Dorénavant je vais collectionner les bons coups du fédéral qui se chiffrent
en milliards de dollars d'escroquerie... Vive le fédéralisme, ses caisses
électorales néo-libérales et occultes, et les cliques de petits amis ! Ceux
qui disent que le fédéral gère mieux que le Québec auraient intérêt à
ouvrir au moins un de leur deux yeux actuellement grand fermés...
Source : Radio-Canada International (RCI Cyberjournal)
6 mai 2002 :
L'OPPOSITION RÉCLAME LE RETOUR AU PAYS DE GAGLIANO
L'affaire des contrats controversés reçus depuis des années par des firmes
de publicité proches des libéraux fédéraux, dont l'agence montréalaise
Groupaction, refait surface. Les partis de l'opposition à la Chambre des
communes ont talonné le gouvernement lundi à propos de cette affaire.Ils
demandent que le nouvel ambassadeur canadien au Danemark et ancien ministre
des Travaux publics et des Services gouvernementaux, Alfonso Gagliano,
laisse son poste et rentre immédiatement au pays en attendant les
conclusions de l'enquête de la GRC concernant des contrats donnés par son
ministère.Depuis des années, des firmes de publicité proches des libéraux
reçoivent des fonds substantiels pour des contrats de publicité. Toute
cette affaire remonte à 1995. Il y a d'abord eu trois contrats, totalisant
1 625 000 dollars de fonds publics, donnés à la firme Goupaction pour trois
rapports de recherche similaires.La vérificatrice générale a terminé son
enquête à ce sujet et son rapport a été remis au leader du gouvernement à
la Chambre des communes, Don Boudria, qui doit le rendre public
mercredi.Les avocats de Groupaction ont également été informés de la teneur
du rapport.Des fuites indiquent que la vérificatrice recommande à la
Gendarmerie royale du Canada (GRC) de prendre le relais parce qu'une odeur
de fraude se dégage de toute cette histoire.De plus, à chaque année depuis
1997, le gouvernement fédéral dépense 40 millions de dollars auprès de
firmes de communication pour acheter de l'espace lors de festivals ou
événements sportifs.Coïncidence? Les firmes choisies sont toutes très
généreuses envers le parti libéral. De plus, certains contrats donnés,
entre autres, à la firme Groupaction, auraient été pour le moins mal
administrés et, au pire, auraient fait l'objet de fraudes
10 mai 2002 :
CHRÉTIEN DÉFEND LE PROGRAMME DES COMMANDITES
Le premier ministre Jean Chrétien a affirmé vendredi qu'il n'a pas
l'intention de s'excuser d'avoir lancé, au lendemain du référendum, le
programme des commandites. De Rome, où il se trouvait en visite officielle,
monsieur Chrétien a admis que des erreurs ont pu être commises, mais il n'a
pas l'intention de demander à l'ancien ministre responsable du dossier,
Alfonso Gagliano, de venir s'expliquer.Depuis la sortie mercredi d'un
rapport accablant de la vérificatrice générale au sujet de la gestion de
contrats de visibilité du gouvernement fédéral, les parties d'opposition
réclament des explications de monsieur Gagliano. Monsieur Chrétien soutient
que c'est Don Boudria, le nouveau ministre des Travaux publics et des
Services gouvernementaux, qui doit maintenant répondre de ce dossier.Le
premier ministre a défendu avec vigueur le programme des commandites. Il a
affirmé que l'initiative était plus que nécessaire au lendemain du dernier
référendum.
