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Interview de Carles Puigdemont.

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  • Rhéal Mathieu
    Désolé que cette vidéo soit en anglais, mais pour ceux qui comprennent, cet interview de Carles Puigdemont, Président de la Généralité de Catalogne est
    Message 1 sur 16 , 16 nov.

      Désolé que cette vidéo soit en anglais, mais pour ceux qui comprennent, cet interview de Carles Puigdemont, Président de la Généralité de Catalogne est très intéressant.

      Une déclaration d'indépendance est sans effet si on n'a pas la capacité de la rendre effective. Il dit, à 27:10 : " We must make politic with the reality, not with the fantaisy".

      Il demande maintenant, comme l'Écosse avec le Royaume Uni, que le gouvernement de Madrid s'engage à l'avance à respecter le résultat de l'élection de décembre prochain.

      Au Canada, Jean Chrétien l'a déjà dit, le gouvernement fédéral n'aurait pas reconnu le résultat d'un référendum gagnant.


    • P WP
      Catalogne : «Nous allons gagner», promet Carles Puigdemont, pugnace, à RT (VIDEOS) ... Catalogne : «Nous allons gagner», promet Carles Puigdemont,
      Message 2 sur 16 , 16 nov.


         
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        « Vous voulez aider la planète?  Plantez un arbre.  Vous voulez la sauver?  Plantez un riche. »

        François Avard


        Le jeudi 16 novembre 2017 17h23, "Rhéal Mathieu rhealmathieu@... [Pour-le-Pays-du-Quebec]" <Pour-le-Pays-du-Quebec@...> a écrit :


         
        Désolé que cette vidéo soit en anglais, mais pour ceux qui comprennent, cet interview de Carles Puigdemont, Président de la Généralité de Catalogne est très intéressant.

        Une déclaration d'indépendance est sans effet si on n'a pas la capacité de la rendre effective. Il dit, à 27:10 : " We must make politic with the reality, not with the fantaisy".

        Il demande maintenant, comme l'Écosse avec le Royaume Uni, que le gouvernement de Madrid s'engage à l'avance à respecter le résultat de l'élection de décembre prochain.

        Au Canada, Jean Chrétien l'a déjà dit, le gouvernement fédéral n'aurait pas reconnu le résultat d'un référendum gagnant.




      • Jean-Claude Pomerleau
        Excerpt: Now we know Jean Chretien’s secret plan had he lost the Quebec referendum Bob Plamondon: Chrétien was not prepared to see the country break up on a
        Message 3 sur 16 , 16 nov.

          Excerpt: Now we know Jean Chretien’s secret plan had he lost the Quebec referendum

          Bob Plamondon: Chrétien was not prepared to see the country break up on a trick question and a narrow margin of support

          (...)

          Chrétien had a plan that has never been revealed, until now. First, he would have reneged by saying that the referendum question was unclear and that there was nothing in the Canadian constitution that contemplated separation. (...)

          ... His plan was to move quickly, within a month or so, to ask Québecers another question in another referendum: Do you want Québec to separate from Canada? If those voting yes had a clear majority — not just 50 per cent plus one but some unspecified threshold — he planned to hold a national referendum on what position the federal government should take.


          http://nationalpost.com/ opinion/excerpt-now-we-know- jean-chretiens-secret-plan- had-he-lost-the-quebec- referendum

          2017-11-16 17:39 GMT-05:00 P WP refus_global@... [Pour-le-Pays-du-Quebec] <Pour-le-Pays-du-Quebec@...>:
           



           
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          « Vous voulez aider la planète?  Plantez un arbre.  Vous voulez la sauver?  Plantez un riche. »

          François Avard


          Le jeudi 16 novembre 2017 17h23, "Rhéal Mathieu rhealmathieu@... [Pour-le-Pays-du-Quebec]" <Pour-le-Pays-du-Quebec@ groupesyahoo.ca> a écrit :


           
          Désolé que cette vidéo soit en anglais, mais pour ceux qui comprennent, cet interview de Carles Puigdemont, Président de la Généralité de Catalogne est très intéressant.

          Une déclaration d'indépendance est sans effet si on n'a pas la capacité de la rendre effective. Il dit, à 27:10 : " We must make politic with the reality, not with the fantaisy".

          Il demande maintenant, comme l'Écosse avec le Royaume Uni, que le gouvernement de Madrid s'engage à l'avance à respecter le résultat de l'élection de décembre prochain.

          Au Canada, Jean Chrétien l'a déjà dit, le gouvernement fédéral n'aurait pas reconnu le résultat d'un référendum gagnant.





        • François Gauthier (FFI)
          Dans ce message vous dites : Une déclaration d indépendance est sans effet si on n a pas la capacité de la rendre effective. C est au coeur de l essentiel.
          Message 4 sur 16 , 16 nov.
            
            Dans ce message vous dites :
            Une déclaration d'indépendance est sans effet si on n'a pas la capacité de la rendre effective.
             
            C'est au coeur de l'essentiel.
             
            Je disais cela dans un message adressé à un autre auditoire il y a à peine quelques jours, sans entendre Puigdemont.
             
            Voir dans l'encadré.
             

             

             

            ----- Original Message -----

            From: François Gauthier (FFI)

            To: albert.salon0702 ; Bergeron, Jacques ; Beaudoin, Louise (Qc) ; Beaudoin, Louise ; Beaulieu, mario (Qc) ; Tardif, Jean (Qc) ; Fran oise (Qc) ; Phillipson, Robert (linguarum) ; Pilleul, Gilbert ; Roy, Jean-Louis ; Saint-Denis, Yves (QC; SSJB) ; Morin, Jacques-Yvan et E. Gallat-Morin (Qc) ; Françoise Zemmal ; Simon-Pierre Savard-Tremblay ; Simon-Pierre Savard-Tremblay

            Cc: Avenir de la langue française

            Sent: Friday, June 16, 2017 4:23 AM

            Subject: Re: Québec : grandeur et décadence dune nation.

             

             

            Cher Albert,

             

            Pour faire suite au message sur la grandeur et la décadence d'une nation. (id est le Québec)

             

            D'abord, je tiens à affirmer que le PQ a tout raté l'essentiel.

            J'entends déjà  les voix de tous ces députés et ministres (et autres apparatchiks) s'exclamer contre cette affirmation en arguant : on a réussi ceci, on a réussi cela, avec des dizaines d'exemples éparpillés sur plus de 40 ans depuis la première élection en 1976 qui a porté le parti au pouvoir majoritaire.

             

            Or ce dont ils se vantent ou se vanteront encore dans dix, vingt ou trente ans, n'est pas l'essentiel car tout Ã§a ne relève que de la gestion provincialiste. Cette gestion provincialiste que Simon-Pierre Savard-Tremblay appelle dans son livre l' État succursale.

             

            Même sous le PQ, le Québec est resté une succursale du pouvoir fédéral. Beaucoup ont pensé que le PQ aurait une politique de rupture  plus labore que le banal référendum promis pour pouvoir affirmer à l'étranger que le projet était appuyé par la majorité des citoyens, selon le principe de légitimité proclamé par l'ONU.

             

            Vers l'an 2000, en colère contre mon parti, j'avais entrepris de noter toutes les erreurs que je reprochais au PQ depuis son élection en 1976. Lorsque je me suis arrêté j'avais noté 43 erreurs. en pensant que si je continuais, j'en trouverais certainement d'autres.

            Je me suis arrêté parce que le projet d'utiliser cette liste en la soutenant par écrit me mettrait directement en froid avec la direction de mon parti. Alors je me suis tu.

            Je savais que de diffuser cela serait une bombe. Par solidarité partisane je me suis tu. éuelle tristesse pour la personne de nature insoumise que j'étais.

             

            Or, n'ayant pu mettre au point une véritable stratégie de réussite pour faire l'indépendance du Québec, le Parti Québécois a raté l'essentiel. 

             

            Le principe de légitimité selon l'ONU

             

            Je signale que ce principe est une invention complète faite par des pays membres de l'ONU dont la vaste majorité n'a jamais fait son indépendance en s'appuyant sur un référendum ; les Ètats membres de l'ONU sont majoritairement devenus souverains comme conséquence d'une épreuve de force soit de groupes puissants au sein de ces États ou par décision des empires coloniaux qui ont créé artificiellement les états pour se partager et exploiter les ressources naturelles (par exemple les accords Sykes-Picot). Même dans les rares cas où il y a eu au préalable un référendum, au moins un empire colonial était en arrière-scène pour appuyer le projet.

             

            En fait le principe de légitimité a été inventé par les empires coloniaux pour délégitimer de nombreux soulèvements violents en soutenant que les dirigeants de ces soulèvements ne représentaient pas la population des territoires visés.

             

            Ce principe a donc été inventé pour assurer le maintien de l'emprise impériale sur les territoires visés.

             

            Cela facilitait le règlement des conflits expensionnistes entre empires.

             

            En s'attachant au seul principe de légitimité de l'ONU, pour définir leur stratégie de combat, les penseurs du PQ n'ont pas regardé ailleurs et n'ont rien vu de ce qui était essentiel pour parvenir à l'effectivité.

             

            En bout de ligne, la seule chose qui compte est l'effectivité.

             

            Les anglos et ce qu'ils respectent, ou pas. Or, on oublie trop facilement ce qui caractérise la perfide Albyon.

            Ce qui la caractérise, justement est la perfidie.

            Sans effectivité, tout n'est que discours.

             

            Les anglos prennent TOUS les moyens pour atteindre l'effectivité.

            Le PQ a-t-il compris cela ? NON.

            Le PQ a-t-il pris tous les moyens pour réussir ? NON.

            Donc, les élites de ce parti ont tout raté l'essentiel.

            ======================================

            Je rappelle aux lecteurs que je suis né en Ontario et que j'y ai vécu pendant mes premiers vingt ans.

            J'ai par la suite travaillé plusieurs années tantôt à Ottawa, tantôt à Toronto, tantôt en milieu anglophone à Montréal.

             

            me si je suis souverainiste depuis plus de cinquante ans, j'ai depuis continué à côtoyer les milieux anglophones directement en personne ou par le visionnement de documents écrits, oraux, ou vidéos.

             

            C'est un milieu que je connais particulièrement bien.

            Dans ma ville natale, de nombreux enfants francos devaient le matin passer près d'une école anglophone pour se rendre à l'école française.

            Souvent ils se faisaient battre sur le trajet; par vengeance, fin d'après-midi, les enfants francos victimes partaient en bande pour battre des anglais à leur tour. Ce type de situation était à l'époque fréquent dans les villes et villages mixtes tant en Ontario qu'au Québec, mais plus en Ontario où les francos étaient minoritaires. 

             

            Mon frère aîné a souvent participé à de telles bagarres à côté de Réginald (Reggie) Chartrand qui devint, devenu adulte, champion boxeur du Canada.

             

            Chartrand qui a créé à Montréal son école de boxe envoyait ses boxeurs aux compétitions portant des chandails disant Québec LibreCela a enragé les dirigeants des écoles anglophones de boxe au point où ils ont expulsé les boxeurs de Chartrand des compétitions.

             

            Comme dans toutes les sociétés il y a de bonnes et méchantes personnes, il y a des généreux et des mesquins, il y a des honnêtes et des hypocrites, il y a des gens qui respectent la différence d'autres pas, qui ne font que la tolérer, etc.

             

            Jeune adulte, je parlais anglais aussi bien que les anglos de souche. Il m'est arrivé fréquemment dans des groupes où on ne savait pas que j'étais franco d'entendre des remarques racistes contre ce qui était français.

             

            Lorsqu'on savait que j'étais franco, il y avait périodiquement dans les groupes quelqu'un pour vérifier, un jour, si j'étais pro-anglais ou contre en faisant une blague raciste contre ce qui était français. On me surveillait alors  et vérifiait mon langage corporel pour voir comment je réagissais.

             

            C'était essentiellement pour tester le degré de ma soumission.

            Si je réagissais en soumis, on me méprisait.

            Si je réagisssais en insoumis même intelligemment, sans agressivité et avec nuances,  je devenais un adversaire.

            J'ai vite appris à contrôler mon langage corporel. 

            Mon autre frêre devenu militaire (et officier) à la défense du Canada a souvent souffert du racisme et s'entêtait par principe à essayer de se faire accepter sous prétexte de droits égaux.

             

            Il a fini sa carrière avec une médaille mais de nombreuses blessures psychiques et des rancoeurs.

             

            Devenu le principal logisticien de la Force Mobile, il n'a pu signer un rapport important dont il était fier.

            Son officier supérieur y a mis son propre nom et sa signature, volant ainsi le mérite du travail de rédaction.

            Une sous-espèce de l'humanité

            Le traitement médiatique en milieu anglophone est particulièrement pernicieux (je souligne intentionnellement).

            On y dénigre facilement tout ce qu'on n'aime pas chez les francos.

            Chez les francos, le anglos n'aiment ni ce qui est vil ni ce qui est noble.

            Les échecs des francos, on s'en moque.

            On n'aime pas leurs réussites alors on jalouse et on cherche à se venger.

            En somme, ils trouvent toujours de quoi détester.

            En somme, ils gomment la réalité.

            On met en évidence, en importance, les comportements les plus vils de certains francophones.

            On cache les comportements nobles des francos ; on jalouse, on dévalorise, on ridiculise, on rabaisse les réussites et exploits des francos. 

            Dans cet univers de compétition malsaine, toute réussite franco engendre jalousie ou humiliation chez les anglos. Suit alors le besoin de vengeance, la nécessité de se montrer supérieurs.

            Cette compétition est sans issue.

            D'une manière générale cela laisse une impression négative sur tout ce qui est francophone.

            Cela a aussi un effet pernicieux sur les minorités francophones vivant en milieu anglo. Ils en viennent, faute d'informations positives sur leur semblables du Québec ou de France, à croire que rien de bon puisse émaner du Québec ou de la France.

            On se moque des français qui ont perdu les batailles de Québec et de Montréal (1759-1760)

                After all, We won the war. What are you complaining about.

                (En autre mots) Arrête de te plaindre et rentre dans ton trou.

            On se moque des français qui ont été envahis par l'Allemagne hitlérienne (1939-1945).

                A bunch of nitwits unable to fight back,

                 Une bande de sots incompétents incapables de se défendre.

            On se moque des français qui ont perdu la bataille de Falloujah

                We beat the stupid french at Falloujah

                 On a battu les Français stupides à Falloujah (fin 19e siècle vers 1880)

               Évidemment on n'oublie pas la victoire de Waterloo.

                We beat the French at Waterloo.

            Ni la victoire de Trafalgar : 

            Les anglos du Canada sont tellement méprisants et arrogants envers ce qui est français qu'ils ont construit à Montréal un monument gigantesque en souvenir de Horatio Nelson, monument qui n'a aucun rapport avec l'histoire du Canada.

            Aucun gouvernement au Québec n'a osé enlever cette colonne arrogante et méprisante.

             

            On se moque de n'importe quel sujet qui se présente.

            En milieu anglo, le traitement des médias de masse relatif à la langue et la culture française a un effet profondement délétère.

            Je me rappelle très bien mon impression de surprise en arrivant au Québec la première fois, de découvrir que les gens ici n'étaient pas une sous-espèce de l'humanité (je souligne).

            Au fil des années, j'ai été témoin que je n'étais pas seul à avoir eu cette impression.

             

            Le fait pour l'individu de vouloir maintenir son identité francophone tout en voulant aussi être performant en anglais génère une situation de conflit intra-personnelle. Ce conflit intra-personnelle peut générer par conséquence des conflits inter-personnels.

             

            Dans l'incapacité de comprendre et résoudre ses conflits, la personne se retrouve piégée dans une forme de schizophrénie culturelle.

            =====================================

            La bataille inévitable et continue des francos hors Québec pour maintenir leur langue a un effet tératogène sur le développement psychique des personnes dès l'enfance.

             

            Il ne faut pas oublier que le nouveau né est un être protoplasmique, certes mammifère complexe mais il est informe, confus, et peut se développer dans toutes les directions. Il n'a pas encore de personnalité propre, il n'a aucune attache linguistique ou culturelle. 

             

            Nés de père et mère francophones les enfants apprennent la langue parlée de leurs parents, langue française qui est souvent (en milieu anglophone) gravement lacunaire. Tant  mieux si l'enfant a deux parents qui parlent relativement bien la langue française.

            Mais l'influence du milieu majoritairement anglophone devient omniprésente dès que l'enfant sort de son milieu familial. Ces effets sont continus et habituellement finissent par polluer la langue parlée française. Le fait de devoir vivre en milieu ni complètement français, ni complètement anglais engendre un problème d'identification culturelle.

             

            Il peut en résulter un état de schizophrénie culturelle. L'individu ne sait plus à quelle communauté culturelle s'identifier.

            Selon la situation il flottera entre l'une et l'autre appartenance. Il perd ses références identitaires et culturelles. L'enfant se retrouve donc dans la situation de devoir constamment choisir entre le français, l'anglais et le jargon bilingue. S'il veut faire partie des deux il n'a plus d'appartenance réelle.

            =============================================

            Cette situation a pour effet que l'enfant devient ignorant dans les deux langues. Pourquoi ?

            Parce qu'il n'acquiert pas l'ensemble des compétences linguistiques dans l'une et dans l'autre langue. Dans de tels milieux, surgit un mythe : le mythe du parfait bilingue. Ce mythe vient du fait qu'un individu peut très bien connaître la langue française usuelle et la langue anglaise usuelle de son environnement propre.

             

            Il passera alors aux yeux de ceux qui n'y connaissent rien pour un parfait bilingue. Un individu déclarera je suis parfait bilingue, un autre dira d'un individu qu'il est parfait bilingue.

             

            En réalité le parfait bilingue, cela n'existe pas.

            Pourquoi? Parce que la langue usuelle dans un milieu peut ne pas convenir dans un autre environnement. Il y aura toujours des domaines linguistiques (dans l'une ou l'autre langue) que la personne n'a jamais appris en profondeur.

            Cela tout simplement parce qu'il n'a jamais été exposé aux usages linguistiques dans ces domaines. La langue usuelle de l'un n'est pas la langue usuelle de l'autre.

            La langue usuelle dans un domaine n'est pas la langue usuelle dans un autre domaine.

             

             

             
             
             
             
            ----- Original Message -----
            Sent: Thursday, November 16, 2017 6:23 PM
            Subject: Pays-du-Quebec] Interview de Carles Puigdemont.

             

            Désolé que cette vidéo soit en anglais, mais pour ceux qui comprennent, cet interview de Carles Puigdemont, Président de la Généralité de Catalogne est très intéressant.

            Une déclaration d'indépendance est sans effet si on n'a pas la capacité de la rendre effective. Il dit, à 27:10 : " We must make politic with the reality, not with the fantaisy".

            Il demande maintenant, comme l'Écosse avec le Royaume Uni, que le gouvernement de Madrid s'engage à l'avance à respecter le résultat de l'élection de décembre prochain.

            Au Canada, Jean Chrétien l'a déjà dit, le gouvernement fédéral n'aurait pas reconnu le résultat d'un référendum gagnant.


          • robert.bertrand.que robert.bertrand.que
            Daniel Johnson est mort parce qu il a commis le crime de haute trahison. Je pense que ce sont les termes employés par Richard Le Hir. Il faudrait revoir
            Message 5 sur 16 , 16 nov.

              Daniel Johnson est mort parce qu'il a commis le crime de haute trahison.   Je pense que ce sont les termes employés par Richard Le Hir.   Il faudrait revoir son texte.  

              Chrétien, ne pouvait se permettre de reconnaître un référendum gagnant :  cela aurait été un crime de trahison envers la Couronne.

              On n'en sort pas.  

              Faut trouver un moyen de vivre et se donner mutuellement des pouvoirs de partage de chacune de nos réalités.

              Robert Bertrand

               


              ---------- Message d origine ----------
              De : "Rhéal Mathieu rhealmathieu@... [Pour-le-Pays-du-Quebec]" <Pour-le-Pays-du-Quebec@...>
              Daté : 16 novembre 2017 à 17:23

               

               

               

              Désolé que cette vidéo soit en anglais, mais pour ceux qui comprennent, cet interview de Carles Puigdemont, Président de la Généralité de Catalogne est très intéressant.

              Une déclaration d'indépendance est sans effet si on n'a pas la capacité de la rendre effective. Il dit, à 27:10 : " We must make politic with the reality, not with the fantaisy".

              Il demande maintenant, comme l'Écosse avec le Royaume Uni, que le gouvernement de Madrid s'engage à l'avance à respecter le résultat de l'élection de décembre prochain.

              Au Canada, Jean Chrétien l'a déjà dit, le gouvernement fédéral n'aurait pas reconnu le résultat d'un référendum gagnant.


               

               


               


               

            • Jean-Claude Pomerleau
              *La leçon catalane : l incontournable principe d effectivité !* Analyse avant le référendum du 1 er octobre 2017 :
              Message 6 sur 16 , 17 nov.
                La leçon catalane : l'incontournable principe d'effectivité !

                Analyse avant le référendum du 1 er octobre 2017 :

                Le 16 novembre 2017 à 23:32, François Gauthier \(FFI\) gauthier@... [Pour-le-Pays-du-Quebec] <Pour-le-Pays-du-Quebec@...> a écrit :
                 

                

                Dans ce message vous dites :
                Une déclaration d'indépendance est sans effet si on n'a pas la capacité de la rendre effective.
                 
                C'est au coeur de l'essentiel.
                 
                Je disais cela dans un message adressé à un autre auditoire il y a à peine quelques jours, sans entendre Puigdemont.
                 
                Voir dans l'encadré.
                 

                 

                 

                ----- Original Message -----

                From: François Gauthier (FFI)

                To: albert.salon0702 ; Bergeron, Jacques ; Beaudoin, Louise (Qc) ; Beaudoin, Louise ; Beaulieu, mario (Qc) ; Tardif, Jean (Qc) ; Fran oise (Qc) ; Phillipson, Robert (linguarum) ; Pilleul, Gilbert ; Roy, Jean-Louis ; Saint-Denis, Yves (QC; SSJB) ; Morin, Jacques-Yvan et E. Gallat-Morin (Qc) ; Françoise Zemmal ; Simon-Pierre Savard-Tremblay ; Simon-Pierre Savard-Tremblay

                Cc: Avenir de la langue française

                Sent: Friday, June 16, 2017 4:23 AM

                Subject: Re: Québec : grandeur et décadence dune nation.

                 

                 

                Cher Albert,

                 

                Pour faire suite au message sur la grandeur et la décadence d'une nation. (id est le Québec)

                 

                D'abord, je tiens à affirmer que le PQ a tout raté l'essentiel.

                J'entends déjà  les voix de tous ces députés et ministres (et autres apparatchiks) s'exclamer contre cette affirmation en arguant : on a réussi ceci, on a réussi cela, avec des dizaines d'exemples éparpillés sur plus de 40 ans depuis la première élection en 1976 qui a porté le parti au pouvoir majoritaire.

                 

                Or ce dont ils se vantent ou se vanteront encore dans dix, vingt ou trente ans, n'est pas l'essentiel car tout Ã§a ne relève que de la gestion provincialiste. Cette gestion provincialiste que Simon-Pierre Savard-Tremblay appelle dans son livre l' État succursale.

                 

                Même sous le PQ, le Québec est resté une succursale du pouvoir fédéral. Beaucoup ont pensé que le PQ aurait une politique de rupture  plus labore que le banal référendum promis pour pouvoir affirmer à l'étranger que le projet était appuyé par la majorité des citoyens, selon le principe de légitimité proclamé par l'ONU.

                 

                Vers l'an 2000, en colère contre mon parti, j'avais entrepris de noter toutes les erreurs que je reprochais au PQ depuis son élection en 1976. Lorsque je me suis arrêté j'avais noté 43 erreurs. en pensant que si je continuais, j'en trouverais certainement d'autres.

                Je me suis arrêté parce que le projet d'utiliser cette liste en la soutenant par écrit me mettrait directement en froid avec la direction de mon parti. Alors je me suis tu.

                Je savais que de diffuser cela serait une bombe. Par solidarité partisane je me suis tu. éuelle tristesse pour la personne de nature insoumise que j'étais.

                 

                Or, n'ayant pu mettre au point une véritable stratégie de réussite pour faire l'indépendance du Québec, le Parti Québécois a raté l'essentiel. 

                 

                Le principe de légitimité selon l'ONU

                 

                Je signale que ce principe est une invention complète faite par des pays membres de l'ONU dont la vaste majorité n'a jamais fait son indépendance en s'appuyant sur un référendum ; les Ètats membres de l'ONU sont majoritairement devenus souverains comme conséquence d'une épreuve de force soit de groupes puissants au sein de ces États ou par décision des empires coloniaux qui ont créé artificiellement les états pour se partager et exploiter les ressources naturelles (par exemple les accords Sykes-Picot). Même dans les rares cas où il y a eu au préalable un référendum, au moins un empire colonial était en arrière-scène pour appuyer le projet.

                 

                En fait le principe de légitimité a été inventé par les empires coloniaux pour délégitimer de nombreux soulèvements violents en soutenant que les dirigeants de ces soulèvements ne représentaient pas la population des territoires visés.

                 

                Ce principe a donc été inventé pour assurer le maintien de l'emprise impériale sur les territoires visés.

                 

                Cela facilitait le règlement des conflits expensionnistes entre empires.

                 

                En s'attachant au seul principe de légitimité de l'ONU, pour définir leur stratégie de combat, les penseurs du PQ n'ont pas regardé ailleurs et n'ont rien vu de ce qui était essentiel pour parvenir à l'effectivité.

                 

                En bout de ligne, la seule chose qui compte est l'effectivité.

                 

                Les anglos et ce qu'ils respectent, ou pas. Or, on oublie trop facilement ce qui caractérise la perfide Albyon.

                Ce qui la caractérise, justement est la perfidie.

                Sans effectivité, tout n'est que discours.

                 

                Les anglos prennent TOUS les moyens pour atteindre l'effectivité.

                Le PQ a-t-il compris cela ? NON.

                Le PQ a-t-il pris tous les moyens pour réussir ? NON.

                Donc, les élites de ce parti ont tout raté l'essentiel.

                ============================== ========

                Je rappelle aux lecteurs que je suis né en Ontario et que j'y ai vécu pendant mes premiers vingt ans.

                J'ai par la suite travaillé plusieurs années tantôt à Ottawa, tantôt à Toronto, tantôt en milieu anglophone à Montréal.

                 

                me si je suis souverainiste depuis plus de cinquante ans, j'ai depuis continué à côtoyer les milieux anglophones directement en personne ou par le visionnement de documents écrits, oraux, ou vidéos.

                 

                C'est un milieu que je connais particulièrement bien.

                Dans ma ville natale, de nombreux enfants francos devaient le matin passer près d'une école anglophone pour se rendre à l'école française.

                Souvent ils se faisaient battre sur le trajet; par vengeance, fin d'après-midi, les enfants francos victimes partaient en bande pour battre des anglais à leur tour. Ce type de situation était à l'époque fréquent dans les villes et villages mixtes tant en Ontario qu'au Québec, mais plus en Ontario où les francos étaient minoritaires. 

                 

                Mon frère aîné a souvent participé à de telles bagarres à côté de Réginald (Reggie) Chartrand qui devint, devenu adulte, champion boxeur du Canada.

                 

                Chartrand qui a créé à Montréal son école de boxe envoyait ses boxeurs aux compétitions portant des chandails disant Québec LibreCela a enragé les dirigeants des écoles anglophones de boxe au point où ils ont expulsé les boxeurs de Chartrand des compétitions.

                 

                Comme dans toutes les sociétés il y a de bonnes et méchantes personnes, il y a des généreux et des mesquins, il y a des honnêtes et des hypocrites, il y a des gens qui respectent la différence d'autres pas, qui ne font que la tolérer, etc.

                 

                Jeune adulte, je parlais anglais aussi bien que les anglos de souche. Il m'est arrivé fréquemment dans des groupes où on ne savait pas que j'étais franco d'entendre des remarques racistes contre ce qui était français.

                 

                Lorsqu'on savait que j'étais franco, il y avait périodiquement dans les groupes quelqu'un pour vérifier, un jour, si j'étais pro-anglais ou contre en faisant une blague raciste contre ce qui était français. On me surveillait alors  et vérifiait mon langage corporel pour voir comment je réagissais.

                 

                C'était essentiellement pour tester le degré de ma soumission.

