Je crois que les concepts "gauche" et "droite" en politiques n'ont jamais ete reellment clairs au Quebec et en Amerque du Nord ou nous avons evoues dans une logique ou, generalement, deux partis se font la lutte. Jusqu'a tout recemment, ces partis oscillaient entre centre-gauche et centre-droite.
Les partis dits d'extreme gauche ou d"extreme droite, n'ont jamais et que des
>From: Christine Simard
>Reply-To: herodote@... >To: herodote@... >Subject: [herodote] Nazisme, facisme, néolibéralisme, gauche , droite >Date: Thu, 30 May 2002 08:13:42 -0400 > >Bonjour à toutes et à tous, > >Au cours des derniers mois, la tribune d'Hérodote a souvent abordé le sujet >de l'histoire et des nouvelles technologies. J'espère que nous >continuerons d'en parler, mais pendant ce temps, d'autres sujets sont >également d'actualité et pourraient susciter l'intérêt des historiens. > >Dans cette veine, soulignons l'éditorial de Mario Roy dans la Presse de ce >matin. Je partage aussi cette sensation que la société a perdu le sens des >mots, des concepts. > >Lorsqu'on parle de la montée de la droite, parlons-nous réellement de la >droite? >Qu'en pensez-vous? > >Christine > >PS : En passant, bienvenue aux nouveaux de la liste Hérodote. Présentez-vous! > > > >Détournement de sens >Mario Roy >La Presse, jeudi 30 juin >Les idées de l'Action démocratique du Québec «se rapprochent de celles de >Le Pen», juge le député péquiste de Va chon, David Payne: Mario Dumont est >d'extrême droite, à l'image du leader du Front national! Et le projet de >loi 80 sur le lobbying créerait un pouvoir «stalinien», estiment, à Québec, >des libéraux et des lobbyistes - un peu bousculés, il est vrai, par les >temps qui courent... >Voilà, pour ne prendre connaissance que de l'actualité immédiate, ce qui >nous fait sombrer dans la confusion mentale, le détournement de sens, la >malhonnêteté intellectuelle pure et simple. > >Car le parti de Mario Dumont n'est évidemment pas d'extrême droite. Pas >davantage que l'Alliance canadienne, d'ailleurs, que le ministre de >l'Immigration, Denis Coderre (figure de proue du progressisme éclairé, >comme chacun sait), avait aussi rangée, en avril, du côté des lepénistes. >Quant au projet de loi 80, il ne propose pas, à ce qu'on sache, la création >d'un KGB québécois. Ni l'élimination physique ou la déportation vers des >camps de travail - construits dans les steppes de l'Ungava? - de quelques >millions de citoyens du pays. > >Le pire est que ce genre de propos ne provoque que des haussements >d'épaules. Et alors?, se dit-on. Il est tellement courant, en effet, que >les mots conçus à l'origine pour situer un homme ou un parti sur >l'échiquier politique, ou une idée dans un courant de pensée, ou un >événement dans l'Histoire, ne soient utilisés que comme insultes... > >Extrême droite, fascisme, nazisme, totalitarisme, néolibéralisme, droite et >gauche même: sait-on encore de quoi on parle? > >Le fascisme, par exemple. Terme qui s'applique précisément au gouvernement >ayant sévi en Italie de 1922 à 1945. Ou, par extension, à un régime fondé >sur le parti unique, le corporatisme, le nationalisme exacerbé ainsi que la >force brute jugée nécessaire pour le défendre. Or, à lire les journaux, ou >les livres, ou les pancartes agitées dans les manifestations, on croirait >que les fascistes courent les rues. L'État (québécois ou canadien) est >fasciste. De même que la police de Montréal, la Loi 101, la chaîne >McDonald's, la démocratie et la poupée Barbie. Tintin est une bédé >fasciste. Le film Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain est fasciste aussi... > >Ou encore le «néolibéralisme ambiant», comme on le lit infailliblement dans >les essais à la mode et les lettres ouvertes songées. S'est-on déjà avisé >du ridicule profond qu'il y a à parler de néolibéralisme dans des pays où >l'État administre 40, ou 42, ou 46% du produit intérieur brut et exerce un >monopole absolu sur les secteurs les plus vitaux de la société? Cependant, >qualifier quelqu'un de «néolibéral», même si cela n'a aucun sens, est une >forme de terrorisme du langage d'une extrême efficacité. > >Et pendant qu'on y est... > >...quelqu'un se souvient-il de cette époque où être «de gauche» signifiait: >cheminer avec audace vers un avenir fait de plus de justice, de liberté, >d'égalité des chances, de sécurité, de prospérité et de paix pour le plus >grand nombre? Idéal assorti d'une certaine obligation de résultat dans le >cas de ceux qui, venant de cette gauche, accédaient au pouvoir? > >Comment se fait-il alors qu'aujourd'hui, la «gauche» désigne plus souvent >qu'autrement une attitude de repli vers le passé, de peur de l'avenir, de >défense du statu quo ainsi que de quelques grands establishments, de >codification toujours plus tatillonne de la vie en société, d'agitation >violente et de haine féroce des sociétés à peu près ordonnées, relativement >pacifiques, pas tout à fait miséreuses? > >Pourquoi, en somme, classe-t-on désormais «à droite» ceux qui appellent le >changement, sinon pour les intimider? > > > >______________________________________________________________________________ >ifrance.com, l'email gratuit le plus complet de l'Internet ! >vos emails depuis un navigateur, en POP3, sur Minitel, sur le WAP... >http://www.ifrance.com/_reloc/email.emailif > >
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Bonjour à toutes et à tous,
Au cours des derniers mois, la tribune d'Hérodote a souvent abordé le sujet
de l'histoire et des nouvelles technologies. J'espère que nous
continuerons d'en parler, mais pendant ce temps, d'autres sujets sont
également d'actualité et pourraient susciter l'intérêt des historiens.
Dans cette veine, soulignons l'éditorial de Mario Roy dans la Presse de ce
matin. Je partage aussi cette sensation que la société a perdu le sens des
mots, des concepts.
Lorsqu'on parle de la montée de la droite, parlons-nous réellement de la
droite?
Qu'en pensez-vous?
Christine
PS : En passant, bienvenue aux nouveaux de la liste Hérodote. Présentez-vous!
Détournement de sens
Mario Roy
La Presse, jeudi 30 juin
Les idées de l'Action démocratique du Québec «se rapprochent de celles de
Le Pen», juge le député péquiste de Va chon, David Payne: Mario Dumont est
d'extrême droite, à l'image du leader du Front national! Et le projet de
loi 80 sur le lobbying créerait un pouvoir «stalinien», estiment, à Québec,
des libéraux et des lobbyistes - un peu bousculés, il est vrai, par les
temps qui courent...
Voilà, pour ne prendre connaissance que de l'actualité immédiate, ce qui
nous fait sombrer dans la confusion mentale, le détournement de sens, la
malhonnêteté intellectuelle pure et simple.
