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HISTOIRE DES PATRIOTES

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  • lapointe_jean <lapointejean@videotron.ca>
    Je savais que le livre de Gérard Filteau devait être réédité mais j ignorais qu il était déjà sorti, comme le laisse entendre le site internet des
    Message 1 sur 2 , 17 mai 2003
      Je savais que le livre de Gérard Filteau devait être réédité mais
      j'ignorais qu'il était déjà sorti, comme le laisse entendre le site
      internet des Editions Septentrion.(voir plus bas)

      J'ai déjà lu avec beaucoup d'intérêt LA NAISSANCE D'UNE NATION ,
      Tableau de la Nouvelle-France en 1755, Editions de l'Aurore,1978
      (livre d'abord publié en 1937) du même auteur mais je n'ai pas
      encore lu son HISTOIRE DES PATRIOTES parce que ce livre était épuisé
      depuis longtemps. Je vais sûrement le faire bientôt. J'ai hâte de
      pouvoir le comparer au 4 livres de Rochon dont j'ai déjà parlé.

      J'ai pensé vous en informer au cas où vous n'en seriez pas déjà au
      courant.

      lapointe






      Histoire des Patriotes

      Gérard Filteau


      « Il faut mener à terme le procès de cette fournée de traîtres qui
      sont en prison, écrit Adam Thom dans le Montreal Herald de 1838. Il
      sera ridicule de les engraisser tout l'hiver pour les conduire plus
      tard à la potence ». Le journaliste jubile à la vue des flammes qui
      rougissent le ciel au dessus du village de Laprairie ; il souhaite
      le spectacle de la veuve et de l'orphelin devant leur ancienne
      demeure dorénavant entre les mains de nouveaux occupants.

      La double rébellion de 1837-1838 a été un échec. Les perdants ont
      tort, dit l'adage. Les premiers historiens se sont partagés en deux
      camps. Les uns blâmaient Papineau et les siens, dénonçaient les
      démagogues et les matamores de son parti; les autres expliquaient la
      juste exaspération des parlementaires, les abus de la clique au
      pouvoir et soulignaient avec emphase le courage des Patriotes.

      Quelles avaient été les causes de cette prise d'armes ? Comment
      expliquer l'attitude du clergé ? Y a-t-il eu provocation de la part
      des bureaucrates qui auraient souhaité réprimer par la force un
      mouvement qu'ils ne parvenaient pas à contrôler autrement ? Que dit
      la déclaration d'indépendance ? Des questions à l'infini qui
      trouvent leurs réponses dans cet ouvrage de Filteau qui s'intéresse
      autant aux acteurs qu'aux faits. Un Filteau d'abord animé d'un
      préjugé défavorable aux Patriotes et qui, peu à peu, s'est laissé
      gagner à leur cause.

      Plusieurs centaines d'essais et d'articles ont été consacrés aux
      Patriotes. Il n'existe toutefois qu'une seule véritable synthèse, «
      un seul récit complet et substantiel […] qui en outre a le mérite
      d'être efficace sur le plan de la forme et rigoureux sur celui de
      l'information » (Gilles Laporte).

      Bref, une histoire passionnante, un livre captivant.

      Introduction de Gilles Laporte.
      Texte établi par Marie-Frédérique Desbiens.


      http://www.septentrion.qc.ca/fr/catalogue/350.html
    • Robert Bertrand
      CONCOURS HISTOIRE DES PATRIOTES Encore une chance sur cinq de remporter un exemplaire gratuit de l Histoire des Patriotes. Il ne reste en effet que quatre
      Message 2 sur 2 , 16 juin 2003
        CONCOURS HISTOIRE DES PATRIOTES

        Encore une chance sur cinq de remporter un exemplaire gratuit de l'Histoire des Patriotes.

        Il ne reste en effet que quatre jours pour relever le défi de notre grille de mots croisés vous donnant droit de courir la chance de remporter un exemplaire gratuit du classique de Gérard Filteau, littéralement réinventé dans une édition luxueuse de plus de 600 pages; une gracieuseté des éditions du Septentrion.  Le concours prend fin le vendredi 20 mai et les noms des gagnants, ainsi que celui de tous ceux et celles qui auront pu relever le défi seront affichés sur notre site à l'occasion de la Fête nationale, le mardi 24 juin.  Toute l'opération se déroule en ligne.  C'est l'affaire de quelques minutes. En principe.