                Si je réagissais en soumis, on me méprisait.

                Si je réagisssais en insoumis même intelligemment, sans agressivité et avec nuances,  je devenais un adversaire.

                J'ai vite appris à contrôler mon langage corporel. 

                Mon autre frêre devenu militaire (et officier) à la défense du Canada a souvent souffert du racisme et s'entêtait par principe à essayer de se faire accepter sous prétexte de droits égaux.

                 

                Il a fini sa carrière avec une médaille mais de nombreuses blessures psychiques et des rancoeurs.

                 

                Devenu le principal logisticien de la Force Mobile, il n'a pu signer un rapport important dont il était fier.

                Son officier supérieur y a mis son propre nom et sa signature, volant ainsi le mérite du travail de rédaction.

                Une sous-espèce de l'humanité

                Le traitement médiatique en milieu anglophone est particulièrement pernicieux (je souligne intentionnellement).

                On y dénigre facilement tout ce qu'on n'aime pas chez les francos.

                Chez les francos, le anglos n'aiment ni ce qui est vil ni ce qui est noble.

                Les échecs des francos, on s'en moque.

                On n'aime pas leurs réussites alors on jalouse et on cherche à se venger.

                En somme, ils trouvent toujours de quoi détester.

                En somme, ils gomment la réalité.

                On met en évidence, en importance, les comportements les plus vils de certains francophones.

                On cache les comportements nobles des francos ; on jalouse, on dévalorise, on ridiculise, on rabaisse les réussites et exploits des francos. 

                Dans cet univers de compétition malsaine, toute réussite franco engendre jalousie ou humiliation chez les anglos. Suit alors le besoin de vengeance, la nécessité de se montrer supérieurs.

                Cette compétition est sans issue.

                D'une manière générale cela laisse une impression négative sur tout ce qui est francophone.

                Cela a aussi un effet pernicieux sur les minorités francophones vivant en milieu anglo. Ils en viennent, faute d'informations positives sur leur semblables du Québec ou de France, à croire que rien de bon puisse émaner du Québec ou de la France.

                On se moque des français qui ont perdu les batailles de Québec et de Montréal (1759-1760)

                    After all, We won the war. What are you complaining about.

                    (En autre mots) Arrête de te plaindre et rentre dans ton trou.

                On se moque des français qui ont été envahis par l'Allemagne hitlérienne (1939-1945).

                    A bunch of nitwits unable to fight back,

                     Une bande de sots incompétents incapables de se défendre.

                On se moque des français qui ont perdu la bataille de Falloujah

                    We beat the stupid french at Falloujah

                     On a battu les Français stupides à Falloujah (fin 19e siècle vers 1880)

                   Évidemment on n'oublie pas la victoire de Waterloo.

                    We beat the French at Waterloo.

                Ni la victoire de Trafalgar : 

                Les anglos du Canada sont tellement méprisants et arrogants envers ce qui est français qu'ils ont construit à Montréal un monument gigantesque en souvenir de Horatio Nelson, monument qui n'a aucun rapport avec l'histoire du Canada.

                Aucun gouvernement au Québec n'a osé enlever cette colonne arrogante et méprisante.

                 

                On se moque de n'importe quel sujet qui se présente.

                En milieu anglo, le traitement des médias de masse relatif à la langue et la culture française a un effet profondement délétère.

                Je me rappelle très bien mon impression de surprise en arrivant au Québec la première fois, de découvrir que les gens ici n'étaient pas une sous-espèce de l'humanité (je souligne).

                Au fil des années, j'ai été témoin que je n'étais pas seul à avoir eu cette impression.

                 

                Le fait pour l'individu de vouloir maintenir son identité francophone tout en voulant aussi être performant en anglais génère une situation de conflit intra-personnelle. Ce conflit intra-personnelle peut générer par conséquence des conflits inter-personnels.

                 

                Dans l'incapacité de comprendre et résoudre ses conflits, la personne se retrouve piégée dans une forme de schizophrénie culturelle.

                ============================== =======

                La bataille inévitable et continue des francos hors Québec pour maintenir leur langue a un effet tératogène sur le développement psychique des personnes dès l'enfance.

                 

                Il ne faut pas oublier que le nouveau né est un être protoplasmique, certes mammifère complexe mais il est informe, confus, et peut se développer dans toutes les directions. Il n'a pas encore de personnalité propre, il n'a aucune attache linguistique ou culturelle. 

                 

                Nés de père et mère francophones les enfants apprennent la langue parlée de leurs parents, langue française qui est souvent (en milieu anglophone) gravement lacunaire. Tant  mieux si l'enfant a deux parents qui parlent relativement bien la langue française.

                Mais l'influence du milieu majoritairement anglophone devient omniprésente dès que l'enfant sort de son milieu familial. Ces effets sont continus et habituellement finissent par polluer la langue parlée française. Le fait de devoir vivre en milieu ni complètement français, ni complètement anglais engendre un problème d'identification culturelle.

                 

                Il peut en résulter un état de schizophrénie culturelle. L'individu ne sait plus à quelle communauté culturelle s'identifier.

                Selon la situation il flottera entre l'une et l'autre appartenance. Il perd ses références identitaires et culturelles. L'enfant se retrouve donc dans la situation de devoir constamment choisir entre le français, l'anglais et le jargon bilingue. S'il veut faire partie des deux il n'a plus d'appartenance réelle.

                ============================== ===============

                Cette situation a pour effet que l'enfant devient ignorant dans les deux langues. Pourquoi ?

                Parce qu'il n'acquiert pas l'ensemble des compétences linguistiques dans l'une et dans l'autre langue. Dans de tels milieux, surgit un mythe : le mythe du parfait bilingue. Ce mythe vient du fait qu'un individu peut très bien connaître la langue française usuelle et la langue anglaise usuelle de son environnement propre.

                 

                Il passera alors aux yeux de ceux qui n'y connaissent rien pour un parfait bilingue. Un individu déclarera je suis parfait bilingue, un autre dira d'un individu qu'il est parfait bilingue.

                 

                En réalité le parfait bilingue, cela n'existe pas.

                Pourquoi? Parce que la langue usuelle dans un milieu peut ne pas convenir dans un autre environnement. Il y aura toujours des domaines linguistiques (dans l'une ou l'autre langue) que la personne n'a jamais appris en profondeur.

                Cela tout simplement parce qu'il n'a jamais été exposé aux usages linguistiques dans ces domaines. La langue usuelle de l'un n'est pas la langue usuelle de l'autre.

                La langue usuelle dans un domaine n'est pas la langue usuelle dans un autre domaine.

                 

                 

                 
                 
                 
                 
                ----- Original Message -----
                Sent: Thursday, November 16, 2017 6:23 PM
                Subject: Pays-du-Quebec] Interview de Carles Puigdemont.

                 

                Désolé que cette vidéo soit en anglais, mais pour ceux qui comprennent, cet interview de Carles Puigdemont, Président de la Généralité de Catalogne est très intéressant.

                Une déclaration d'indépendance est sans effet si on n'a pas la capacité de la rendre effective. Il dit, à 27:10 : " We must make politic with the reality, not with the fantaisy".

                Il demande maintenant, comme l'Écosse avec le Royaume Uni, que le gouvernement de Madrid s'engage à l'avance à respecter le résultat de l'élection de décembre prochain.

                Au Canada, Jean Chrétien l'a déjà dit, le gouvernement fédéral n'aurait pas reconnu le résultat d'un référendum gagnant.



              • Ren=c3=a9_Marcel_Sauv=c3=a9
                En géopolitique, l effectivité précède toute reconnaissance de jure. Ce qui veut dire que l État, en l occurence l État du Québec, origine des
                Message 7 sur 16 , 17 nov.

                  En géopolitique, l'effectivité précède toute reconnaissance de jure.

                  Ce qui veut dire que l'État, en l'occurence l'État du Québec, origine des continuités qui font l'existence et que tout le monde prend pour acquis sans en prendre réellement conscience.

                  L'État existe d'abord de facto, ensuite, les reconnaissances de jure suivent.

                  M'excuse pour mes manières de géographe, mais en tant que géographe, je m'appuie sur l'ordre des faits, non des paroles et des textes.

                  Autrement, le Québec ne fait aucun sens. Nous existons parce que la géographie et l'histoire nous ont mis au monde, non à cause des textes constitutionnels et juridiques, qui ne sont que des à posteriori.

                  Les autres provinces ont également progressé vers les statuts d'États à reconnaître.  Le Canada comporte beaucoup de ressemblances avec la Scandinavie et son histoire.

                  JRMS


                  Le 2017-11-16 à 23:32, François Gauthier (FFI) gauthier@... [Pour-le-Pays-du-Quebec] a écrit :
                   

                  

                  Dans ce message vous dites :
                  Une déclaration d'indépendance est sans effet si on n'a pas la capacité de la rendre effective.
                   
                  C'est au coeur de l'essentiel.
                   
                  Je disais cela dans un message adressé à un autre auditoire il y a à peine quelques jours, sans entendre Puigdemont.
                   
                  Voir dans l'encadré.
                   

                   

                   

                  ----- Original Message -----

                  From: François Gauthier (FFI)

                  To: albert.salon0702 ; Bergeron, Jacques ; Beaudoin, Louise (Qc) ; Beaudoin, Louise ; Beaulieu, mario (Qc) ; Tardif, Jean (Qc) ; Fran oise (Qc) ; Phillipson, Robert (linguarum) ; Pilleul, Gilbert ; Roy, Jean-Louis ; Saint-Denis, Yves (QC; SSJB) ; Morin, Jacques-Yvan et E. Gallat-Morin (Qc) ; Françoise Zemmal ; Simon-Pierre Savard-Tremblay ; Simon-Pierre Savard-Tremblay

                  Cc: Avenir de la langue française

                  Sent: Friday, June 16, 2017 4:23 AM

                  Subject: Re: Québec : grandeur et décadence dune nation.

                   

                   

                  Cher Albert,

                   

                  Pour faire suite au message sur la grandeur et la décadence d'une nation. (id est le Québec)

                   

                  D'abord, je tiens à affirmer que le PQ a tout raté l'essentiel.

                  J'entends déjà  les voix de tous ces députés et ministres (et autres apparatchiks) s'exclamer contre cette affirmation en arguant : on a réussi ceci, on a réussi cela, avec des dizaines d'exemples éparpillés sur plus de 40 ans depuis la première élection en 1976 qui a porté le parti au pouvoir majoritaire.

                   

                  Or ce dont ils se vantent ou se vanteront encore dans dix, vingt ou trente ans, n'est pas l'essentiel car tout Ã§a ne relève que de la gestion provincialiste. Cette gestion provincialiste que Simon-Pierre Savard-Tremblay appelle dans son livre l' État succursale.

                   

                  Même sous le PQ, le Québec est resté une succursale du pouvoir fédéral. Beaucoup ont pensé que le PQ aurait une politique de rupture  plus labore que le banal référendum promis pour pouvoir affirmer à l'étranger que le projet était appuyé par la majorité des citoyens, selon le principe de légitimité proclamé par l'ONU.

                   

                  Vers l'an 2000, en colère contre mon parti, j'avais entrepris de noter toutes les erreurs que je reprochais au PQ depuis son élection en 1976. Lorsque je me suis arrêté j'avais noté 43 erreurs. en pensant que si je continuais, j'en trouverais certainement d'autres.

                  Je me suis arrêté parce que le projet d'utiliser cette liste en la soutenant par écrit me mettrait directement en froid avec la direction de mon parti. Alors je me suis tu.

                  Je savais que de diffuser cela serait une bombe. Par solidarité partisane je me suis tu. éuelle tristesse pour la personne de nature insoumise que j'étais.

                   

                  Or, n'ayant pu mettre au point une véritable stratégie de réussite pour faire l'indépendance du Québec, le Parti Québécois a raté l'essentiel. 

                   

                  Le principe de légitimité selon l'ONU

                   

                  Je signale que ce principe est une invention complète faite par des pays membres de l'ONU dont la vaste majorité n'a jamais fait son indépendance en s'appuyant sur un référendum ; les Ètats membres de l'ONU sont majoritairement devenus souverains comme conséquence d'une épreuve de force soit de groupes puissants au sein de ces États ou par décision des empires coloniaux qui ont créé artificiellement les états pour se partager et exploiter les ressources naturelles (par exemple les accords Sykes-Picot). Même dans les rares cas où il y a eu au préalable un référendum, au moins un empire colonial était en arrière-scène pour appuyer le projet.

                   

                  En fait le principe de légitimité a été inventé par les empires coloniaux pour délégitimer de nombreux soulèvements violents en soutenant que les dirigeants de ces soulèvements ne représentaient pas la population des territoires visés.

                   

                  Ce principe a donc été inventé pour assurer le maintien de l'emprise impériale sur les territoires visés.

                   

                  Cela facilitait le règlement des conflits expensionnistes entre empires.

                   

                  En s'attachant au seul principe de légitimité de l'ONU, pour définir leur stratégie de combat, les penseurs du PQ n'ont pas regardé ailleurs et n'ont rien vu de ce qui était essentiel pour parvenir à l'effectivité.

                   

                  En bout de ligne, la seule chose qui compte est l'effectivité.

                   

                  Les anglos et ce qu'ils respectent, ou pas. Or, on oublie trop facilement ce qui caractérise la perfide Albyon.

                  Ce qui la caractérise, justement est la perfidie.

                  Sans effectivité, tout n'est que discours.

                   

                  Les anglos prennent TOUS les moyens pour atteindre l'effectivité.

                  Le PQ a-t-il compris cela ? NON.

                  Le PQ a-t-il pris tous les moyens pour réussir ? NON.

                  Donc, les élites de ce parti ont tout raté l'essentiel.

                  ======================================

                  Je rappelle aux lecteurs que je suis né en Ontario et que j'y ai vécu pendant mes premiers vingt ans.

                  J'ai par la suite travaillé plusieurs années tantôt à Ottawa, tantôt à Toronto, tantôt en milieu anglophone à Montréal.

                   

                  me si je suis souverainiste depuis plus de cinquante ans, j'ai depuis continué à côtoyer les milieux anglophones directement en personne ou par le visionnement de documents écrits, oraux, ou vidéos.

                   

                  C'est un milieu que je connais particulièrement bien.

                  Dans ma ville natale, de nombreux enfants francos devaient le matin passer près d'une école anglophone pour se rendre à l'école française.

                  Souvent ils se faisaient battre sur le trajet; par vengeance, fin d'après-midi, les enfants francos victimes partaient en bande pour battre des anglais à leur tour. Ce type de situation était à l'époque fréquent dans les villes et villages mixtes tant en Ontario qu'au Québec, mais plus en Ontario où les francos étaient minoritaires. 

                   

                  Mon frère aîné a souvent participé à de telles bagarres à côté de Réginald (Reggie) Chartrand qui devint, devenu adulte, champion boxeur du Canada.

                   

                  Chartrand qui a créé à Montréal son école de boxe envoyait ses boxeurs aux compétitions portant des chandails disant Québec LibreCela a enragé les dirigeants des écoles anglophones de boxe au point où ils ont expulsé les boxeurs de Chartrand des compétitions.

                   

                  Comme dans toutes les sociétés il y a de bonnes et méchantes personnes, il y a des généreux et des mesquins, il y a des honnêtes et des hypocrites, il y a des gens qui respectent la différence d'autres pas, qui ne font que la tolérer, etc.

                   

                  Jeune adulte, je parlais anglais aussi bien que les anglos de souche. Il m'est arrivé fréquemment dans des groupes où on ne savait pas que j'étais franco d'entendre des remarques racistes contre ce qui était français.

                   

                  Lorsqu'on savait que j'étais franco, il y avait périodiquement dans les groupes quelqu'un pour vérifier, un jour, si j'étais pro-anglais ou contre en faisant une blague raciste contre ce qui était français. On me surveillait alors  et vérifiait mon langage corporel pour voir comment je réagissais.

                   

                  C'était essentiellement pour tester le degré de ma soumission.

                  Si je réagissais en soumis, on me méprisait.

                  Si je réagisssais en insoumis même intelligemment, sans agressivité et avec nuances,  je devenais un adversaire.

                  J'ai vite appris à contrôler mon langage corporel. 

                  Mon autre frêre devenu militaire (et officier) à la défense du Canada a souvent souffert du racisme et s'entêtait par principe à essayer de se faire accepter sous prétexte de droits égaux.

                   

                  Il a fini sa carrière avec une médaille mais de nombreuses blessures psychiques et des rancoeurs.

                   

                  Devenu le principal logisticien de la Force Mobile, il n'a pu signer un rapport important dont il était fier.

                  Son officier supérieur y a mis son propre nom et sa signature, volant ainsi le mérite du travail de rédaction.

                  Une sous-espèce de l'humanité

                  Le traitement médiatique en milieu anglophone est particulièrement pernicieux (je souligne intentionnellement).

                  On y dénigre facilement tout ce qu'on n'aime pas chez les francos.

                  Chez les francos, le anglos n'aiment ni ce qui est vil ni ce qui est noble.

                  Les échecs des francos, on s'en moque.

                  On n'aime pas leurs réussites alors on jalouse et on cherche à se venger.

                  En somme, ils trouvent toujours de quoi détester.

                  En somme, ils gomment la réalité.

                  On met en évidence, en importance, les comportements les plus vils de certains francophones.

                  On cache les comportements nobles des francos ; on jalouse, on dévalorise, on ridiculise, on rabaisse les réussites et exploits des francos. 

                  Dans cet univers de compétition malsaine, toute réussite franco engendre jalousie ou humiliation chez les anglos. Suit alors le besoin de vengeance, la nécessité de se montrer supérieurs.

                  Cette compétition est sans issue.

                  D'une manière générale cela laisse une impression négative sur tout ce qui est francophone.

                  Cela a aussi un effet pernicieux sur les minorités francophones vivant en milieu anglo. Ils en viennent, faute d'informations positives sur leur semblables du Québec ou de France, à croire que rien de bon puisse émaner du Québec ou de la France.

                  On se moque des français qui ont perdu les batailles de Québec et de Montréal (1759-1760)

                      After all, We won the war. What are you complaining about.

                      (En autre mots) Arrête de te plaindre et rentre dans ton trou.

                  On se moque des français qui ont été envahis par l'Allemagne hitlérienne (1939-1945).

                      A bunch of nitwits unable to fight back,

                       Une bande de sots incompétents incapables de se défendre.

                  On se moque des français qui ont perdu la bataille de Falloujah

                      We beat the stupid french at Falloujah

                       On a battu les Français stupides à Falloujah (fin 19e siècle vers 1880)

                     Évidemment on n'oublie pas la victoire de Waterloo.

                      We beat the French at Waterloo.

                  Ni la victoire de Trafalgar : 

                  Les anglos du Canada sont tellement méprisants et arrogants envers ce qui est français qu'ils ont construit à Montréal un monument gigantesque en souvenir de Horatio Nelson, monument qui n'a aucun rapport avec l'histoire du Canada.

                  Aucun gouvernement au Québec n'a osé enlever cette colonne arrogante et méprisante.

                   

                  On se moque de n'importe quel sujet qui se présente.

                  En milieu anglo, le traitement des médias de masse relatif à la langue et la culture française a un effet profondement délétère.

                  Je me rappelle très bien mon impression de surprise en arrivant au Québec la première fois, de découvrir que les gens ici n'étaient pas une sous-espèce de l'humanité (je souligne).

                  Au fil des années, j'ai été témoin que je n'étais pas seul à avoir eu cette impression.

                   

                  Le fait pour l'individu de vouloir maintenir son identité francophone tout en voulant aussi être performant en anglais génère une situation de conflit intra-personnelle. Ce conflit intra-personnelle peut générer par conséquence des conflits inter-personnels.

                   

                  Dans l'incapacité de comprendre et résoudre ses conflits, la personne se retrouve piégée dans une forme de schizophrénie culturelle.

                  =====================================

                  La bataille inévitable et continue des francos hors Québec pour maintenir leur langue a un effet tératogène sur le développement psychique des personnes dès l'enfance.

                   

                  Il ne faut pas oublier que le nouveau né est un être protoplasmique, certes mammifère complexe mais il est informe, confus, et peut se développer dans toutes les directions. Il n'a pas encore de personnalité propre, il n'a aucune attache linguistique ou culturelle. 

                   

                  Nés de père et mère francophones les enfants apprennent la langue parlée de leurs parents, langue française qui est souvent (en milieu anglophone) gravement lacunaire. Tant  mieux si l'enfant a deux parents qui parlent relativement bien la langue française.

                  Mais l'influence du milieu majoritairement anglophone devient omniprésente dès que l'enfant sort de son milieu familial. Ces effets sont continus et habituellement finissent par polluer la langue parlée française. Le fait de devoir vivre en milieu ni complètement français, ni complètement anglais engendre un problème d'identification culturelle.

                   

                  Il peut en résulter un état de schizophrénie culturelle. L'individu ne sait plus à quelle communauté culturelle s'identifier.

                  Selon la situation il flottera entre l'une et l'autre appartenance. Il perd ses références identitaires et culturelles. L'enfant se retrouve donc dans la situation de devoir constamment choisir entre le français, l'anglais et le jargon bilingue. S'il veut faire partie des deux il n'a plus d'appartenance réelle.

                  =============================================

                  Cette situation a pour effet que l'enfant devient ignorant dans les deux langues. Pourquoi ?

                  Parce qu'il n'acquiert pas l'ensemble des compétences linguistiques dans l'une et dans l'autre langue. Dans de tels milieux, surgit un mythe : le mythe du parfait bilingue. Ce mythe vient du fait qu'un individu peut très bien connaître la langue française usuelle et la langue anglaise usuelle de son environnement propre.

                   

                  Il passera alors aux yeux de ceux qui n'y connaissent rien pour un parfait bilingue. Un individu déclarera je suis parfait bilingue, un autre dira d'un individu qu'il est parfait bilingue.

                   

                  En réalité le parfait bilingue, cela n'existe pas.

                  Pourquoi? Parce que la langue usuelle dans un milieu peut ne pas convenir dans un autre environnement. Il y aura toujours des domaines linguistiques (dans l'une ou l'autre langue) que la personne n'a jamais appris en profondeur.

                  Cela tout simplement parce qu'il n'a jamais été exposé aux usages linguistiques dans ces domaines. La langue usuelle de l'un n'est pas la langue usuelle de l'autre.

                  La langue usuelle dans un domaine n'est pas la langue usuelle dans un autre domaine.

                   

                   

                   
                   
                   
                   
                  ----- Original Message -----
                  Sent: Thursday, November 16, 2017 6:23 PM
                  Subject: Pays-du-Quebec] Interview de Carles Puigdemont.

                   

                  Désolé que cette vidéo soit en anglais, mais pour ceux qui comprennent, cet interview de Carles Puigdemont, Président de la Généralité de Catalogne est très intéressant.

                  Une déclaration d'indépendance est sans effet si on n'a pas la capacité de la rendre effective. Il dit, à 27:10 : " We must make politic with the reality, not with the fantaisy".

                  Il demande maintenant, comme l'Écosse avec le Royaume Uni, que le gouvernement de Madrid s'engage à l'avance à respecter le résultat de l'élection de décembre prochain.

                  Au Canada, Jean Chrétien l'a déjà dit, le gouvernement fédéral n'aurait pas reconnu le résultat d'un référendum gagnant.



                • Rhéal Mathieu
                  Capitaine, Pouvez-vous illustrer, en prenant l’exemple de la Catalogne, comme un gouvernement de province pourrait faire, ou aurait dû faire, ou aurait pu
                  Message 8 sur 16 , 17 nov.

                    Capitaine,

                    Pouvez-vous illustrer, en prenant l’exemple de la Catalogne, comme un gouvernement de province pourrait faire, ou aurait dû faire, ou aurait pu faire, pour rendre effective sa déclaration unilatérale d’indépendance ?

                    Je rappelle aux lecteurs que votre Dossier sur la défense d’un Québec indépendant qui a été publié dans le journal Le Jour en décembre 1977, est toujours en ligne et disponible à l’adresse suivante : 
                    http://fr.calameo.com/books/0001849126cdaafb61a21

                     

                    Votre dossier sur la Défense nationale APRÈS l’indépendance est passionnant. Le gouvernement catalan pourrait s’en inspirer dans l’avenir, s’il survit.

                    Mais il ne nous éclaire pas sur la période de transition, entre la Catalogne province et la Catalogne indépendante.

                     

                    Comment un rapport de force peut-il s’établir entre le gouvernement d’une province comme la Catalogne et un gouvernement centralisateur comme celui de Madrid, qui possède : 

                    L'Armée de terre (Ejército de Tierra)

                    La Marine (Armada)

                    L'Armée de l'air (Ejército de Aire)
                    La gendarmerie (Gardia Civil)

                    Le Corps national de police espagnol (Cuerpo Nacional de Policía)

                    L’État catalan ne contrôle qu’une partie de la police espagnol, c’est-à-dire : 

                    La Police de la Généralité - Mossos d'Esquadra (depuis 1983).

                    La police de l’État catalan a été mise sous tutelle aussitôt après la déclaration unilatérale d’indépendance.


                    Et on sait que beaucoup de Franquistes sont encore dans le gouvernement de Madrid. Pendant la Guerre civile, les Franquistes ont commis d’immenses massacres (les républicains aussi, dans une moindre mesure). Ils ont écrasé les Catalans qui avaient obtenu du gouvernement républicain un statut d’autonomie. La langue catalane fut alors interdite.

                     

                     

                     

                    Provenance : Courrier pour Windows 10

                     


                    De : Pour-le-Pays-du-Quebec@... <Pour-le-Pays-du-Quebec@...> de la part de René Marcel Sauvé jrmsau@... [Pour-le-Pays-du-Quebec] <Pour-le-Pays-du-Quebec@...>
                    Envoyé : Friday, November 17, 2017 10:15:19 AM
                    À : Pour-le-Pays-du-Quebec@...
                    Objet : Re: Pays-du-Quebec] Interview de Carles Puigdemont.
                     
                     

                    En géopolitique, l'effectivité précède toute reconnaissance de jure.

                    Ce qui veut dire que l'État, en l'occurence l'État du Québec, origine des continuités qui font l'existence et que tout le monde prend pour acquis sans en prendre réellement conscience.

                    L'État existe d'abord de facto, ensuite, les reconnaissances de jure suivent.

                    M'excuse pour mes manières de géographe, mais en tant que géographe, je m'appuie sur l'ordre des faits, non des paroles et des textes.

                    Autrement, le Québec ne fait aucun sens. Nous existons parce que la géographie et l'histoire nous ont mis au monde, non à cause des textes constitutionnels et juridiques, qui ne sont que des à posteriori.

                    Les autres provinces ont également progressé vers les statuts d'États à reconnaître.  Le Canada comporte beaucoup de ressemblances avec la Scandinavie et son histoire.

                    JRMS


                    Le 2017-11-16 à 23:32, François Gauthier (FFI) gauthier@... [Pour-le-Pays-du-Quebec] a écrit :
                     

                    

                    Dans ce message vous dites :
                    Une déclaration d'indépendance est sans effet si on n'a pas la capacité de la rendre effective.
                     
                    C'est au coeur de l'essentiel.
                     
                    Je disais cela dans un message adressé à un autre auditoire il y a à peine quelques jours, sans entendre Puigdemont.
                     
                    Voir dans l'encadré.
                     

                     

                     

                    ----- Original Message -----

                    From: François Gauthier (FFI)

                    To: albert.salon0702 ; Bergeron, Jacques ; Beaudoin, Louise (Qc) ; Beaudoin, Louise ; Beaulieu, mario (Qc) ; Tardif, Jean (Qc) ; Fran oise (Qc) ; Phillipson, Robert (linguarum) ; Pilleul, Gilbert ; Roy, Jean-Louis ; Saint-Denis, Yves (QC; SSJB) ; Morin, Jacques-Yvan et E. Gallat-Morin (Qc) ; Françoise Zemmal ; Simon-Pierre Savard-Tremblay ; Simon-Pierre Savard-Tremblay

                    Cc: Avenir de la langue française

                    Sent: Friday, June 16, 2017 4:23 AM

                    Subject: Re: Québec : grandeur et décadence dune nation.

                     

                     

                    Cher Albert,

                     

                    Pour faire suite au message sur la grandeur et la décadence d'une nation. (id est le Québec)

                     

                    D'abord, je tiens à affirmer que le PQ a tout raté l'essentiel.