Car le parti de Mario Dumont n'est évidemment pas d'extrême droite. Pas
davantage que l'Alliance canadienne, d'ailleurs, que le ministre de
l'Immigration, Denis Coderre (figure de proue du progressisme éclairé,
comme chacun sait), avait aussi rangée, en avril, du côté des lepénistes.
Quant au projet de loi 80, il ne propose pas, à ce qu'on sache, la création
d'un KGB québécois. Ni l'élimination physique ou la déportation vers des
camps de travail - construits dans les steppes de l'Ungava? - de quelques
millions de citoyens du pays.
Le pire est que ce genre de propos ne provoque que des haussements
d'épaules. Et alors?, se dit-on. Il est tellement courant, en effet, que
les mots conçus à l'origine pour situer un homme ou un parti sur
l'échiquier politique, ou une idée dans un courant de pensée, ou un
événement dans l'Histoire, ne soient utilisés que comme insultes...
Extrême droite, fascisme, nazisme, totalitarisme, néolibéralisme, droite et
gauche même: sait-on encore de quoi on parle?
Le fascisme, par exemple. Terme qui s'applique précisément au gouvernement
ayant sévi en Italie de 1922 à 1945. Ou, par extension, à un régime fondé
sur le parti unique, le corporatisme, le nationalisme exacerbé ainsi que la
force brute jugée nécessaire pour le défendre. Or, à lire les journaux, ou
les livres, ou les pancartes agitées dans les manifestations, on croirait
que les fascistes courent les rues. L'État (québécois ou canadien) est
fasciste. De même que la police de Montréal, la Loi 101, la chaîne
McDonald's, la démocratie et la poupée Barbie. Tintin est une bédé
fasciste. Le film Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain est fasciste aussi...
Ou encore le «néolibéralisme ambiant», comme on le lit infailliblement dans
les essais à la mode et les lettres ouvertes songées. S'est-on déjà avisé
du ridicule profond qu'il y a à parler de néolibéralisme dans des pays où
l'État administre 40, ou 42, ou 46% du produit intérieur brut et exerce un
monopole absolu sur les secteurs les plus vitaux de la société? Cependant,
qualifier quelqu'un de «néolibéral», même si cela n'a aucun sens, est une
forme de terrorisme du langage d'une extrême efficacité.
Et pendant qu'on y est...
...quelqu'un se souvient-il de cette époque où être «de gauche» signifiait:
cheminer avec audace vers un avenir fait de plus de justice, de liberté,
d'égalité des chances, de sécurité, de prospérité et de paix pour le plus
grand nombre? Idéal assorti d'une certaine obligation de résultat dans le
cas de ceux qui, venant de cette gauche, accédaient au pouvoir?
Comment se fait-il alors qu'aujourd'hui, la «gauche» désigne plus souvent
qu'autrement une attitude de repli vers le passé, de peur de l'avenir, de
défense du statu quo ainsi que de quelques grands establishments, de
codification toujours plus tatillonne de la vie en société, d'agitation
violente et de haine féroce des sociétés à peu près ordonnées, relativement
pacifiques, pas tout à fait miséreuses?
Pourquoi, en somme, classe-t-on désormais «à droite» ceux qui appellent le
changement, sinon pour les intimider?
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à l'intention de Matthieu, concernant :"NTIC et recherche historique"
Ton sujet de recherche m'interresse , mais malheuresement ton adresse ne s'affiche pas dans ma boite de reception. Peux tu ma la reexpedier afin que nous puissions echanger des infos?
Merci tout d'abord aux utilisateurs des listes de discussions pour leur réponses . Voici une liste non exhaustive des informations recueillies sur les listes ADBS, BIBLIO, HERODOTE et MENESTREL:
Associations vouées à la promotion des TICE en Histoire :
Les Clionautes http://www.clionautes.org, association loi 1901 créée le 1er avril 1998, vise à promouvoir la diffusion des technologies de l'information et de la communication dans l'enseignement de l'histoire et de la géographie, à tous les niveaux du système éducatif.
Association for History and Computing http://grid.let.rug.nl/ahc/, créée en 1987, est peu active ces dernières années mais publie toujours une revue aux Presses de l'Université d'Edimbourg.
La branche canadienne de cette association est domiciliée sur le site de la Société Historique du Canada http://www.cha-shc.ca/cchc-cchi/
Ecole des Chartes, http://www.enc.sorbonne.fr proposant des formations initiales en lignes sur les sciences et techniques historiques, et engagée dans le développement de la base bibliographique BEDE : Bibliographie des études diplomatiques et édition d'actes et documents du Moyen Âge français.
IRHT (Institut de Recherche et d'Histoire des Textes), CNRS,http://irht.cnrs-orleans.fr , engagé depuis déja plusieurs années dans un travail d'édition des manuscrits de ses nombreuses sections
Laboratoire de Médievistique Occidentale de Paris (LAMOP)http://lamop.univ-paris1.fr, publiant entre autre des bibliographies en lignes
Site de Laurent Tournier, ressourcs pédgogiques en Histoire Médievale www.e-moyenage.com
et d'autre part les ressources en lignes de la BNF et des universités
Publications en ligne
José E. IGARTUA, département d'Histoire de l'Université du Québec"Where do you want to go today?": On-line resources for historical research, Paper to the Future of Our Past conference, Montréal, 31 January 1999
Marin DACOS, Les lendemains électroniques de l'édition historique. Pour un nouveau modèle économique de publication périodique, Revus d'histoire du XXè siècle, n°20-21, 2000 http://www.revues.org/rh19/2021-2000/14-2021-2000.html
à l'intention de Matthieu, concernant :"NTIC et recherche historique"
Ton sujet de recherche m'interresse , mais malheuresement ton adresse ne s'affiche pas dans ma boite de reception. Peux tu ma la reexpedier afin que nous puissions echanger des infos?
>User-Agent: Microsoft-Outlook-Express-Macintosh-Edition/5.02.2106
>Date: Tue, 14 May 2002 12:53:04 -0400
>Subject: Poste urgent à combler
>From: Marie St-Cyr <marie.stcyr@...>
>To: Réseau Histoire <marie.stcyr@...>
>INFO-EMPLOIS
>RÉSEAU HISTOIRE DE L'UQÀM
>
>(Envoi spécial: poste à combler immédiatement)
>Source : Yanic Viau, membre du Réseau Histoire
>
>Titre du poste: Historien(ne)
>
>Entreprise: Société d'histoire de Longueuil
>
>Date limite: Poste à combler immédiatement
>
>Description: L'étudiant produira un rapport-synthèse sur le
>sujet: "Régime militaire: procès-verbaux de la chambre de justice du
>district de Longueuil, 1760-1763", à l'aide d'une transcription sur
>microfilm en possession de la Société d'histoire de Longueuil. Le
>travail sera effectué dans les bureaux de la Société.
>
>Formation: Étudiant(e) à la maîtrise en histoire
>
>Exigences: Être âgé entre 18 et 30 ans et être aux études à temps
>plein à l'automne 2002.
