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  • Andrée Ferretti
    Bonjour à tous et à toutes. Comme je crois très important de bien connaître et comprendre le contexte mondial dans lequel nous menons notre lutte pour
    Message 1 sur 2 , 21 mai 05:22
      Bonjour à tous et à toutes.
      Comme je crois très important de bien connaître et comprendre le contexte mondial dans lequel nous menons notre lutte pour l'indépendance, je cherche constamment à m'en instruire et à  intéresser à cette connaissance le plus grand nombre possible de militants indépendantistes.
      je vous envoie donc cette analyse magistrale de l'état réel du monde actuel, avec l'espoir que malgré sa longueur, vous le lirez, ici même ou, dans une meilleure mise en page, sur Vigile où je viens de l'envoyer également.
      En toute solidarité,
      Andrée Ferretti
       
       
      Mondialisation du capital et militarisme : les  interelations
      Par Claude Serfati. Chercheur, spécialiste de l'économie d'armement.
      paru dans le bulletin D'ATTAC, avril 2003.

      L'objet de ce texte est de préciser mon point de vue sur quelques
      relations qui existent entre la mondialisation du capital et le
      développement du militarisme et de mettre ainsi en perspective la
      nouvelle étape - la "guerre sans limites" - qui s'est ouverte en ce
      début de siècle. Après avoir atteint des niveaux stratosphériques au
      cours des années quatre-vingts (plus de 50% de hausse) , les dépenses
      militaires mondiales ont massivement baissé de la fin de la décennie
      80 à la fin des années 90.  Ensuite, un cycle de hausse de dépenses
      militaires s'est de nouveau mis en route : entre 1998 et 2001, les
      dépenses militaires mondiales ont augmenté de 7% en dollars constants
      (source : SIPRI) . Ces données ne prennent pas en compte l'évolution
      des budgets militaires depuis le 11 septembre 2001[1]. Le début du
      siècle ouvre une ère d'accroissement considérable et assez général
      d'augmentation des dépenses militaires. En France, dans l'indifférence

      presque générale, les parlementaires ont voté à l'automne 2002 une loi
      de programmation militaire (2003-2008) qui prévoit une augmentation
      des dépenses d'équipement  (d'un montant moyen de 14,84 milliards
      d'euros 2003 par an entre 2003 et 2008 contre 12,27 en 2001, soit une
      augmentation de 20+  %) .

      L'hypothèse qui est proposée dans cette note est que l'humanité est
      aujourd'hui confrontée aux plus graves dangers, au sens où des
      fractions entières de la population mondiale sont confrontées à la
      question de leur simple survie et de leur reproduction. Ce ne sont
      plus les populations vivant "aux marges" qui sont concernées, mais des
      pays considérés dans les décennies passées comme des économies
      émergentes, ainsi que l'atteste le sort des populations d'Argentine au
      terme d'une décennie de politique néolibérale. ATTAC prend au sérieux
      et combat avec obstination les conséquences pour les populations du
      sud de la généralisation des droits de propriété, qui incluent
      désormais ceux portant sur les processus du vivant. Il est de la plus
      haute importance de considérer dans ce contexte général la machine
      infernale, technologiquement perfectionnée et politiquement brutale,
      que l'Administration Bush a mise en place.

      La décision de guerre contre l'Irak ne peut être seulement imputée à
      un "clan" irresponsable et intégriste religieux. Certes, l'équipe
      présidentielle a été épurée de ses éléments les plus "modérés" qui
      appartenaient à l'équipe de Bush père. Certes les attentats du 11
      septembre 2001 ont donné des marges de manouvre inespérées à G.W. Bush
      pour mener à bien son programme. Il reste que le programme de "guerre
      sans limites" doit être compris comme le produit complexe de
      différentes facteurs. J'en recense trois qui me paraissent essentiels
      et complémentaires :

