Patrick a bien raison d'évoquer l'espoir. L'espoir est l'arme la plus
efficace contre les tribulations inévitables qui jalonnent toujours les
routes des grands changements. Moi aussi je vis d'espoir car au-delà des
difficultés et des utopies il y a notre projet de libération nationale qui
doit susciter l'engagement, la maturité, la responsabilité et la loyauté.
La lutte pour l'indépendance d'un peuple n'est pas une partie de plaisir et
encore moins un combat de coqs...
J'ai toujours eu le plus grand respect pour les luttes de la gauche car au
centre de ses préoccupations se trouve l'amélioration des conditions de vie
de tous, notamment des plus démunis. Pour cela je salue la gauche et me
reconnais en elle sans aucun effort.
Ce qui me fait titiller par contre c'est la confusion intellectuelle et
l'ignorance des réalités politiques.
Je ne peux accepter que l'objectif d'une gauche plus pure que les autres de
faire gagner les adversaires du OUI au Québec. Cela est inacceptable et le
demeurera toujours.
Avant d'être de gauche ou de droite, le Québec doit être car il n'est pas !
Personne n'a le droit d'ignorer cette vérité incontestable.
Pourquoi faire le jeu d'Ottawa et battre le Parti québécois ?
Quiconque a le droit d'appuyer qui il est veut sans risquer l'inquisition de
certains bien-pensants qui croient posséder en propre la vérité la plus
absolue.
A lire certaines interventions on croirait qu'il est plus important de
battre les péquistes que de faire l'indépendance. Cette attitude est
méprisable à tous égards.
Si la France résistante avaint ainsi pensé, le nazisme serait encore au
pouvoir dans toute l'Europe. Ce qui a fait que la France, et aussi la
Belgique, les Pays-Bas, a pu se libérer de la botte fasciste, c'est que ses
dirigeants politiques, toutes sensibilités confondues, ont trouver le moyen
de transformer en force ce qui par ailleurs les divisait.
Il faut faire de même au Québec. Mettre de côté nos divergences et oeuvrer
ensemble à sortir le Québec de ce Canada infâme, de ce Canada assimilateur,
de ce Canada raciste et linguisticocentriste qui n'en finit plus de faire
disparaître le fait français.
Oui il faut poser notre action au-dessus de nos différences. Sans les nier.
Au contraire en reconnaissant leur légitimité nous ennoblirions notre lutte.
Il faut de l'air frais et réajuster le tir.
Cela est raisonnable et possible si nous le voulons car le pays à faire est
plus important que tout le reste. Une fois souverain le Québec sera
gouverné tantôt à droite tantôt à gauche. Il en ainsi dans les pays
démocratiques. Il est anormal et insensé de contraindre les générations
futures à adopter une ligne politique éternelle. Cela est du délire...
Espérons donc ! Espérons que les souverainistes deviennent de plus en plus
conscients des exigences que commandent la poursuite et l'atteinte de notre
objectif.
Cessons les palabres inutiles et travaillons d'arrache pied à convaincre les
autres de la justesse de notre cause. La division ne fait l'affaire que
d'Ottawa... Comment le peuple du Québec pourrait se sentir attirer par un
projet qui ne sèment que discorde et injures ? Poser la question c'est y
répondre.
Nous ne le répéterons jamais assez. La lutte pour notre pays n'est pas une
affaire de taverne ou de cirque. C'est un combat exigeant dont chacun de
nous doit se sentir pleinement responsable.
Gilles Rhéaume
-----Message d'origine-----
De : Patrick L'Evesque <p.levesque@...>
À : avant-garde_quebec@... <avant-garde_quebec@...>
Date : 16 juin, 2001 18:46
Objet : [A-g.Qc] L'espoir
Bonjour à vous tous,
Le mouvement indépendantiste est ainsi fait, parce que à défaut
d'avoir un pays bien à nous, les hauts et les bas sont fréquent, j'en
suis la preuve dans ce domaine.