>
>Type d'emploi: Emploi temporaire (9 semaines), temps complet.
>
>Marche à suivre: Les personnes intéressées par cette offre d'emploi
>doivent faire parvenir leur CV accompagné d'une lettre de
>présentation à l'attention de:
>
>Monsieur Édouard Doucet, Président
>Société d'histoire de Longueuil
>255, rue Saint-Charles Est
>Longueuil (Québec) J4H 1B3
>Téléphone et télécopieur: (450) 674-0349
>
>
>
>
>
>
>
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Je souhaite entreprendre une recherche sur le theme : role et integration des NTIC dans la recherche historique. Auriez vous connaissance de travaux anterieurs ou en cours, de sites internet, de listes de diffusion ou de tout autre information concernant ces deux items? (avancement des travaux concernant la publication des thèses en ligne, biblbiothèques virtuelles, initiatives personnelles, ou autre)
Résidant en France, je souhaite néanmoins prendre contact avec un maximum d'acteurs de la francophonie afin de multiplier les collaborations, car cette recherche aurait lieu dans la cadre d'une maitrise et dans la perspective d'un troisième cycle.
Une synthèse des informations recureiilies sera mise en ligne.
Je souhaite entreprendre une recherche sur le theme : role et integration des NTIC dans la recherche historique. Auriez vous connaissance de travaux anterieurs ou en cours, de sites internet, de listes de diffusion ou de tout autre information concernant ces deux items? (avancement des travaux concernant la publication des thèses en ligne, biblbiothèques virtuelles, initiatives personnelles, ou autre)
Résidant en France, je souhaite néanmoins prendre contact avec un maximum d'acteurs de la francophonie afin de multiplier les collaborations, car cette recherche aurait lieu dans la cadre d'une maitrise et dans la perspective d'un troisième cycle.
Une synthèse des informations recureiilies sera mise en ligne.
Bonjour à toutes et à tous,
Je viens tout juste d'être informée d'un éventuel
projet qui pourrait vous intéresser. Le Centre de
documentation sur l'éducation des adultes et la
condition féminine (CDEACF - http://www.cdeacf.ca) a
sollicité Patrimoine canadien afin d'obtenir les
fonds nécessaires pour la réalisation d'un site web
voué à la numérisation et la mise en ligne des
archives documentaires communautaires féministes
canadiennes francophones. (voir résumé du projet
ci-dessous)
Afin d'obtenir le projet, le CDEACF doit obtenir des
lettres d'appui d'historiens-nes et d'enseignants-es
en histoire. Si vous souhaitez appuyer ce projet,
communiquez avec la responsable du projet, Sharon
Hackett (hackett@...) ou au 514-876-1180. Elle
vous fera alors parvenir le modèle de lettre d'appui
que vous pourrez remplir.
Merci à l'avance d'appuyer ce projet ou de faire
parvenir ce message à une personne qui pourrait le
faire.
Christine Simard
Résumé du projet d'une «Bibliothèque virtuelle du
patrimoine documentaire communautaire féministe
canadienne francophone»
Présentation du CDEACF
Fondé en 1983, le Centre de documentation sur
l'éducation des adultes et de la condition féminine
(CDEACF) est un organisme sans but lucratif à charte
fédérale. Le Centre a pour mission la démocratisation
des connaissances, la reconnaissance du droit à
l’information, et la valorisation du patrimoine
documentaire communautaire pour les réseaux de
l'éducation des adultes , de l’alphabétisation et de
la condition féminine. À cette fin, le CDEACF
organise, gère et administre un centre francophone de
documentation spécialisé en éducation des adultes,
alphabétisation et condition féminine.
Le Centre a développé au cours des ans une gamme de
services documentaires variés et novateurs qu’il
propose à ses membres, aux divers milieux
communautaires et bénévoles ainsi qu'au public en
général. Les rôles d’animation documentaire et de
formation Internet assurent au CDEACF une action et
une présence à l'échelle de la province.
Le Centre participe enfin aux activités de plusieurs
réseaux nationaux et internationaux dans le domaine
de l’éducation des adultes, de la francophonie et de
la condition féminine. En plus de ses activités qui
le mettent en contact quotidien avec un grand nombre
de groupes de la province, le Centre de documentation
compte parmi ses membres plusieurs organismes dont 3
regroupements de femmes pancanadiens (RNEAF, FNFCF,
Nouveau Départ). Nos membres rejoignent et
représentent plus de 1 500 groupes communautaires et
bénévoles de la province.
Depuis 1996, le CDEACF a géré de nombreux projets
d'envergure ayant pour objectif l'appropriation et
l'utilisation démocratique des nouvelles technologies
d'information et de communication par les groupes
communautaires. Ces projets ont permis au CDEACF
d’accomplir un immense travail de : formation
équipement, branchement auprès des organismes
bénévoles et communautaires qu’il dessert. D'après
notre cartographie du Québec féministe branché plus
de 400 groupes de femmes du Québec sont branchés.
Description du projet
Notre projet répond au besoin authentique de
constituer, de diffuser et de protéger les parcelles
de notre mémoire collective. Le mouvement des femmes
fait partie de cette mémoire. Il a en effet marqué
le XXe siècle. Ses luttes et ses victoires ont
profondément bouleversé toutes les sphères de la vie
humaine, autant dans le domaine public que dans le
domaine privé que ce soit en ce qui a trait aux
rapports hommes-femmes, la famille, le monde du
travail, etc. Bref, ce mouvement a transformé la
société canadienne.
Dans l’histoire de l’humanité, la place des femmes a
été longtemps escamotée, voire carrément ignorée.
Pour ne pas que l’histoire des femmes tombe dans
l’insignifiance, il importe de rassembler ces
documents épars et qui font partie de la mémoire
collective et de les rendre accessible à tous. Les
connaissances que nous avons des expériences et des
témoignages du passé aident à mieux réfléchir et à
mieux agir sur l’avenir.
Il n’existe nulle part d’initiative ayant pour
objectifs de diffuser et de mettre en valeur la
production documentaire communautaire francophone
féministe; de répondre aux besoins d’information du
des chercheur-e-s, des étudiants et du public en
général sur le mouvement communautaire francophone
féministe; de développer au sein du monde
communautaire la volonté de conserver sa mémoire.
C’est un projet unique!
Les documents produits par les groupes de femmes
présentent un grand intérêt national, que ce soit sur
le plan de l'histoire des idées ou des politiques
sociales et sur le plan, plus général, de l'histoire
des femmes au Canada. Nous croyons que ce type de
contenu se prête bien à une présentation et à une
diffusion sur Internet.
