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Re: Le PQ ne peut mener à l'indépendance / Alors, prenons la paro   Liste de messages  
Répondre Message #27410 sur 34604 |
Bonjour Monsieur Sylvain Bisaillon,

Je viens de lire ce que vous nous transmettez : "Le contexte peut parfois
venir à nous (échec de Meech en 1991 ), mais nous pouvons aussi créer le
contexte (le FLQ de 1963 ). N'attendons pas après le PQ, à nous de créer le
contexte favorable."

Robert Bertrand :

Au début des années 60, nous ne faisions que découvrir les bienfaits de la
télévision. Il y avait, un canal, deux canaux de télévision pour l'ensemble
de notre population. On pouvait, jusqu'à un certain point, endoctriner,
orienter, mieux manipuler la population. Réal Caouette, en son temps,
pouvait avoir son programme de télévision et y parler à sa guise. Peu de
personnes répondaient à ses harangues.

De même, les responsables du FLQ, par des actions questionnables,
répréhensibles, furent rejetés en leur temps.
Pourtant ils auraient pu imiter l'action de Réal Caouette, en son temps.
Les dirigeants du FLQ auraient pu faire ce choix, tel n'a pas été le cas.
Les actions retenues, du FLQ, de l'époque, ce n'est certainement pas
l'avenue à privilégier de nos jours. À moins de vouloir enterrer pour de
bon, tout le cheminement déjà acquis, vers la souveraineté du Québec. Au
début, le FLQ a sensibilisé la population. La population aurait suivi, sans
doute, ces leaders qui défendaient des points de vue vécus et ressentis par
cette même population. Ils sont allés trop loin et furent rejetés autant
avaient ils été bien considérés par un très large bassin de notre
population.

Vouloir refaire l'histoire et faire comme si nous n'avions pas 15, 30 et 70
canaux différents de télévision, faire comme si nous n'avions pas des canaux
contrôlés d'information 24/24 par des responsables d'outre frontières du
Québec qui n'ont pas intérêt à améliorer les bonnes perceptions du Québec,
voilà tout un amalgame qui serait loin de servir notre cause, vers la
libération définitive du Québec.

Que des leaders indépendantistes parcourent les diverses scènes publiques du
Québec, par des conférences, par des dîners causeries, par des rencontres,
par des débats animés, dans les restaurants, les CÉGEPS, les Universités, et
autres salles, il me semble qu'il y a un vacuum de ce côté qui n'est
certainement pas exploité comme on pourrait le faire, bien démocratiquement,
et bien calmement.

En 1960, le Québec, c'était l'État où la population était la moins instruite
du continent.

Faut-il vous le rappeler, tel n'est plus le cas. Le Québec est parmi les
peuples les plus instruits de la planète.

Vouloir revenir à 1963, est-ce prendre nos rêves pour la réalité ? Le temps
des chimères et des abus sont dépassés. Il me semble que la logique
commande des actions, certes, des actions plus responsables, plus
dynamiques, plus correspondantes avec ce que le Québec est devenu et ce
qu'il veut devenir.

Nos adversaires sont bien équipés pour voir la paille et la propager pour en
faire un monstre.

Un argumentaire bien nourri et équilibré, présenté sur des milliers de
scènes à travers le Québec, ne donnerait-il pas un avantage certain pour
l'avancement de notre cheminement vers le Pays qui est le nôtre et que nous
voulons voir reconnaître aux tables officielles et internationales.

Des gens d'idées, des gens de convictions, des gens qui sachent parler à
notre population, nous en avons besoin. Beaucoup de nos gens voudraient en
entendre parler. Peu d'orateurs se présentent sur les scènes du Québec.

Il me semble qu'il y a de la place pour le bon sens, pour un cheminement qui
soit digne de notre population et du devenir qui nous attend dans le monde
d'aujourd'hui.

Bien amicalement,

Robert Bertrand,
http://membres.lycos.fr/quebecunpays/Normand-Lester-Dossier-Noir-Quebec-un-P
ays.html

----- Original Message -----
From: "Jean-Olivier Chenier" <mlnq@...>
To: <QuebecunPays@...>
Sent: Friday, March 15, 2002 8:50 PM
Subject: Le PQ ne peut mener à l'indépendance


Le PQ ne peut mener à l'indépendance

Tout indique que nous ne pourrons pas compter sur le PQ pour relancer le
combat pour l'indépendance. Remarquez bien les mots ici utilisés et leurs
sens.