                    J'entends déjà  les voix de tous ces députés et ministres (et autres apparatchiks) s'exclamer contre cette affirmation en arguant : on a réussi ceci, on a réussi cela, avec des dizaines d'exemples éparpillés sur plus de 40 ans depuis la première élection en 1976 qui a porté le parti au pouvoir majoritaire.

                     

                    Or ce dont ils se vantent ou se vanteront encore dans dix, vingt ou trente ans, n'est pas l'essentiel car tout Ã§a ne relève que de la gestion provincialiste. Cette gestion provincialiste que Simon-Pierre Savard-Tremblay appelle dans son livre l' État succursale.

                     

                    Même sous le PQ, le Québec est resté une succursale du pouvoir fédéral. Beaucoup ont pensé que le PQ aurait une politique de rupture  plus labore que le banal référendum promis pour pouvoir affirmer à l'étranger que le projet était appuyé par la majorité des citoyens, selon le principe de légitimité proclamé par l'ONU.

                     

                    Vers l'an 2000, en colère contre mon parti, j'avais entrepris de noter toutes les erreurs que je reprochais au PQ depuis son élection en 1976. Lorsque je me suis arrêté j'avais noté 43 erreurs. en pensant que si je continuais, j'en trouverais certainement d'autres.

                    Je me suis arrêté parce que le projet d'utiliser cette liste en la soutenant par écrit me mettrait directement en froid avec la direction de mon parti. Alors je me suis tu.

                    Je savais que de diffuser cela serait une bombe. Par solidarité partisane je me suis tu. éuelle tristesse pour la personne de nature insoumise que j'étais.

                     

                    Or, n'ayant pu mettre au point une véritable stratégie de réussite pour faire l'indépendance du Québec, le Parti Québécois a raté l'essentiel. 

                     

                    Le principe de légitimité selon l'ONU

                     

                    Je signale que ce principe est une invention complète faite par des pays membres de l'ONU dont la vaste majorité n'a jamais fait son indépendance en s'appuyant sur un référendum ; les Ètats membres de l'ONU sont majoritairement devenus souverains comme conséquence d'une épreuve de force soit de groupes puissants au sein de ces États ou par décision des empires coloniaux qui ont créé artificiellement les états pour se partager et exploiter les ressources naturelles (par exemple les accords Sykes-Picot). Même dans les rares cas où il y a eu au préalable un référendum, au moins un empire colonial était en arrière-scène pour appuyer le projet.

                     

                    En fait le principe de légitimité a été inventé par les empires coloniaux pour délégitimer de nombreux soulèvements violents en soutenant que les dirigeants de ces soulèvements ne représentaient pas la population des territoires visés.

                     

                    Ce principe a donc été inventé pour assurer le maintien de l'emprise impériale sur les territoires visés.

                     

                    Cela facilitait le règlement des conflits expensionnistes entre empires.

                     

                    En s'attachant au seul principe de légitimité de l'ONU, pour définir leur stratégie de combat, les penseurs du PQ n'ont pas regardé ailleurs et n'ont rien vu de ce qui était essentiel pour parvenir à l'effectivité.

                     

                    En bout de ligne, la seule chose qui compte est l'effectivité.

                     

                    Les anglos et ce qu'ils respectent, ou pas. Or, on oublie trop facilement ce qui caractérise la perfide Albyon.

                    Ce qui la caractérise, justement est la perfidie.

                    Sans effectivité, tout n'est que discours.

                     

                    Les anglos prennent TOUS les moyens pour atteindre l'effectivité.

                    Le PQ a-t-il compris cela ? NON.

                    Le PQ a-t-il pris tous les moyens pour réussir ? NON.

                    Donc, les élites de ce parti ont tout raté l'essentiel.

                    ======================================

                    Je rappelle aux lecteurs que je suis né en Ontario et que j'y ai vécu pendant mes premiers vingt ans.

                    J'ai par la suite travaillé plusieurs années tantôt à Ottawa, tantôt à Toronto, tantôt en milieu anglophone à Montréal.

                     

                    me si je suis souverainiste depuis plus de cinquante ans, j'ai depuis continué à côtoyer les milieux anglophones directement en personne ou par le visionnement de documents écrits, oraux, ou vidéos.

                     

                    C'est un milieu que je connais particulièrement bien.

                    Dans ma ville natale, de nombreux enfants francos devaient le matin passer près d'une école anglophone pour se rendre à l'école française.

                    Souvent ils se faisaient battre sur le trajet; par vengeance, fin d'après-midi, les enfants francos victimes partaient en bande pour battre des anglais à leur tour. Ce type de situation était à l'époque fréquent dans les villes et villages mixtes tant en Ontario qu'au Québec, mais plus en Ontario où les francos étaient minoritaires. 

                     

                    Mon frère aîné a souvent participé à de telles bagarres à côté de Réginald (Reggie) Chartrand qui devint, devenu adulte, champion boxeur du Canada.

                     

                    Chartrand qui a créé à Montréal son école de boxe envoyait ses boxeurs aux compétitions portant des chandails disant Québec LibreCela a enragé les dirigeants des écoles anglophones de boxe au point où ils ont expulsé les boxeurs de Chartrand des compétitions.

                     

                    Comme dans toutes les sociétés il y a de bonnes et méchantes personnes, il y a des généreux et des mesquins, il y a des honnêtes et des hypocrites, il y a des gens qui respectent la différence d'autres pas, qui ne font que la tolérer, etc.

                     

                    Jeune adulte, je parlais anglais aussi bien que les anglos de souche. Il m'est arrivé fréquemment dans des groupes où on ne savait pas que j'étais franco d'entendre des remarques racistes contre ce qui était français.

                     

                    Lorsqu'on savait que j'étais franco, il y avait périodiquement dans les groupes quelqu'un pour vérifier, un jour, si j'étais pro-anglais ou contre en faisant une blague raciste contre ce qui était français. On me surveillait alors  et vérifiait mon langage corporel pour voir comment je réagissais.

                     

                    C'était essentiellement pour tester le degré de ma soumission.

                    Si je réagissais en soumis, on me méprisait.

                    Si je réagisssais en insoumis même intelligemment, sans agressivité et avec nuances,  je devenais un adversaire.

                    J'ai vite appris à contrôler mon langage corporel. 

                    Mon autre frêre devenu militaire (et officier) à la défense du Canada a souvent souffert du racisme et s'entêtait par principe à essayer de se faire accepter sous prétexte de droits égaux.

                     

                    Il a fini sa carrière avec une médaille mais de nombreuses blessures psychiques et des rancoeurs.

                     

                    Devenu le principal logisticien de la Force Mobile, il n'a pu signer un rapport important dont il était fier.

                    Son officier supérieur y a mis son propre nom et sa signature, volant ainsi le mérite du travail de rédaction.

                    Une sous-espèce de l'humanité

                    Le traitement médiatique en milieu anglophone est particulièrement pernicieux (je souligne intentionnellement).

                    On y dénigre facilement tout ce qu'on n'aime pas chez les francos.

                    Chez les francos, le anglos n'aiment ni ce qui est vil ni ce qui est noble.

                    Les échecs des francos, on s'en moque.

                    On n'aime pas leurs réussites alors on jalouse et on cherche à se venger.

                    En somme, ils trouvent toujours de quoi détester.

                    En somme, ils gomment la réalité.

                    On met en évidence, en importance, les comportements les plus vils de certains francophones.

                    On cache les comportements nobles des francos ; on jalouse, on dévalorise, on ridiculise, on rabaisse les réussites et exploits des francos. 

                    Dans cet univers de compétition malsaine, toute réussite franco engendre jalousie ou humiliation chez les anglos. Suit alors le besoin de vengeance, la nécessité de se montrer supérieurs.

                    Cette compétition est sans issue.

                    D'une manière générale cela laisse une impression négative sur tout ce qui est francophone.

                    Cela a aussi un effet pernicieux sur les minorités francophones vivant en milieu anglo. Ils en viennent, faute d'informations positives sur leur semblables du Québec ou de France, à croire que rien de bon puisse émaner du Québec ou de la France.

                    On se moque des français qui ont perdu les batailles de Québec et de Montréal (1759-1760)

                        After all, We won the war. What are you complaining about.

                        (En autre mots) Arrête de te plaindre et rentre dans ton trou.

                    On se moque des français qui ont été envahis par l'Allemagne hitlérienne (1939-1945).

                        A bunch of nitwits unable to fight back,

                         Une bande de sots incompétents incapables de se défendre.

                    On se moque des français qui ont perdu la bataille de Falloujah

                        We beat the stupid french at Falloujah

                         On a battu les Français stupides à Falloujah (fin 19e siècle vers 1880)

                       Évidemment on n'oublie pas la victoire de Waterloo.

                        We beat the French at Waterloo.

                    Ni la victoire de Trafalgar : 

                    Les anglos du Canada sont tellement méprisants et arrogants envers ce qui est français qu'ils ont construit à Montréal un monument gigantesque en souvenir de Horatio Nelson, monument qui n'a aucun rapport avec l'histoire du Canada.

                    Aucun gouvernement au Québec n'a osé enlever cette colonne arrogante et méprisante.

                     

                    On se moque de n'importe quel sujet qui se présente.

                    En milieu anglo, le traitement des médias de masse relatif à la langue et la culture française a un effet profondement délétère.

                    Je me rappelle très bien mon impression de surprise en arrivant au Québec la première fois, de découvrir que les gens ici n'étaient pas une sous-espèce de l'humanité (je souligne).

                    Au fil des années, j'ai été témoin que je n'étais pas seul à avoir eu cette impression.

                     

                    Le fait pour l'individu de vouloir maintenir son identité francophone tout en voulant aussi être performant en anglais génère une situation de conflit intra-personnelle. Ce conflit intra-personnelle peut générer par conséquence des conflits inter-personnels.

                     

                    Dans l'incapacité de comprendre et résoudre ses conflits, la personne se retrouve piégée dans une forme de schizophrénie culturelle.

                    =====================================

                    La bataille inévitable et continue des francos hors Québec pour maintenir leur langue a un effet tératogène sur le développement psychique des personnes dès l'enfance.

                     

                    Il ne faut pas oublier que le nouveau né est un être protoplasmique, certes mammifère complexe mais il est informe, confus, et peut se développer dans toutes les directions. Il n'a pas encore de personnalité propre, il n'a aucune attache linguistique ou culturelle. 

                     

                    Nés de père et mère francophones les enfants apprennent la langue parlée de leurs parents, langue française qui est souvent (en milieu anglophone) gravement lacunaire. Tant  mieux si l'enfant a deux parents qui parlent relativement bien la langue française.

                    Mais l'influence du milieu majoritairement anglophone devient omniprésente dès que l'enfant sort de son milieu familial. Ces effets sont continus et habituellement finissent par polluer la langue parlée française. Le fait de devoir vivre en milieu ni complètement français, ni complètement anglais engendre un problème d'identification culturelle.

                     

                    Il peut en résulter un état de schizophrénie culturelle. L'individu ne sait plus à quelle communauté culturelle s'identifier.

                    Selon la situation il flottera entre l'une et l'autre appartenance. Il perd ses références identitaires et culturelles. L'enfant se retrouve donc dans la situation de devoir constamment choisir entre le français, l'anglais et le jargon bilingue. S'il veut faire partie des deux il n'a plus d'appartenance réelle.

                    =============================================

                    Cette situation a pour effet que l'enfant devient ignorant dans les deux langues. Pourquoi ?

                    Parce qu'il n'acquiert pas l'ensemble des compétences linguistiques dans l'une et dans l'autre langue. Dans de tels milieux, surgit un mythe : le mythe du parfait bilingue. Ce mythe vient du fait qu'un individu peut très bien connaître la langue française usuelle et la langue anglaise usuelle de son environnement propre.

                     

                    Il passera alors aux yeux de ceux qui n'y connaissent rien pour un parfait bilingue. Un individu déclarera je suis parfait bilingue, un autre dira d'un individu qu'il est parfait bilingue.

                     

                    En réalité le parfait bilingue, cela n'existe pas.

                    Pourquoi? Parce que la langue usuelle dans un milieu peut ne pas convenir dans un autre environnement. Il y aura toujours des domaines linguistiques (dans l'une ou l'autre langue) que la personne n'a jamais appris en profondeur.

                    Cela tout simplement parce qu'il n'a jamais été exposé aux usages linguistiques dans ces domaines. La langue usuelle de l'un n'est pas la langue usuelle de l'autre.

                    La langue usuelle dans un domaine n'est pas la langue usuelle dans un autre domaine.

                     

                     

                     
                     
                     
                     
                    ----- Original Message -----
                    Sent: Thursday, November 16, 2017 6:23 PM
                    Subject: Pays-du-Quebec] Interview de Carles Puigdemont.

                     

                    Désolé que cette vidéo soit en anglais, mais pour ceux qui comprennent, cet interview de Carles Puigdemont, Président de la Généralité de Catalogne est très intéressant.

                    Une déclaration d'indépendance est sans effet si on n'a pas la capacité de la rendre effective. Il dit, à 27:10 : " We must make politic with the reality, not with the fantaisy".

                    Il demande maintenant, comme l'Écosse avec le Royaume Uni, que le gouvernement de Madrid s'engage à l'avance à respecter le résultat de l'élection de décembre prochain.

                    Au Canada, Jean Chrétien l'a déjà dit, le gouvernement fédéral n'aurait pas reconnu le résultat d'un référendum gagnant.



                  • Jean-Claude Pomerleau
                    Le seul cadre stratégique réaliste et qui réunissait les conditions objectives de sa réussite fut celui de Daniel Johnson : Égalité ou indépendance. Le
                    Message 9 sur 16 , 17 nov.
                      Le seul cadre stratégique réaliste et qui réunissait les conditions objectives de sa réussite fut celui de Daniel Johnson : Égalité ou indépendance.

                      Le 26 novembre à St Ours, l'ex député de l'Union Nationale (1966-70) M Antonio Flamand va prononcer un discours sur ce rendez vous manqué avec l'histoire.

                      Tout ce qui a suivi comme cadre stratégique visant la souveraineté relevait et encore aujourd'hui de l'idéalisme reposant sur un déni de réalité.

                      « Il n'y a pas de politique qui vaille en dehors de la réalité » De Gaule
                      JCP

                      Le 17 novembre 2017 à 12:08, Rhéal Mathieu rhealmathieu@... [Pour-le-Pays-du-Quebec] <Pour-le-Pays-du-Quebec@...> a écrit :
                       

                      Capitaine,

                      Pouvez-vous illustrer, en prenant l’exemple de la Catalogne, comme un gouvernement de province pourrait faire, ou aurait dû faire, ou aurait pu faire, pour rendre effective sa déclaration unilatérale d’indépendance ?

                      Je rappelle aux lecteurs que votre Dossier sur la défense d’un Québec indépendant qui a été publié dans le journal Le Jour en décembre 1977, est toujours en ligne et disponible à l’adresse suivante : 
                      http://fr.calameo.com/books/ 0001849126cdaafb61a21

                       

                      Votre dossier sur la Défense nationale APRÈS l’indépendance est passionnant. Le gouvernement catalan pourrait s’en inspirer dans l’avenir, s’il survit.

                      Mais il ne nous éclaire pas sur la période de transition, entre la Catalogne province et la Catalogne indépendante.

                       

                      Comment un rapport de force peut-il s’établir entre le gouvernement d’une province comme la Catalogne et un gouvernement centralisateur comme celui de Madrid, qui possède : 

                      L'Armée de terre (Ejército de Tierra)

                      La Marine (Armada)

                      L'Armée de l'air (Ejército de Aire)
                      La gendarmerie (Gardia Civil)

                      Le Corps national de police espagnol (Cuerpo Nacional de Policía)

                      L’État catalan ne contrôle qu’une partie de la police espagnol, c’est-à-dire : 

                      La Police de la Généralité - Mossos d'Esquadra (depuis 1983).

                      La police de l’État catalan a été mise sous tutelle aussitôt après la déclaration unilatérale d’indépendance.


                      Et on sait que beaucoup de Franquistes sont encore dans le gouvernement de Madrid. Pendant la Guerre civile, les Franquistes ont commis d’immenses massacres (les républicains aussi, dans une moindre mesure). Ils ont écrasé les Catalans qui avaient obtenu du gouvernement républicain un statut d’autonomie. La langue catalane fut alors interdite.

                       

                       

                       

                      Provenance : Courrier pour Windows 10

                       


                      De : Pour-le-Pays-du-Quebec@ groupesyahoo.ca <Pour-le-Pays-du-Quebec@ groupesyahoo.ca> de la part de René Marcel Sauvé jrmsau@... [Pour-le-Pays-du-Quebec] <Pour-le-Pays-du-Quebec@ groupesyahoo.ca>
                      Envoyé : Friday, November 17, 2017 10:15:19 AM
                      À : Pour-le-Pays-du-Quebec@ groupesyahoo.ca
                      Objet : Re: Pays-du-Quebec] Interview de Carles Puigdemont.
                       
                       

                      En géopolitique, l'effectivité précède toute reconnaissance de jure.

                      Ce qui veut dire que l'État, en l'occurence l'État du Québec, origine des continuités qui font l'existence et que tout le monde prend pour acquis sans en prendre réellement conscience.

                      L'État existe d'abord de facto, ensuite, les reconnaissances de jure suivent.

                      M'excuse pour mes manières de géographe, mais en tant que géographe, je m'appuie sur l'ordre des faits, non des paroles et des textes.

                      Autrement, le Québec ne fait aucun sens. Nous existons parce que la géographie et l'histoire nous ont mis au monde, non à cause des textes constitutionnels et juridiques, qui ne sont que des à posteriori.

                      Les autres provinces ont également progressé vers les statuts d'États à reconnaître.  Le Canada comporte beaucoup de ressemblances avec la Scandinavie et son histoire.

                      JRMS


                      Le 2017-11-16 à 23:32, François Gauthier (FFI) gauthier@... [Pour-le-Pays-du-Quebec] a écrit :
                       

                      

                      Dans ce message vous dites :
                      Une déclaration d'indépendance est sans effet si on n'a pas la capacité de la rendre effective.
                       
                      C'est au coeur de l'essentiel.
                       
                      Je disais cela dans un message adressé à un autre auditoire il y a à peine quelques jours, sans entendre Puigdemont.
                       
                      Voir dans l'encadré.
                       

                       

                       

                      ----- Original Message -----

                      From: François Gauthier (FFI)

                      To: albert.salon0702 ; Bergeron, Jacques ; Beaudoin, Louise (Qc) ; Beaudoin, Louise ; Beaulieu, mario (Qc) ; Tardif, Jean (Qc) ; Fran oise (Qc) ; Phillipson, Robert (linguarum) ; Pilleul, Gilbert ; Roy, Jean-Louis ; Saint-Denis, Yves (QC; SSJB) ; Morin, Jacques-Yvan et E. Gallat-Morin (Qc) ; Françoise Zemmal ; Simon-Pierre Savard-Tremblay ; Simon-Pierre Savard-Tremblay

                      Cc: Avenir de la langue française

                      Sent: Friday, June 16, 2017 4:23 AM

                      Subject: Re: Québec : grandeur et décadence dune nation.

                       

                       

                      Cher Albert,

                       

                      Pour faire suite au message sur la grandeur et la décadence d'une nation. (id est le Québec)

                       

                      D'abord, je tiens à affirmer que le PQ a tout raté l'essentiel.

                      J'entends déjà  les voix de tous ces députés et ministres (et autres apparatchiks) s'exclamer contre cette affirmation en arguant : on a réussi ceci, on a réussi cela, avec des dizaines d'exemples éparpillés sur plus de 40 ans depuis la première élection en 1976 qui a porté le parti au pouvoir majoritaire.

                       

                      Or ce dont ils se vantent ou se vanteront encore dans dix, vingt ou trente ans, n'est pas l'essentiel car tout Ã§a ne relève que de la gestion provincialiste. Cette gestion provincialiste que Simon-Pierre Savard-Tremblay appelle dans son livre l' État succursale.

                       

                      Même sous le PQ, le Québec est resté une succursale du pouvoir fédéral. Beaucoup ont pensé que le PQ aurait une politique de rupture  plus labore que le banal référendum promis pour pouvoir affirmer à l'étranger que le projet était appuyé par la majorité des citoyens, selon le principe de légitimité proclamé par l'ONU.

                       

                      Vers l'an 2000, en colère contre mon parti, j'avais entrepris de noter toutes les erreurs que je reprochais au PQ depuis son élection en 1976. Lorsque je me suis arrêté j'avais noté 43 erreurs. en pensant que si je continuais, j'en trouverais certainement d'autres.

                      Je me suis arrêté parce que le projet d'utiliser cette liste en la soutenant par écrit me mettrait directement en froid avec la direction de mon parti. Alors je me suis tu.

                      Je savais que de diffuser cela serait une bombe. Par solidarité partisane je me suis tu. éuelle tristesse pour la personne de nature insoumise que j'étais.

                       

                      Or, n'ayant pu mettre au point une véritable stratégie de réussite pour faire l'indépendance du Québec, le Parti Québécois a raté l'essentiel. 

                       

                      Le principe de légitimité selon l'ONU

                       

                      Je signale que ce principe est une invention complète faite par des pays membres de l'ONU dont la vaste majorité n'a jamais fait son indépendance en s'appuyant sur un référendum ; les Ètats membres de l'ONU sont majoritairement devenus souverains comme conséquence d'une épreuve de force soit de groupes puissants au sein de ces États ou par décision des empires coloniaux qui ont créé artificiellement les états pour se partager et exploiter les ressources naturelles (par exemple les accords Sykes-Picot). Même dans les rares cas où il y a eu au préalable un référendum, au moins un empire colonial était en arrière-scène pour appuyer le projet.

                       

                      En fait le principe de légitimité a été inventé par les empires coloniaux pour délégitimer de nombreux soulèvements violents en soutenant que les dirigeants de ces soulèvements ne représentaient pas la population des territoires visés.

                       

                      Ce principe a donc été inventé pour assurer le maintien de l'emprise impériale sur les territoires visés.

                       

                      Cela facilitait le règlement des conflits expensionnistes entre empires.

                       

                      En s'attachant au seul principe de légitimité de l'ONU, pour définir leur stratégie de combat, les penseurs du PQ n'ont pas regardé ailleurs et n'ont rien vu de ce qui était essentiel pour parvenir à l'effectivité.

                       

                      En bout de ligne, la seule chose qui compte est l'effectivité.

                       

                      Les anglos et ce qu'ils respectent, ou pas. Or, on oublie trop facilement ce qui caractérise la perfide Albyon.

                      Ce qui la caractérise, justement est la perfidie.

                      Sans effectivité, tout n'est que discours.

                       

                      Les anglos prennent TOUS les moyens pour atteindre l'effectivité.

                      Le PQ a-t-il compris cela ? NON.

                      Le PQ a-t-il pris tous les moyens pour réussir ? NON.

                      Donc, les élites de ce parti ont tout raté l'essentiel.

                      ============================== ========

                      Je rappelle aux lecteurs que je suis né en Ontario et que j'y ai vécu pendant mes premiers vingt ans.

                      J'ai par la suite travaillé plusieurs années tantôt à Ottawa, tantôt à Toronto, tantôt en milieu anglophone à Montréal.

                       

                      me si je suis souverainiste depuis plus de cinquante ans, j'ai depuis continué à côtoyer les milieux anglophones directement en personne ou par le visionnement de documents écrits, oraux, ou vidéos.

                       

                      C'est un milieu que je connais particulièrement bien.

                      Dans ma ville natale, de nombreux enfants francos devaient le matin passer près d'une école anglophone pour se rendre à l'école française.

                      Souvent ils se faisaient battre sur le trajet; par vengeance, fin d'après-midi, les enfants francos victimes partaient en bande pour battre des anglais à leur tour. Ce type de situation était à l'époque fréquent dans les villes et villages mixtes tant en Ontario qu'au Québec, mais plus en Ontario où les francos étaient minoritaires. 

                       

                      Mon frère aîné a souvent participé à de telles bagarres à côté de Réginald (Reggie) Chartrand qui devint, devenu adulte, champion boxeur du Canada.

                       

                      Chartrand qui a créé à Montréal son école de boxe envoyait ses boxeurs aux compétitions portant des chandails disant Québec LibreCela a enragé les dirigeants des écoles anglophones de boxe au point où ils ont expulsé les boxeurs de Chartrand des compétitions.

                       

                      Comme dans toutes les sociétés il y a de bonnes et méchantes personnes, il y a des généreux et des mesquins, il y a des honnêtes et des hypocrites, il y a des gens qui respectent la différence d'autres pas, qui ne font que la tolérer, etc.

                       

                      Jeune adulte, je parlais anglais aussi bien que les anglos de souche. Il m'est arrivé fréquemment dans des groupes où on ne savait pas que j'étais franco d'entendre des remarques racistes contre ce qui était français.

                       

                      Lorsqu'on savait que j'étais franco, il y avait périodiquement dans les groupes quelqu'un pour vérifier, un jour, si j'étais pro-anglais ou contre en faisant une blague raciste contre ce qui était français. On me surveillait alors  et vérifiait mon langage corporel pour voir comment je réagissais.

                       

                      C'était essentiellement pour tester le degré de ma soumission.

                      Si je réagissais en soumis, on me méprisait.

                      Si je réagisssais en insoumis même intelligemment, sans agressivité et avec nuances,  je devenais un adversaire.

                      J'ai vite appris à contrôler mon langage corporel. 

                      Mon autre frêre devenu militaire (et officier) à la défense du Canada a souvent souffert du racisme et s'entêtait par principe à essayer de se faire accepter sous prétexte de droits égaux.

                       

                      Il a fini sa carrière avec une médaille mais de nombreuses blessures psychiques et des rancoeurs.

                       

                      Devenu le principal logisticien de la Force Mobile, il n'a pu signer un rapport important dont il était fier.

                      Son officier supérieur y a mis son propre nom et sa signature, volant ainsi le mérite du travail de rédaction.

                      Une sous-espèce de l'humanité

                      Le traitement médiatique en milieu anglophone est particulièrement pernicieux (je souligne intentionnellement).

                      On y dénigre facilement tout ce qu'on n'aime pas chez les francos.

                      Chez les francos, le anglos n'aiment ni ce qui est vil ni ce qui est noble.

                      Les échecs des francos, on s'en moque.

                      On n'aime pas leurs réussites alors on jalouse et on cherche à se venger.

                      En somme, ils trouvent toujours de quoi détester.

                      En somme, ils gomment la réalité.

                      On met en évidence, en importance, les comportements les plus vils de certains francophones.

                      On cache les comportements nobles des francos ; on jalouse, on dévalorise, on ridiculise, on rabaisse les réussites et exploits des francos. 

                      Dans cet univers de compétition malsaine, toute réussite franco engendre jalousie ou humiliation chez les anglos. Suit alors le besoin de vengeance, la nécessité de se montrer supérieurs.

                      Cette compétition est sans issue.

                      D'une manière générale cela laisse une impression négative sur tout ce qui est francophone.

                      Cela a aussi un effet pernicieux sur les minorités francophones vivant en milieu anglo. Ils en viennent, faute d'informations positives sur leur semblables du Québec ou de France, à croire que rien de bon puisse émaner du Québec ou de la France.

                      On se moque des français qui ont perdu les batailles de Québec et de Montréal (1759-1760)

                          After all, We won the war. What are you complaining about.

                          (En autre mots) Arrête de te plaindre et rentre dans ton trou.

                      On se moque des français qui ont été envahis par l'Allemagne hitlérienne (1939-1945).

                          A bunch of nitwits unable to fight back,

                           Une bande de sots incompétents incapables de se défendre.

                      On se moque des français qui ont perdu la bataille de Falloujah

                          We beat the stupid french at Falloujah

                           On a battu les Français stupides à Falloujah (fin 19e siècle vers 1880)

                         Évidemment on n'oublie pas la victoire de Waterloo.

                          We beat the French at Waterloo.

                      Ni la victoire de Trafalgar : 

                      Les anglos du Canada sont tellement méprisants et arrogants envers ce qui est français qu'ils ont construit à Montréal un monument gigantesque en souvenir de Horatio Nelson, monument qui n'a aucun rapport avec l'histoire du Canada.

                      Aucun gouvernement au Québec n'a osé enlever cette colonne arrogante et méprisante.

                       

                      On se moque de n'importe quel sujet qui se présente.