Objectifs du projet et résultats attendus
Grâce à son expertise en gestion et en diffusion
documentaire et à son implication dans le milieu
communautaire, le CDÉACF souhaite assurer la
conservation et la mémoire du patrimoine documentaire
communautaire et sa valorisation à travers différents
réseaux de diffusion. Ce patrimoine riche et
inestimable est menacé par une foule de facteurs : la
grande mobilité des intervenantes et intervenants, la
précarité et les aléas de l'existence des groupes,
l'absence de dépôt, une diffusion généralement
limitée, etc. De plus, une part non négligeable du
patrimoine documentaire disparaît de manière
naturelle : papier acidifié qui tombe en poussières,
documents agressés par la lumière, la chaleur,
l'humidité ou la poussière. À ces causes naturelles
s'ajoute l'absence de mesures concrètes visant à
collecter, conserver et diffuser le patrimoine
documentaire. C'est ce à quoi le CDÉACF souhaite
contribuer.
Afin que le patrimoine documentaire communautaire
féministe fasse partie des références universelles du
savoir, qu’il constitue un enrichissement collectif
et qu’il reste vivant, le CDÉACF poursuit trois
objectifs :
1.Diffuser et mettre en valeur la production
documentaire communautaire francophone féministe;
2.Répondre aux besoins d’information des
chercheur-e-s, des étudiants et du public en général
sur le mouvement communautaire francophone féministe;
3.Développer au sein du communautaire la volonté de
conserver sa mémoire.
Retombées
Les retombées attendues du projet sont les suivantes
:
1.Numérisation de contenu original : documents des
groupes de femmes communautaires de base actifs au
cours des quarante dernières années, soit depuis la
seconde vague du féminisme au Canada;
2.Ces documents seront répertoriés dans une base de
données et accessibles en texte intégral consultable.
3.Mise sur pied de la bibliothèque virtuelle du
patrimoine documentaire communautaire francophone
canadien
4.Connaissance de l’histoire du mouvement des femmes
à travers la diffusion accrue de documents
normalement peu ou pas diffusés.
Nécessité du projet
Ce projet est crucial afin de faire connaître un pan
majeur du patrimoine canadien : le savoir et le
savoir-faire des femmes. Les femmes du Canada ont
largement contribué à façonner le visage actuel
social et politique de ce pays. Parmi les
changements sociaux majeurs réalisés grâce aux
femmes, mentionnons le droit de vote, les pensions
alimentaires, l'équité salariale, les services de
garde et dernièrement la Marche mondiale. Leur
apport dans des actions citoyennes mixtes telles la
lutte contre la pauvreté est considérable; les femmes
travaillent pour leur propre empowerment mais aussi
pour redresser les torts que nous avons
jusqu'aujourd'hui comme société fait perdurer.
Le Canada reconnaît les efforts des femmes depuis
longtemps. En 1970 le rapport Bird sur le statut de
la femme a donné naissance au Conseil consultatif
canadien sur le statut de la femme. Ce conseil
faisait la promotion du savoir-faire des femmes et
défendait leurs intérêts et leurs droits.
Malheureusement, il n'existe plus. Le Programme de
promotion de la femme de Condition féminine Canada a
en partie pris la relève, finançant directement les
groupes de femmes afin de leur permettre d'assumer
leur propre défense et promotion. Les femmes sont
également nombreuses à assumer des rôles politiques
importants au Canada : elles sont Gouverneur général
et juge en chef de la Cour Suprême pour ne nommer que
ces fonctions-là. Le Canada peut vraisemblablement
prétendre être un chef de file dans la promotion des
droits des femmes.
Cette force des femmes dans la société canadienne se
reflète dans une production documentaire riche et
multiforme que ce projet vise à faire reconnaître et
rayonner dans nos frontières et à travers la planète.
Résumé de la collection à numériser
La collection du patrimoine documentaire
communautaire féministe est constituée de plusieurs
types de documents. La très grande majorité des
documents produits par les regroupements de femmes
provinciaux et nationaux et les organismes
communautaires font partie de qu'on appelle
communément la " littérature grise ", c'est-à-dire
qu’ils ne sont pas distribués par les réseaux
officiels que sont les maisons d’édition et les
librairies.
***
Bonjour Fernand Hébert,
Mon collègue Marcel Caya et moi avons compilé l'essentiel des
informations concernant la législation affectant le travail de recherche
et de diffusion en histoire, dans le cadre d'un cours sur l'historien et
les archives et les musées. J'ai mis à jour ces informations dans le
cadre d'un autre cours. On trouvera la page Web les contenant à
http://www.er.uqam.ca/nobel/r12270/cours/his7008/cours19/cours_19.htm.
Pour répondre brièvement à la question, on a le droit de faire des
copies pour étude et recherche. Je pense que si l'on obtient un gain
financier de l'utilisation de matériel assujetti à un droit d'auteur
(comme la production d'un rapport commandité), on pourrait peut-être
s'exposer à des poursuites. Le mieux serait de demander l'autorisation
aux détenteurs des droits d'auteur. Il serait prudent de consulter un
avocat spécialisé en la matière.
--
José E. Igartua <igartua.jose@...> http://www.er.uqam.ca/nobel/r12270/
Département d'histoire, Université du Québec à Montréal
C.P. 8888, succ. Centre-ville, Montréal (Québec) H3C 3P8 CANADA
Tél.: 514-987-3000 poste 8312# Télécopieur : 514-987-7813
Colloque L’histoire dans l’entreprise, 26 avril
2002
aux Archives nationales du Québec, rue Viger à Montréal
Colloque de l’Association québécoise pour le patrimoine
industriel (l’Aqpi) où diverses personnes intéressées
par l’histoire dans l’entreprise et l’histoire de l’entreprise partageront
expériences et visions, et feront le point sur la situation au Québec
et les enjeux propres à la thématique. Le colloque s’articulera
autour de trois panels :
les gens issus
de l’entreprise les chercheurs
et diffuseurs les intervenants
du milieu du patrimoine
Au cours de la journée, une visite guidée des Archives
nationales du Québec sera offerte.
Coût (comprenant l’adhésion d’un an à l’Aqpi, des
documents et un repas)
Étudiants : 45 $
Travailleurs : 85 $
Inscription sur place : 100$
Pour info et dépliants (papier ou .pdf) : 528-8444
ecomusee@...
Habituellement, je suis en silence les échanges qui ont lieu sur Hérodote. Je m'interroge sur une pratique qui suscite chez moi quelques questions.
Je travaille à titre de consultant en histoire pour des entreprises, dont des archéologues. Lors des derniers contrats, je devais, en plus de mon rapport, fournir les sources de documents iconographiques présentant un intérêt particulier. À partir de l'Internet, il m'a été facile de trouver plusieurs photographies et d'en ajouter une copie aux dossiers que j'ai remis à mes clients. J'ai pris soin de préciser que ces reproductions devaient restées à usage interne puisque les droits n'avaient pas été acquité. On m'a alors dit que la reproduction pour ce type de rapport était autorisée et légale.
J'aimerais savoir s'il est légal de reproduire des documents iconographiques à titre de consultant en histoire dont le tâche est de produire un rapport de recherche dans le contexte d'une étude de nature patrimoniale ?
J'aimerais aussi savoir si vous savez qui pourrait m'informer à ce sujet ?
