> >
> > Ils ont endossé l'adoption des normes californiennes de réduction des
> > émissions polluantes des véhicules légers, d'un programme
> > d'inspection des véhicules usagés, ainsi que la participation du
> > privé dans le transport en commun.
> >
> > Les délégués ont aussi voté en faveur du développement d'un train
> > haute vitesse Québec-Windsor.
> >
> > Toutefois, l'ADQ ne précise pas comment ces mesures seront
> > financées. "Actuellement, nous ne sommes pas rendus aux chiffres,
> > mais l'important, c'est de mettre la priorité sur l'environnement",
> > s'est défendu le porte-parole adéquiste en cette matière, le député
> > de Marguerite-D'Youville, Simon-Pierre Diamond, qui a seulement admis
> > que "certaines mesures vont coûter cher".
> >
> > A leur entrée au conseil général, plusieurs députés ont aussi défendu
> > la conversion récente du parti aux questions environnementales. "Non,
> > non, je ne dirais pas que c'est un intérêt tardif, nous avions mis de
> > l'avant un programme d'efficacité énergétique lors de la dernière
> > campagne électorale", a commencé le député de Chauveau, Gilles
> > Taillon, selon qui il était toutefois temps de "débattre de ces
> > questions avec les militants".
> >
> > "C'est un discours qui doit aussi nous appartenir", a renchéri le
> > leader parlementaire de la formation adéquiste, Sébastien Proulx.
> >
> > Après avoir agi à titre de conférencier invité devant les délégués,
> > le porte-parole d'Equiterre, Steven Guilbeault, a refusé de condamner
> > l'ADQ, qui a mis du temps avant de manifester un intérêt prononcé
> > pour l'environnement. "Je pense qu'il faut donner la chance au
> > coureur. Là, ils disent qu'ils veulent faire un effort, voyons ce que
> > ça donnera, tant dans leurs propositions que dans leurs actions", a
> > résumé l'écologiste reconnu.
> >
> > Il a dit ne pas craindre que l'ADQ ait profité de sa notoriété pour
> > redorer son image. "Nous, les écologistes, notre rôle est de
> > travailler avec tous ceux qui veulent faire avancer la cause
> > environnementale, peu importe la couleur politique", a ajouté celui
> > qui vante toujours les mérites du plan vert présenté en 2006 par le
> > gouvernement Charest.
> >
> > L'ex-président-directeur général d'Hydro-Québec, André Caillé, s'est
> > aussi adressé aux délégués samedi.
> >
> > Le conseil général de l'ADQ se poursuit dimanche et prendra fin avec
> > le discours de clôture du chef Mario Dumont.
> >
> > (c) La Presse Canadienne, 2007
> >
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> > http://info.branchez- ,_._,___vous.com/ Nationales/ 070929/N092986U. html