                      En milieu anglo, le traitement des médias de masse relatif à la langue et la culture française a un effet profondement délétère.

                      Je me rappelle très bien mon impression de surprise en arrivant au Québec la première fois, de découvrir que les gens ici n'étaient pas une sous-espèce de l'humanité (je souligne).

                      Au fil des années, j'ai été témoin que je n'étais pas seul à avoir eu cette impression.

                       

                      Le fait pour l'individu de vouloir maintenir son identité francophone tout en voulant aussi être performant en anglais génère une situation de conflit intra-personnelle. Ce conflit intra-personnelle peut générer par conséquence des conflits inter-personnels.

                       

                      Dans l'incapacité de comprendre et résoudre ses conflits, la personne se retrouve piégée dans une forme de schizophrénie culturelle.

                      ============================== =======

                      La bataille inévitable et continue des francos hors Québec pour maintenir leur langue a un effet tératogène sur le développement psychique des personnes dès l'enfance.

                       

                      Il ne faut pas oublier que le nouveau né est un être protoplasmique, certes mammifère complexe mais il est informe, confus, et peut se développer dans toutes les directions. Il n'a pas encore de personnalité propre, il n'a aucune attache linguistique ou culturelle. 

                       

                      Nés de père et mère francophones les enfants apprennent la langue parlée de leurs parents, langue française qui est souvent (en milieu anglophone) gravement lacunaire. Tant  mieux si l'enfant a deux parents qui parlent relativement bien la langue française.

                      Mais l'influence du milieu majoritairement anglophone devient omniprésente dès que l'enfant sort de son milieu familial. Ces effets sont continus et habituellement finissent par polluer la langue parlée française. Le fait de devoir vivre en milieu ni complètement français, ni complètement anglais engendre un problème d'identification culturelle.

                       

                      Il peut en résulter un état de schizophrénie culturelle. L'individu ne sait plus à quelle communauté culturelle s'identifier.

                      Selon la situation il flottera entre l'une et l'autre appartenance. Il perd ses références identitaires et culturelles. L'enfant se retrouve donc dans la situation de devoir constamment choisir entre le français, l'anglais et le jargon bilingue. S'il veut faire partie des deux il n'a plus d'appartenance réelle.

                      ============================== ===============

                      Cette situation a pour effet que l'enfant devient ignorant dans les deux langues. Pourquoi ?

                      Parce qu'il n'acquiert pas l'ensemble des compétences linguistiques dans l'une et dans l'autre langue. Dans de tels milieux, surgit un mythe : le mythe du parfait bilingue. Ce mythe vient du fait qu'un individu peut très bien connaître la langue française usuelle et la langue anglaise usuelle de son environnement propre.

                       

                      Il passera alors aux yeux de ceux qui n'y connaissent rien pour un parfait bilingue. Un individu déclarera je suis parfait bilingue, un autre dira d'un individu qu'il est parfait bilingue.

                       

                      En réalité le parfait bilingue, cela n'existe pas.

                      Pourquoi? Parce que la langue usuelle dans un milieu peut ne pas convenir dans un autre environnement. Il y aura toujours des domaines linguistiques (dans l'une ou l'autre langue) que la personne n'a jamais appris en profondeur.

                      Cela tout simplement parce qu'il n'a jamais été exposé aux usages linguistiques dans ces domaines. La langue usuelle de l'un n'est pas la langue usuelle de l'autre.

                      La langue usuelle dans un domaine n'est pas la langue usuelle dans un autre domaine.

                       

                       

                       
                       
                       
                       
                      ----- Original Message -----
                      Sent: Thursday, November 16, 2017 6:23 PM
                      Subject: Pays-du-Quebec] Interview de Carles Puigdemont.

                       

                      Désolé que cette vidéo soit en anglais, mais pour ceux qui comprennent, cet interview de Carles Puigdemont, Président de la Généralité de Catalogne est très intéressant.

                      Une déclaration d'indépendance est sans effet si on n'a pas la capacité de la rendre effective. Il dit, à 27:10 : " We must make politic with the reality, not with the fantaisy".

                      Il demande maintenant, comme l'Écosse avec le Royaume Uni, que le gouvernement de Madrid s'engage à l'avance à respecter le résultat de l'élection de décembre prochain.

                      Au Canada, Jean Chrétien l'a déjà dit, le gouvernement fédéral n'aurait pas reconnu le résultat d'un référendum gagnant.




                    • Ren=c3=a9_Marcel_Sauv=c3=a9
                      Monsieur Mathieu, J ai déjà rencontré les représentants de la Catalogne ici à Montréal  et je leur ai remis une copie de mes travaux de recherches sur
                      Message 10 sur 16 , 18 nov.

                        Monsieur Mathieu,

                        J'ai déjà rencontré les représentants de la Catalogne ici à Montréal  et je leur ai remis une copie de mes travaux de recherches sur la Défense applicables au Québec souverain.

                        Dans ce programme, je m'inspire largement de la Suisse et de la Suède.

                        Si la Catalogne semble présenter des similitudes avec le Québec, son milieu géographique et son histoire s'en distinguent absolument.

                        Nous sommes une nouvelle Nation dans l'échiquier du monde actuel. Le Canada est encore un nouvel État et non seulement le Québec mais également les autres provinces ont maintenant atteint la stature de véritables États à reconnaître. C'est pourquoi nous aurions tort d'ignorer les autres provinces dans nos démarches pour faire reconnaître notre État, car c'est bien ce dont il s'agit.

                        Notre argumentaire doit s'appuyer sur les treize principes universaux qui gouvernent l'État. Il y a du travail à faire avant qu'une majorité d'intervenants s'appuient sur ces principes que personne ou presque ne connait, parce qu'habitués à penser en termes de province inféodée à un pouvoir post-impérial unitaire et arbitraire.

                        Sauf que nous avons déjà les moyens de nous défaire de l'unitaire et de l'arbitraire, de concert avec les autres provinces qui vivent les mêmes problèmes que nous. C'est la meilleure manière de réussir et d'éviter une guerre civile.

                        Il y a du travail à faire.

                        JRMS



                        Le 2017-11-17 à 12:08, Rhéal Mathieu rhealmathieu@... [Pour-le-Pays-du-Quebec] a écrit :
                         

                        Capitaine,

                        Pouvez-vous illustrer, en prenant l’exemple de la Catalogne, comme un gouvernement de province pourrait faire, ou aurait dû faire, ou aurait pu faire, pour rendre effective sa déclaration unilatérale d’indépendance ?

                        Je rappelle aux lecteurs que votre Dossier sur la défense d’un Québec indépendant qui a été publié dans le journal Le Jour en décembre 1977, est toujours en ligne et disponible à l’adresse suivante : 
                        http://fr.calameo.com/books/0001849126cdaafb61a21

                         

                        Votre dossier sur la Défense nationale APRÈS l’indépendance est passionnant. Le gouvernement catalan pourrait s’en inspirer dans l’avenir, s’il survit.

                        Mais il ne nous éclaire pas sur la période de transition, entre la Catalogne province et la Catalogne indépendante.

                         

                        Comment un rapport de force peut-il s’établir entre le gouvernement d’une province comme la Catalogne et un gouvernement centralisateur comme celui de Madrid, qui possède : 

                        L'Armée de terre (Ejército de Tierra)

                        La Marine (Armada)

                        L'Armée de l'air (Ejército de Aire)
                        La gendarmerie (Gardia Civil)

                        Le Corps national de police espagnol (Cuerpo Nacional de Policía)

                        L’État catalan ne contrôle qu’une partie de la police espagnol, c’est-à-dire : 

                        La Police de la Généralité - Mossos d'Esquadra (depuis 1983).

                        La police de l’État catalan a été mise sous tutelle aussitôt après la déclaration unilatérale d’indépendance.


                        Et on sait que beaucoup de Franquistes sont encore dans le gouvernement de Madrid. Pendant la Guerre civile, les Franquistes ont commis d’immenses massacres (les républicains aussi, dans une moindre mesure). Ils ont écrasé les Catalans qui avaient obtenu du gouvernement républicain un statut d’autonomie. La langue catalane fut alors interdite.

                         

                         

                         

                        Provenance : Courrier pour Windows 10

                         


                        De : Pour-le-Pays-du-Quebec@... <Pour-le-Pays-du-Quebec@...> de la part de René Marcel Sauvé jrmsau@... [Pour-le-Pays-du-Quebec] <Pour-le-Pays-du-Quebec@...>
                        Envoyé : Friday, November 17, 2017 10:15:19 AM
                        À : Pour-le-Pays-du-Quebec@...
                        Objet : Re: Pays-du-Quebec] Interview de Carles Puigdemont.
                         
                         

                        En géopolitique, l'effectivité précède toute reconnaissance de jure.

                        Ce qui veut dire que l'État, en l'occurence l'État du Québec, origine des continuités qui font l'existence et que tout le monde prend pour acquis sans en prendre réellement conscience.

                        L'État existe d'abord de facto, ensuite, les reconnaissances de jure suivent.

                        M'excuse pour mes manières de géographe, mais en tant que géographe, je m'appuie sur l'ordre des faits, non des paroles et des textes.

                        Autrement, le Québec ne fait aucun sens. Nous existons parce que la géographie et l'histoire nous ont mis au monde, non à cause des textes constitutionnels et juridiques, qui ne sont que des à posteriori.

                        Les autres provinces ont également progressé vers les statuts d'États à reconnaître.  Le Canada comporte beaucoup de ressemblances avec la Scandinavie et son histoire.

                        JRMS


                        Le 2017-11-16 à 23:32, François Gauthier (FFI) gauthier@... [Pour-le-Pays-du-Quebec] a écrit :
                         

                        

                        Dans ce message vous dites :
                        Une déclaration d'indépendance est sans effet si on n'a pas la capacité de la rendre effective.
                         
                        C'est au coeur de l'essentiel.
                         
                        Je disais cela dans un message adressé à un autre auditoire il y a à peine quelques jours, sans entendre Puigdemont.
                         
                        Voir dans l'encadré.
                         

                         

                         

                        ----- Original Message -----

                        From: François Gauthier (FFI)

                        To: albert.salon0702 ; Bergeron, Jacques ; Beaudoin, Louise (Qc) ; Beaudoin, Louise ; Beaulieu, mario (Qc) ; Tardif, Jean (Qc) ; Fran oise (Qc) ; Phillipson, Robert (linguarum) ; Pilleul, Gilbert ; Roy, Jean-Louis ; Saint-Denis, Yves (QC; SSJB) ; Morin, Jacques-Yvan et E. Gallat-Morin (Qc) ; Françoise Zemmal ; Simon-Pierre Savard-Tremblay ; Simon-Pierre Savard-Tremblay

                        Cc: Avenir de la langue française

                        Sent: Friday, June 16, 2017 4:23 AM

                        Subject: Re: Québec : grandeur et décadence dune nation.

                         

                         

                        Cher Albert,

                         

                        Pour faire suite au message sur la grandeur et la décadence d'une nation. (id est le Québec)

                         

                        D'abord, je tiens à affirmer que le PQ a tout raté l'essentiel.

                        J'entends déjà  les voix de tous ces députés et ministres (et autres apparatchiks) s'exclamer contre cette affirmation en arguant : on a réussi ceci, on a réussi cela, avec des dizaines d'exemples éparpillés sur plus de 40 ans depuis la première élection en 1976 qui a porté le parti au pouvoir majoritaire.

                         

                        Or ce dont ils se vantent ou se vanteront encore dans dix, vingt ou trente ans, n'est pas l'essentiel car tout Ã§a ne relève que de la gestion provincialiste. Cette gestion provincialiste que Simon-Pierre Savard-Tremblay appelle dans son livre l' État succursale.

                         

                        Même sous le PQ, le Québec est resté une succursale du pouvoir fédéral. Beaucoup ont pensé que le PQ aurait une politique de rupture  plus labore que le banal référendum promis pour pouvoir affirmer à l'étranger que le projet était appuyé par la majorité des citoyens, selon le principe de légitimité proclamé par l'ONU.

                         

                        Vers l'an 2000, en colère contre mon parti, j'avais entrepris de noter toutes les erreurs que je reprochais au PQ depuis son élection en 1976. Lorsque je me suis arrêté j'avais noté 43 erreurs. en pensant que si je continuais, j'en trouverais certainement d'autres.

                        Je me suis arrêté parce que le projet d'utiliser cette liste en la soutenant par écrit me mettrait directement en froid avec la direction de mon parti. Alors je me suis tu.

                        Je savais que de diffuser cela serait une bombe. Par solidarité partisane je me suis tu. éuelle tristesse pour la personne de nature insoumise que j'étais.

                         

                        Or, n'ayant pu mettre au point une véritable stratégie de réussite pour faire l'indépendance du Québec, le Parti Québécois a raté l'essentiel. 

                         

                        Le principe de légitimité selon l'ONU

                         

                        Je signale que ce principe est une invention complète faite par des pays membres de l'ONU dont la vaste majorité n'a jamais fait son indépendance en s'appuyant sur un référendum ; les Ètats membres de l'ONU sont majoritairement devenus souverains comme conséquence d'une épreuve de force soit de groupes puissants au sein de ces États ou par décision des empires coloniaux qui ont créé artificiellement les états pour se partager et exploiter les ressources naturelles (par exemple les accords Sykes-Picot). Même dans les rares cas où il y a eu au préalable un référendum, au moins un empire colonial était en arrière-scène pour appuyer le projet.

                         

                        En fait le principe de légitimité a été inventé par les empires coloniaux pour délégitimer de nombreux soulèvements violents en soutenant que les dirigeants de ces soulèvements ne représentaient pas la population des territoires visés.

                         

                        Ce principe a donc été inventé pour assurer le maintien de l'emprise impériale sur les territoires visés.

                         

                        Cela facilitait le règlement des conflits expensionnistes entre empires.

                         

                        En s'attachant au seul principe de légitimité de l'ONU, pour définir leur stratégie de combat, les penseurs du PQ n'ont pas regardé ailleurs et n'ont rien vu de ce qui était essentiel pour parvenir à l'effectivité.

                         

                        En bout de ligne, la seule chose qui compte est l'effectivité.

                         

                        Les anglos et ce qu'ils respectent, ou pas. Or, on oublie trop facilement ce qui caractérise la perfide Albyon.

                        Ce qui la caractérise, justement est la perfidie.

                        Sans effectivité, tout n'est que discours.

                         

                        Les anglos prennent TOUS les moyens pour atteindre l'effectivité.

                        Le PQ a-t-il compris cela ? NON.

                        Le PQ a-t-il pris tous les moyens pour réussir ? NON.

                        Donc, les élites de ce parti ont tout raté l'essentiel.

                        ======================================

                        Je rappelle aux lecteurs que je suis né en Ontario et que j'y ai vécu pendant mes premiers vingt ans.

                        J'ai par la suite travaillé plusieurs années tantôt à Ottawa, tantôt à Toronto, tantôt en milieu anglophone à Montréal.

                         

                        me si je suis souverainiste depuis plus de cinquante ans, j'ai depuis continué à côtoyer les milieux anglophones directement en personne ou par le visionnement de documents écrits, oraux, ou vidéos.

                         

                        C'est un milieu que je connais particulièrement bien.

                        Dans ma ville natale, de nombreux enfants francos devaient le matin passer près d'une école anglophone pour se rendre à l'école française.

                        Souvent ils se faisaient battre sur le trajet; par vengeance, fin d'après-midi, les enfants francos victimes partaient en bande pour battre des anglais à leur tour. Ce type de situation était à l'époque fréquent dans les villes et villages mixtes tant en Ontario qu'au Québec, mais plus en Ontario où les francos étaient minoritaires. 

                         

                        Mon frère aîné a souvent participé à de telles bagarres à côté de Réginald (Reggie) Chartrand qui devint, devenu adulte, champion boxeur du Canada.

                         

                        Chartrand qui a créé à Montréal son école de boxe envoyait ses boxeurs aux compétitions portant des chandails disant Québec LibreCela a enragé les dirigeants des écoles anglophones de boxe au point où ils ont expulsé les boxeurs de Chartrand des compétitions.

                         

                        Comme dans toutes les sociétés il y a de bonnes et méchantes personnes, il y a des généreux et des mesquins, il y a des honnêtes et des hypocrites, il y a des gens qui respectent la différence d'autres pas, qui ne font que la tolérer, etc.

                         

                        Jeune adulte, je parlais anglais aussi bien que les anglos de souche. Il m'est arrivé fréquemment dans des groupes où on ne savait pas que j'étais franco d'entendre des remarques racistes contre ce qui était français.

                         

                        Lorsqu'on savait que j'étais franco, il y avait périodiquement dans les groupes quelqu'un pour vérifier, un jour, si j'étais pro-anglais ou contre en faisant une blague raciste contre ce qui était français. On me surveillait alors  et vérifiait mon langage corporel pour voir comment je réagissais.

                         

                        C'était essentiellement pour tester le degré de ma soumission.

                        Si je réagissais en soumis, on me méprisait.

                        Si je réagisssais en insoumis même intelligemment, sans agressivité et avec nuances,  je devenais un adversaire.

                        J'ai vite appris à contrôler mon langage corporel. 

                        Mon autre frêre devenu militaire (et officier) à la défense du Canada a souvent souffert du racisme et s'entêtait par principe à essayer de se faire accepter sous prétexte de droits égaux.

                         

                        Il a fini sa carrière avec une médaille mais de nombreuses blessures psychiques et des rancoeurs.

                         

                        Devenu le principal logisticien de la Force Mobile, il n'a pu signer un rapport important dont il était fier.

                        Son officier supérieur y a mis son propre nom et sa signature, volant ainsi le mérite du travail de rédaction.

                        Une sous-espèce de l'humanité

                        Le traitement médiatique en milieu anglophone est particulièrement pernicieux (je souligne intentionnellement).

                        On y dénigre facilement tout ce qu'on n'aime pas chez les francos.

                        Chez les francos, le anglos n'aiment ni ce qui est vil ni ce qui est noble.

                        Les échecs des francos, on s'en moque.

                        On n'aime pas leurs réussites alors on jalouse et on cherche à se venger.

                        En somme, ils trouvent toujours de quoi détester.

                        En somme, ils gomment la réalité.

                        On met en évidence, en importance, les comportements les plus vils de certains francophones.

                        On cache les comportements nobles des francos ; on jalouse, on dévalorise, on ridiculise, on rabaisse les réussites et exploits des francos. 

                        Dans cet univers de compétition malsaine, toute réussite franco engendre jalousie ou humiliation chez les anglos. Suit alors le besoin de vengeance, la nécessité de se montrer supérieurs.

                        Cette compétition est sans issue.

                        D'une manière générale cela laisse une impression négative sur tout ce qui est francophone.

                        Cela a aussi un effet pernicieux sur les minorités francophones vivant en milieu anglo. Ils en viennent, faute d'informations positives sur leur semblables du Québec ou de France, à croire que rien de bon puisse émaner du Québec ou de la France.

                        On se moque des français qui ont perdu les batailles de Québec et de Montréal (1759-1760)

                            After all, We won the war. What are you complaining about.

                            (En autre mots) Arrête de te plaindre et rentre dans ton trou.

                        On se moque des français qui ont été envahis par l'Allemagne hitlérienne (1939-1945).

                            A bunch of nitwits unable to fight back,

                             Une bande de sots incompétents incapables de se défendre.

                        On se moque des français qui ont perdu la bataille de Falloujah

                            We beat the stupid french at Falloujah

                             On a battu les Français stupides à Falloujah (fin 19e siècle vers 1880)

                           Évidemment on n'oublie pas la victoire de Waterloo.

                            We beat the French at Waterloo.

                        Ni la victoire de Trafalgar : 

                        Les anglos du Canada sont tellement méprisants et arrogants envers ce qui est français qu'ils ont construit à Montréal un monument gigantesque en souvenir de Horatio Nelson, monument qui n'a aucun rapport avec l'histoire du Canada.

                        Aucun gouvernement au Québec n'a osé enlever cette colonne arrogante et méprisante.

                         

                        On se moque de n'importe quel sujet qui se présente.

                        En milieu anglo, le traitement des médias de masse relatif à la langue et la culture française a un effet profondement délétère.

                        Je me rappelle très bien mon impression de surprise en arrivant au Québec la première fois, de découvrir que les gens ici n'étaient pas une sous-espèce de l'humanité (je souligne).

                        Au fil des années, j'ai été témoin que je n'étais pas seul à avoir eu cette impression.

                         

                        Le fait pour l'individu de vouloir maintenir son identité francophone tout en voulant aussi être performant en anglais génère une situation de conflit intra-personnelle. Ce conflit intra-personnelle peut générer par conséquence des conflits inter-personnels.

                         

                        Dans l'incapacité de comprendre et résoudre ses conflits, la personne se retrouve piégée dans une forme de schizophrénie culturelle.

                        =====================================

                        La bataille inévitable et continue des francos hors Québec pour maintenir leur langue a un effet tératogène sur le développement psychique des personnes dès l'enfance.

                         

                        Il ne faut pas oublier que le nouveau né est un être protoplasmique, certes mammifère complexe mais il est informe, confus, et peut se développer dans toutes les directions. Il n'a pas encore de personnalité propre, il n'a aucune attache linguistique ou culturelle. 

                         

                        Nés de père et mère francophones les enfants apprennent la langue parlée de leurs parents, langue française qui est souvent (en milieu anglophone) gravement lacunaire. Tant  mieux si l'enfant a deux parents qui parlent relativement bien la langue française.

                        Mais l'influence du milieu majoritairement anglophone devient omniprésente dès que l'enfant sort de son milieu familial. Ces effets sont continus et habituellement finissent par polluer la langue parlée française. Le fait de

                        (Message over 64 KB, truncated)

                      • Rhéal Mathieu
                        Capitaine, Je suis heureux d apparendre que vous avez remis aux représentants catalans une copie de vos travaux de recherches sur la Défense applicables au
                        Message 11 sur 16 , 18 nov.

                          Capitaine,

                          Je suis heureux d'apparendre que vous avez remis aux représentants catalans une copie de vos travaux de recherches sur la Défense applicables au Québec souverain.


                          Mais ma question était : En prenant l’exemple de la Catalogne, comment un gouvernement de province pourrait faire, ou aurait dû faire, ou aurait pu faire, pour rendre effective sa déclaration unilatérale d’indépendance ?

                          Éclairez ma lanterne svp.

                          Bonne journée.


                          De : Pour-le-Pays-du-Quebec@... <Pour-le-Pays-du-Quebec@...> de la part de René Marcel Sauvé jrmsau@... [Pour-le-Pays-du-Quebec] <Pour-le-Pays-du-Quebec@...>
                          Envoyé : 18 novembre 2017 12:21
                          À : Pour-le-Pays-du-Quebec@...
                          Objet : Re: Pays-du-Quebec] Interview de Carles Puigdemont.
                           
                           

                          Monsieur Mathieu,

                          J'ai déjà rencontré les représentants de la Catalogne ici à Montréal  et je leur ai remis une copie de mes travaux de recherches sur la Défense applicables au Québec souverain.

                          Dans ce programme, je m'inspire largement de la Suisse et de la Suède.

                          Si la Catalogne semble présenter des similitudes avec le Québec, son milieu géographique et son histoire s'en distinguent absolument.

                          Nous sommes une nouvelle Nation dans l'échiquier du monde actuel. Le Canada est encore un nouvel État et non seulement le Québec mais également les autres provinces ont maintenant atteint la stature de véritables États à reconnaître. C'est pourquoi nous aurions tort d'ignorer les autres provinces dans nos démarches pour faire reconnaître notre État, car c'est bien ce dont il s'agit.

                          Notre argumentaire doit s'appuyer sur les treize principes universaux qui gouvernent l'État. Il y a du travail à faire avant qu'une majorité d'intervenants s'appuient sur ces principes que personne ou presque ne connait, parce qu'habitués à penser en termes de province inféodée à un pouvoir post-impérial unitaire et arbitraire.

                          Sauf que nous avons déjà les moyens de nous défaire de l'unitaire et de l'arbitraire, de concert avec les autres provinces qui vivent les mêmes problèmes que nous. C'est la meilleure manière de réussir et d'éviter une guerre civile.

                          Il y a du travail à faire.

                          JRMS



                          Le 2017-11-17 à 12:08, Rhéal Mathieu rhealmathieu@... [Pour-le-Pays-du-Quebec] a écrit :
                           

                          Capitaine,

                          Pouvez-vous illustrer, en prenant l’exemple de la Catalogne, comme un gouvernement de province pourrait faire, ou aurait dû faire, ou aurait pu faire, pour rendre effective sa déclaration unilatérale d’indépendance ?

                          Je rappelle aux lecteurs que votre Dossier sur la défense d’un Québec indépendant qui a été publié dans le journal Le Jour en décembre 1977, est toujours en ligne et disponible à l’adresse suivante : 
                          http://fr.calameo.com/books/0001849126cdaafb61a21

                           

                          Votre dossier sur la Défense nationale APRÈS l’indépendance est passionnant. Le gouvernement catalan pourrait s’en inspirer dans l’avenir, s’il survit.

                          Mais il ne nous éclaire pas sur la période de transition, entre la Catalogne province et la Catalogne indépendante.

                           

                          Comment un rapport de force peut-il s’établir entre le gouvernement d’une province comme la Catalogne et un gouvernement centralisateur comme celui de Madrid, qui possède : 

                          L'Armée de terre (Ejército de Tierra)

                          La Marine (Armada)

                          L'Armée de l'air (Ejército de Aire)
                          La gendarmerie (Gardia Civil)

                          Le Corps national de police espagnol (Cuerpo Nacional de Policía)

                          L’État catalan ne contrôle qu’une partie de la police espagnol, c’est-à-dire : 

                          La Police de la Généralité - Mossos d'Esquadra (depuis 1983).

                          La police de l’État catalan a été mise sous tutelle aussitôt après la déclaration unilatérale d’indépendance.


                          Et on sait que beaucoup de Franquistes sont encore dans le gouvernement de Madrid. Pendant la Guerre civile, les Franquistes ont commis d’immenses massacres (les républicains aussi, dans une moindre mesure). Ils ont écrasé les Catalans qui avaient obtenu du gouvernement républicain un statut d’autonomie. La langue catalane fut alors interdite.

                           

                           

                           

                          Provenance : Courrier pour Windows 10

                           


                          De : Pour-le-Pays-du-Quebec@... <Pour-le-Pays-du-Quebec@...> de la part de René Marcel Sauvé jrmsau@... [Pour-le-Pays-du-Quebec] <Pour-le-Pays-du-Quebec@...>
                          Envoyé : Friday, November 17, 2017 10:15:19 AM
                          À : Pour-le-Pays-du-Quebec@...
                          Objet : Re: Pays-du-Quebec] Interview de Carles Puigdemont.
                           
                           

                          En géopolitique, l'effectivité précède toute reconnaissance de jure.

                          Ce qui veut dire que l'État, en l'occurence l'État du Québec, origine des continuités qui font l'existence et que tout le monde prend pour acquis sans en prendre réellement conscience.

                          L'État existe d'abord de facto, ensuite, les reconnaissances de jure suivent.

                          M'excuse pour mes manières de géographe, mais en tant que géographe, je m'appuie sur l'ordre des faits, non des paroles et des textes.

                          Autrement, le Québec ne fait aucun sens. Nous existons parce que la géographie et l'histoire nous ont mis au monde, non à cause des textes constitutionnels et juridiques, qui ne sont que des à posteriori.

                          Les autres provinces ont également progressé vers les statuts d'États à reconnaître.  Le Canada comporte beaucoup de ressemblances avec la Scandinavie et son histoire.

                          JRMS


                          Le 2017-11-16 à 23:32, François Gauthier (FFI) gauthier@... [Pour-le-Pays-du-Quebec] a écrit :
                           

                          

                          Dans ce message vous dites :
                          Une déclaration d'indépendance est sans effet si on n'a pas la capacité de la rendre effective.
                           
                          C'est au coeur de l'essentiel.
                           
                          Je disais cela dans un message adressé à un autre auditoire il y a à peine quelques jours, sans entendre Puigdemont.
                           
                          Voir dans l'encadré.
                           