Bonjour!
Je reçois communication de la nouvelle à l'adresse
http://www.itbusiness.ca/index.asp?theaction=61&sid=48254. Vous verrez
que le problème du financement de la recherche n'intéresse pas les seuls
historiens (jeunes ou vieux!).
--
José E. Igartua <igartua.jose@...> http://www.er.uqam.ca/nobel/r12270/
Département d'histoire, Université du Québec à Montréal
C.P. 8888, succ. Centre-ville, Montréal (Québec) H3C 3P8 CANADA
Tél.: 514-987-3000 poste 8312# Télécopieur : 514-987-7813
suite aux messages précédents sur ce sujet, je me suis lancé dans la réalisation d'un site sur internet l'histoire et les historiens.
Ce sera un site communautaire qui publiera les articles de tout un chacun en rapport avec la question. Sa gestion est très aisée grâce à l'utilisation du logiciel SPIP.
Pour l'instant, j'ai pensé faire 5 rubriques
- internet, outil de l'historien
- internet, source pour l'historien
- internet, objet d'histoire
- médias (sites, études en rapport avec le sujet)
- Documents (lieu de stockage de documents électroniques pour en assurer la pérénité sur le Web)
si vous avez des idées ou des remarques, n'hésitez pas.
Si certains de vous pensent qu'ils auront des choses à dire, qu'ils se signalent, je leur ouvrirai un compte (il faudra pour cela un login de 4 caractères minimum, un nom d'auteur et un passwd de 6 caracteres minimum). Pour vous rendre compte de la sructure interne du site, cliquez sur "administration" et utilisez le compte anonyme (login: anonyme password: anonyme)
Le site devrait proposer à terme, un forum interne réservé à ceux qui auront un compte ouvert ainsi qu'un forum attaché à chaque article posté.
Je demanderais d'ailleurs à tous les membres de la liste de me communiquer leurs informations sur des colloques ou tables rondes en rapport avec notre sujet qui se tiendraient qquepart dans le monde.
Le site se veut à priori francophone mais acceptera les contributions dans d'autres langues. Enfin il est, et restera, gratuit.
en espérant que ça fera avancer le schmilblic
@+
Hérodote | Au carrefour de l'histoire...| http://herodote.iquebec.com Modératrice: Christine Simard | simardc@...
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suite aux messages précédents sur ce sujet, je me suis lancé dans la réalisation d'un site sur internet l'histoire et les historiens.
Ce sera un site communautaire qui publiera les articles de tout un chacun en rapport avec la question. Sa gestion est très aisée grâce à l'utilisation du logiciel SPIP.
Pour l'instant, j'ai pensé faire 5 rubriques
- internet, outil de l'historien
- internet, source pour l'historien
- internet, objet d'histoire
- médias (sites, études en rapport avec le sujet)
- Documents (lieu de stockage de documents électroniques pour en assurer la pérénité sur le Web)
si vous avez des idées ou des remarques, n'hésitez pas.
Si certains de vous pensent qu'ils auront des choses à dire, qu'ils se signalent, je leur ouvrirai un compte (il faudra pour cela un login de 4 caractères minimum, un nom d'auteur et un passwd de 6 caracteres minimum). Pour vous rendre compte de la sructure interne du site, cliquez sur "administration" et utilisez le compte anonyme (login: anonyme password: anonyme)
Le site devrait proposer à terme, un forum interne réservé à ceux qui auront un compte ouvert ainsi qu'un forum attaché à chaque article posté.
Je demanderais d'ailleurs à tous les membres de la liste de me communiquer leurs informations sur des colloques ou tables rondes en rapport avec notre sujet qui se tiendraient qquepart dans le monde.
Le site se veut à priori francophone mais acceptera les contributions dans d'autres langues. Enfin il est, et restera, gratuit.
Je réponds au message de Christine Simard à propos d'Historica:
Cette fondation a pris la relève de la Fondation Bronfman, à la
suite d'une initiative de l'ancien chef du conseil d'administration de
BCE, qui voulait promouvoir l'apprentissage et la connaissance de
l'histoire canadienne parmi les Canadiens. Leur campagne de financement,
menée au plus haut niveau des entreprises canadiennes, n'a pas donné
autant de résultats qu'escompté au début. Et Historica a déjà ratissé
les entreprises québécoises, à ma connaissance. Faire quelque chose à
l'échelle québécoise demanderait l'énergie et les ressources, de même
que les contacts, d'un Pierre-Karl Péladeau (Québécor, pour les
non-Québécois) ou d'un Daniel Langlois (ancien p.-d.-g. de Softimage,
qui fut vendue à Microsoft il y a quelques années). Et il faudrait
convaincre ces gens que Historica ne remplit pas son mandat de façon
satisfaisante pour les Québécois, ce qui serait à tout le moins délicat.
Mais si quelqu'un connaît une tête d'affiche prête à prendre charge
d'une telle opération, je serais bien sûr en faveur!
--
José E. Igartua <igartua.jose@...> http://www.er.uqam.ca/nobel/r12270/
Département d'histoire, Université du Québec à Montréal
C.P. 8888, succ. Centre-ville, Montréal (Québec) H3C 3P8 CANADA
Tél.: 514-987-3000 poste 8312# Télécopieur : 514-987-7813
>La seule exception que je connaisse au Canada est la fondation Historica
> (www.histori.ca), qui concentre le gros de ses efforts sur
> l'Encyclopédie canadienne en ligne : elle a fait une levée de fonds qui
> est hors de portée des simples quidams que nous sommes tous.
En relisant ton message, je me suis demandée s'il serait envisageable de
créer
un organisme semblable à Historica, mais au Québec?
Pourrait-on partir de ce modèle afin de créer un projet "rassembleur", un
projet qui
permettrait d'aller chercher des alliés, tels que par exemple, la Grande
Bibliothèque du Québec?
Une institution de cette envergure pourrait-elle nous aider? Pourrait-elle
soutenir un tel projet?
Tu es peut-être mieux informé que moi à ce sujet...y-a-t-il déjà des
initiatives en ce sens?
Christine
> --
> José E. Igartua <igartua.jose@...> http://www.er.uqam.ca/nobel/r12270/
> Département d'histoire, Université du Québec à Montréal
> C.P. 8888, succ. Centre-ville, Montréal (Québec) H3C 3P8 CANADA
> Tél.: 514-987-3000 poste 8312# Télécopieur : 514-987-7813
>
>
>
> Hérodote | Au carrefour de l'histoire...| http://herodote.iquebec.com
> Modératrice: Christine Simard | simardc@...
>
> Il est strictement interdit de reproduire les textes publiés dans Hérodote
sans l'approbation des auteurs. Merci.