      - une hégémonie sans doute sans égale dans l'histoire des derniers
      siècles[2]. La politique de Bush a provoqué un changement d'échelle
      dans des processus de militarisation et d'interventions militaires qui
      étaient déjà en cours dans la décennie quatre-vingt dix ;

      - l'existence d'un système militaro-industriel qui s'est durablement
      enraciné dans les décennies d'après-guerre et a connu au cours de la
      décennie quatre-vingt-dix une régénération substantielle, en
      particulier grâce à son alliance plus resserrée avec les organisations
      du capital financier (les "marchés financiers")  ;

      - les contradictions d'un régime d'accumulation fondé sur des
      politiques néolibérales et l'extension de la mise en ouvre de
      "marchés" . Derrière ce terme transformé en concept mais en réalité
      amorphe, il faut précisément entendre aujourd'hui l'imposition de
      droits de propriété du capital rentier qui ont provoqué la dévastation
      de nombreux territoires et fini par entraîner l'économie américaine
      dans la crise bien avant les attentats du 11 septembre 2001 (l'entrée
      en récession selon les indicateurs officiels date du 3° trimestre 2000
      et certains "fondamentaux" suggèrent que le retournement se situerait
      en fait vers 1997) .

      Compte tenu de l'objet de cette note, il n'est pas nécessaire de
      détailler le contenu de ces trois points[3]. Prenons les brièvement
      dans cet ordre ces trois catégories de facteurs pour en montrer
      quelques enjeux pour la réflexion du d'ATTAC. Concernant les
      dimensions géopolitiques, il est relativement aisé, singulièrement en
      France, de faire partager cette idée d'hégémonie des Etats-Unis. La
      qualification d'"empire" - qui dans un autre cadre analytique,
      pourrait être assez proche d'un super- (ou mono- ?) impérialisme -
      est-elle la plus appropriée ? La discussion pourrait sembler un peu
      superflue, elle peut toutefois sous certaines conditions porter des
      conséquences quant aux orientations d'ATTAC. Quelle est, par exemple,
      la place des autres grands pays, et particulièrement de la France dans
      la configuration géopolitique actuelle ? Où situer l'action des ONG,
      d'ATTAC contre la militarisation et les guerres qui déchirent
      l'Afrique et exterminent leur population ? Quelle est la relation
      entre ces drames et la "Franceafrique" qui constitue un trait
      permanent de la diplomatie, de l'économie et de la politique de la
      France?

      Le rôle des système militaro-industriels dans la militarisation de la
      planète au cours des décennies passées est très important. Pour des
      raisons évidentes, le système militaro-industriel américain occupe une
      place déterminante. Il détient une puissance qui a peu à voir avec
      celle qui a pu être véhiculée dans le passé par l'image des "marchands
      de canons". Les mécanismes économiques et politiques propres aux
      décennies d'après-guerre l'ont durablement enraciné dans l'économie et
      la société des Etats-Unis. Au cours de cette période, le système
      militaro-industriel américain a fortement influencé certaines
      trajectoires technologiques qui ont donné naissance à des industries
      civiles majeures (aéronautique, espace, électronique au sens large) .
      Sa régénération au cours des années quatre-vingt dix a fortement
      contribué au processus de militarisation dont on voit aujourd'hui un
      résultat dramatique (nullement son terme) .Le rôle central joué par
      les  technologies de l'information et de la communication (TIC)  dans
      la suprématie militaire et sécuritaire[4], dans le contexte de
      l'éclatement de la "bulle internet", facilite l'émergence d'un
      "complexe militaro-sécuritaire" dans l'économie et la société
      américaine, et pourraient lui donner une position encore plus centrale
      que occupée par le "complexe militaro-industriel" pendant les
      décennies de "guerre froide".

