--- Dans avant-garde_quebec@g..., "Bruno Deshaies" <bd@r...> a écrit
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> ----- Message d'origine -----
> De : Bruno Deshaies
> À : AGQ-2@g...
> Envoyé : 23 février, 2003 22:21
> Objet : Re: [AGQ-2] Les Académies de l'indépendance
>
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> Sur la pensée de Maurice Séguin. Quelques explications.
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> Jean-Luc Dion a écrit :
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J'ai lu avec attention les deux premiers de vos textes sur MS. Je suis frap=
pé
par deux choses:
1) l'idée que le citoyen a une vision globale de l'histoire et que c'est su=
r cette
vision globale que l'historien doit travailler d'abord s'il veut faire oeuv=
re à la
fois de scientifique ou de penseur et de citoyen.
Cela, c'est formidable. On ne dit jamais cela... sauf les philosophes...
2) la différence entre les défaites partielles et les défaites complètes.
Ici l'exemple donné est celui du Québec en 1760 et la France en 1940.
On pourrait se dire que c'est juste sauf que j'ajouterais quand même que le=
s
six pays fondateurs du marché Commun (France, Allemagne, Belgique,
Hollande, Luxembourg, Italie), ont tous été défaits durant la Deuxième guer=
re
et un politologue danois dit que ce sont les pays les plus "damaged" (ce qu=
e
je traduirais par "meurtris") qui sont le noyau de l'Union européenne, dont=
trois s'opposent aux USA présentement (pour moi, la Belgique n'est pas un
pays mais c'est un État et sur certains points Flamands et Wallons ont des =
choses en commun).
On voit par là que leur union peut - attendons la fin évidemment - être aus=
si
une source de puissance pour eux (l'Italie est un peu paradoxalement en
dehors de l'alliance France-Allemagne-Belgique mais c'est anormal...., le =
Luxembourg est petit mais comme la Holllande, il n'est pas contre cette
alliance mais un peu en dehors, oui...).
Une défaite partielle est très traumatisante. Les défaites partielles - mai=
s je ne
sais pas - ont refait les pays que je cite autrement, très autrement qu'ils=
ne
l'avaient jamais été.
Ceci dit, sur le Québec, il y a effectivement quelque chose de terrible dan=
s la
défaite de 1760 et ses prolongements.
J'en reprends conscience, je reprends conscience des amis québécois
rencontrés il y a presque 40 ans à Louvain et dont je sentais une tristesse=
liée
au destin national comme il y a de la tristesse exprimée dans certains chan=
ts
du Québec, traditionnels ou modernes.
Voilà, je comprends très sincèrement ce que vous dites, Bruno et en même
temps, je dois non pas vous opposer mon expérience mais la confronter à ce =
que vous dites.
Cordialement et sincèrement,
José Fontaine
Il faut confronter le nationalisme en Amérique du Nord et en Europe...
Remarquez aussi que le résultat de 1995 est une sorte de victoire incomplèt=
e
car une défait militaire, je crois, ne peut jamais tenir à quelque chose d'=
infime,
ce qui est le cas de la "défaite" de 95...
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