                           

                           

                          ----- Original Message -----

                          From: François Gauthier (FFI)

                          To: albert.salon0702 ; Bergeron, Jacques ; Beaudoin, Louise (Qc) ; Beaudoin, Louise ; Beaulieu, mario (Qc) ; Tardif, Jean (Qc) ; Fran oise (Qc) ; Phillipson, Robert (linguarum) ; Pilleul, Gilbert ; Roy, Jean-Louis ; Saint-Denis, Yves (QC; SSJB) ; Morin, Jacques-Yvan et E. Gallat-Morin (Qc) ; Françoise Zemmal ; Simon-Pierre Savard-Tremblay ; Simon-Pierre Savard-Tremblay

                          Cc: Avenir de la langue française

                          Sent: Friday, June 16, 2017 4:23 AM

                          Subject: Re: Québec : grandeur et décadence dune nation.

                           

                           

                          Cher Albert,

                           

                          Pour faire suite au message sur la grandeur et la décadence d'une nation. (id est le Québec)

                           

                          D'abord, je tiens à affirmer que le PQ a tout raté l'essentiel.

                          J'entends déjà  les voix de tous ces députés et ministres (et autres apparatchiks) s'exclamer contre cette affirmation en arguant : on a réussi ceci, on a réussi cela, avec des dizaines d'exemples éparpillés sur plus de 40 ans depuis la première élection en 1976 qui a porté le parti au pouvoir majoritaire.

                           

                          Or ce dont ils se vantent ou se vanteront encore dans dix, vingt ou trente ans, n'est pas l'essentiel car tout Ã§a ne relève que de la gestion provincialiste. Cette gestion provincialiste que Simon-Pierre Savard-Tremblay appelle dans son livre l' État succursale.

                           

                          Même sous le PQ, le Québec est resté une succursale du pouvoir fédéral. Beaucoup ont pensé que le PQ aurait une politique de rupture  plus labore que le banal référendum promis pour pouvoir affirmer à l'étranger que le projet était appuyé par la majorité des citoyens, selon le principe de légitimité proclamé par l'ONU.

                           

                          Vers l'an 2000, en colère contre mon parti, j'avais entrepris de noter toutes les erreurs que je reprochais au PQ depuis son élection en 1976. Lorsque je me suis arrêté j'avais noté 43 erreurs. en pensant que si je continuais, j'en trouverais certainement d'autres.

                          Je me suis arrêté parce que le projet d'utiliser cette liste en la soutenant par écrit me mettrait directement en froid avec la direction de mon parti. Alors je me suis tu.

                          Je savais que de diffuser cela serait une bombe. Par solidarité partisane je me suis tu. éuelle tristesse pour la personne de nature insoumise que j'étais.

                           

                          Or, n'ayant pu mettre au point une véritable stratégie de réussite pour faire l'indépendance du Québec, le Parti Québécois a raté l'essentiel. 

                           

                          Le principe de légitimité selon l'ONU

                           

                          Je signale que ce principe est une invention complète faite par des pays membres de l'ONU dont la vaste majorité n'a jamais fait son indépendance en s'appuyant sur un référendum ; les Ètats membres de l'ONU sont majoritairement devenus souverains comme conséquence d'une épreuve de force soit de groupes puissants au sein de ces États ou par décision des empires coloniaux qui ont créé artificiellement les états pour se partager et exploiter les ressources naturelles (par exemple les accords Sykes-Picot). Même dans les rares cas où il y a eu au préalable un référendum, au moins un empire colonial était en arrière-scène pour appuyer le projet.

                           

                          En fait le principe de légitimité a été inventé par les empires coloniaux pour délégitimer de nombreux soulèvements violents en soutenant que les dirigeants de ces soulèvements ne représentaient pas la population des territoires visés.

                           

                          Ce principe a donc été inventé pour assurer le maintien de l'emprise impériale sur les territoires visés.

                           

                          Cela facilitait le règlement des conflits expensionnistes entre empires.

                           

                          En s'attachant au seul principe de légitimité de l'ONU, pour définir leur stratégie de combat, les penseurs du PQ n'ont pas regardé ailleurs et n'ont rien vu de ce qui était essentiel pour parvenir à l'effectivité.

                           

                          En bout de ligne, la seule chose qui compte est l'effectivité.

                           

                          Les anglos et ce qu'ils respectent, ou pas. Or, on oublie trop facilement ce qui caractérise la perfide Albyon.

                          Ce qui la caractérise, justement est la perfidie.

                          Sans effectivité, tout n'est que discours.

                           

                          Les anglos prennent TOUS les moyens pour atteindre l'effectivité.

                          Le PQ a-t-il compris cela ? NON.

                          Le PQ a-t-il pris tous les moyens pour réussir ? NON.

                          Donc, les élites de ce parti ont tout raté l'essentiel.

                          ======================================

                          Je rappelle aux lecteurs que je suis né en Ontario et que j'y ai vécu pendant mes premiers vingt ans.

                          J'ai par la suite travaillé plusieurs années tantôt à Ottawa, tantôt à Toronto, tantôt en milieu anglophone à Montréal.

                           

                          me si je suis souverainiste depuis plus de cinquante ans, j'ai depuis continué à côtoyer les milieux anglophones directement en personne ou par le visionnement de documents écrits, oraux, ou vidéos.

                           

                          C'est un milieu que je connais particulièrement bien.

                          Dans ma ville natale, de nombreux enfants francos devaient le matin passer près d'une école anglophone pour se rendre à l'école française.

                          Souvent ils se faisaient battre sur le trajet; par vengeance, fin d'après-midi, les enfants francos victimes partaient en bande pour battre des anglais à leur tour. Ce type de situation était à l'époque fréquent dans les villes et villages mixtes tant en Ontario qu'au Québec, mais plus en Ontario où les francos étaient minoritaires. 

                           

                          Mon frère aîné a souvent participé à de telles bagarres à côté de Réginald (Reggie) Chartrand qui devint, devenu adulte, champion boxeur du Canada.

                           

                          Chartrand qui a créé à Montréal son école de boxe envoyait ses boxeurs aux compétitions portant des chandails disant Québec LibreCela a enragé les dirigeants des écoles anglophones de boxe au point où ils ont expulsé les boxeurs de Chartrand des compétitions.

                           

                          Comme dans toutes les sociétés il y a de bonnes et méchantes personnes, il y a des généreux et des mesquins, il y a des honnêtes et des hypocrites, il y a des gens qui respectent la différence d'autres pas, qui ne font que la tolérer, etc.

                           

                          Jeune adulte, je parlais anglais aussi bien que les anglos de souche. Il m'est arrivé fréquemment dans des groupes où on ne savait pas que j'étais franco d'entendre des remarques racistes contre ce qui était français.

                           

                          Lorsqu'on savait que j'étais franco, il y avait périodiquement dans les groupes quelqu'un pour vérifier, un jour, si j'étais pro-anglais ou contre en faisant une blague raciste contre ce qui était français. On me surveillait alors  et vérifiait mon langage corporel pour voir comment je réagissais.

                           

                          C'était essentiellement pour tester le degré de ma soumission.

                          Si je réagissais en soumis, on me méprisait.

                          Si je réagisssais en insoumis même intelligemment, sans agressivité et avec nuances,  je devenais un adversaire.

                          J'ai vite appris à contrôler mon langage corporel. 

                          Mon autre frêre devenu militaire (et officier) à la défense du Canada a souvent souffert du racisme et s'entêtait par principe à essayer de se faire accepter sous prétexte de droits égaux.

                           

                          Il a fini sa carrière avec une médaille mais de nombreuses blessures psychiques et des rancoeurs.

                           

                          Devenu le principal logisticien de la Force Mobile, il n'a pu signer un rapport important dont il était fier.

                          Son officier supérieur y a mis son propre nom et sa signature, volant ainsi le mérite du travail de rédaction.

                          Une sous-espèce de l'humanité

                          Le traitement médiatique en milieu anglophone est particulièrement pernicieux (je souligne intentionnellement).

                          On y dénigre facilement tout ce qu'on n'aime pas chez les francos.

                          Chez les francos, le anglos n'aiment ni ce qui est vil ni ce qui est noble.

                          Les échecs des francos, on s'en moque.

                          On n'aime pas leurs réussites alors on jalouse et on cherche à se venger.

                          En somme, ils trouvent toujours de quoi détester.

                          En somme, ils gomment la réalité.

                          On met en évidence, en importance, les comportements les plus vils de certains francophones.

                          On cache les comportements nobles des francos ; on jalouse, on dévalorise, on ridiculise, on rabaisse les réussites et exploits des francos. 

                          Dans cet univers de compétition malsaine, toute réussite franco engendre jalousie ou humiliation chez les anglos. Suit alors le besoin de vengeance, la nécessité de se montrer supérieurs.

                          Cette compétition est sans issue.

                          D'une manière générale cela laisse une impression négative sur tout ce qui est francophone.

                          Cela a aussi un effet pernicieux sur les minorités francophones vivant en milieu anglo. Ils en viennent, faute d'informations positives sur leur semblables du Québec ou de France, à croire que rien de bon puisse émaner du Québec ou de la France.

                          On se moque des français qui ont perdu les batailles de Québec et de Montréal (1759-1760)

                              After all, We won the war. What are you complaining about.

                              (En autre mots) Arrête de te plaindre et rentre dans ton trou.

                          On se moque des français qui ont été envahis par l'Allemagne hitlérienne (1939-1945).

                              A bunch of nitwits unable to fight back,

                               Une bande de sots incompétents incapables de se défendre.

                          On se moque des français qui ont perdu la bataille de Falloujah

                              We beat the stupid french at Falloujah

                               On a battu les Français stupides à Falloujah (fin 19e siècle vers 1880)

                             Évidemment on n'oublie pas la victoire de Waterloo.

                              We beat the French at Waterloo.

                          Ni la victoire de Trafalgar : 

                          Les anglos du Canada sont tellement méprisants et arrogants envers ce qui est français qu'ils ont construit à Montréal un monument gigantesque en souvenir de Horatio Nelson, monument qui n'a aucun rapport avec l'histoire du Canada.

                          Aucun gouvernement au Québec n'a osé enlever cette colonne arrogante et méprisante.

                           

                          On se moque de n'importe quel sujet qui se présente.

                          En milieu anglo, le traitement des médias de masse relatif à la langue et la culture française a un effet profondement délétère.

                          Je me rappelle très bien mon impression de surprise en arrivant au Québec la première fois, de découvrir que les gens ici n'étaient pas une sous-espèce de l'humanité (je souligne).

                          Au fil des années, j'ai été témoin que je n'étais pas seul à avoir eu cette impression.

                           

                          Le fait pour l'individu de vouloir maintenir son identité francophone tout en voulant aussi être performant en anglais génère une situation de conflit intra-personnelle. Ce conflit intra-personnelle peut générer par conséquence des conflits inter-personnels.

                           

                          Dans l'incapacité de comprendre et résoudre ses conflits, la personne se retrouve piégée dans une forme de schizophrénie culturelle.

                          =====================================

                          La bataille inévitable et continue des francos hors Québec pour maintenir leur langue a un effet tératogène sur le développement psychique des personnes dès l'enfance.

                           

                          Il ne faut pas oublier que le nouveau né est un être protoplasmique, certes mammifère complexe mais il est informe, confus, et peut se développer dans toutes les directions. Il n'a pas encore de personnalité propre, il n'a aucune attache linguistique ou culturelle. 

                           

                          Nés de père et mère francophones les enfants apprennent la langue parlée de leurs parents, langue française qui est souvent (en milieu anglophone) gravement lacunaire. Tant  mieux si l'enfant a deux parents qui parlent relativement bien la langue française.

                          Mais l'influence du milieu majoritairement anglophone devient omniprésente dès que l'enfant sort de son milieu familial. Ces effets sont continus et habituellement finissent par polluer la langue parlée française. Le fait de devoir vivre en milieu ni complètement français, ni complètement anglais engendre un problème d'identification culturelle.

                           

                          Il peut en résulter un état de schizophrénie culturelle. L'individu ne sait plus à quelle communauté culturelle s'identifier.

                          Selon la situation il flottera entre l'une et l'autre appartenance. Il perd ses références identitaires et culturelles. L'enfant se retrouve donc dans la situation de devoir constamment choisir entre le français, l'anglais et le jargon bilingue. S'il veut faire partie des deux il n'a plus d'appartenance réelle.

                          =============================================

                          Cette situation a pour effet que l'enfant devient ignorant dans les deux langues. Pourquoi ?

                          Parce qu'il n'acquiert pas l'ensemble des compétences linguistiques dans l'une et dans l'autre langue. Dans de tels milieux, surgit un mythe : le mythe du parfait bilingue. Ce mythe vient du fait qu'un individu peut très bien connaître la langue française usuelle et la langue anglaise usuelle de son environnement propre.

                           

                          Il passera alors aux yeux de ceux qui n'y connaissent rien pour un parfait bilingue. Un individu déclarera je suis parfait bilingue, un autre dira d'un individu qu'il est parfait bilingue.

                           

                          En réalité le parfait bilingue, cela n'existe pas.

                          Pourquoi? Parce que la langue usuelle dans un milieu peut ne pas convenir dans un autre environnement. Il y aura toujours des domaines linguistiques (dans l'une ou l'autre langue) que la personne n'a jamais appris en profondeur.

                          Cela tout simplement parce qu'il n'a jamais été exposé aux usages linguistiques dans ces domaines. La langue usuelle de l'un n'est pas la langue usuelle de l'autre.

                          La langue usuelle dans un domaine n'est pas la langue usuelle dans un autre domaine.

                           

                           

                           
                           
                           
                           
                          ----- Original Message -----
                          Sent: Thursday, November 16, 2017 6:23 PM
                          Subject: Pays-du-Quebec] Interview de Carles Puigdemont.

                           
                          Désolé que cette vidéo soit en anglais, mais pour ceux qui comprennent, cet interview de Carles Puigdemont, Président de la Généralité de Catalogne est très intéressant.

                          Une déclaration d'indépendance est sans effet si on n'a pas la capacité de la rendre effective. Il dit, à 27:10 : " We must make politic with the reality, not with the fantaisy".

                          Il demande maintenant, comme l'Écosse avec le Royaume Uni, que le gouvernement de Madrid s'engage à l'avance à respecter le résultat de l'élection de décembre prochain.

                          Au Canada, Jean Chrétien l'a déjà dit, le gouvernement fédéral n'aurait pas reconnu le résultat d'un référendum gagnant.




                        • Rhéal Mathieu
                          Capitaine Sauvé, Bon, ok, vous n avez pas répondu à ma question qui était : En prenant l’exemple de la Catalogne, comment un gouvernement de province
                          Message 12 sur 16 , 25 nov.

                            Capitaine Sauvé,

                            Bon, ok, vous n'avez pas répondu à ma question qui était : "En prenant l’exemple de la Catalogne, comment un gouvernement de province pourrait faire, ou aurait dû faire, ou aurait pu faire, pour rendre effective sa déclaration unilatérale d’indépendance ?"

                            Mais je me demande, pour être concret, est-ce que vous n'auriez pas pu répondre : "Pour rendre effective nos décisions, c'est-à-dire, pour les faire respecter et accepter, il faut faire comme ceux qui ont réussi à rendre effective leurs décisions et les faire respecter."

                            Et de là, on pourrait regarder l'expérience historique et s'en inspirer.

                            Sinon, tous ces discours sur le fait qu'il est indispensable d'avoir un rapport de force pour rendre effective nos décisions, ça demeure de la théorie, inutilisable en pratique, non ?


                            Rhéal.




                            De : Rhéal Mathieu <rhealmathieu@...>
                            Envoyé : 18 novembre 2017 13:02
                            À : Pour-le-Pays-du-Quebec@...
                            Objet : RE: Pays-du-Quebec] Interview de Carles Puigdemont.
                             

                            Capitaine,

                            Je suis heureux d'apparendre que vous avez remis aux représentants catalans une copie de vos travaux de recherches sur la Défense applicables au Québec souverain.


                            Mais ma question était : En prenant l’exemple de la Catalogne, comment un gouvernement de province pourrait faire, ou aurait dû faire, ou aurait pu faire, pour rendre effective sa déclaration unilatérale d’indépendance ?

                            Éclairez ma lanterne svp.

                            Bonne journée.


                            De : Pour-le-Pays-du-Quebec@... <Pour-le-Pays-du-Quebec@...> de la part de René Marcel Sauvé jrmsau@... [Pour-le-Pays-du-Quebec] <Pour-le-Pays-du-Quebec@...>
                            Envoyé : 18 novembre 2017 12:21
                            À : Pour-le-Pays-du-Quebec@...
                            Objet : Re: Pays-du-Quebec] Interview de Carles Puigdemont.
                             
                             

                            Monsieur Mathieu,

                            J'ai déjà rencontré les représentants de la Catalogne ici à Montréal  et je leur ai remis une copie de mes travaux de recherches sur la Défense applicables au Québec souverain.

                            Dans ce programme, je m'inspire largement de la Suisse et de la Suède.

                            Si la Catalogne semble présenter des similitudes avec le Québec, son milieu géographique et son histoire s'en distinguent absolument.

                            Nous sommes une nouvelle Nation dans l'échiquier du monde actuel. Le Canada est encore un nouvel État et non seulement le Québec mais également les autres provinces ont maintenant atteint la stature de véritables États à reconnaître. C'est pourquoi nous aurions tort d'ignorer les autres provinces dans nos démarches pour faire reconnaître notre État, car c'est bien ce dont il s'agit.

                            Notre argumentaire doit s'appuyer sur les treize principes universaux qui gouvernent l'État. Il y a du travail à faire avant qu'une majorité d'intervenants s'appuient sur ces principes que personne ou presque ne connait, parce qu'habitués à penser en termes de province inféodée à un pouvoir post-impérial unitaire et arbitraire.

                            Sauf que nous avons déjà les moyens de nous défaire de l'unitaire et de l'arbitraire, de concert avec les autres provinces qui vivent les mêmes problèmes que nous. C'est la meilleure manière de réussir et d'éviter une guerre civile.

                            Il y a du travail à faire.

                            JRMS



                            Le 2017-11-17 à 12:08, Rhéal Mathieu rhealmathieu@... [Pour-le-Pays-du-Quebec] a écrit :
                             

                            Capitaine,

                            Pouvez-vous illustrer, en prenant l’exemple de la Catalogne, comme un gouvernement de province pourrait faire, ou aurait dû faire, ou aurait pu faire, pour rendre effective sa déclaration unilatérale d’indépendance ?

                            Je rappelle aux lecteurs que votre Dossier sur la défense d’un Québec indépendant qui a été publié dans le journal Le Jour en décembre 1977, est toujours en ligne et disponible à l’adresse suivante : 
                            http://fr.calameo.com/books/0001849126cdaafb61a21

                             

                            Votre dossier sur la Défense nationale APRÈS l’indépendance est passionnant. Le gouvernement catalan pourrait s’en inspirer dans l’avenir, s’il survit.

                            Mais il ne nous éclaire pas sur la période de transition, entre la Catalogne province et la Catalogne indépendante.

                             

                            Comment un rapport de force peut-il s’établir entre le gouvernement d’une province comme la Catalogne et un gouvernement centralisateur comme celui de Madrid, qui possède : 

                            L'Armée de terre (Ejército de Tierra)

                            La Marine (Armada)

                            L'Armée de l'air (Ejército de Aire)
                            La gendarmerie (Gardia Civil)

                            Le Corps national de police espagnol (Cuerpo Nacional de Policía)

                            L’État catalan ne contrôle qu’une partie de la police espagnol, c’est-à-dire : 

                            La Police de la Généralité - Mossos d'Esquadra (depuis 1983).

                            La police de l’État catalan a été mise sous tutelle aussitôt après la déclaration unilatérale d’indépendance.


                            Et on sait que beaucoup de Franquistes sont encore dans le gouvernement de Madrid. Pendant la Guerre civile, les Franquistes ont commis d’immenses massacres (les républicains aussi, dans une moindre mesure). Ils ont écrasé les Catalans qui avaient obtenu du gouvernement républicain un statut d’autonomie. La langue catalane fut alors interdite.

                             

                             

                             

                            Provenance : Courrier pour Windows 10

                             


                            De : Pour-le-Pays-du-Quebec@... <Pour-le-Pays-du-Quebec@...> de la part de René Marcel Sauvé jrmsau@... [Pour-le-Pays-du-Quebec] <Pour-le-Pays-du-Quebec@...>
                            Envoyé : Friday, November 17, 2017 10:15:19 AM
                            À : Pour-le-Pays-du-Quebec@...
                            Objet : Re: Pays-du-Quebec] Interview de Carles Puigdemont.
                             
                             

                            En géopolitique, l'effectivité précède toute reconnaissance de jure.

                            Ce qui veut dire que l'État, en l'occurence l'État du Québec, origine des continuités qui font l'existence et que tout le monde prend pour acquis sans en prendre réellement conscience.

                            L'État existe d'abord de facto, ensuite, les reconnaissances de jure suivent.

                            M'excuse pour mes manières de géographe, mais en tant que géographe, je m'appuie sur l'ordre des faits, non des paroles et des textes.

                            Autrement, le Québec ne fait aucun sens. Nous existons parce que la géographie et l'histoire nous ont mis au monde, non à cause des textes constitutionnels et juridiques, qui ne sont que des à posteriori.

                            Les autres provinces ont également progressé vers les statuts d'États à reconnaître.  Le Canada comporte beaucoup de ressemblances avec la Scandinavie et son histoire.

                            JRMS


                            Le 2017-11-16 à 23:32, François Gauthier (FFI) gauthier@... [Pour-le-Pays-du-Quebec] a écrit :
                             

                            

                            Dans ce message vous dites :
                            Une déclaration d'indépendance est sans effet si on n'a pas la capacité de la rendre effective.
                             
                            C'est au coeur de l'essentiel.
                             
                            Je disais cela dans un message adressé à un autre auditoire il y a à peine quelques jours, sans entendre Puigdemont.
                             
                            Voir dans l'encadré.
                             

                             

                             

                            ----- Original Message -----

                            From: François Gauthier (FFI)

                            To: albert.salon0702 ; Bergeron, Jacques ; Beaudoin, Louise (Qc) ; Beaudoin, Louise ; Beaulieu, mario (Qc) ; Tardif, Jean (Qc) ; Fran oise (Qc) ; Phillipson, Robert (linguarum) ; Pilleul, Gilbert ; Roy, Jean-Louis ; Saint-Denis, Yves (QC; SSJB) ; Morin, Jacques-Yvan et E. Gallat-Morin (Qc) ; Françoise Zemmal ; Simon-Pierre Savard-Tremblay ; Simon-Pierre Savard-Tremblay

                            Cc: Avenir de la langue française

                            Sent: Friday, June 16, 2017 4:23 AM

                            Subject: Re: Québec : grandeur et décadence dune nation.

                             

                             

                            Cher Albert,

                             

                            Pour faire suite au message sur la grandeur et la décadence d'une nation. (id est le Québec)

                             

                            D'abord, je tiens à affirmer que le PQ a tout raté l'essentiel.

                            J'entends déjà  les voix de tous ces députés et ministres (et autres apparatchiks) s'exclamer contre cette affirmation en arguant : on a réussi ceci, on a réussi cela, avec des dizaines d'exemples éparpillés sur plus de 40 ans depuis la première élection en 1976 qui a porté le parti au pouvoir majoritaire.

                             

                            Or ce dont ils se vantent ou se vanteront encore dans dix, vingt ou trente ans, n'est pas l'essentiel car tout Ã§a ne relève que de la gestion provincialiste. Cette gestion provincialiste que Simon-Pierre Savard-Tremblay appelle dans son livre l' État succursale.

                             

                            Même sous le PQ, le Québec est resté une succursale du pouvoir fédéral. Beaucoup ont pensé que le PQ aurait une politique de rupture  plus labore que le banal référendum promis pour pouvoir affirmer à l'étranger que le projet était appuyé par la majorité des citoyens, selon le principe de légitimité proclamé par l'ONU.

                             

                            Vers l'an 2000, en colère contre mon parti, j'avais entrepris de noter toutes les erreurs que je reprochais au PQ depuis son élection en 1976. Lorsque je me suis arrêté j'avais noté 43 erreurs. en pensant que si je continuais, j'en trouverais certainement d'autres.

                            Je me suis arrêté parce que le projet d'utiliser cette liste en la soutenant par écrit me mettrait directement en froid avec la direction de mon parti. Alors je me suis tu.

                            Je savais que de diffuser cela serait une bombe. Par solidarité partisane je me suis tu. éuelle tristesse pour la personne de nature insoumise que j'étais.

                             

                            Or, n'ayant pu mettre au point une véritable stratégie de réussite pour faire l'indépendance du Québec, le Parti Québécois a raté l'essentiel. 

                             

                            Le principe de légitimité selon l'ONU

                             

                            Je signale que ce principe est une invention complète faite par des pays membres de l'ONU dont la vaste majorité n'a jamais fait son indépendance en s'appuyant sur un référendum ; les Ètats membres de l'ONU sont majoritairement devenus souverains comme conséquence d'une épreuve de force soit de groupes puissants au sein de ces États ou par décision des empires coloniaux qui ont créé artificiellement les états pour se partager et exploiter les ressources naturelles (par exemple les accords Sykes-Picot). Même dans les rares cas où il y a eu au préalable un référendum, au moins un empire colonial était en arrière-scène pour appuyer le projet.

                             

                            En fait le principe de légitimité a été inventé par les empires coloniaux pour délégitimer de nombreux soulèvements violents en soutenant que les dirigeants de ces soulèvements ne représentaient pas la population des territoires visés.

                             

                            Ce principe a donc été inventé pour assurer le maintien de l'emprise impériale sur les territoires visés.

                             

                            Cela facilitait le règlement des conflits expensionnistes entre empires.

                             

                            En s'attachant au seul principe de légitimité de l'ONU, pour définir leur stratégie de combat, les penseurs du PQ n'ont pas regardé ailleurs et n'ont rien vu de ce qui était essentiel pour parvenir à l'effectivité.

                             

                            En bout de ligne, la seule chose qui compte est l'effectivité.

                             

                            Les anglos et ce qu'ils respectent, ou pas. Or, on oublie trop facilement ce qui caractérise la perfide Albyon.

                            Ce qui la caractérise, justement est la perfidie.

                            Sans effectivité, tout n'est que discours.

                             

                            Les anglos prennent TOUS les moyens pour atteindre l'effectivité.

                            Le PQ a-t-il compris cela ? NON.

                            Le PQ a-t-il pris tous les moyens pour réussir ? NON.

                            Donc, les élites de ce parti ont tout raté l'essentiel.

                            ======================================

                            Je rappelle aux lecteurs que je suis né en Ontario et que j'y ai vécu pendant mes premiers vingt ans.

                            J'ai par la suite travaillé plusieurs années tantôt à Ottawa, tantôt à Toronto, tantôt en milieu anglophone à Montréal.

                             

                            me si je suis souverainiste depuis plus de cinquante ans, j'ai depuis continué à côtoyer les milieux anglophones directement en personne ou par le visionnement de documents écrits, oraux, ou vidéos.

                             

                            C'est un milieu que je connais particulièrement bien.

                            Dans ma ville natale, de nombreux enfants francos devaient le matin passer près d'une école anglophone pour se rendre à l'école française.

                            Souvent ils se faisaient battre sur le trajet; par vengeance, fin d'après-midi, les enfants francos victimes partaient en bande pour battre des anglais à leur tour. Ce type de situation était à l'époque fréquent dans les villes et villages mixtes tant en Ontario qu'au Québec, mais plus en Ontario où les francos étaient minoritaires. 

                             

                            Mon frère aîné a souvent participé à de telles bagarres à côté de Réginald (Reggie) Chartrand qui devint, devenu adulte, champion boxeur du Canada.

                             

                            Chartrand qui a créé à Montréal son école de boxe envoyait ses boxeurs aux compétitions portant des chandails disant Québec LibreCela a enragé les dirigeants des écoles anglophones de boxe au point où ils ont expulsé les boxeurs de Chartrand des compétitions.

                             

                            Comme dans toutes les sociétés il y a de bonnes et méchantes personnes, il y a des généreux et des mesquins, il y a des honnêtes et des hypocrites, il y a des gens qui respectent la différence d'autres pas, qui ne font que la tolérer, etc.

                             

                            Jeune adulte, je parlais anglais aussi bien que les anglos de souche. Il m'est arrivé fréquemment dans des groupes où on ne savait pas que j'étais franco d'entendre des remarques racistes contre ce qui était français.

