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Merci, Julien Szimagy, de poursuivre le débat.
On est bien d'accord sur l'essentiel, me semble-t-il.
Une société, disons "matriarcale", ou, mieux, "gylanique" ( selon la
belle innovation de Rian Eisler, "Le calice et l'épée ", fort
opportunément épuisé ), où prédominerait l'affirmation d'une
sexualité joyeuse et une culture basée sur la sensation vécue du
plaisir, devrait certes trouver les moyens de se défendre contre les
hordes patriarcales...ce qu'elles n'ont pas su faire il y a de cela
cinq mille ans.
Mais est-ce bien de cela qu'il s'agit ?
Qu'offrons-"nous" aux femmes musulmanes ?
Un espace de parole ou la prostitution ( en ce compris le "marché du
travail" ) forcée ?
Encore une fois, balayons d'abord devant notre porte. Nous gardons la
détestable habitude de donner des leçons aux autres, surtout s'ils
viennent de PMA ( pays moins avancés ) et parlent des langues non-
européennes.
Et de quel droit ? Au nom de quoi ?
La "révolution sexuelle" ? Où est-elle ?
La crise sexuelle n'a JAMAIS été aussi profonde , et PERSONNE n'en
parle de manière rationnelle. Pas même les Reichiens, ou leur dernier
carré.
On impose aux jeunes le port du condom , au nom d'une "maladie" dont
la fonction dans le nouvel ordre néo-libéral est pour le moins
suspecte, et on s'imagine que ce traumatisme leur fera découvrir le
bonheur d'aimer...
( l'image pour moi la plus choquante, venue de Guantanamo, est celle
où l'on voit deux soldats emmenant un prisonnier en le tenant par les
poignets. Avec aux mains des gants jetables, en plastique. Des
préservatifs, quoi...On en est là...)
Nos armes contre la PE ne peuvent être ni la Police, ni les
Institutions, mais un mouvement social ouvert, non-violent et
offensif, affirmant la place centrales de la sexualité primaire dans
la société humaine et identifiant clairement les nouvelles formes de
répression sexuelle et leur fonction dans ce type de "peste
émotionnelle" qu'est l'ordre néo-libéral et sa religion de l'économie.
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