18 mai 2002 :
AFFAIRE GROUPACTION: JOE CLARK DEMANDE UNE ENQUÊTE
Le ministère des travaux publics a octroyé de nouveaux contrats à l'agence
de publicité Groupaction en mars et en avril. Le chef conservateur Joe
Clark soutient que le ministre Don Boudria a trompé la population
canadienne en affirmant en mars dernier que tous les contrats à Groupaction
avaient été suspendus.Le 21 mars dernier, alors que l'affaire des trois
contrats similaires donnés à Groupaction pour 1,6 million $ enbarrassait le
gouvernement, le ministre Don Boudria suspendait l'octroit de tout nouveau
contrat de commandite à cette firme de Montréal. Or, Joe Clark estime que
le ministre a trompé les canadiens puisque d'autres contrats ont été donnés
depuis à la firme Groupaction: 1,4 million $ de nouveaux contrats non pas
pour des commandites, mais pour concevoir des publicités pour les
ministères de la justice et du revenu.«C'est quoi la différence entre la
commandite et la publicité?» se demande Joe Clark. «C'est une distinction
sans une différence, ce sont les mêmes choses», répont-il.Au bureau de Don
Boudria, on répéte que la suspension des contrats visait le programme de
commandites puisque c'est ce programme qui fait l'objet d'une enquête
approfondie de la part de la vérificatrice, et non pas l'octroit de
contrats de publicité gouvernementale, un programme distinct qui n'est pas
sous enquête. De plus, le ministre Boudria et sa famille ont profité de la
maison de campagne du propriétaire du Groupe Everest, une des deux agences
qui a le plus profité du programme de commandites. Joe Clark revient donc à
la charge et demande une enquête publique et une pause dans les dépenses de
publicités et de commandites.Il faut rappeler que la GRC doit décider sous
peu si il y a matière à enquête criminelle dans le cas des trois contrats
controversés donnés à Groupaction.
24 mai 2002 :
LA GRC OUVRE UNE ENQUÊTE CRIMINELLE DANS LE DOSSIER GROUPACTION
La Gendarmerie Royale du Canada a ouvert une enquête dans le dossier
Groupaction, la firme de communications de Montréal impliquée dans la
controverse des rapports répétitifs et des contrats de commandite du
gouvernement fédéral. Après avoir examiné les documents transmis par la
vérificatrice générale il y a deux semaines, la GRC juge approprié d'ouvrir
une enquête afin de déterminer si des actes criminels ont été commis.
Rappelons que la vérificatrice, Mme Sheila Fraser, avait blâmé les
fonctionnaires du Ministère des Travaux Publics pour la façon dont ils ont
ignoré les règles d'attribution des contrats dans le dossier Groupaction.
Madame Fraser annonçait du même coup qu'elle se pencherait maintenant sur
l'octroi de l'ensemble des contrats de commandite du gouvernement fédéral.
25 juillet 2002 :
PAS D'AUTRES TÉMOINS DANS L'AFFAIRE DES IRRÉGULARITÉS DANS LE PROGRAMME DES
COMMANDITES
Les députés libéraux ont une fois de plus fermé la porte à la comparution
d'autres témoins devant le comité des comptes publics pour faire la lumière
sur des irrégularités commises dans le programme des commandites.
L'opposition voulait convoquer d'autres témoins clés de Travaux publics,
dont plusieurs adjoints au ministre de l'époque, Alfonso Gagliano, en plus
de dirigeants de plusieurs agences de publicité au centre de la
controverse. Les libéraux ont indiqué que le comité devait laisser le champ
libre à l'enquête criminelle de la GRC et à la vérification du programme
que mène la vérificatrice générale, Sheila Fraser.
26 septembre 2002 :
CONTRATS DE COMMANDITE: IRRÉGULARITÉS
Le ministère canadien des Travaux publics refuse toujours de déclencher une
enquête publique sur le scandale des commandites fédérales qui secoue le
gouvernement Chrétien depuis le printemps. Le ministre Ralph Goodale estime
qu'il faut plutôt attendre le résultat des enquêtes déjà en cours. Au moins
13 de ces contrats de commandite font déjà l'objet d'une enquête policière.
De plus, la vérificatrice générale, Sheila Fraser, mène une révision
complète du programme des commandites. Et finalement le département de
vérification interne de Travaux publics fait son propre examen. Or, selon
des informations publiées dans les journaux, cet examen aurait déjà révélé
que 20% des 720 contrats accordés entre 1997 et 2000 par Ottawa, dans le
cadre du programme de commandites, présentaient des irrrégularités. Les
fonctionnaires ont découvert qu'il manquait des documents pertinents et
que, dans une trentaine de cas, les agences de publicité avaient soumis des
factures gonflées.
