Bonjour à tous et à toutes,
Cet extrait à méditer d'un essai de DENIS DIDEROT: Essai sur les règnes de Claude et Néron.
Après avoir cité le premier paragraphe de la Déclaration d'indépendance des colonies de la Nouvelle-Angleterre:
« Peuples de l'Amérique septentrionale, rappelez-vous à jamais que la puissance (la Grande-Bretagne) dont vos pères vous ont affranchis, maîtresse des mers et des terres il n'y avait qu'un moment, fut conduite sur le penchant de sa ruine par l'abus de la prospérité. »
le philosophe commente:
L'adversité occupe les grands talents, la prospérité les rend inutiles et
porte aux premiers emplois les ineptes, les riches corrompus et les
méchants.
Qu'ils (les Américains) songent que la vertu couve souvent le germe de la tyrannie.
Si le grand homme est longtemps à la tête des affaires, il y devient
despote. S'il y est peu de temps, l'administration se relâche et languit
sous une suite d'administrateurs communs.
Qu'ils songent que ce n'est ni par l'or, ni même par la multitude des bras
qu'un État se soutient, mais par les mous.
Mille hommes qui ne craignent pas pour leur vie sont plus redoutables que
dix mille qui craignent pour leur fortune.
L'adversité occupe les grands talents, la prospérité les rend inutiles et
porte aux premiers emplois les ineptes, les riches corrompus et les
méchants.
Qu'ils (les Américains) songent que la vertu couve souvent le germe de la tyrannie.
Si le grand homme est longtemps à la tête des affaires, il y devient
despote. S'il y est peu de temps, l'administration se relâche et languit
sous une suite d'administrateurs communs.
Qu'ils songent que ce n'est ni par l'or, ni même par la multitude des bras
qu'un État se soutient, mais par les mous.
Mille hommes qui ne craignent pas pour leur vie sont plus redoutables que
dix mille qui craignent pour leur fortune.
AF.
P.S. caractères gras, souligné et parenthèses sont de moi.