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Vous qui aviez appris l'essence de la vie
et sentiez confusément l'au-delà des envies
vous qui connaissiez, du moins de l'avoir lu
le sens de l'immensité où nous arrivons nus
Dans vos mains ouvertes dansaient les lucioles
l'onde jaillie de terre pétillait dans vos coeurs
vos lèvres entrouvertes embrassaient sans peur
et l'océan immense inspirait vos paroles
Orgoneux, orgoneuses
pourquoi ce désert ?
est-ce donc là que se terrent
nos étreintes joyeuse ?
prenez la parole si vous vivez encore
avant qu'on nous fasse oublier nos corps
car jamais depuis le jour où s'éveilla la joie
notre monde ne fut aveuglé par un tel effroi
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