8 octobre 2002 :
AU CANADA, CINQ MILLIONS DE NUMÉROS FANTÔMES
Le Canada compte cinq millions de numéros d'identité sociale fantômes,
selon un rapport publié mardi par la vérificatrice générale du Canada,
Sheila Fraser, qui dénonce le peu d'efforts entrepris par le gouvernement
pour corriger les fraudes et les lacunes du système. Le numéro d'assurance
sociale , attribué par le ministère des Ressources humaines à toute
personne autorisée à travailler au Canada, est le principal document
d'identité au pays. La vérificatrice générale s'inquiète notamment du fait
que les numéros attribués à des résidents temporaires au Canada ne
comportent pas de date d'expiration et que leur utilisation ne soit pas
plus contrôlée.
30 octobre 2002 :
LES SURPLUS DE L'ASSURANCE-EMPLOI SERAIENT-ILS ILLÉGAUX?
Dans sa dernière livraison des comptes publics du Canada, la Vérificatrice
générale, Sheila Fraser, affirme que l'accumulation par le gouvernement
fédéral de surplus dans la caisse de l'assurance-emploi frise l'illégalité.
Elle a déclaré mercredi que les taux de cotisation plus élevés que
nécessaires violaient la Loi sur l'assurance-emploi. Le premier ministre
Chrétien y voit plutôt un signe de la bonne administration de son
gouvernement. Cette pratique d'Ottawa lui a permis d'accumuler un surplus
de 40 milliards de dollars depuis 1996. Les partis d'opposition aux
Communes exigent la réduction immédiate des cotisations d'assurance-emploi.
Appuyés par les principaux représentants du patronat, ils réclament depuis
longtemps que la caisse de l'assurance-emploi soit une entité complètement
indépendante du gouvernement. Le député allianciste Monte Solberg a mené la
charge de ceux qui demandent une baisse immédiate des cotisations, accusant
même le gouvernement d'escroquerie.
3 décembre 2002 :
RAPPORT TRÈS CRITIQUE DE LA VÉRIFICATRICE GÉNÉRALE DU CANADA
Dans son rapport déposé mardi à la Chambre des communes à Ottawa, la
Vérificatrice générale du Canada, Sheila Fraser, souligne que le Canada
perd des centaines de millions de dollars en revenus à cause de sommes
d'argent considérables transférées dans des paradis fiscaux. La
vérificatrice générale qui s'inquiète de l'érosion de l'assiette fiscale
fédérale souligne que l'Agence des douanes et du revenu du Canada enquête
sur de nombreux cas de ce type. Sheila Fraser dénonce aussi le peu
d'information fournie au Parlement en ce qui concerne les coûts liés à la
mise en oeuvre du Programme d'enregistrement obligatoire des armes à feu.
La Vérificatrice générale trouve impardonnable que l'on n'ait pas fourni
d'information complète au Parlement sur ce programme en soulignant que de
telles omissions minent la capacité du Parlement de prendre des décisions
éclairées. En 2005, soit 10 ans après l'entrée en vigueur du programme, le
programme aura coûté plus d'un milliard de dollars, alors qu'à l'origine,
le ministère de la Justice avait prévu dépenser 119 millions de dollars.
[Alain] Pendant ce temps, le fédéral -- qui ne respecte plus ses
engagements de fournir 50 % des sommes au système de santé [il n'en est
plus qu'à 12 % pour 88 % pour le Québec) -- prive le Québec de 50 millions
de dollars par semaine (qui proviennent des impôts des Québécois, disons-le
quand même -- nous ne réclamons pas la charité) et il dépense à qui mieux
mieux dans les futilités...
Alain LaBonté
Québec
[Les parties de ce message comportant autre chose que du texte seul on été
supprimées]