        Ouvrir la grille en mode interactif
        http://cgi.cvm.qc.ca/Patriotes/grille.htm

        La grille en format imprimable http://cgi.cvm.qc.ca/patriotes/grille.pdf

        Les éditions du Septentrion http://www.septentrion.qc.ca/fr/

        Acheter Histoire des Patriotes http://www.septentrion.qc.ca/fr/catalogue/350.html



        NOUVEAUTÉS SUR NOTRE SITE

        La mobilisation patriote dans la ville de Québec. Le mouvement patriote dans la capitale ne remonte pas qu'à la décennie de 1830. Il apparaît en fait avec la naissance du parti canadien, dès le début du XIXe siècle.
        http://cgi.cvm.qc.ca/Patriotes/analyse1.pl?searchstring=1085

        Qui est patriote ? Réflexions sur la commémoration de la première Journée nationale des Patriotes tenue le 19 mai 2003.  http://cgi.cvm.qc.ca/Patriotes/analyse1.pl?searchstring=1084

        Lettre ouverte de la part d'un citoyen de Sherbrooke et adressée à son député et Premier ministre M. Jean Charest. L'auteur s'en prend en particulier à la décision du gouvernement de ne pas participer aux commémorations de la première Journée nationale des Patriotes http://cgi.cvm.qc.ca/Patriotes/analyse1.pl?searchstring=1083



        LES ANNIVERSAIRES PATRIOTES AU MOIS DE JUIN

        ler juin 1838 - Le Conseil spécial est remplacé par un Conseil exécutif.

        3 juin 1799  - Sanction royale d'une loi de la Chambre d'assemblée pour l'érection des palais de Justice de Québec et Montréal.

        4 juin 1800  - Dissolution de la Chambre et début de la campagne électorale (élection de 35 députés francophones et 15 députés anglophones). Jean Antoine Panet est réélu le 8 janvier 1801 président de la Chambre d'assemblée du Bas-Canada.

        4 juin 1808  - Le gouverneur Craig exclut Joseph Planté de ses fonctions d'inspecteur du Domaine du Roi et greffier au papier terrier et Jean-Antoine Panet, Pierre-Stanislas Bédard, Joseph-Louis Borgia, François Blanchet et Jean-Thomas Taschereau de leur fonction de cadres des officiers de milice parce qu'il ne peut avoir confiance en des gens propriétaires du journal séditieux, Le Canadien, propre à "exciter au mécontentement la population, et créer un esprit de discorde et d'animosité entre les deux éléments qui la composent " [Lacoursière, 2:1995, p. 102]. (Après audience avec le gouverneur, Joseph Planté est rétabli dans ses fonctions.)

        10 juin 1791 - Sanction royale de l'Acte constitutionnel qui partage le pays, par la rivière Outaouais, en deux provinces : le Haut-Canada et le Bas-Canada (en vigueur le 26 décembre 1791).

        11 juin 1792 - 27 juin 1792  - Premières élections de l'histoire des Québécois. La première séance du parlement s'ouvre le 17 décembre 1792, après avoir été reportée quatre fois. Le 18 décembre 1792, Jean Antoine Panet est élu président de la Chambre d'assemblée du Bas-Canada à 28 voix contre 18.

        13 juin 1774 - Adoption, par le parlement britannique, de l'Acte de Québec. Celui-ci visait à s'assurer la loyauté des Canadiens français catholiques (qu'on appelle alors, et le plus sérieusement du monde, Canayens) face à l'éminence d'une insurrection des colons américains. Le roi George III sanctionne l'acte le 22 juin 1774

        18 juin 1812  - Les États-Unis déclarent la guerre à la Grande-Bretagne [cause : durant les guerres de Napoléon, les Anglais saisissent les bateaux américains qui font le commerce avec la France]. Au cours de la même année, ils attaquent le Haut-Canada.

        18 juin 1838 - 8 des principaux chefs de l'insurrection signent un premier aveu de culpabilité, aveu jugé inacceptable par Durham.

        22 juin 1838 - Évasion de Louis Lussier, un des accusés du meurtre de Weir.

        24 juin 1834  - Premier banquet de la Saint-Jean-Baptiste, organisé à Montréal par Ludger Duvernay. JOYEUSE SAINT-JEAN À TOUS LES QUÉBÉCOIS!

        26 juin 1837 - Assemblée à Saint-Thomas (Co. de Bellechasse et de Islet).

        26 juin 1838 - Un deuxième aveu de culpabilité de 8 prisonniers de 1837 est accepté.

        28 juin 1838 - Proclamation d'amnistie pour tous les détenus sauf les 8 chefs qui ont signé l'aveu comme condition, de l'amnistie pour les autres sont exclus les 16 patriotes réfugiés aux États-Unis et les dix accusés du meurtre de George Weir.

