Oui, Monsieur Jean R. Lapointe, il faut se le répéter et le bien comprendre
:
"Nos frères et nos sœurs du Canada" comme dit bien Monsieur André Savard,
ils n'ont jamais accepté le rôle dynamique de la société Québécoise.
Je cite une partie du texte de Monsieur Claude G. Charron que l'on peut lire
à la page suivante :
http://www.multimania.com/quebecunpays/LE-PARLEMENT-BRULE-MONTREAL-1849.html
Tiré de : Une capitale éphémère Montréal et les événements tragiques de
1849" Textes réunis et présentés par Gaston Deschênes Les cahiers du
Septentrion Sillery, 1999
(...)
"Et le grand avantage du livre est de nous faire découvrir cette continuité
dans la résistance à la French supremacy surtout à travers le texte d’un
certain Alfred Perry écrit en 1887. Lors des événements, Perry était
«captain of the Hook and Ladder and Hose». Un chef pompier qui est un grand
vantard. Il n’est pas du tout gêné à avouer comment, dans sa seconde
tentative pour fracasser à l’aide d’un caillou l’horloge au-dessus du
fauteuil de l’orateur, il a atteint un lustre et a ainsi mis le feu au
Parlement (page 112). Et fier de dire que c’est lui qui est sorti de l’
édifice en flamme avec sous le bras la masse, symbole du pouvoir royal: «Je
croyais tenir entre les mains un objet aussi puissant que César et ses
richesses», ajoute-t-il au soir de sa vie (page 113).
Dans le livre de Deschênes, le témoignage de cet illuminé s’ajoutant aux
lettres du marchand W.R. Seaver, aide à mieux saisir les motivations
profondes des acteurs d’un drame que l’on pourrait placer à la hauteur des
tragédies grecques. Car, c’est bien de cela qu’il s’agit ici : la tragédie
du peuple canadien français. Si, trente-huit ans après les événements, Perry
est encore aussi fier de sa performance, c’est qu’il a l’impression d’avoir
contribué à une grande victoire. Et si le Montreal Star de 1887 accorde
autant d’importance à Perry, c’est qu’il croit que la résistance de 1849 a
bien servi la Cause. Après tout, 1887 est une année de haut risque. Avec
cette Conférence de Québec qui se profile…
Comment alors croire Lionel Groulx quand il écrit que 1849 a sonné le glas
de l’oligarchie (page 80). Comment peut-il affirmer cela en conclusion
quand, dans le cœur de son récit, les questions se multipliaient? Ainsi, en
page 71: « Par quel hasard, Montréal a-t-il pu rester aux mains de la
canaille? (..) Un jour, elles (les autorités) décident de sévir. Quelques
chefs de l’émeute sont jetés en prison. Quelques jours plus tard, les
prisonniers sont relâchés sous caution, comme pour leur fournir l’occasion d
’un nouveau triomphe.» L’impunité pour les auteurs de ce grand tumulte, la
mise sur pied d’un régiment de volontaires canadiens français, mais ordre
est par la suite donné de le démanteler, qui a gagné en 1849 ? George
Moffatt ou Lafontaine?
Gaston Deschênes aurait eu intérêt à insérer dans sa collection de textes,
la lettre confidentielle datée du 1er mars de lord Elgin à son patron du
Colonial Office. Le gouverneur général sent le besoin de saisir Grey de la
foire d’empoigne qu’est devenue la Chambre à l’occasion du débat sur le Bill
des indemnités. Il conclut: «…seule une union des quatre provinces (Bas et
Haut-Canada, Nouvelle-Écosse et Nouveau-Brunswick) pourrait placer les
intérêts britanniques en Amérique du Nord sur un pied de sécurité.»
Le livre de Deschênes aurait dû avoir comme titre: Un éphémère Canada à
deux. Car, plus qu’une capitale, plus qu’une bibliothèque, c’est le Canada
idéalisé par les Lafontaine et Baldwin qui se consume dans les cendres du
marché Saint-Anne. Il allait de la crédibilité de la monarchie que la loi
des indemnités ne soit pas révoquée. Mais l’impunité accordée aux auteurs
de cette sédition, avec la complicité de l’armée et de la police, avec des
pompiers qui se réjouissaient du «grand feu de joie», tout cela a suffi pour
convaincre les politiciens post 1849 de ne pas se précipiter avant de faire
des «cadeaux» aux «conquis».
En 1849, une égale représentation d’un Haut-Canada moins peuplé que le Bas
faisait qu’un vote québécois valait moins qu’un vote orangiste. Dix ans
plus tard, la situation démographique étant inversée, on change les règles
du jeu avec le REP by POP. Mais, cela n’était pas assez. Londres a fini
par suivre le conseil du gendre de Durham. On a provincialisé et paupérisé
les Canadiens français dans une Confédération qui n’en était pas une."
=====================
Ils ont été capable de brûler un Parlement pour qu'ils ne soient pas sous le
contrôle "de la canaille"...
Que peuvent-ils se permettre maintenant ?
Je ne veux même pas imaginer !
Robert Bertrand, rédacteur,
Québec un Pays
-----Message d'origine-----
De : lapointejean@... [mailto:lapointejean@...]
Envoyé : samedi 30 juin, 2001 08:01
À : avant-garde_quebec@...
Objet : [A-g.Qc] L' acharnement de nos Anglos.
Je suis porté à penser que l' acharnement que mettent nos Anglos à
contester les Lois 170 et 171 ne peut s'expliquer fondamentalement
que par leur incapacité d'accepter d' être dirigés, d'être gouvernés
par des Canadiens français, par des descendants des conquis de 1760.
Remarquez bien que ça se comprend que ce soit difficile pour eux de
l'accepter quand on connaît un peu ce qui s'est passé dans le passé
( je pense à l'Empire britannique et aux pouvoirs que se sont
accordés les Anglais chez nous depuis la conquête), et étant donné la
domination qu'exercent encore dans le monde les Anglo-Saxons, mais ce
n'est pas une raison pour nous empêcher nous les Québécois de langue
française de faire ce que nous devons faire pour notre avenir.
Notre avenir c'est nous qui devons maintenant le construire. Nous ne
devons plus compter sur les autres tout autant que nous l'avons fait
dans le passé.
C'est malheureux pour eux c'est mais je trouve tout à fait normal que
nous pensions à nous d' abord parce que, si nous ne le faisons pas,
personne ne va le faire à notre place maintenant.
C'est la raison pour laquelle je suis d'avis que tous les Québécois
devraient être derrière leur gouvernement dans l'affaire du
regroupement des municipalités.
C'est plus je pense qu'une question de fusionsde villes . Il y a
quelque chose de symbolique là-dedans.
C' est notre avenir à nous qui est en cause. Et pour cela nous devons
reconquérir le pouvoir qui nous revient.
Ceux qui, comme Guy Bertrand et l'a vocat Gérald Tremblay, prennent
le parti des Anglos sont pitoyables à voir . C'est le moins qu'on
puisse dire.
Espérons qu'ils ne font partie que d'une petite minorité des
Québécois à, j'oserais dire, se prostituer ainsi.
Jean R. Lapointe
Montréal
* Forum « Avant-garde Québec »
* Fondé en septembre 1998
* Vive la République du Québec !