                             

                            Lorsqu'on savait que j'étais franco, il y avait périodiquement dans les groupes quelqu'un pour vérifier, un jour, si j'étais pro-anglais ou contre en faisant une blague raciste contre ce qui était français. On me surveillait alors  et vérifiait mon langage corporel pour voir comment je réagissais.

                             

                            C'était essentiellement pour tester le degré de ma soumission.

                            Si je réagissais en soumis, on me méprisait.

                            Si je réagisssais en insoumis même intelligemment, sans agressivité et avec nuances,  je devenais un adversaire.

                            J'ai vite appris à contrôler mon langage corporel. 

                            Mon autre frêre devenu militaire (et officier) à la défense du Canada a souvent souffert du racisme et s'entêtait par principe à essayer de se faire accepter sous prétexte de droits égaux.

                             

                            Il a fini sa carrière avec une médaille mais de nombreuses blessures psychiques et des rancoeurs.

                             

                            Devenu le principal logisticien de la Force Mobile, il n'a pu signer un rapport important dont il était fier.

                            Son officier supérieur y a mis son propre nom et sa signature, volant ainsi le mérite du travail de rédaction.

                            Une sous-espèce de l'humanité

                            Le traitement médiatique en milieu anglophone est particulièrement pernicieux (je souligne intentionnellement).

                            On y dénigre facilement tout ce qu'on n'aime pas chez les francos.

                            Chez les francos, le anglos n'aiment ni ce qui est vil ni ce qui est noble.

                            Les échecs des francos, on s'en moque.

                            On n'aime pas leurs réussites alors on jalouse et on cherche à se venger.

                            En somme, ils trouvent toujours de quoi détester.

                            En somme, ils gomment la réalité.

                            On met en évidence, en importance, les comportements les plus vils de certains francophones.

                            On cache les comportements nobles des francos ; on jalouse, on dévalorise, on ridiculise, on rabaisse les réussites et exploits des francos. 

                            Dans cet univers de compétition malsaine, toute réussite franco engendre jalousie ou humiliation chez les anglos. Suit alors le besoin de vengeance, la nécessité de se montrer supérieurs.

                            Cette compétition est sans issue.

                            D'une manière générale cela laisse une impression négative sur tout ce qui est francophone.

                            Cela a aussi un effet pernicieux sur les minorités francophones vivant en milieu anglo. Ils en viennent, faute d'informations positives sur leur semblables du Québec ou de France, à croire que rien de bon puisse émaner du Québec ou de la France.

                            On se moque des français qui ont perdu les batailles de Québec et de Montréal (1759-1760)

                                After all, We won the war. What are you complaining about.

                                (En autre mots) Arrête de te plaindre et rentre dans ton trou.

                            On se moque des français qui ont été envahis par l'Allemagne hitlérienne (1939-1945).

                                A bunch of nitwits unable to fight back,

                                 Une bande de sots incompétents incapables de se défendre.

                            On se moque des français qui ont perdu la bataille de Falloujah

                                We beat the stupid french at Falloujah

                                 On a battu les Français stupides à Falloujah (fin 19e siècle vers 1880)

                               Évidemment on n'oublie pas la victoire de Waterloo.

                                We beat the French at Waterloo.

                            Ni la victoire de Trafalgar : 

                            Les anglos du Canada sont tellement méprisants et arrogants envers ce qui est français qu'ils ont construit à Montréal un monument gigantesque en souvenir de Horatio Nelson, monument qui n'a aucun rapport avec l'histoire du Canada.

                            Aucun gouvernement au Québec n'a osé enlever cette colonne arrogante et méprisante.

                             

                            On se moque de n'importe quel sujet qui se présente.

                            En milieu anglo, le traitement des médias de masse relatif à la langue et la culture française a un effet profondement délétère.

                            Je me rappelle très bien mon impression de surprise en arrivant au Québec la première fois, de découvrir que les gens ici n'étaient pas une sous-espèce de l'humanité (je souligne).

                            Au fil des années, j'ai été témoin que je n'étais pas seul à avoir eu cette impression.

                             

                            Le fait pour l'individu de vouloir maintenir son identité francophone tout en voulant aussi être performant en anglais génère une situation de conflit intra-personnelle. Ce conflit intra-personnelle peut générer par conséquence des conflits inter-personnels.

                             

                            Dans l'incapacité de comprendre et résoudre ses conflits, la personne se retrouve piégée dans une forme de schizophrénie culturelle.

                            =====================================

                            La bataille inévitable et continue des francos hors Québec pour maintenir leur langue a un effet tératogène sur le développement psychique des personnes dès l'enfance.

                             

                            Il ne faut pas oublier que le nouveau né est un être protoplasmique, certes mammifère complexe mais il est informe, confus, et peut se développer dans toutes les directions. Il n'a pas encore de personnalité propre, il n'a aucune attache linguistique ou culturelle. 

                             

                            Nés de père et mère francophones les enfants apprennent la langue parlée de leurs parents, langue française qui est souvent (en milieu anglophone) gravement lacunaire. Tant  mieux si l'enfant a deux parents qui parlent relativement bien la langue française.

                            Mais l'influence du milieu majoritairement anglophone devient omniprésente dès que l'enfant sort de son milieu familial. Ces effets sont continus et habituellement finissent par polluer la langue parlée française. Le fait de devoir vivre en milieu ni complètement français, ni complètement anglais engendre un problème d'identification culturelle.

                             

                            Il peut en résulter un état de schizophrénie culturelle. L'individu ne sait plus à quelle communauté culturelle s'identifier.

                            Selon la situation il flottera entre l'une et l'autre appartenance. Il perd ses références identitaires et culturelles. L'enfant se retrouve donc dans la situation de devoir constamment choisir entre le français, l'anglais et le jargon bilingue. S'il veut faire partie des deux il n'a plus d'appartenance réelle.

                            =============================================

                            Cette situation a pour effet que l'enfant devient ignorant dans les deux langues. Pourquoi ?

                            Parce qu'il n'acquiert pas l'ensemble des compétences linguistiques dans l'une et dans l'autre langue. Dans de tels milieux, surgit un mythe : le mythe du parfait bilingue. Ce mythe vient du fait qu'un individu peut très bien connaître la langue française usuelle et la langue anglaise usuelle de son environnement propre.

                             

                            Il passera alors aux yeux de ceux qui n'y connaissent rien pour un parfait bilingue. Un individu déclarera je suis parfait bilingue, un autre dira d'un individu qu'il est parfait bilingue.

                             

                            En réalité le parfait bilingue, cela n'existe pas.

                            Pourquoi? Parce que la langue usuelle dans un milieu peut ne pas convenir dans un autre environnement. Il y aura toujours des domaines linguistiques (dans l'une ou l'autre langue) que la personne n'a jamais appris en profondeur.

                            Cela tout simplement parce qu'il n'a jamais été exposé aux usages linguistiques dans ces domaines. La langue usuelle de l'un n'est pas la langue usuelle de l'autre.

                            La langue usuelle dans un domaine n'est pas la langue usuelle dans un autre domaine.

                             

                             

                             
                             
                             
                             
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                            Sent: Thursday, November 16, 2017 6:23 PM
                            Subject: Pays-du-Quebec] Interview de Carles Puigdemont.

                             
                            Désolé que cette vidéo soit en anglais, mais pour ceux qui comprennent, cet interview de Carles Puigdemont, Président de la Généralité de Catalogne est très intéressant.

                            Une déclaration d'indépendance est sans effet si on n'a pas la capacité de la rendre effective. Il dit, à 27:10 : " We must make politic with the reality, not with the fantaisy".

                            Il demande maintenant, comme l'Écosse avec le Royaume Uni, que le gouvernement de Madrid s'engage à l'avance à respecter le résultat de l'élection de décembre prochain.

                            Au Canada, Jean Chrétien l'a déjà dit, le gouvernement fédéral n'aurait pas reconnu le résultat d'un référendum gagnant.




                          • Ren=c3=a9_Marcel_Sauv=c3=a9
                            Bonsoir Rhéal, Si je n ai pas répondu à ta question sur la Catalogne, c est parce que je n ai pas de réponse. Et pourtant, je connais bien la Catalogne
                            Message 13 sur 16 , 25 nov.

                              Bonsoir Rhéal,

                              Si je n'ai pas répondu à ta question sur la Catalogne, c'est parce que je n'ai pas de réponse. Et pourtant, je connais bien la Catalogne pour y avoir vécu avec ma famille pendant le printemps et l'été de 1963, alors que je servais en Afrique.

                              Le problème, c'est que la Catalogne est un contexte spatio-temporel et le Québec un tout autre contexte.

                              Les Catalans ont une longue histoire distincte de l'Espagne. Nous avons une courte histoire fondue avec l'histoire du Canada.

                              Le Québec et les autres provinces comportent plus de ressemblances avec la Scandinavie que toute autre région du monde.

                              Nous devons procéder avec circonspection, sans précipitation. Ce qui est en jeu, c'est l'État, avec la majuscule. Lorsque nous serons tous convaincus que l'essentiel, c'est l'État et que personne n'a intérêt dans le Canada a conserver l'État central fédéral, ce qui ne tardera pas à venir, alors l'indépendance du Québec sera un fait accompli.

                              Voilà la différence.

                              JRMS


                              Le 2017-11-25 à 19:05, Rhéal Mathieu rhealmathieu@... [Pour-le-Pays-du-Quebec] a écrit :
                               

                              Capitaine Sauvé,

                              Bon, ok, vous n'avez pas répondu à ma question qui était : "En prenant l’exemple de la Catalogne, comment un gouvernement de province pourrait faire, ou aurait dû faire, ou aurait pu faire, pour rendre effective sa déclaration unilatérale d’indépendance ?"

                              Mais je me demande, pour être concret, est-ce que vous n'auriez pas pu répondre : "Pour rendre effective nos décisions, c'est-à-dire, pour les faire respecter et accepter, il faut faire comme ceux qui ont réussi à rendre effective leurs décisions et les faire respecter."

                              Et de là, on pourrait regarder l'expérience historique et s'en inspirer.

                              Sinon, tous ces discours sur le fait qu'il est indispensable d'avoir un rapport de force pour rendre effective nos décisions, ça demeure de la théorie, inutilisable en pratique, non ?


                              Rhéal.




                              De : Rhéal Mathieu <rhealmathieu@...>
                              Envoyé : 18 novembre 2017 13:02
                              À : Pour-le-Pays-du-Quebec@...
                              Objet : RE: Pays-du-Quebec] Interview de Carles Puigdemont.
                               

                              Capitaine,

                              Je suis heureux d'apparendre que vous avez remis aux représentants catalans une copie de vos travaux de recherches sur la Défense applicables au Québec souverain.


                              Mais ma question était : En prenant l’exemple de la Catalogne, comment un gouvernement de province pourrait faire, ou aurait dû faire, ou aurait pu faire, pour rendre effective sa déclaration unilatérale d’indépendance ?

                              Éclairez ma lanterne svp.

                              Bonne journée.


                              De : Pour-le-Pays-du-Quebec@... <Pour-le-Pays-du-Quebec@...> de la part de René Marcel Sauvé jrmsau@... [Pour-le-Pays-du-Quebec] <Pour-le-Pays-du-Quebec@...>
                              Envoyé : 18 novembre 2017 12:21
                              À : Pour-le-Pays-du-Quebec@...
                              Objet : Re: Pays-du-Quebec] Interview de Carles Puigdemont.
                               
                               

                              Monsieur Mathieu,

                              J'ai déjà rencontré les représentants de la Catalogne ici à Montréal  et je leur ai remis une copie de mes travaux de recherches sur la Défense applicables au Québec souverain.

                              Dans ce programme, je m'inspire largement de la Suisse et de la Suède.

                              Si la Catalogne semble présenter des similitudes avec le Québec, son milieu géographique et son histoire s'en distinguent absolument.

                              Nous sommes une nouvelle Nation dans l'échiquier du monde actuel. Le Canada est encore un nouvel État et non seulement le Québec mais également les autres provinces ont maintenant atteint la stature de véritables États à reconnaître. C'est pourquoi nous aurions tort d'ignorer les autres provinces dans nos démarches pour faire reconnaître notre État, car c'est bien ce dont il s'agit.

                              Notre argumentaire doit s'appuyer sur les treize principes universaux qui gouvernent l'État. Il y a du travail à faire avant qu'une majorité d'intervenants s'appuient sur ces principes que personne ou presque ne connait, parce qu'habitués à penser en termes de province inféodée à un pouvoir post-impérial unitaire et arbitraire.

                              Sauf que nous avons déjà les moyens de nous défaire de l'unitaire et de l'arbitraire, de concert avec les autres provinces qui vivent les mêmes problèmes que nous. C'est la meilleure manière de réussir et d'éviter une guerre civile.

                              Il y a du travail à faire.

                              JRMS



                              Le 2017-11-17 à 12:08, Rhéal Mathieu rhealmathieu@... [Pour-le-Pays-du-Quebec] a écrit :
                               

                              Capitaine,

                              Pouvez-vous illustrer, en prenant l’exemple de la Catalogne, comme un gouvernement de province pourrait faire, ou aurait dû faire, ou aurait pu faire, pour rendre effective sa déclaration unilatérale d’indépendance ?

                              Je rappelle aux lecteurs que votre Dossier sur la défense d’un Québec indépendant qui a été publié dans le journal Le Jour en décembre 1977, est toujours en ligne et disponible à l’adresse suivante : 
                              http://fr.calameo.com/books/0001849126cdaafb61a21

                               

                              Votre dossier sur la Défense nationale APRÈS l’indépendance est passionnant. Le gouvernement catalan pourrait s’en inspirer dans l’avenir, s’il survit.

                              Mais il ne nous éclaire pas sur la période de transition, entre la Catalogne province et la Catalogne indépendante.

                               

                              Comment un rapport de force peut-il s’établir entre le gouvernement d’une province comme la Catalogne et un gouvernement centralisateur comme celui de Madrid, qui possède : 

                              L'Armée de terre (Ejército de Tierra)

                              La Marine (Armada)

                              L'Armée de l'air (Ejército de Aire)
                              La gendarmerie (Gardia Civil)

                              Le Corps national de police espagnol (Cuerpo Nacional de Policía)

                              L’État catalan ne contrôle qu’une partie de la police espagnol, c’est-à-dire : 

                              La Police de la Généralité - Mossos d'Esquadra (depuis 1983).

                              La police de l’État catalan a été mise sous tutelle aussitôt après la déclaration unilatérale d’indépendance.


                              Et on sait que beaucoup de Franquistes sont encore dans le gouvernement de Madrid. Pendant la Guerre civile, les Franquistes ont commis d’immenses massacres (les républicains aussi, dans une moindre mesure). Ils ont écrasé les Catalans qui avaient obtenu du gouvernement républicain un statut d’autonomie. La langue catalane fut alors interdite.

                               

                               

                               

                              Provenance : Courrier pour Windows 10

                               


                              De : Pour-le-Pays-du-Quebec@... <Pour-le-Pays-du-Quebec@...> de la part de René Marcel Sauvé jrmsau@... [Pour-le-Pays-du-Quebec] <Pour-le-Pays-du-Quebec@...>
                              Envoyé : Friday, November 17, 2017 10:15:19 AM
                              À : Pour-le-Pays-du-Quebec@...
                              Objet : Re: Pays-du-Quebec] Interview de Carles Puigdemont.
                               
                               

                              En géopolitique, l'effectivité précède toute reconnaissance de jure.

                              Ce qui veut dire que l'État, en l'occurence l'État du Québec, origine des continuités qui font l'existence et que tout le monde prend pour acquis sans en prendre réellement conscience.

                              L'État existe d'abord de facto, ensuite, les reconnaissances de jure suivent.

                              M'excuse pour mes manières de géographe, mais en tant que géographe, je m'appuie sur l'ordre des faits, non des paroles et des textes.

                              Autrement, le Québec ne fait aucun sens. Nous existons parce que la géographie et l'histoire nous ont mis au monde, non à cause des textes constitutionnels et juridiques, qui ne sont que des à posteriori.

                              Les autres provinces ont également progressé vers les statuts d'États à reconnaître.  Le Canada comporte beaucoup de ressemblances avec la Scandinavie et son histoire.

                              JRMS


                              Le 2017-11-16 à 23:32, François Gauthier (FFI) gauthier@... [Pour-le-Pays-du-Quebec] a écrit :
                               

                              

                              Dans ce message vous dites :
                              Une déclaration d'indépendance est sans effet si on n'a pas la capacité de la rendre effective.
                               
                              C'est au coeur de l'essentiel.
                               
                              Je disais cela dans un message adressé à un autre auditoire il y a à peine quelques jours, sans entendre Puigdemont.
                               
                              Voir dans l'encadré.
                               

                               

                               

                              ----- Original Message -----

                              From: François Gauthier (FFI)

                              To: albert.salon0702 ; Bergeron, Jacques ; Beaudoin, Louise (Qc) ; Beaudoin, Louise ; Beaulieu, mario (Qc) ; Tardif, Jean (Qc) ; Fran oise (Qc) ; Phillipson, Robert (linguarum) ; Pilleul, Gilbert ; Roy, Jean-Louis ; Saint-Denis, Yves (QC; SSJB) ; Morin, Jacques-Yvan et E. Gallat-Morin (Qc) ; Françoise Zemmal ; Simon-Pierre Savard-Tremblay ; Simon-Pierre Savard-Tremblay

                              Cc: Avenir de la langue française

                              Sent: Friday, June 16, 2017 4:23 AM

                              Subject: Re: Québec : grandeur et décadence dune nation.

                               

                               

                              Cher Albert,

                               

                              Pour faire suite au message sur la grandeur et la décadence d'une nation. (id est le Québec)

                               

                              D'abord, je tiens à affirmer que le PQ a tout raté l'essentiel.

                              J'entends déjà  les voix de tous ces députés et ministres (et autres apparatchiks) s'exclamer contre cette affirmation en arguant : on a réussi ceci, on a réussi cela, avec des dizaines d'exemples éparpillés sur plus de 40 ans depuis la première élection en 1976 qui a porté le parti au pouvoir majoritaire.

                               

                              Or ce dont ils se vantent ou se vanteront encore dans dix, vingt ou trente ans, n'est pas l'essentiel car tout Ã§a ne relève que de la gestion provincialiste. Cette gestion provincialiste que Simon-Pierre Savard-Tremblay appelle dans son livre l' État succursale.

                               

                              Même sous le PQ, le Québec est resté une succursale du pouvoir fédéral. Beaucoup ont pensé que le PQ aurait une politique de rupture  plus labore que le banal référendum promis pour pouvoir affirmer à l'étranger que le projet était appuyé par la majorité des citoyens, selon le principe de légitimité proclamé par l'ONU.

                               

                              Vers l'an 2000, en colère contre mon parti, j'avais entrepris de noter toutes les erreurs que je reprochais au PQ depuis son élection en 1976. Lorsque je me suis arrêté j'avais noté 43 erreurs. en pensant que si je continuais, j'en trouverais certainement d'autres.

                              Je me suis arrêté parce que le projet d'utiliser cette liste en la soutenant par écrit me mettrait directement en froid avec la direction de mon parti. Alors je me suis tu.

                              Je savais que de diffuser cela serait une bombe. Par solidarité partisane je me suis tu. éuelle tristesse pour la personne de nature insoumise que j'étais.

                               

                              Or, n'ayant pu mettre au point une véritable stratégie de réussite pour faire l'indépendance du Québec, le Parti Québécois a raté l'essentiel. 

                               

                              Le principe de légitimité selon l'ONU

                               

                              Je signale que ce principe est une invention complète faite par des pays membres de l'ONU dont la vaste majorité n'a jamais fait son indépendance en s'appuyant sur un référendum ; les Ètats membres de l'ONU sont majoritairement devenus souverains comme conséquence d'une épreuve de force soit de groupes puissants au sein de ces États ou par décision des empires coloniaux qui ont créé artificiellement les états pour se partager et exploiter les ressources naturelles (par exemple les accords Sykes-Picot). Même dans les rares cas où il y a eu au préalable un référendum, au moins un empire colonial était en arrière-scène pour appuyer le projet.

                               

                              En fait le principe de légitimité a été inventé par les empires coloniaux pour délégitimer de nombreux soulèvements violents en soutenant que les dirigeants de ces soulèvements ne représentaient pas la population des territoires visés.

                               

                              Ce principe a donc été inventé pour assurer le maintien de l'emprise impériale sur les territoires visés.

                               

                              Cela facilitait le règlement des conflits expensionnistes entre empires.

                               

                              En s'attachant au seul principe de légitimité de l'ONU, pour définir leur stratégie de combat, les penseurs du PQ n'ont pas regardé ailleurs et n'ont rien vu de ce qui était essentiel pour parvenir à l'effectivité.

                               

                              En bout de ligne, la seule chose qui compte est l'effectivité.

                               

                              Les anglos et ce qu'ils respectent, ou pas. Or, on oublie trop facilement ce qui caractérise la perfide Albyon.

                              Ce qui la caractérise, justement est la perfidie.

                              Sans effectivité, tout n'est que discours.

                               



                              (Message over 64 KB, truncated)
                            • Rhéal Mathieu
                              Si c est vrai que pour accéder au statut d État, il faut être capable de prendre des décisions, d établir un rapport de force pour rendre nos décisions
                              Message 14 sur 16 , 25 nov.

                                Si c'est vrai que pour accéder au statut d'État, il faut être capable de prendre des décisions, d'établir un rapport de force pour rendre nos décisions effectives, il doit bien y avoir des méthodes. À un moment donné, il y a des hommes politiques canadiens qui ont décidé que le Canada allait devenir indépendant de l'Angleterre. 

                                Dites-nous donc comment, ils ont établi un rapport de force avec le Royaume Uni pour obtenir l'indépendance du Canada.

                                D'autres pays, que vous connaissez bien, s'y sont pris différemmement. Les Irlandais, par exemple, c'est une autre méthode. Vous avez vécu et travaillé en Afrique. Les pays africains qui ont obtenu l'indépendance après la 2e guerre mondiale, comment ils s'y sont pris pour établir un rapport de force et de rendre leur décision effective.

                                Il n'y a surement pas 36 méthodes. N'êtes vous pas en mesure de faire un inventaire des différentes méthodes et d'établir des modèles ? En théorie, bien sûr. On parle pour parler là.

                                Rhéal.



                                De : Pour-le-Pays-du-Quebec@... <Pour-le-Pays-du-Quebec@...> de la part de René Marcel Sauvé jrmsau@... [Pour-le-Pays-du-Quebec] <Pour-le-Pays-du-Quebec@...>
                                Envoyé : 25 novembre 2017 22:31
                                À : Pour-le-Pays-du-Quebec@...
                                Objet : Re: Pays-du-Quebec] Interview de Carles Puigdemont.
                                 
                                 

                                Bonsoir Rhéal,

                                Si je n'ai pas répondu à ta question sur la Catalogne, c'est parce que je n'ai pas de réponse. Et pourtant, je connais bien la Catalogne pour y avoir vécu avec ma famille pendant le printemps et l'été de 1963, alors que je servais en Afrique.

                                Le problème, c'est que la Catalogne est un contexte spatio-temporel et le Québec un tout autre contexte.

                                Les Catalans ont une longue histoire distincte de l'Espagne. Nous avons une courte histoire fondue avec l'histoire du Canada.

                                Le Québec et les autres provinces comportent plus de ressemblances avec la Scandinavie que toute autre région du monde.

                                Nous devons procéder avec circonspection, sans précipitation. Ce qui est en jeu, c'est l'État, avec la majuscule. Lorsque nous serons tous convaincus que l'essentiel, c'est l'État et que personne n'a intérêt dans le Canada a conserver l'État central fédéral, ce qui ne tardera pas à venir, alors l'indépendance du Québec sera un fait accompli.

                                Voilà la différence.

                                JRMS


                                Le 2017-11-25 à 19:05, Rhéal Mathieu rhealmathieu@... [Pour-le-Pays-du-Quebec] a écrit :
                                 

                                Capitaine Sauvé,

                                Bon, ok, vous n'avez pas répondu à ma question qui était : "En prenant l’exemple de la Catalogne, comment un gouvernement de province pourrait faire, ou aurait dû faire, ou aurait pu faire, pour rendre effective sa déclaration unilatérale d’indépendance ?"

                                Mais je me demande, pour être concret, est-ce que vous n'auriez pas pu répondre : "Pour rendre effective nos décisions, c'est-à-dire, pour les faire respecter et accepter, il faut faire comme ceux qui ont réussi à rendre effective leurs décisions et les faire respecter."

                                Et de là, on pourrait regarder l'expérience historique et s'en inspirer.

                                Sinon, tous ces discours sur le fait qu'il est indispensable d'avoir un rapport de force pour rendre effective nos décisions, ça demeure de la théorie, inutilisable en pratique, non ?


                                Rhéal.




                                De : Rhéal Mathieu <rhealmathieu@...>
                                Envoyé : 18 novembre 2017 13:02
                                À : Pour-le-Pays-du-Quebec@...
                                Objet : RE: Pays-du-Quebec] Interview de Carles Puigdemont.
                                 

                                Capitaine,

                                Je suis heureux d'apparendre que vous avez remis aux représentants catalans une copie de vos travaux de recherches sur la Défense applicables au Québec souverain.


                                Mais ma question était : En prenant l’exemple de la Catalogne, comment un gouvernement de province pourrait faire, ou aurait dû faire, ou aurait pu faire, pour rendre effective sa déclaration unilatérale d’indépendance ?

                                Éclairez ma lanterne svp.

                                Bonne journée.


                                De : Pour-le-Pays-du-Quebec@... <Pour-le-Pays-du-Quebec@...> de la part de René Marcel Sauvé jrmsau@... [Pour-le-Pays-du-Quebec] <Pour-le-Pays-du-Quebec@...>
                                Envoyé : 18 novembre 2017 12:21
                                À : Pour-le-Pays-du-Quebec@...
                                Objet : Re: Pays-du-Quebec] Interview de Carles Puigdemont.
                                 
                                 

                                Monsieur Mathieu,

                                J'ai déjà rencontré les représentants de la Catalogne ici à Montréal  et je leur ai remis une copie de mes travaux de recherches sur la Défense applicables au Québec souverain.

                                Dans ce programme, je m'inspire largement de la Suisse et de la Suède.

                                Si la Catalogne semble présenter des similitudes avec le Québec, son milieu géographique et son histoire s'en distinguent absolument.

                                Nous sommes une nouvelle Nation dans l'échiquier du monde actuel. Le Canada est encore un nouvel État et non seulement le Québec mais également les autres provinces ont maintenant atteint la stature de véritables États à reconnaître. C'est pourquoi nous aurions tort d'ignorer les autres provinces dans nos démarches pour faire reconnaître notre État, car c'est bien ce dont il s'agit.

                                Notre argumentaire doit s'appuyer sur les treize principes universaux qui gouvernent l'État. Il y a du travail à faire avant qu'une majorité d'intervenants s'appuient sur ces principes que personne ou presque ne connait, parce qu'habitués à penser en termes de province inféodée à un pouvoir post-impérial unitaire et arbitraire.

                                Sauf que nous avons déjà les moyens de nous défaire de l'unitaire et de l'arbitraire, de concert avec les autres provinces qui vivent les mêmes problèmes que nous. C'est la meilleure manière de réussir et d'éviter une guerre civile.

                                Il y a du travail à faire.

                                JRMS



                                Le 2017-11-17 à 12:08, Rhéal Mathieu rhealmathieu@... [Pour-le-Pays-du-Quebec] a écrit :
                                 

                                Capitaine,

                                Pouvez-vous illustrer, en prenant l’exemple de la Catalogne, comme un gouvernement de province pourrait faire, ou aurait dû faire, ou aurait pu faire, pour rendre effective sa déclaration unilatérale d’indépendance ?

                                Je rappelle aux lecteurs que votre Dossier sur la défense d’un Québec indépendant qui a été publié dans le journal Le Jour en décembre 1977, est toujours en ligne et disponible à l’adresse suivante : 
                                http://fr.calameo.com/books/0001849126cdaafb61a21

                                 

                                Votre dossier sur la Défense nationale APRÈS l’indépendance est passionnant. Le gouvernement catalan pourrait s’en inspirer dans l’avenir, s’il survit.

                                Mais il ne nous éclaire pas sur la période de transition, entre la Catalogne province et la Catalogne indépendante.