>
>
>
> L'utilisation du service Yahoo! Groupes est sujette à l'acceptation
> des Conditions d'utilisation disponible à cette adresse URL
> http://cf.docs.yahoo.com/info/utos.html
>
>
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ifrance.com, l'email gratuit le plus complet de l'Internet !
vos emails depuis un navigateur, en POP3, sur Minitel, sur le WAP...
http://www.ifrance.com/_reloc/email.emailif
>
>
> Et pourtant, je continue à former mes étudiants à un usage critique et
> intelligent du Web et à s'initier aux rudiments de la production Web,
> parce que le Web deviendra sans doute à terme le mécanisme central de
> diffusion des nouvelles connaissances scientifiques. Je voulais
> simplement les prévenir contre un enthousiasme trop naïf.
Je te comprends très bien...C'est pourquoi je leur disais hier de ne pas
négliger leur formation
d'historien afin de miser sur une formation en multimédia. Le milieu
d'Internet est maintenant très spécialisé et
même s'il est très utile de se familiariser avec ses outils de production et
ses technologies, il est
très important de demeurer "historien" avant tout.
Internet et toute l'industrie du multimédia n'est qu'une porte de sortie
parmi tant d'autres. Et il faut comprendre
que nous y sommes perçus en tant que spécialistes de contenu, d'abord et
avant tout. D'acquérir des compétences
en informatique ou en gestion (c'est d'ailleurs mon profil), permet
d'accéder à une plus grande
variété d'emplois, certes, mais celà ne signifie aucunement qu'il soit
rentable de "diluer" la formation d'historien pour autant. C'est pourquoi
je crois qu'il est beaucoup plus utile de parfaire notre formation en
suivant des cours d'appoint en journalisme, en rédaction Web ou en
architecture de contenu. Ces formations pourront toujours être utiles et
les compétences acquises sont transférables.
En ce qui a trait au financement...
Pour réaliser un site Web de qualité, une équipe d'au moins dix personnes
est nécessaire et il faut assurer
des salaires intéressants pour tout le monde et des perspectives d'emploi à
moyen ou long terme. Cette équipe est composée de spécialistes des
technologies et de spécialistes de contenu. Je ne suis pas encore convaincue
que nos élus saisissent encore pleinement cette réalité lorsque vient le
temps d'accorder des subventions. Qui donc les conseille?
> J'aimerais bien « entendre » d'autres opinions des membres de la liste
> Hérodote sur ce sujet, et en particulier l'expérience d'autres pays que
> le Québec ou le Canada. Merci à Christine d'avoir lancé la discussion!
Moi aussi j'aimerais beaucoup entendre nos collègues d'outre
Atlantique.......
Christine
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C'est ce genre de remarque que j'espérais entendre un jour....
Laurier LaPierre...je ne comprends vraiment pas!
Que faut-il faire pour faire entrer les "vrais" historiens dans ce milieu?
Christine
----- Original Message -----
From: "Jose E. Igartua" <igartua.jose@...>
To: <herodote@...>
Sent: Wednesday, March 27, 2002 12:43 PM
Subject: Re: [herodote] Histoire, Internet et financement
Bonjour de nouveau!
J'ai repéré sur le site de Patrimoine canadien le communiqué de
presse annonçant la création du Comité consultatif national sur la
culture canadienne en ligne
(http://www.patrimoinecanadien.gc.ca/newsroom/news_f.cfm?Action=Display&code
=1N0254F).
Intéressant de lire que le comité conseillera la ministre sur
"conception d'un portail culturel canadien dans Internet" quand on sait
que son ministère a déjà dépensé une petite fortune sur cette
question... Frustrant aussi de voir que le seul historien à ce comité
est Laurier LaPierre, qui ne pratique plus le métier depuis longtemps....
--
José E. Igartua <igartua.jose@...> http://www.er.uqam.ca/nobel/r12270/
Département d'histoire, Université du Québec à Montréal
C.P. 8888, succ. Centre-ville, Montréal (Québec) H3C 3P8 CANADA
Tél.: 514-987-3000 poste 8312# Télécopieur : 514-987-7813
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Bonjour de nouveau!
J'ai repéré sur le site de Patrimoine canadien le communiqué de
presse annonçant la création du Comité consultatif national sur la
culture canadienne en ligne
(http://www.patrimoinecanadien.gc.ca/newsroom/news_f.cfm?Action=Display&code=1N0\
254F).
Intéressant de lire que le comité conseillera la ministre sur
"conception d'un portail culturel canadien dans Internet" quand on sait
que son ministère a déjà dépensé une petite fortune sur cette
question... Frustrant aussi de voir que le seul historien à ce comité
est Laurier LaPierre, qui ne pratique plus le métier depuis longtemps....
--
José E. Igartua <igartua.jose@...> http://www.er.uqam.ca/nobel/r12270/
Département d'histoire, Université du Québec à Montréal
C.P. 8888, succ. Centre-ville, Montréal (Québec) H3C 3P8 CANADA
Tél.: 514-987-3000 poste 8312# Télécopieur : 514-987-7813
Bonsoir à tous!
Bonne idée qu'a eue Christine Simard de reprendre la discussion d'hier
soir sur la liste Hérodote. Pour ceux qui n'étaient pas à la rencontre
d'hier, d'abord quelques indications sur le contexte, et ensuite l'état
de mes réflexions, offertes un peu en vrac. [Le message est assez long.]
La rencontre d'hier était organisée par le réseau histoire de
l'Université du Québec à Montréal. Y présentèrent des exposés : un
étudiant diplômé en histoire, Christian Arcand, inscrit dans un
programme de deuxième cycle en histoire et multimédia; Christine Simard,
qui dirige la liste Hérodote dans ses temps libres et qui dirige dans
ses heures de travail l'impressionnant projet de numérisation des
archives audiovisuelles de Radio-Canada (radio et télé), dont les
document remontent à 50 ans et plus; et enfin mon collègue Michel Guay,
égyptologue concepteur du site egypteetrnelle.net.
Jean-Claude Trottier, étudiant en maîtrise à l'UQAM et comptable à la
retraite, souleva pendant la période de discussion la question des
sources de revenu des projets d'histoire sur le Web. J'ai fait part de
la situation de tous les projets du genre au Canada que je connais (et
je crois les connaître à peu près tous) : on peut réussir à obtenir du
financement de démarrage sur quelques années, ou encore du financement
ponctuel de diverses sources, mais il n'existe pas encore de modèle de
financement récurrent. Même le site de Radio-Canada que développe
Christine Simard n'est pas financé à même les fonds réguliers de
Radio-Canada, mais par un programme du ministère du Patrimoine canadien
(http://www.patrimoinecanadien.gc.ca/ccop-pcce/progs/mem_f.cfm). La
seule exception que je connaisse au Canada est la fondation Historica
(www.histori.ca), qui concentre le gros de ses efforts sur
l'Encyclopédie canadienne en ligne : elle a fait une levée de fonds qui
est hors de portée des simples quidams que nous sommes tous.