        29 juin 1837 - Assemblée à Montréal



        JUIN 1834 : LES PATRIOTES INSTITUENT LA FÊTE NATIONALE DES QUÉBÉCOIS

        Le premier banquet de la Saint-Jean Baptiste, qui est le prémisse à la fondation de la Société du même nom, est organisé en 1834 par Ludger Duvernay afin de procurer une fête nationale au peuple canadien-français. Cependant, les origines de la fête de la Saint-Jean Baptiste remontent beaucoup plus loin. Anciennement, les peuples païens célébraient l'arrivée du solstice d'été par un grand feu de joie afin de symboliser la lumière qui était à son apogée. Puis, en Europe, principalement en France, on associait à cette fête Jean, le cousin de Jésus, surnommé " le baptiste " car c'est lui qui a reconnu le Christ en premier. Ainsi, on faisait le lien entre la lumière et saint Jean Baptiste. Arrivés en Nouvelle-France, les colons français continuent de souligner cette fête religieuse. Au printemps 1834, Ludger Duvernay et plusieurs membres du Parti patriote participent à la première fête nationale des Irlandais au Bas-Canada. Cette célébration leur donne l'idée de créer un événement similaire pour les francophones du pays afin de les unir et de créer un sentiment d'appartenance à leurs origines. Donc, en mars 1834, Ludger Duvernay, George-Étienne Cartier et Louis-Victor Sicotte fondent la société Aide-toi et le ciel t'aidera dont Duvernay est président. Les membres de cette société secrète se rassemblent et discutent politique et littérature. Ainsi, Duvernay a l'idée de récupérer la fête païenne du solstice d'été qui était souvent célébrée dans les paroisses du Bas-Canada et la Saint-Jean Baptiste devient la fête nationale des Canadiens français. Le Canadien, dans un article du 27 juin 1834, explique le choix de Saint-Jean Baptiste : " Il y a longtemps qu'on donne au peuple l'appellation de Jean-Baptiste, comme on donne à nos voisins celui de Jonathan, aux Anglais celui de John Bull et aux Irlandais celui de Patrick. Nous ignorons qui a pu donner lieu à ce surnom des Canadiens, mais nous ne devons pas le répudier, non plus que la patronisation (sic) que viennent d'établir nos amis de Montréal. " (Rumilly: 20). Le 24 juin 1834 marque le premier banquet de la Saint-Jean Baptiste. Environ soixante personnes s'étaient réunies dans les jardins de l'avocat John McDonnell, qui est le futur site de la gare Windsor, afin de célébrer leur fête nationale. Les personnes présentes sont presque tous des chefs réformistes : O'Callaghan, Perrault, Brown, Rodier, Louis-Hippolyte Lafontaine et George-Étienne Cartier. Le président de cette soirée est Jacques Viger, qui est aussi maire de Montréal à cette époque. L'événement a lieu quelques mois après le dépôt des Quatre-vingt-douze Résolutions et, lors de la soirée, il y a plusieurs toasts, chants et discours en faveur des réformistes patriotes. Ce banquet est un véritable succès et les journaux encouragent les gens à fêter la Saint-Jean Baptiste dans leur village à l'avenir afin de favoriser l'union des Canadiens. L'année suivante, les célébrations de la fête nationale se répandent au Bas-Canada. En effet, on note des célébrations dans les villages de Debartzch, Saint-Denis, Saint-Eustache, Terrebonne et Berthier. La feuille d'érable devient le symbole du Bas-Canada. En 1836, il y a dissension au sein du Parti patriote. Les modérés et radicaux ne s'entendent plus et il y a deux banquets d'organisés, un chez McDonnell pour les modérés et un à l'hôtel Rasco pour le groupe de Duvernay. En 1837, après les résolutions Russell, le Parti patriote propose de boycotter les produits importés en guise de protestation. Cette année-là, c'est dans cette ambiance que la Saint-Jean Baptiste se déroule. Durant le banquet, les produits locaux sont de mise et les leaders du Parti patriote encouragent le peuple à les imiter.

        Donald Prémont



        RUMILLY, Robert. Histoire de la Société Saint-Jean Baptiste de Montréal (Des patriotes au fleurdelisé), Éditions de l'Aurore, Montréal, 1975, 564 p.; FILTEAU, Gérard. Histoire des Patriotes, Éditions de l'Aurore, Montréal, 1975, 492 p.; GAGNER, J. Léopold. Duvernay et la Saint-Jean Baptiste, Éditions Chantecler, Ottawa, 1952, 51 p.; LEBEL, Jean-Marie. Dictionnaire Bibliographique du Canada (1851-1860), Université of Toronto Press et PUL, 1977 :286-291; MONIÈRE, Denis. Ludger Duvernay et la révolution intellectuelle au Bas-Canada, Éditions Québec/Amérique, Montréal, 1987, 231 p.

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