                                 

                                Comment un rapport de force peut-il s’établir entre le gouvernement d’une province comme la Catalogne et un gouvernement centralisateur comme celui de Madrid, qui possède : 

                                L'Armée de terre (Ejército de Tierra)

                                La Marine (Armada)

                                L'Armée de l'air (Ejército de Aire)
                                La gendarmerie (Gardia Civil)

                                Le Corps national de police espagnol (Cuerpo Nacional de Policía)

                                L’État catalan ne contrôle qu’une partie de la police espagnol, c’est-à-dire : 

                                La Police de la Généralité - Mossos d'Esquadra (depuis 1983).

                                La police de l’État catalan a été mise sous tutelle aussitôt après la déclaration unilatérale d’indépendance.


                                Et on sait que beaucoup de Franquistes sont encore dans le gouvernement de Madrid. Pendant la Guerre civile, les Franquistes ont commis d’immenses massacres (les républicains aussi, dans une moindre mesure). Ils ont écrasé les Catalans qui avaient obtenu du gouvernement républicain un statut d’autonomie. La langue catalane fut alors interdite.

                                 

                                 

                                 

                                Provenance : Courrier pour Windows 10

                                 


                                De : Pour-le-Pays-du-Quebec@... <Pour-le-Pays-du-Quebec@...> de la part de René Marcel Sauvé jrmsau@... [Pour-le-Pays-du-Quebec] <Pour-le-Pays-du-Quebec@...>
                                Envoyé : Friday, November 17, 2017 10:15:19 AM
                                À : Pour-le-Pays-du-Quebec@...
                                Objet : Re: Pays-du-Quebec] Interview de Carles Puigdemont.
                                 
                                 

                                En géopolitique, l'effectivité précède toute reconnaissance de jure.

                                Ce qui veut dire que l'État, en l'occurence l'État du Québec, origine des continuités qui font l'existence et que tout le monde prend pour acquis sans en prendre réellement conscience.

                                L'État existe d'abord de facto, ensuite, les reconnaissances de jure suivent.

                                M'excuse pour mes manières de géographe, mais en tant que géographe, je m'appuie sur l'ordre des faits, non des paroles et des textes.

                                Autrement, le Québec ne fait aucun sens. Nous existons parce que la géographie et l'histoire nous ont mis au monde, non à cause des textes constitutionnels et juridiques, qui ne sont que des à posteriori.

                                Les autres provinces ont également progressé vers les statuts d'États à reconnaître.  Le Canada comporte beaucoup de ressemblances avec la Scandinavie et son histoire.

                                JRMS


                                Le 2017-11-16 à 23:32, François Gauthier (FFI) gauthier@... [Pour-le-Pays-du-Quebec] a écrit :
                                 

                                

                                Dans ce message vous dites :
                                Une déclaration d'indépendance est sans effet si on n'a pas la capacité de la rendre effective.
                                 
                                C'est au coeur de l'essentiel.
                                 
                                Je disais cela dans un message adressé à un autre auditoire il y a à peine quelques jours, sans entendre Puigdemont.
                                 
                                Voir dans l'encadré.
                                 

                                 

                                 

                                ----- Original Message -----

                                From: François Gauthier (FFI)

                                To: albert.salon0702 ; Bergeron, Jacques ; Beaudoin, Louise (Qc) ; Beaudoin, Louise ; Beaulieu, mario (Qc) ; Tardif, Jean (Qc) ; Fran oise (Qc) ; Phillipson, Robert (linguarum) ; Pilleul, Gilbert ; Roy, Jean-Louis ; Saint-Denis, Yves (QC; SSJB) ; Morin, Jacques-Yvan et E. Gallat-Morin (Qc) ; Françoise Zemmal ; Simon-Pierre Savard-Tremblay ; Simon-Pierre Savard-Tremblay

                                Cc: Avenir de la langue française

                                Sent: Friday, June 16, 2017 4:23 AM

                                Subject: Re: Québec : grandeur et décadence dune nation.

                                 

                                 

                                Cher Albert,

                                 

                                Pour faire suite au message sur la grandeur et la décadence d'une nation. (id est le Québec)

                                 

                                D'abord, je tiens à affirmer que le PQ a tout raté l'essentiel.

                                J'entends déjà  les voix de tous ces députés et ministres (et autres apparatchiks) s'exclamer contre cette affirmation en arguant : on a réussi ceci, on a réussi cela, avec des dizaines d'exemples éparpillés sur plus de 40 ans depuis la première élection en 1976 qui a porté le parti au pouvoir majoritaire.

                                 

                                Or ce dont ils se vantent ou se vanteront encore dans dix, vingt ou trente ans, n'est pas l'essentiel car tout Ã§a ne relève que de la gestion provincialiste. Cette gestion provincialiste que Simon-Pierre Savard-Tremblay appelle dans son livre l' État succursale.

                                 

                                Même sous le PQ, le Québec est resté une succursale du pouvoir fédéral. Beaucoup ont pensé que le PQ aurait une politique de rupture  plus labore que le banal référendum promis pour pouvoir affirmer à l'étranger que le projet était appuyé par la majorité des citoyens, selon le principe de légitimité proclamé par l'ONU.

                                 

                                Vers l'an 2000, en colère contre mon parti, j'avais entrepris de noter toutes les erreurs que je reprochais au PQ depuis son élection en 1976. Lorsque je me suis arrêté j'avais noté 43 erreurs. en pensant que si je continuais, j'en trouverais certainement d'autres.

                                Je me suis arrêté parce que le projet d'utiliser cette liste en la soutenant par écrit me mettrait directement en froid avec la direction de mon parti. Alors je me suis tu.

                                Je savais que de diffuser cela serait une bombe. Par solidarité partisane je me suis tu. éuelle tristesse pour la personne de nature insoumise que j'étais.

                                 

                                Or, n'ayant pu mettre au point une véritable stratégie de réussite pour faire l'indépendance du Québec, le Parti Québécois a raté l'essentiel. 

                                 

                                Le principe de légitimité selon l'ONU

                                 

                                Je signale que ce principe est une invention complète faite par des pays membres de l'ONU dont la vaste majorité n'a jamais fait son indépendance en s'appuyant sur un référendum ; les Ètats membres de l'ONU sont majoritairement devenus souverains comme conséquence d'une épreuve de force soit de groupes puissants au sein de ces États ou par décision des empires coloniaux qui ont créé artificiellement les états pour se partager et exploiter les ressources naturelles (par exemple les accords Sykes-Picot). Même dans les rares cas où il y a eu au préalable un référendum, au moins un empire colonial était en arrière-scène pour appuyer le projet.

                                 

                                En fait le principe de légitimité a été inventé par les empires coloniaux pour délégitimer de nombreux soulèvements violents en soutenant que les dirigeants de ces soulèvements ne représentaient pas la population des territoires visés.

                                 

                                Ce principe a donc été inventé pour assurer le maintien de l'emprise impériale sur les territoires visés.

                                 

                                Cela facilitait le règlement des conflits expensionnistes entre empires.

                                 

                                En s'attachant au seul principe de légitimité de l'ONU, pour définir leur stratégie de combat, les penseurs du PQ n'ont pas regardé ailleurs et n'ont rien vu de ce qui était essentiel pour parvenir à l'effectivité.

                                 

                                En bout de ligne, la seule chose qui compte est l'effectivité.

                                 

                                Les anglos et ce qu'ils respectent, ou pas. Or, on oublie trop facilement ce qui caractérise la perfide Albyon.

                                Ce qui la caractérise, justement est la perfidie.

                                Sans effectivité, tout n'est que discours.

                                 

                                Les anglos prennent TOUS les moyens pour atteindre l'effectivité.

                                Le PQ a-t-il compris cela ? NON.

                                Le PQ a-t-il pris tous les moyens pour réussir ? NON.

                                Donc, les élites de ce parti ont tout raté l'essentiel.

                                ======================================

                                Je rappelle aux lecteurs que je suis né en Ontario et que j'y ai vécu pendant mes premiers vingt ans.

                                J'ai par la suite travaillé plusieurs années tantôt à Ottawa, tantôt à Toronto, tantôt en milieu anglophone à Montréal.

                                 

                                me si je suis souverainiste depuis plus de cinquante ans, j'ai depuis continué à côtoyer les milieux anglophones directement en personne ou par le visionnement de documents écrits, oraux, ou vidéos.

                                 

                                C'est un milieu que je connais particulièrement bien.

                                Dans ma ville natale, de nombreux enfants francos devaient le matin passer près d'une école anglophone pour se rendre à l'école française.

                                Souvent ils se faisaient battre sur le trajet; par vengeance, fin d'après-midi, les enfants francos victimes partaient en bande pour battre des anglais à leur tour. Ce type de situation était à l'époque fréquent dans les villes et villages mixtes tant en Ontario qu'au Québec, mais plus en Ontario où les francos étaient minoritaires. 

                                 

                                Mon frère aîné a souvent participé à de telles bagarres à côté de Réginald (Reggie) Chartrand qui devint, devenu adulte, champion boxeur du Canada.

                                 

                                Chartrand qui a créé à Montréal son école de boxe envoyait ses boxeurs aux compétitions portant des chandails disant Québec LibreCela a enragé les dirigeants des écoles anglophones de boxe au point où ils ont expulsé les boxeurs de Chartrand des compétitions.

                                 

                                Comme dans toutes les sociétés il y a de bonnes et méchantes personnes, il y a des généreux et des mesquins, il y a des honnêtes et des hypocrites, il y a des gens qui respectent la différence d'autres pas, qui ne font que la tolérer, etc.

                                 

                                Jeune adulte, je parlais anglais aussi bien que les anglos de souche. Il m'est arrivé fréquemment dans des groupes où on ne savait pas que j'étais franco d'entendre des remarques racistes contre ce qui était français.

                                 

                                Lorsqu'on savait que j'étais franco, il y avait périodiquement dans les groupes quelqu'un pour vérifier, un jour, si j'étais pro-anglais ou contre en faisant une blague raciste contre ce qui était français. On me surveillait alors  et vérifiait mon langage corporel pour voir comment je réagissais.

                                 

                                C'était essentiellement pour tester le degré de ma soumission.

                                Si je réagissais en soumis, on me méprisait.

                                Si je réagisssais en insoumis même intelligemment, sans agressivité et avec nuances,  je devenais un adversaire.

                                J'ai vite appris à contrôler mon langage corporel. 

                                Mon autre frêre devenu militaire (et officier) à la défense du Canada a souvent souffert du racisme et s'entêtait par principe à essayer de se faire accepter sous prétexte de droits égaux.

                                 

                                Il a fini sa carrière avec une médaille mais de nombreuses blessures psychiques et des rancoeurs.

                                 

                                Devenu le principal logisticien de la Force Mobile, il n'a pu signer un rapport important dont il était fier.

                                Son officier supérieur y a mis son propre nom et sa signature, volant ainsi le mérite du travail de rédaction.

                                Une sous-espèce de l'humanité

                                Le traitement médiatique en milieu anglophone est particulièrement pernicieux (je souligne intentionnellement).

                                On y dénigre facilement tout ce qu'on n'aime pas chez les francos.

                                Chez les francos, le anglos n'aiment ni ce qui est vil ni ce qui est noble.

                                Les échecs des francos, on s'en moque.

                                On n'aime pas leurs réussites alors on jalouse et on cherche à se venger.

                                En somme, ils trouvent toujours de quoi détester.

                                En somme, ils gomment la réalité.

                                On met en évidence, en importance, les comportements les plus vils de certains francophones.

                                On cache les comportements nobles des francos ; on jalouse, on dévalorise, on ridiculise, on rabaisse les réussites et exploits des francos. 

                                Dans cet univers de compétition malsaine, toute réussite franco engendre jalousie ou humiliation chez les anglos. Suit alors le besoin de vengeance, la nécessité de se montrer supérieurs.

                                Cette compétition est sans issue.

                                D'une manière générale cela laisse une impression négative sur tout ce qui est francophone.

                                Cela a aussi un effet pernicieux sur les minorités francophones vivant en milieu anglo. Ils en viennent, faute d'informations positives sur leur semblables du Québec ou de France, à croire que rien de bon puisse émaner du Québec ou de la France.

                                On se moque des français qui ont perdu les batailles de Québec et de Montréal (1759-1760)

                                    After all, We won the war. What are you complaining about.

                                    (En autre mots) Arrête de te plaindre et rentre dans ton trou.

                                On se moque des français qui ont été envahis par l'Allemagne hitlérienne (1939-1945).

                                    A bunch of nitwits unable to fight back,

                                     Une bande de sots incompétents incapables de se défendre.

                                On se moque des français qui ont perdu la bataille de Falloujah

                                    We beat the stupid french at Falloujah

                                     On a battu les Français stupides à Falloujah (fin 19e siècle vers 1880)

                                   Évidemment on n'oublie pas la victoire de Waterloo.

                                    We beat the French at Waterloo.

                                Ni la victoire de Trafalgar : 

                                Les anglos du Canada sont tellement méprisants et arrogants envers ce qui est français qu'ils ont construit à Montréal un monument gigantesque en souvenir de Horatio Nelson, monument qui n'a aucun rapport avec l'histoire du Canada.

                                Aucun gouvernement au Québec n'a osé enlever cette colonne arrogante et méprisante.

                                 

                                On se moque de n'importe quel sujet qui se présente.

                                En milieu anglo, le traitement des médias de masse relatif à la langue et la culture française a un effet profondement délétère.

                                Je me rappelle très bien mon impression de surprise en arrivant au Québec la première fois, de découvrir que les gens ici n'étaient pas une sous-espèce de l'humanité (je souligne).

                                Au fil des années, j'ai été témoin que je n'étais pas seul à avoir eu cette impression.

                                 

                                Le fait pour l'individu de vouloir maintenir son identité francophone tout en voulant aussi être performant en anglais génère une situation de conflit intra-personnelle. Ce conflit intra-personnelle peut générer par conséquence des conflits inter-personnels.

                                 

                                Dans l'incapacité de comprendre et résoudre ses conflits, la personne se retrouve piégée dans une forme de schizophrénie culturelle.

                                =====================================

                                La bataille inévitable et continue des francos hors Québec pour maintenir leur langue a un effet tératogène sur le développement psychique des personnes dès l'enfance.

                                 

                                Il ne faut pas oublier que le nouveau né est un être protoplasmique, certes mammifère complexe mais il est informe, confus, et peut se développer dans toutes les directions. Il n'a pas encore de personnalité propre, il n'a aucune attache linguistique ou culturelle. 

                                 

                                Nés de père et mère francophones les enfants apprennent la langue parlée de leurs parents, langue française qui est souvent (en milieu anglophone) gravement lacunaire. Tant  mieux si l'enfant a deux parents qui parlent relativement bien la langue française.

                                Mais l'influence du milieu majoritairement anglophone devient omniprésente dès que l'enfant sort de son milieu familial. Ces effets sont continus et habituellement finissent par polluer la langue parlée française. Le fait de devoir vivre en milieu ni complètement français, ni complètement anglais engendre un problème d'identification culturelle.

                                 

                                Il peut en résulter un état de schizophrénie culturelle. L'individu ne sait plus à quelle communauté culturelle s'identifier.

                                Selon la situation il flottera entre l'une et l'autre appartenance. Il perd ses références identitaires et culturelles. L'enfant se retrouve donc dans la situation de devoir constamment choisir entre le français, l'anglais et le jargon bilingue. S'il veut faire partie des deux il n'a plus d'appartenance réelle.

                                =============================================

                                Cette situation a pour effet que l'enfant devient ignorant dans les deux langues. Pourquoi ?

                                Parce qu'il n'acquiert pas l'ensemble des compétences linguistiques dans l'une et dans l'autre langue. Dans de tels milieux, surgit un mythe : le mythe du parfait bilingue. Ce mythe vient du fait qu'un individu peut très bien connaître la langue française usuelle et la langue anglaise usuelle de son environnement propre.

                                 

                                Il passera alors aux yeux de ceux qui n'y connaissent rien pour un parfait bilingue. Un individu déclarera je suis parfait bilingue, un autre dira d'un individu qu'il est parfait bilingue.

                                 

                                En réalité le parfait bilingue, cela n'existe pas.

                                Pourquoi? Parce que la langue usuelle dans un milieu peut ne pas convenir dans un autre environnement. Il y aura toujours des domaines linguistiques (dans l'une ou l'autre langue) que la personne n'a jamais appris en profondeur.

                                Cela tout simplement parce qu'il n'a jamais été exposé aux usages linguistiques dans ces domaines. La langue usuelle de l'un n'est pas la langue usuelle de l'autre.

                                La langue usuelle dans un domaine n'est pas la langue usuelle dans un autre domaine.

                                 

                                 

                                 
                                 
                                 
                                 
                                ----- Original Message -----
                                Sent: Thursday, November 16, 2017 6:23 PM
                                Subject: Pays-du-Quebec] Interview de Carles Puigdemont.

                                 
                                Désolé que cette vidéo soit en anglais, mais pour ceux qui comprennent, cet interview de Carles Puigdemont, Président de la Généralité de Catalogne est très intéressant.

                                Une déclaration d'indépendance est sans effet si on n'a pas la capacité de la rendre effective. Il dit, à 27:10 : " We must make politic with the reality, not with the fantaisy".

                                Il demande maintenant, comme l'Écosse avec le Royaume Uni, que le gouvernement de Madrid s'engage à l'avance à respecter le résultat de l'élection de décembre prochain.

                                Au Canada, Jean Chrétien l'a déjà dit, le gouvernement fédéral n'aurait pas reconnu le résultat d'un référendum gagnant.





                              • François Gauthier (FFI)
                                Monsieur Matthieu, Je doute que Monsieur Sauvé soit en mesure de vous répondre de façon détaillée et complète. Il faut des penseurs compétents puis
                                Message 15 sur 16 , 25 nov.
                                  
                                  Monsieur Matthieu,
                                  Je doute que Monsieur Sauvé soit en mesure de vous répondre de façon détaillée et complète.
                                  Il faut des penseurs compétents puis beaucoup de monde dans la rue.
                                  Autres critères : il faut de l'éducation adéquate, de l'orchestration et beaucoup, beaucoup de fric.
                                   
                                  ----- Original Message -----
                                  Sent: Sunday, November 26, 2017 12:39 AM
                                  Subject: RE: Pays-du-Quebec] Interview de Carles Puigdemont.

                                   

                                  Si c'est vrai que pour accéder au statut d'État, il faut être capable de prendre des décisions, d'établir un rapport de force pour rendre nos décisions effectives, il doit bien y avoir des méthodes. À un moment donné, il y a des hommes politiques canadiens qui ont décidé que le Canada allait devenir indépendant de l'Angleterre. 

                                  Dites-nous donc comment, ils ont établi un rapport de force avec le Royaume Uni pour obtenir l'indépendance du Canada.

                                  D'autres pays, que vous connaissez bien, s'y sont pris différemmement. Les Irlandais, par exemple, c'est une autre méthode. Vous avez vécu et travaillé en Afrique. Les pays africains qui ont obtenu l'indépendance après la 2e guerre mondiale, comment ils s'y sont pris pour établir un rapport de force et de rendre leur décision effective.

                                  Il n'y a surement pas 36 méthodes. N'êtes vous pas en mesure de faire un inventaire des différentes méthodes et d'établir des modèles ? En théorie, bien sûr. On parle pour parler là.

                                  Rhéal.



                                  De : Pour-le-Pays-du-Quebec@... <Pour-le-Pays-du-Quebec@...> de la part de René Marcel Sauvé jrmsau@... [Pour-le-Pays-du-Quebec] <Pour-le-Pays-du-Quebec@...>
                                  Envoyé : 25 novembre 2017 22:31
                                  À : Pour-le-Pays-du-Quebec@...
                                  Objet : Re: Pays-du-Quebec] Interview de Carles Puigdemont.
                                   
                                   

                                  Bonsoir Rhéal,

                                  Si je n'ai pas répondu à ta question sur la Catalogne, c'est parce que je n'ai pas de réponse. Et pourtant, je connais bien la Catalogne pour y avoir vécu avec ma famille pendant le printemps et l'été de 1963, alors que je servais en Afrique.

                                  Le problème, c'est que la Catalogne est un contexte spatio-temporel et le Québec un tout autre contexte.

                                  Les Catalans ont une longue histoire distincte de l'Espagne. Nous avons une courte histoire fondue avec l'histoire du Canada.

                                  Le Québec et les autres provinces comportent plus de ressemblances avec la Scandinavie que toute autre région du monde.

                                  Nous devons procéder avec circonspection, sans précipitation. Ce qui est en jeu, c'est l'État, avec la majuscule. Lorsque nous serons tous convaincus que l'essentiel, c'est l'État et que personne n'a intérêt dans le Canada a conserver l'État central fédéral, ce qui ne tardera pas à venir, alors l'indépendance du Québec sera un fait accompli.

                                  Voilà la différence.

                                  JRMS


                                  Le 2017-11-25 à 19:05, Rhéal Mathieu rhealmathieu@... [Pour-le-Pays-du-Quebec] a écrit :
                                   

                                  Capitaine Sauvé,

                                  Bon, ok, vous n'avez pas répondu à ma question qui était : "En prenant l’exemple de la Catalogne, comment un gouvernement de province pourrait faire, ou aurait dû faire, ou aurait pu faire, pour rendre effective sa déclaration unilatérale d’indépendance ?"

                                  Mais je me demande, pour être concret, est-ce que vous n'auriez pas pu répondre : "Pour rendre effective nos décisions, c'est-à-dire, pour les faire respecter et accepter, il faut faire comme ceux qui ont réussi à rendre effective leurs décisions et les faire respecter."

                                  Et de là, on pourrait regarder l'expérience historique et s'en inspirer.

                                  Sinon, tous ces discours sur le fait qu'il est indispensable d'avoir un rapport de force pour rendre effective nos décisions, ça demeure de la théorie, inutilisable en pratique, non ?


                                  Rhéal.




                                  De : Rhéal Mathieu <rhealmathieu@...>
                                  Envoyé : 18 novembre 2017 13:02
                                  À : Pour-le-Pays-du-Quebec@...
                                  Objet : RE: Pays-du-Quebec] Interview de Carles Puigdemont.
                                   

                                  Capitaine,

                                  Je suis heureux d'apparendre que vous avez remis aux représentants catalans une copie de vos travaux de recherches sur la Défense applicables au Québec souverain.


                                  Mais ma question était : En prenant l’exemple de la Catalogne, comment un gouvernement de province pourrait faire, ou aurait dû faire, ou aurait pu faire, pour rendre effective sa déclaration unilatérale d’indépendance ?

                                  Éclairez ma lanterne svp.

                                  Bonne journée.


                                  De : Pour-le-Pays-du-Quebec@... <Pour-le-Pays-du-Quebec@...> de la part de René Marcel Sauvé jrmsau@... [Pour-le-Pays-du-Quebec] <Pour-le-Pays-du-Quebec@...>
                                  Envoyé : 18 novembre 2017 12:21
                                  À : Pour-le-Pays-du-Quebec@...
                                  Objet : Re: Pays-du-Quebec] Interview de Carles Puigdemont.
                                   
                                   

                                  Monsieur Mathieu,

                                  J'ai déjà rencontré les représentants de la Catalogne ici à Montréal  et je leur ai remis une copie de mes travaux de recherches sur la Défense applicables au Québec souverain.

                                  Dans ce programme, je m'inspire largement de la Suisse et de la Suède.

                                  Si la Catalogne semble présenter des similitudes avec le Québec, son milieu géographique et son histoire s'en distinguent absolument.

                                  Nous sommes une nouvelle Nation dans l'échiquier du monde actuel. Le Canada est encore un nouvel État et non seulement le Québec mais également les autres provinces ont maintenant atteint la stature de véritables États à reconnaître. C'est pourquoi nous aurions tort d'ignorer les autres provinces dans nos démarches pour faire reconnaître notre État, car c'est bien ce dont il s'agit.

                                  Notre argumentaire doit s'appuyer sur les treize principes universaux qui gouvernent l'État. Il y a du travail à faire avant qu'une majorité d'intervenants s'appuient sur ces principes que personne ou presque ne connait, parce qu'habitués à penser en termes de province inféodée à un pouvoir post-impérial unitaire et arbitraire.

                                  Sauf que nous avons déjà les moyens de nous défaire de l'unitaire et de l'arbitraire, de concert avec les autres provinces qui vivent les mêmes problèmes que nous. C'est la meilleure manière de réussir et d'éviter une guerre civile.

                                  Il y a du travail à faire.

                                  JRMS



                                  Le 2017-11-17 à 12:08, Rhéal Mathieu rhealmathieu@... [Pour-le-Pays-du-Quebec] a écrit :
                                   

                                  Capitaine,

                                  Pouvez-vous illustrer, en prenant l’exemple de la Catalogne, comme un gouvernement de province pourrait faire, ou aurait dû faire, ou aurait pu faire, pour rendre effective sa déclaration unilatérale d’indépendance ?

                                  Je rappelle aux lecteurs que votre Dossier sur la défense d’un Québec indépendant qui a été publié dans le journal Le Jour en décembre 1977, est toujours en ligne et disponible à l’adresse suivante : 
                                  http://fr.calameo.com/books/0001849126cdaafb61a21

                                   

                                  Votre dossier sur la Défense nationale APRÈS l’indépendance est passionnant. Le gouvernement catalan pourrait s’en inspirer dans l’avenir, s’il survit.

                                  Mais il ne nous éclaire pas sur la période de transition, entre la Catalogne province et la Catalogne indépendante.

                                   

                                  Comment un rapport de force peut-il s’établir entre le gouvernement d’une province comme la Catalogne et un gouvernement centralisateur comme celui de Madrid, qui possède : 

                                  L'Armée de terre (Ejército de Tierra)

                                  La Marine (Armada)

                                  L'Armée de l'air (Ejército de Aire)
                                  La gendarmerie (Gardia Civil)

                                  Le Corps national de police espagnol (Cuerpo Nacional de Policía)

                                  L’État catalan ne contrôle qu’une partie de la police espagnol, c’est-à-dire : 

                                  La Police de la Généralité - Mossos d'Esquadra (depuis 1983).

                                  La police de l’État catalan a été mise sous tutelle aussitôt après la déclaration unilatérale d’indépendance.


                                  Et on sait que beaucoup de Franquistes sont encore dans le gouvernement de Madrid. Pendant la Guerre civile, les Franquistes ont commis d’immenses massacres (les républicains aussi, dans une moindre mesure). Ils ont écrasé les Catalans qui avaient obtenu du gouvernement républicain un statut d’autonomie. La langue catalane fut alors interdite.

                                   

                                   

                                   

                                  Provenance : Courrier pour Windows 10

                                   


                                  De : Pour-le-Pays-du-Quebec@... <Pour-le-Pays-du-Quebec@...> de la part de René Marcel Sauvé jrmsau@... [Pour-le-Pays-du-Quebec] <Pour-le-Pays-du-Quebec@...>
                                  Envoyé : Friday, November 17, 2017 10:15:19 AM
                                  À : Pour-le-Pays-du-Quebec@...
                                  Objet : Re: Pays-du-Quebec] Interview de Carles Puigdemont.
                                   
                                   

                                  En géopolitique, l'effectivité précède toute reconnaissance de jure.

                                  Ce qui veut dire que l'État, en l'occurence l'État du Québec, origine des continuités qui font l'existence et que tout le monde prend pour acquis sans en prendre réellement conscience.

                                  L'État existe d'abord de facto, ensuite, les reconnaissances de jure suivent.

                                  M'excuse pour mes manières de géographe, mais en tant que géographe, je m'appuie sur l'ordre des faits, non des paroles et des textes.

                                  Autrement, le Québec ne fait aucun sens. Nous existons parce que la géographie et l'histoire nous ont mis au monde, non à cause des textes constitutionnels et juridiques, qui ne sont que des à posteriori.

                                  Les autres provinces ont également progressé vers les statuts d'États à reconnaître.  Le Canada comporte beaucoup de ressemblances avec la Scandinavie et son histoire.

                                  JRMS


                                  Le 2017-11-16 à 23:32, François Gauthier (FFI) gauthier@... [Pour-le-Pays-du-Quebec] a écrit :
                                   

                                  

                                  Dans ce message vous dites :
                                  Une déclaration d'indépendance est sans effet si on n'a pas la capacité de la rendre effective.
                                   
                                  C'est au coeur de l'essentiel.
                                   