Les modèles de financement calqués sur la télé, les revues et les
journaux ne fonctionnent généralement pas sur le Web : la publicité ne
donne pas aux annonceurs les résultats escomptés. L'entretien de bons
sites Web coûte très cher (du moins en temps) et il n'existe pas à
l'heure actuelle de mécanisme de facturation économique et simple; on a
déjà évoqué la possibilité d'une facturation à l'usage en micro-cents,
mais je ne connais pas encore de projets qui ont concrétisé ce modèle.
Hier, j'ai fait allusion au modèle des sociétés savantes, qui sont des
organismes à but non lucratif qui, au Canada, reçoivent l'aide partielle
de l'État (par l'entremise du Conseil de recherches en sciences humaines
et, au Québec, du Fonds québécois de la recherche sur la nature et les
technologies (autrefois Fonds FCAR : d'où http://www.fcar.qc.ca/). Ces
sociétés savantes sont des communautés d'intérêt assez stables,
quoiqu'elles soient elles aussi la plupart du temps en équilibre
financier instable, qui produisent des revues et organisent des
colloques en plus de leurs activités de lobbying. Elles n'ont pas les
ressources pour ajouter de manière substantielle à leurs dépenses de
fonctionnement, mais elles pourraient imaginer des augmentations de
tarifs ciblés pour la production de matériel Web que leurs membres
jugent utile. La production de niveau universitaire, quant à elle,
devrait trouver du financement récurrent à l'intérieur des budgets
réguliers des universités. Reste à en convaincre le ministère de
l'éducation du Québec (ce à quoi un consortium de producteurs travaille
lentement).
Mais même de tels modèles se heurteraient au problème du temps. Il n'y a
que 24 heures dans une journée, nous sommes tous débordés de travail, et
le travail effectué sur une base volontaire et bénévole a ses limites.
La production de même que la consultation Web doit être suffisamment «
rentable » (de quelque manière qu'on définisse le terme chacun pour soi)
pour celui et celle qui s'y adonne pour détourner du temps d'autres
activités. Se pose donc la question de l'avantage marginal (pour prendre
le vocabulaire des économistes) des productions Web. Il faut penser à
des projets qui auront des clientèles « naturelles », soit à l'intérieur
d'activités pédagogiques régulières (comme Michel Guay et moi l'avons
déjà fait), soit à l'intérieur des communautés d'intérêt (comme des
sociétés savantes) prêtes à soutenir financièrement les productions Web
en histoire.
« La crédibilité d'une information est la clé dans Internet, » écrit
François Hubert. Il a bien raison : les projets sur lesquels j'ai
travaillé (http://www.h-h.ca;http://www.histoireducanada.ca) ont eu
pour objectif de fournir des évaluations de qualité de contenu fondées
sur les ressources intellectuelles collectives du milieu des historiens.
Mais la crédibilité ne paie pas les factures....
Aujourd'hui, dans le milieu universitaire, de plus en plus de ressources
documentaires sous forme électronique - revues, bases de données
statistiques, corpus documentaires comme Notre mémoire en ligne
(http://www.canadiana.org) - sont disponibles par les abonnements que
les universités paient pour y avoir accès. Aux consortiums et monopoles
de diffuseurs de contenu répondent maintenant les consortiums de
consommateurs institutionnels comme les bibliothèques universitaires. La
partie se joue à l'échelle des grandes entreprises et des grandes
institutions, et le petit producteur indépendant est un peu dans la
situation du petit fabriquant d'automobiles au début du XXe siècle :
coincé entre les producteurs et les consommateurs de masse, il risque de
disparaître s'il ne trouve pas une niche qui lui est propre. Et même là
: n'oublions pas que Ferrari appartient à Fiat, qui appartient en partie
à General Motors. Dans le domaine de l'édition savante, une poignée
d'entreprises multinationales contrôlent la production, et le Web n'a
pas encore infléchi ce phénomène de concentration. Au contraire : un
projet pédagogique intéressant comme WebCT, de l'Université de la
Colombie-Britannique, appartient maintenant à un consortium
international, dont le siège social est désormais au Connecticut
(http://www.webct.com/company).
Et pourtant, je continue à former mes étudiants à un usage critique et
intelligent du Web et à s'initier aux rudiments de la production Web,
parce que le Web deviendra sans doute à terme le mécanisme central de
diffusion des nouvelles connaissances scientifiques. Je voulais
simplement les prévenir contre un enthousiasme trop naïf.
J'aimerais bien « entendre » d'autres opinions des membres de la liste
Hérodote sur ce sujet, et en particulier l'expérience d'autres pays que
le Québec ou le Canada. Merci à Christine d'avoir lancé la discussion!
--
José E. Igartua <igartua.jose@...> http://www.er.uqam.ca/nobel/r12270/
Département d'histoire, Université du Québec à Montréal
C.P. 8888, succ. Centre-ville, Montréal (Québec) H3C 3P8 CANADA
Tél.: 514-987-3000 poste 8312# Télécopieur : 514-987-7813
>Avant d'accorder une subvention, devraient-elles exiger un plan d'
>autofinancement à long terme?
Excellente question. Je crois que oui. Les meilleures intentions de prise
en charge d'un site par une communauté doivent être « pavées » d'une
planification reconnue (par l'organisme subventionnaire).
>Est-elle vouée à l'échec?
Oui, si on la compare à la publicité dans les médias traditionnels.
Vraiment négligeable. La seule façon de la rendre « significative » serait
de la déconcevoir en information « sans risque d'achat ».
Comme si un membre d'une liste de discussion proposait à tous les autres un
produit qu'il trouve utile, fascinant, formidable... La crédibilité d'une
information est la clé dans Internet.
>La venue des " point.com " a-t-elle dénaturée Internet? Certains diront qu'
>il s'agit d'une évolution, mais est-ce une évolution souhaitable et
>incontournable?
Nous serons toujours, nous les premiers utilisateurs, les habitants de
cette « réserve » démocratique qu'est Internet. Et nous avons, comme sur
une réserve indienne, nos lois, nos coutumes et nos « peacekeepers »
(plutôt que des policiers).
Oui, nous formons les « premières nations » d'Internet, et aucun «
explorateur » opportuniste ne pourra nous convertir à la « traite » du
commerce électronique ou à celle des bannières publicitaires.
Nous sommes l'évolution, car nous sommes Internet. Nous avons conçu ce
Nouveau-Monde que les explorateurs du commerce électronique tentent de «
coloniser » depuis des années.
Ils devront le faire selon nos lois et nos coutumes. Selon notre évolution.
En passant sur notre immense réserve de « tipis » de sites Web et de forums
de discussion. En échangeant avec nous des cadeaux de contenu, en se
joignant à nous autour d'un feu de discussion, en fumant le calumet du
respect, etc.
Sinon, ils repartiront sans jamais avoir découvert la route des Indes!
François Hubert
Cortexte Communications
(514) 722-4387
fhubert@...
www.cortexte.com
Histoire, Internet et financement
Je dois avouer que la discussion qui a suivi la conférence " L'historien et
le multimédia " ce soir m'a grandement inspirée (voir
http://www.reseauhistoire.uqam.ca ).