Nous au MLNQ savons ce qu'est un combat et nous n'avons pas peur d'appeler
les choses par leur vrai nom. Cependant au PQ et dans l'ensemble de la
société québécoise, endormie, colonisée et lessivée par la rectitude
politique, le sens du combat réfère à un passé dont la plupart ne
connaissent que le sens littéraire mais ignorent le vécu.

En effet, même pour les plus illustres de nos ardents défenseurs de la
cause, aujourd'hui au pouvoir, il est loin le temps où l'on descendait dans
la rue pour manifester, où l'on affrontait les forces de l'ordre et où l'on
appuyait des organisations ou des causes qu'aujourd'hui on se garderait bien
de même commenter.

Car avec le pouvoir viennent les responsabilités qui incombent à un
gouvernement élu et, évidemment, il ne faut pas confondre gouvernement et
parti ; on se doit d'être au service de tous les citoyens même de ceux qui
nous méprisent et méprisent la cause à laquelle le parti doit son existence
!

Nous ne pouvons donc pas compter sur le PQ car son objet en est devenu un de
pouvoir, de gouverne et il joue alors inévitablement le jeu de
l'électoralisme. Cette carte n'est pas gagnante et on peut rarement espérer
l'utiliser avec succès dans le cadre d'une lutte de libération nationale et
encore moins si on se limite à ce seul instrument pour accéder à notre
libération. L'histoire le prouve, ici comme ailleurs.

Le PQ peut parler de souveraineté (et non d'indépendance parce que ça fait
peur ! ) pourvu que cela ne nuise pas à sa réélection. De même qu'on doit
parfois, sous la directive des grands stratèges électoraux, atténuer ou
ramollir le message parce que cela ne passe pas dans les sondages, on
traitera de tous les grands sujets d'actualité mais rarement dans une
perspective de lutte de libération nationale.

En ce qui a trait à la langue, depuis le passage de Lucien Bouchard comme
chef du parti, la sacro-sainte paix sociale et l'équilibre existant sont
maintenant élevés au rang de dogme (surtout en ce qui concerne l'affichage )
et je ne m'attarderai pas sur le rapport Larose.Le langage même utilisé au
PQ n'est plus qu'un verbiage édulcoré qui laisse la population encore plus
indifférente à la question politique.

Pourtant, au MLNQ, le langage que nous tenons est le même que celui tenu, du
passé jusqu'à nos jours, par les révolutionnaires qui se sont battus et se
battent encore pour la liberté de leur peuple. Les Québécois seraient-ils
trop ignorants pour comprendre ce langage ou serait-ce que nos ténors
actuels de la souveraineté ont peur des réactions qu'un vrai langage de
combat pourrait enclencher ? Évidemment la cote financière du Québec chez
Moody's pourrait s'en ressentir, le milieu des affaires ressortirait les
discours alarmants voire catastrophiques mais, plus dramatique encore, quel
effet néfaste cela pourrait-il avoir chez certains électeurs qu'on rêve
encore (rêver, rêver. ) de voir adhérer à notre merveilleux projet !

Alors ne parlons surtout pas d'indépendance, de libération (nous sommes tous
libre, non ? ), de lutte et de patriotes. Ne parlons pas du passé, de la
répression et des injustices commises à notre égard, à l'égard des Acadiens
et des francophones du Canada car on pourrait nous accuser de prôner un
nationalisme passéiste, exclusif et d'ainsi faire rejaillir de potentiels
conflits alors que nous pouvons faire l'indépendance, pardon la
souveraineté, à l'aide d'un x dans la bonne case.

Il existe encore de vrais indépendantistes au PQ, mais il sont emprisonnés
dans cette logique du pouvoir. Ils sont condamnés à gouverner ou à perdre.
Le problème est que nous avons trop souvent perdu et que nous avons trop
souvent attendu.

Le contexte peut parfois venir à nous (échec de Meech en 1991 ), mais nous
pouvons aussi créer le contexte (le FLQ de 1963 ). N'attendons pas après le
PQ, à nous de créer le contexte favorable.

Sylvain Bisaillon,MLNQ




SAM 16. MAR 2002  15:19

robert.bertrand.qc.@...
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Message #27410 sur 34604 |
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Bonjour Monsieur Sylvain Bisaillon, Je viens de lire ce que vous nous transmettez : "Le contexte peut parfois venir à nous (échec de Meech en 1991 ), mais...
Robert Bertrand
robert.bertrand.qc.@... Envoyer un message
17. MAR 2002
13:08
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