                                  Je disais cela dans un message adressé à un autre auditoire il y a à peine quelques jours, sans entendre Puigdemont.
                                   
                                  Voir dans l'encadré.
                                   

                                   

                                   

                                  ----- Original Message -----

                                  From: François Gauthier (FFI)

                                  To: albert.salon0702 ; Bergeron, Jacques ; Beaudoin, Louise (Qc) ; Beaudoin, Louise ; Beaulieu, mario (Qc) ; Tardif, Jean (Qc) ; Fran oise (Qc) ; Phillipson, Robert (linguarum) ; Pilleul, Gilbert ; Roy, Jean-Louis ; Saint-Denis, Yves (QC; SSJB) ; Morin, Jacques-Yvan et E. Gallat-Morin (Qc) ; Françoise Zemmal ; Simon-Pierre Savard-Tremblay ; Simon-Pierre Savard-Tremblay

                                  Cc: Avenir de la langue française

                                  Sent: Friday, June 16, 2017 4:23 AM

                                  Subject: Re: Québec : grandeur et décadence dune nation.

                                   

                                   

                                  Cher Albert,

                                   

                                  Pour faire suite au message sur la grandeur et la décadence d'une nation. (id est le Québec)

                                   

                                  D'abord, je tiens à affirmer que le PQ a tout raté l'essentiel.

                                  J'entends déjà  les voix de tous ces députés et ministres (et autres apparatchiks) s'exclamer contre cette affirmation en arguant : on a réussi ceci, on a réussi cela, avec des dizaines d'exemples éparpillés sur plus de 40 ans depuis la première élection en 1976 qui a porté le parti au pouvoir majoritaire.

                                   

                                  Or ce dont ils se vantent ou se vanteront encore dans dix, vingt ou trente ans, n'est pas l'essentiel car tout Ã§a ne relève que de la gestion provincialiste. Cette gestion provincialiste que Simon-Pierre Savard-Tremblay appelle dans son livre l' État succursale.

                                   

                                  Même sous le PQ, le Québec est resté une succursale du pouvoir fédéral. Beaucoup ont pensé que le PQ aurait une politique de rupture  plus labore que le banal référendum promis pour pouvoir affirmer à l'étranger que le projet était appuyé par la majorité des citoyens, selon le principe de légitimité proclamé par l'ONU.

                                   

                                  Vers l'an 2000, en colère contre mon parti, j'avais entrepris de noter toutes les erreurs que je reprochais au PQ depuis son élection en 1976. Lorsque je me suis arrêté j'avais noté 43 erreurs. en pensant que si je continuais, j'en trouverais certainement d'autres.

                                  Je me suis arrêté parce que le projet d'utiliser cette liste en la soutenant par écrit me mettrait directement en froid avec la direction de mon parti. Alors je me suis tu.

                                  Je savais que de diffuser cela serait une bombe. Par solidarité partisane je me suis tu. éuelle tristesse pour la personne de nature insoumise que j'étais.

                                   

                                  Or, n'ayant pu mettre au point une véritable stratégie de réussite pour faire l'indépendance du Québec, le Parti Québécois a raté l'essentiel. 

                                   

                                  Le principe de légitimité selon l'ONU

                                   

                                  Je signale que ce principe est une invention complète faite par des pays membres de l'ONU dont la vaste majorité n'a jamais fait son indépendance en s'appuyant sur un référendum ; les Ètats membres de l'ONU sont majoritairement devenus souverains comme conséquence d'une épreuve de force soit de groupes puissants au sein de ces États ou par décision des empires coloniaux qui ont créé artificiellement les états pour se partager et exploiter les ressources naturelles (par exemple les accords Sykes-Picot). Même dans les rares cas où il y a eu au préalable un référendum, au moins un empire colonial était en arrière-scène pour appuyer le projet.

                                   

                                  En fait le principe de légitimité a été inventé par les empires coloniaux pour délégitimer de nombreux soulèvements violents en soutenant que les dirigeants de ces soulèvements ne représentaient pas la population des territoires visés.

                                   

                                  Ce principe a donc été inventé pour assurer le maintien de l'emprise impériale sur les territoires visés.

                                   

                                  Cela facilitait le règlement des conflits expensionnistes entre empires.

                                   

                                  En s'attachant au seul principe de légitimité de l'ONU, pour définir leur stratégie de combat, les penseurs du PQ n'ont pas regardé ailleurs et n'ont rien vu de ce qui était essentiel pour parvenir à l'effectivité.

                                   

                                  En bout de ligne, la seule chose qui compte est l'effectivité.

                                   

                                  Les anglos et ce qu'ils respectent, ou pas. Or, on oublie trop facilement ce qui caractérise la perfide Albyon.

                                  Ce qui la caractérise, justement est la perfidie.

                                  Sans effectivité, tout n'est que discours.

                                   

                                  Les anglos prennent TOUS les moyens pour atteindre l'effectivité.

                                  Le PQ a-t-il compris cela ? NON.

                                  Le PQ a-t-il pris tous les moyens pour réussir ? NON.

                                  Donc, les élites de ce parti ont tout raté l'essentiel.

                                  ======================================

                                  Je rappelle aux lecteurs que je suis né en Ontario et que j'y ai vécu pendant mes premiers vingt ans.

                                  J'ai par la suite travaillé plusieurs années tantôt à Ottawa, tantôt à Toronto, tantôt en milieu anglophone à Montréal.

                                   

                                  me si je suis souverainiste depuis plus de cinquante ans, j'ai depuis continué à côtoyer les milieux anglophones directement en personne ou par le visionnement de documents écrits, oraux, ou vidéos.

                                   

                                  C'est un milieu que je connais particulièrement bien.

                                  Dans ma ville natale, de nombreux enfants francos devaient le matin passer près d'une école anglophone pour se rendre à l'école française.

                                  Souvent ils se faisaient battre sur le trajet; par vengeance, fin d'après-midi, les enfants francos victimes partaient en bande pour battre des anglais à leur tour. Ce type de situation était à l'époque fréquent dans les villes et villages mixtes tant en Ontario qu'au Québec, mais plus en Ontario où les francos étaient minoritaires. 

                                   

                                  Mon frère aîné a souvent participé à de telles bagarres à côté de Réginald (Reggie) Chartrand qui devint, devenu adulte, champion boxeur du Canada.

                                   

                                  Chartrand qui a créé à Montréal son école de boxe envoyait ses boxeurs aux compétitions portant des chandails disant Québec LibreCela a enragé les dirigeants des écoles anglophones de boxe au point où ils ont expulsé les boxeurs de Chartrand des compétitions.

                                   

                                  Comme dans toutes les sociétés il y a de bonnes et méchantes personnes, il y a des généreux et des mesquins, il y a des honnêtes et des hypocrites, il y a des gens qui respectent la différence d'autres pas, qui ne font que la tolérer, etc.

                                   

                                  Jeune adulte, je parlais anglais aussi bien que les anglos de souche. Il m'est arrivé fréquemment dans des groupes où on ne savait pas que j'étais franco d'entendre des remarques racistes contre ce qui était français.

                                   

                                  Lorsqu'on savait que j'étais franco, il y avait périodiquement dans les groupes quelqu'un pour vérifier, un jour, si j'étais pro-anglais ou contre en faisant une blague raciste contre ce qui était français. On me surveillait alors  et vérifiait mon langage corporel pour voir comment je réagissais.

                                   

                                  C'était essentiellement pour tester le degré de ma soumission.

                                  Si je réagissais en soumis, on me méprisait.

                                  Si je réagisssais en insoumis même intelligemment, sans agressivité et avec nuances,  je devenais un adversaire.

                                  J'ai vite appris à contrôler mon langage corporel. 

                                  Mon autre frêre devenu militaire (et officier) à la défense du Canada a souvent souffert du racisme et s'entêtait par principe à essayer de se faire accepter sous prétexte de droits égaux.

                                   

                                  Il a fini sa carrière avec une médaille mais de nombreuses blessures psychiques et des rancoeurs.

                                   

                                  Devenu le principal logisticien de la Force Mobile, il n'a pu signer un rapport important dont il était fier.

                                  Son officier supérieur y a mis son propre nom et sa signature, volant ainsi le mérite du travail de rédaction.

                                  Une sous-espèce de l'humanité

                                  Le traitement médiatique en milieu anglophone est particulièrement pernicieux (je souligne intentionnellement).

                                  On y dénigre facilement tout ce qu'on n'aime pas chez les francos.

                                  Chez les francos, le anglos n'aiment ni ce qui est vil ni ce qui est noble.

                                  Les échecs des francos, on s'en moque.

                                  On n'aime pas leurs réussites alors on jalouse et on cherche à se venger.

                                  En somme, ils trouvent toujours de quoi détester.

                                  En somme, ils gomment la réalité.

                                  On met en évidence, en importance, les comportements les plus vils de certains francophones.

                                  On cache les comportements nobles des francos ; on jalouse, on dévalorise, on ridiculise, on rabaisse les réussites et exploits des francos. 

                                  Dans cet univers de compétition malsaine, toute réussite franco engendre jalousie ou humiliation chez les anglos. Suit alors le besoin de vengeance, la nécessité de se montrer supérieurs.

                                  Cette compétition est sans issue.

                                  D'une manière générale cela laisse une impression négative sur tout ce qui est francophone.

                                  Cela a aussi un effet pernicieux sur les minorités francophones vivant en milieu anglo. Ils en viennent, faute d'informations positives sur leur semblables du Québec ou de France, à croire que rien de bon puisse émaner du Québec ou de la France.

                                  On se moque des français qui ont perdu les batailles de Québec et de Montréal (1759-1760)

                                      After all, We won the war. What are you complaining about.

                                      (En autre mots) Arrête de te plaindre et rentre dans ton trou.

                                  On se moque des français qui ont été envahis par l'Allemagne hitlérienne (1939-1945).

                                      A bunch of nitwits unable to fight back,

                                       Une bande de sots incompétents incapables de se défendre.

                                  On se moque des français qui ont perdu la bataille de Falloujah

                                      We beat the stupid french at Falloujah

                                       On a battu les Français stupides à Falloujah (fin 19e siècle vers 1880)

                                     Évidemment on n'oublie pas la victoire de Waterloo.

                                      We beat the French at Waterloo.

                                  Ni la victoire de Trafalgar : 

                                  Les anglos du Canada sont tellement méprisants et arrogants envers ce qui est français qu'ils ont construit à Montréal un monument gigantesque en souvenir de Horatio Nelson, monument qui n'a aucun rapport avec l'histoire du Canada.

                                  Aucun gouvernement au Québec n'a osé enlever cette colonne arrogante et méprisante.

                                   

                                  On se moque de n'importe quel sujet qui se présente.

                                  En milieu anglo, le traitement des médias de masse relatif à la langue et la culture française a un effet profondement délétère.

                                  Je me rappelle très bien mon impression de surprise en arrivant au Québec la première fois, de découvrir que les gens ici n'étaient pas une sous-espèce de l'humanité (je souligne).

                                  Au fil des années, j'ai été témoin que je n'étais pas seul à avoir eu cette impression.

                                   

                                  Le fait pour l'individu de vouloir maintenir son identité francophone tout en voulant aussi être performant en anglais génère une situation de conflit intra-personnelle. Ce conflit intra-personnelle peut générer par conséquence des conflits inter-personnels.

                                   

                                  Dans l'incapacité de comprendre et résoudre ses conflits, la personne se retrouve piégée dans une forme de schizophrénie culturelle.

                                  =====================================

                                  La bataille inévitable et continue des francos hors Québec pour maintenir leur langue a un effet tératogène sur le développement psychique des personnes dès l'enfance.

                                   

                                  Il ne faut pas oublier que le nouveau né est un être protoplasmique, certes mammifère complexe mais il est informe, confus, et peut se développer dans toutes les directions. Il n'a pas encore de personnalité propre, il n'a aucune attache linguistique ou culturelle. 

                                   

                                  Nés de père et mère francophones les enfants apprennent la langue parlée de leurs parents, langue française qui est souvent (en milieu anglophone) gravement lacunaire. Tant  mieux si l'enfant a deux parents qui parlent relativement bien la langue française.

                                  Mais l'influence du milieu majoritairement anglophone devient omniprésente dès que l'enfant sort de son milieu familial. Ces effets sont continus et habituellement finissent par polluer la langue parlée française. Le fait de devoir vivre en milieu ni complètement français, ni complètement anglais engendre un problème d'identification culturelle.

                                   

                                  Il peut en résulter un état de schizophrénie culturelle. L'individu ne sait plus à quelle communauté culturelle s'identifier.

                                  Selon la situation il flottera entre l'une et l'autre appartenance. Il perd ses références identitaires et culturelles. L'enfant se retrouve donc dans la situation de devoir constamment choisir entre le français, l'anglais et le jargon bilingue. S'il veut faire partie des deux il n'a plus d'appartenance réelle.

                                  =============================================

                                  Cette situation a pour effet que l'enfant devient ignorant dans les deux langues. Pourquoi ?

                                  Parce qu'il n'acquiert pas l'ensemble des compétences linguistiques dans l'une et dans l'autre langue. Dans de tels milieux, surgit un mythe : le mythe du parfait bilingue. Ce mythe vient du fait qu'un individu peut très bien connaître la langue française usuelle et la langue anglaise usuelle de son environnement propre.

                                   

                                  Il passera alors aux yeux de ceux qui n'y connaissent rien pour un parfait bilingue. Un individu déclarera je suis parfait bilingue, un autre dira d'un individu qu'il est parfait bilingue.

                                   

                                  En réalité le parfait bilingue, cela n'existe pas.

                                  Pourquoi? Parce que la langue usuelle dans un milieu peut ne pas convenir dans un autre environnement. Il y aura toujours des domaines linguistiques (dans l'une ou l'autre langue) que la personne n'a jamais appris en profondeur.

                                  Cela tout simplement parce qu'il n'a jamais été exposé aux usages linguistiques dans ces domaines. La langue usuelle de l'un n'est pas la langue usuelle de l'autre.

                                  La langue usuelle dans un domaine n'est pas la langue usuelle dans un autre domaine.

                                   

                                   

                                   
                                   
                                   
                                   
                                  ----- Original Message -----
                                  Sent: Thursday, November 16, 2017 6:23 PM
                                  Subject: Pays-du-Quebec] Interview de Carles Puigdemont.

                                   
                                  Désolé que cette vidéo soit en anglais, mais pour ceux qui comprennent, cet interview de Carles Puigdemont, Président de la Généralité de Catalogne est très intéressant.

                                  Une déclaration d'indépendance est sans effet si on n'a pas la capacité de la rendre effective. Il dit, à 27:10 : " We must make politic with the reality, not with the fantaisy".

                                  Il demande maintenant, comme l'Écosse avec le Royaume Uni, que le gouvernement de Madrid s'engage à l'avance à respecter le résultat de l'élection de décembre prochain.

                                  Au Canada, Jean Chrétien l'a déjà dit, le gouvernement fédéral n'aurait pas reconnu le résultat d'un référendum gagnant.





                                • Ren=c3=a9_Marcel_Sauv=c3=a9
                                  Rhéal, C est très simple: il suffit que tout le monde se mette d accord pour reconnaître le Québec comme un État, de facto, apte à le devenir de jure et
                                  Message 16 sur 16 , 26 nov.

                                    Rhéal,

                                    C'est très simple: il suffit que tout le monde se mette d'accord pour reconnaître le Québec comme un État, de facto, apte à le devenir de jure et ce sera fait. C'est ce que j'ai vu en Afrique, dont les politiciens originaires de la  jungle étaient plus avancés que nous en matière d'État.

                                    Tant que nous allons tataouiner, nous allons tourner en rond. Ce n'est pas parce que nous sommes avancés en civilisation que nous possédons mieux que les autres le sens de l'État,  En fait, nous sommes trop civilisés et manquons de détermination consciente.  L'État est primitif mais tout le monde pense que primitif veut dire sauvage, ce qui est faux. Primitif veut dire fondamental. C'est la base mais nous sommes trop sophistiqués pour comprendre le fondamental.

                                    Lisez Géopolitique et avenir du Québec chapitre 9, sur les principes qui gouvernent l'État et l'action de grande envergure.

                                    JRMS


                                    Le 2017-11-25 à 23:39, Rhéal Mathieu rhealmathieu@... [Pour-le-Pays-du-Quebec] a écrit :
                                     

                                    Si c'est vrai que pour accéder au statut d'État, il faut être capable de prendre des décisions, d'établir un rapport de force pour rendre nos décisions effectives, il doit bien y avoir des méthodes. À un moment donné, il y a des hommes politiques canadiens qui ont décidé que le Canada allait devenir indépendant de l'Angleterre. 

                                    Dites-nous donc comment, ils ont établi un rapport de force avec le Royaume Uni pour obtenir l'indépendance du Canada.

                                    D'autres pays, que vous connaissez bien, s'y sont pris différemmement. Les Irlandais, par exemple, c'est une autre méthode. Vous avez vécu et travaillé en Afrique. Les pays africains qui ont obtenu l'indépendance après la 2e guerre mondiale, comment ils s'y sont pris pour établir un rapport de force et de rendre leur décision effective.

                                    Il n'y a surement pas 36 méthodes. N'êtes vous pas en mesure de faire un inventaire des différentes méthodes et d'établir des modèles ? En théorie, bien sûr. On parle pour parler là.

                                    Rhéal.



                                    De : Pour-le-Pays-du-Quebec@... <Pour-le-Pays-du-Quebec@...> de la part de René Marcel Sauvé jrmsau@... [Pour-le-Pays-du-Quebec] <Pour-le-Pays-du-Quebec@...>
                                    Envoyé : 25 novembre 2017 22:31
                                    À : Pour-le-Pays-du-Quebec@...
                                    Objet : Re: Pays-du-Quebec] Interview de Carles Puigdemont.
                                     
                                     

                                    Bonsoir Rhéal,

                                    Si je n'ai pas répondu à ta question sur la Catalogne, c'est parce que je n'ai pas de réponse. Et pourtant, je connais bien la Catalogne pour y avoir vécu avec ma famille pendant le printemps et l'été de 1963, alors que je servais en Afrique.

                                    Le problème, c'est que la Catalogne est un contexte spatio-temporel et le Québec un tout autre contexte.

                                    Les Catalans ont une longue histoire distincte de l'Espagne. Nous avons une courte histoire fondue avec l'histoire du Canada.

                                    Le Québec et les autres provinces comportent plus de ressemblances avec la Scandinavie que toute autre région du monde.

                                    Nous devons procéder avec circonspection, sans précipitation. Ce qui est en jeu, c'est l'État, avec la majuscule. Lorsque nous serons tous convaincus que l'essentiel, c'est l'État et que personne n'a intérêt dans le Canada a conserver l'État central fédéral, ce qui ne tardera pas à venir, alors l'indépendance du Québec sera un fait accompli.

                                    Voilà la différence.

                                    JRMS


                                    Le 2017-11-25 à 19:05, Rhéal Mathieu rhealmathieu@... [Pour-le-Pays-du-Quebec] a écrit :
                                     

                                    Capitaine Sauvé,

                                    Bon, ok, vous n'avez pas répondu à ma question qui était : "En prenant l’exemple de la Catalogne, comment un gouvernement de province pourrait faire, ou aurait dû faire, ou aurait pu faire, pour rendre effective sa déclaration unilatérale d’indépendance ?"

                                    Mais je me demande, pour être concret, est-ce que vous n'auriez pas pu répondre : "Pour rendre effective nos décisions, c'est-à-dire, pour les faire respecter et accepter, il faut faire comme ceux qui ont réussi à rendre effective leurs décisions et les faire respecter."

                                    Et de là, on pourrait regarder l'expérience historique et s'en inspirer.

                                    Sinon, tous ces discours sur le fait qu'il est indispensable d'avoir un rapport de force pour rendre effective nos décisions, ça demeure de la théorie, inutilisable en pratique, non ?


                                    Rhéal.




                                    De : Rhéal Mathieu <rhealmathieu@...>
                                    Envoyé : 18 novembre 2017 13:02
                                    À : Pour-le-Pays-du-Quebec@...
                                    Objet : RE: Pays-du-Quebec] Interview de Carles Puigdemont.
                                     

                                    Capitaine,

                                    Je suis heureux d'apparendre que vous avez remis aux représentants catalans une copie de vos travaux de recherches sur la Défense applicables au Québec souverain.


                                    Mais ma question était : En prenant l’exemple de la Catalogne, comment un gouvernement de province pourrait faire, ou aurait dû faire, ou aurait pu faire, pour rendre effective sa déclaration unilatérale d’indépendance ?

                                    Éclairez ma lanterne svp.

                                    Bonne journée.


                                    De : Pour-le-Pays-du-Quebec@... <Pour-le-Pays-du-Quebec@...> de la part de René Marcel Sauvé jrmsau@... [Pour-le-Pays-du-Quebec] <Pour-le-Pays-du-Quebec@...>
                                    Envoyé : 18 novembre 2017 12:21
                                    À : Pour-le-Pays-du-Quebec@...
                                    Objet : Re: Pays-du-Quebec] Interview de Carles Puigdemont.
                                     
                                     

                                    Monsieur Mathieu,

                                    J'ai déjà rencontré les représentants de la Catalogne ici à Montréal  et je leur ai remis une copie de mes travaux de recherches sur la Défense applicables au Québec souverain.

                                    Dans ce programme, je m'inspire largement de la Suisse et de la Suède.

                                    Si la Catalogne semble présenter des similitudes avec le Québec, son milieu géographique et son histoire s'en distinguent absolument.

                                    Nous sommes une nouvelle Nation dans l'échiquier du monde actuel. Le Canada est encore un nouvel État et non seulement le Québec mais également les autres provinces ont maintenant atteint la stature de véritables États à reconnaître. C'est pourquoi nous aurions tort d'ignorer les autres provinces dans nos démarches pour faire reconnaître notre État, car c'est bien ce dont il s'agit.

                                    Notre argumentaire doit s'appuyer sur les treize principes universaux qui gouvernent l'État. Il y a du travail à faire avant qu'une majorité d'intervenants s'appuient sur ces principes que personne ou presque ne connait, parce qu'habitués à penser en termes de province inféodée à un pouvoir post-impérial unitaire et arbitraire.

                                    Sauf que nous avons déjà les moyens de nous défaire de l'unitaire et de l'arbitraire, de concert avec les autres provinces qui vivent les mêmes problèmes que nous. C'est la meilleure manière de réussir et d'éviter une guerre civile.

                                    Il y a du travail à faire.

                                    JRMS



                                    Le 2017-11-17 à 12:08, Rhéal Mathieu rhealmathieu@... [Pour-le-Pays-du-Quebec] a écrit :
                                     

                                    Capitaine,

                                    Pouvez-vous illustrer, en prenant l’exemple de la Catalogne, comme un gouvernement de province pourrait faire, ou aurait dû faire, ou aurait pu faire, pour rendre effective sa déclaration unilatérale d’indépendance ?

                                    Je rappelle aux lecteurs que votre Dossier sur la défense d’un Québec indépendant qui a été publié dans le journal Le Jour en décembre 1977, est toujours en ligne et disponible à l’adresse suivante : 
                                    http://fr.calameo.com/books/0001849126cdaafb61a21

                                     

                                    Votre dossier sur la Défense nationale APRÈS l’indépendance est passionnant. Le gouvernement catalan pourrait s’en inspirer dans l’avenir, s’il survit.

                                    Mais il ne nous éclaire pas sur la période de transition, entre la Catalogne province et la Catalogne indépendante.

                                     

                                    Comment un rapport de force peut-il s’établir entre le gouvernement d’une province comme la Catalogne et un gouvernement centralisateur comme celui de Madrid, qui possède : 

                                    L'Armée de terre (Ejército de Tierra)

                                    La Marine (Armada)

                                    L'Armée de l'air (Ejército de Aire)
                                    La gendarmerie (Gardia Civil)

                                    Le Corps national de police espagnol (Cuerpo Nacional de Policía)

                                    L’État catalan ne contrôle qu’une partie de la police espagnol, c’est-à-dire : 

                                    La Police de la Généralité - Mossos d'Esquadra (depuis 1983).

                                    La police de l’État catalan a été mise sous tutelle aussitôt après la déclaration unilatérale d’indépendance.


                                    Et on sait que beaucoup de Franquistes sont encore dans le gouvernement de Madrid. Pendant la Guerre civile, les Franquistes ont commis d’immenses massacres (les républicains aussi, dans une moindre mesure). Ils ont écrasé les Catalans qui avaient obtenu du gouvernement républicain un statut d’autonomie. La langue catalane fut alors interdite.

                                     

                                     

                                     

                                    Provenance : Courrier pour Windows 10

                                     


                                    De : Pour-le-Pays-du-Quebec@... <Pour-le-Pays-du-Quebec@...> de la part de René Marcel Sauvé jrmsau@... [Pour-le-Pays-du-Quebec] <Pour-le-Pays-du-Quebec@...>
                                    Envoyé : Friday, November 17, 2017 10:15:19 AM
                                    À : Pour-le-Pays-du-Quebec@...
                                    Objet : Re: Pays-du-Quebec] Interview de Carles Puigdemont.
                                     
                                     

                                    En géopolitique, l'effectivité précède toute reconnaissance de jure.

                                    Ce qui veut dire que l'État, en l'occurence l'État du Québec, origine des continuités qui font l'existence et que tout le monde prend pour acquis sans en prendre réellement conscience.

                                    L'État existe d'abord de facto, ensuite, les reconnaissances de jure suivent.

                                    M'excuse pour mes manières de géographe, mais en tant que géographe, je m'appuie sur l'ordre des faits, non des paroles et des textes.

                                    Autrement, le Québec ne fait aucun sens. Nous existons parce que la géographie et l'histoire nous ont mis au monde, non à cause des textes constitutionnels et juridiques, qui ne sont que des à posteriori.

                                    Les autres provinces ont également progressé vers les statuts d'États à reconnaître.  Le Canada comporte beaucoup de ressemblances avec la Scandinavie et son histoire.

                                    JRMS


                                    Le 2017-11-16 à 23:32, François Gauthier (FFI) gauthier@... [Pour-le-Pays-du-Quebec] a écrit :
                                     

                                    

                                    Dans ce message vous dites :
                                    Une déclaration d'indépendance est sans effet si on n'a pas la capacité de la rendre effective.
                                     
                                    C'est au coeur de l'essentiel.
                                     
                                    Je disais cela dans un message adressé à un autre auditoire il y a à peine quelques jours, sans entendre Puigdemont.
                                     
                                    Voir dans l'encadré.
                                     

                                     

                                     

                                    ----- Original Message -----

                                    From: François Gauthier (FFI)

                                    To: albert.salon0702 ; Bergeron, Jacques ; Beaudoin, Louise (Qc) ; Beaudoin, Louise ; Beaulieu, mario (Qc) ; Tardif, Jean (Qc) ; Fran oise (Qc) ; Phillipson, Robert (linguarum) ; Pilleul, Gilbert ; Roy, Jean-Louis ; Saint-Denis, Yves (QC; SSJB) ; Morin, Jacques-Yvan et E. Gallat-Morin (Qc) ; Françoise Zemmal ; Simon-Pierre Savard-Tremblay ; Simon-Pierre Savard-Tremblay

                                    Cc: Avenir de la langue française

                                    Sent: Friday, June 16, 2017 4:23 AM

                                    Subject: Re: Québec : grandeur et décadence dune nation.

                                     

                                     

                                    Cher Albert,

                                     

                                    Pour faire suite au message sur la grandeur et la décadence d'une nation. (id est le Québec)

                                     

                                    D'abord, je tiens à affirmer que le PQ a tout raté l'essentiel.

                                    J'entends déjà  les voix de tous ces députés et ministres (et autres apparatchiks) s'exclamer contre cette affirmation en arguant : on a réussi ceci, on a réussi cela, avec des dizaines d'exemples éparpillés sur plus de 40 ans depuis la première élection en 1976 qui a porté le parti au pouvoir majoritaire.

                                     

                                    Or ce dont ils se vantent ou se vanteront encore dans dix, vingt ou trente ans, n'est pas l'essentiel car tout Ã§a ne relève que de la gestion provincialiste. Cette gestion provincialiste que Simon-Pierre Savard-Tremblay appelle dans son livre l' État succursale.

                                     

                                    Même sous le PQ, le

                                    (Message over 64 KB, truncated)

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