La question du financement à long terme des sites Web ou des projets
multimédias en histoire en est une que nous ne pouvons esquiver. José
Iguartua et Jean-Claude Turcotte (?) ont visé juste en la soulevant ce soir.
Question éternelle, question omniprésente. Depuis cinq ou six ans, les
gouvernements provincial et fédéral accordent des subventions, souvent
généreuses, afin de démarrer des projets de sites Web ou autres productions
multimédias. Toutefois, ces projets finissent par vivoter ou avorter, faute
de planification de financement à long terme.
À qui revient la responsabilité d'assurer la pérennité de ces projets? À l'
État? À l'initiative personnelle souvent bénévole (à l'exemple de Michel
Guay et de son site encyclopédique sur l'Égypte pharaonique
http://www.egypteeternelle.net)? Ou, pourrait-on supposer que le
développement à long terme de ces sites repose sur la force de la
communauté, l'échange de service, le partenariat?
Nous avons cherché à appliquer au Web les modes de financement
traditionnels. La publicité directe, par exemple, a été appliquée à partir
du même modèle que pour les ressources imprimées, sans tenir compte de l'
impopularité de ces méthodes auprès des internautes.
Cette question n'est pas exclusive aux historiens. Tous les " vieux " du Web
l'ont posé, y compris Jean-Pierre Cloutier, l'auteur des désormais célèbres
Chroniques de Cybérie. Doit-on imposer une taxe aux utilisateurs qui
permettrait d'assurer la survie des producteurs de contenu? Dans l'
affirmative, comment ces revenus seraient-ils distribués?
Peut-être que ce n'est pas encore la bonne solution ou a-t-elle été proposée
trop tôt?
J'ai tendance à croire que nous n'avons pas de mode de financement à long
terme simplement parce que nous n'avons pas encore trouvé la bonne manière d
'y parvenir. Peut-être est-il temps de repenser les modes de financements
traditionnels? Peut-qu'ils ne sont pas adaptés au Web ? La déconfiture des "
point.com " signifie peut-être qu'il y a eu erreur sur la manière de penser,
de gérer et de financer le Web?
À ses débuts, Internet était un réseau. Au fil du temps, il s'est
graduellement muté en média, en outil de diffusion. Mais peut-être
avons-nous oublié qu'il s'agissait d'un outil de réseautage et d'échanges de
connaissances? Si le financement des contenus Web reposait davantage sur l'
appui des communautés, sur la force du nombre, peut-être serait-il plus
facile de prévoir le développement à long terme? Ainsi, il y aurait
peut-être moins d'initiatives cloisonnées et vouées à la faillite.
Internet est encorejeune. Il y a dix ans, nous n'étions qu'une poignée de
curieux à explorer ce réseau en rêvant aux merveilles qu'il nous permettrait
d'accomplir. Une décennie plus tard, le nombre de curieux a augmenté, mais
encore peu de gens peuvent se vanter de connaître la véritable " culture "
du Web. Beaucoup y ont vu une occasion de s'enrichir rapidement et le nombre
de " point.com " s'est multiplié. Malgré la débâcle des " point.com ",
beaucoup continuent de croire qu'ils pourront s'enrichir.
Ce qui m'intéresse, ce n'est pas l'appât du gain, mais plutôt la manière d'
atteindre un seuil de rentabilité avec un site Web axé sur le développement
de contenu. Est-ce possible? Les instances gouvernementales devraient-elles
prévoir leurs modes de financement sur cinq ou dix ans plutôt que sur trois
ans? Avant d'accorder une subvention, devraient-elles exiger un plan d'
autofinancement à long terme? Mais encore faut-il que de tels plans de
financement fonctionnent.La publicité dans Internet, telle que nous la
connaissons présentement, est-elle vouée à l'échec? La publicité
devrait-elle prendre une autre forme? Et si la publicité devenait plutôt un
lieu de partenariat fondé sur l'échange de services?
La venue des " point.com " a-t-elle dénaturée Internet? Certains diront qu'
il s'agit d'une évolution, mais est-ce une évolution souhaitable et
incontournable?
Qu'en pensez-vous?
Christine Simard
______________________________________________________________________________
ifrance.com, l'email gratuit le plus complet de l'Internet !
vos emails depuis un navigateur, en POP3, sur Minitel, sur le WAP...
http://www.ifrance.com/_reloc/email.emailif
Sur l'histoire d'internet: article important dans une revue prestigieuse,
par un auteur qui l'est autant.
Roy Rosenzweig, "Review Essay: Wizards, Bureaucrats, Warriors and Hackers:
Writing the History of the Internet", American Historical Review, vol.
103, no. 5, décembre 1998, pp. 1530-1552.
Godefroy Desrosiers-Lauzon
=====
__________________________________________________
Do You Yahoo!?
Yahoo! Movies - coverage of the 74th Academy Awards®
http://movies.yahoo.com/
*Désolée pour ce deuxième envoi, mais le premier n'a pas très bien
fonctionné.
Quoi de neuf sur Hérodote? http: //www.iquebec.com/herodote
Quatre nouveaux mémoires; une nouvelle section : histoire des Amériques.
Bonne lecture!
L'éducation primaire, l'histoire officielle et l'acculturation des
populations mayas au Guatemala, 1954-1983
Soel Rodas Calderon, (M.A, Université de Montréal, 1999)
Représentation et pratiques politiques dans le Mexique colonial. Les
élections de 1812 à 1814 en Nouvelle-Espagne.
Alain Droga (M.A, Université de Montréal, 1999)
El Hispanoamericanismo... Una Doctrina del Rio De La Plata.
Maria Théresa Pérez, (Université de Montréal, 1999)
La pression sur William H. Seward au sujet de l'intervention française au
Mexique, 1865-1866.
Marc-André Roy, (M.A, Université de Montréal, 1999)
Christine Simard
Quoi de neuf sur Hérodote? (http://www.iquebec.com/herodote)
Quatre nouveaux mémoires; une nouvelle section : histoire des Amériques.
Bonne lecture!
L'éducation primaire, l'histoire officielle et l'acculturation des
populations mayas au Guatemala, 1954-1983
Soel Rodas Calderon, (M.A, Université de Montréal, 1999)
Représentation et pratiques politiques dans le Mexique colonial. Les
élections de 1812 à 1814 en Nouvelle-Espagne.
Alain Droga (M.A, Université de Montréal, 1999)
El Hispanoamericanismo... Una Doctrina del Rio De La Plata.
Maria Théresa Pérez, (Université de Montréal, 1999)
La pression sur William H. Seward au sujet de l'intervention française au
Mexique, 1865-1866.
Marc-André Roy, (M.A, Université de Montréal, 1999)
Christine Simard
En ce qui concerne l'ouvrage de Chantale Quesney intitulé Kosovo : Les mémoires qui tuent : la guerre vue sur Internet, Sainte-Foy : Presses de l'Université Laval , 2001; il est aussi publié en France et est disponible sur le sitede la FNAC (www.fnac.com) ...