Ce qui me désespère, si je peu dire ceci de cette façon, c'est
inévitablement la division, je tient à dire qu'aucune orientation
politique ne dicte m'a conduite et mon appartenance au Parti
Québécois ne me fait pas sentir plus à droite, pour ceux qui me
connaisse bien, ils savent tous et chacun que je suis à gauche, mais
pour moi ce n'est pas important, ce n'est pas important car je ne
veux pas être à gauche dans une province, mais dans un pays.
Je crois une fois que se pays du Québec naissant, la gauche sera
beaucoup plus présente qu'elle ne l'est en ce moment, car il reste
encore l'indépendance du Québec à faire.
Le désarroi que je peux ressentir, c'est que j'ai la conviction
profonde qu'il faut gouverner et vouloir gouverner autre chose qu'une
province Canadienne, certaine chose sur le site du RAP me plaisent,
je n'ai pas peur de le dire, mais je me dit que l'efficacité serait
démontré dans un pays, et non dans une province menacé par le Canada,
car c'est ce que nous sommes, entendront nous le grand air final de
la victoire Canadienne sur les forces indépendantistes?
Est-ce une menace de parler de division du vote indépendantiste?, ce
discour ressort souvent de la gauche, non je l'affirme et je le
maintient, ce n'est pas une menace mais une réalité.
Plusieurs ne croit pas au PQ, grand bien leur fasse, pourquoi être
obligé de suivre un parti politique de droite comme certain disent,
mais mon opinion c'est que le PQ est un véhicule qui roulera vers
l'indépendance du Québec, il se doit d'être de nouveau rassembleur
je suis en quelque sorte un unioniste des forces indépendantistes,
je suis pour l'union, là, maintenant, parce que nous avons un pays à
bâtir, et ce pays est menacé.
Je le répète je suis Unioniste des forces indépendantistes, un UFI
pour donner une appelation charmante aux oreilles, il faut frimer
parfois.
Le PQ, par son histoire et le symbole de ce qui représente pour de
nombreux Québécois devrait être une coalition indépendantiste où
aucune tendance politique ne serait rejeté, ce n'est pas le moment de
créer des partis politique dans tous les coins du Québec, c'est mon
opinion, parce que c'est trop tôt, je veux un pays avant de donner
toute mon energie à un mouvement auquel je crois, c'est tout
simplement ça.
Je suis jeune et plein d'espoir de voir un jour mon pays du Québec,
mais comment dans le contexte divisionnaire des forces
indépendantistes ferions nous un pays? C'est ma question, une
question toute simple qui devrait faire réfléchir toute tendance
politique indépendantiste, la réflexion que je me fait à qui profite
cette division, il du moins très étonnant que personne n'y songe, ou
s'ils y songent c'est peut-être timidement, à voix base.
Notre pays si il se réalise, sera un exemple pour le monde, pourquoi
aurions nous autant d'opposition sur notre peuple depuis si
longtemps? Pourquoi en particulier les Américains ne veulent pas que
le Québec se sépare du Canada?, parce tout simplement dans le Canada,
nous sommes contrôlés à ne pas faire changer un certain cour des
choses actuellement dans le monde, j'ai toujours pensé que les
Québécois sont un des peuples les plus ouverts, socialistes et
communautaire, juste le fait d'être les plus sociaux dérangerait
assurément quelque chose dans les réunion de l'ONU ou dans tout
autre rassemblement mondial, notre vision des choses étalé ainsi au
monde, contribuera à le changer, le néo-libéralisme n'aurais pas
autant de chance qu'il a en ce moment avec un Québec indépendant.
C'est ce que je crois et je le crois sincérement, donc je le
maintien, je suis persuadé que le Québec sera un exemple mondiale
reconnu encore plus qu'en se moment, parce que nous avons déjà
plusieur éloge à travers le monde industrialisé, comme ils disent.
Et nous ne somme qu'une province, quand ils nous élogent, ils
n'élogent pas le Canada quand ils parlent de nous, ils n'élogent pas
les Canadiens-Français, mais les Québécois, c'est nous ça?
C'est l'idée que je me fait du Québec, celui qui sera un pays, et non
une vulgaire province qui doit constament quémander comme elle le
fait présentement.
Patrick L'Évesque
* Forum « Avant-garde Québec »
* Fondé en septembre 1998
* Vive la République du Québec !