      L'économie politique de la mondialisation et les désastres auxquels,
      dans la décennie quatre-vingt-dix, elle a tour à tour ou simultanément
      conduit la plupart des régions de la planète fait l'objet d'un large
      accord au sein d'ATTAC. En même temps, on sous-estime trop souvent en
      France l'ampleur des contradictions et difficultés qui assaillent
      aujourd'hui l'économie américaine. La récession ne montre aucun signe
      de terminaison, les déficits commerciaux[5] et budgétaires ont
      augmenté dans des proportions considérables en  2002, sans parler de
      la crise de confiance dans le système financier et de retraite par
      capitalisation. Dans ces conditions, le nouveau plan d'augmentation
      des dépenses militaires et de réduction massive des impôts (décembre
      2002) pour la minorité la plus riche et rentière a conduit Business
      Week à titrer son dossier : "Guerre de classes ?"  (20 janvier 2003) .
      Aucune sympathie pour "ceux d'en bas", mais la sentiment inquiet, pour
      ne pas dire la certitude, que ce programme, qui est en fait un
      programme de tentative de relance des "marchés financiers" (et
      d'offensive contre les classes et groupes exploités) et bien sûr de
      "guerre sans limite" risque de conduire à la catastrophe[6].

      L'interaction ainsi que la hiérarchisation de ces trois facteurs qui
      viennent d'être mentionnés sont elles-mêmes un objet de débat. Comment
      des forces compulsives qui nourrissent le militarisme et les
      guerres[7] se fraient une voie et finissent par s'imposer dans
      certaines configurations historiques et institutionnelles doit être
      analysé avec soin. Certes, nous savons que l'association du
      libre-échange et de la paix, antienne de la théorie économique
      dominante, est démentie par l'histoire des deux derniers siècles, et
      que la mondialisation (du capital) loin d'être "heureuse" et
      "pacifique" -  requiert un bras armé.

      Cependant, une nouvelle étape s'est ouverte à la fin du siècle
      précédent, avec une interaction plus étroite entre la mondialisation
      du capital et la guerre et le militarisme. L'impasse à laquelle
      conduit la domination du capital rentier et qui est désormais
      perceptible même aux Etats-Unis renforce la recherche de solutions
      dans lesquelles la préservation des intérêts des élites politiques et
      des classes dominantes est assurée directement par la force. Cette
      stratégie n'est pas "soutenable", non seulement de la part de ceux qui
      en sont les victimes, mais également du point de vue de ceux qui
      cherchent une alternative du côté du fonctionnement pacifique
      ("civilisé"?)  du capitalisme. La posture de l'Administration Bush
      suscite en retour la recherche d'une autre forme de "gouvernance
      globale" que celle qui, depuis plus de dix ans, a associé le
      néolibéralisme, la domination sans fard de la finance, et la
      militarisation accrue. Cette recherche va être exacerbée par
      l'attitude des dirigeants des Etats-Unis vis-à-vis de l'ONU dans la
      guerre contre l'Irak, qui élève à un degré supplémentaire le
      comportement agressif qu'ils adoptent depuis plusieurs années face à
      de nombreux traités internationaux.

      La discussion et l'élaboration sont d'autant plus nécessaires
      aujourd'hui que la guerre en Irak mobilise à juste titre l'attention
      et suscite à juste titre la recherche d'explications, elle ne doit
      toutefois pas "surdéterminer" l'analyse des relations qui se sont
      construites depuis deux décennies entre la mondialisation dominée par
      le capital rentier et le militarisme. Un travail de fond de la part
      d'ATTAC est nécessaire qui va totalement de pair avec une prise de
      position et un engagement contre la guerre en Irak[8].

      Je soulignerai ici seulement quelques points sur lequel un  travail de
      réflexion me paraît utile.

      - Les questions de défense et d'armement de l'Europe. Elles incluent
      la transformation des systèmes militaro-industriels des Etats-Unis et
      des quelques pays majeurs de l'Union européenne[9] depuis la dernière
      décennie. Ici est posée la question de la "transatlantisation" - terme
      bien plus adéquat que "globalisation" - des industries d'armement.
      L'industrie d'armement est confrontée à des enjeux que connaissent les
      autres industries :  rôle des "marchés financiers" dans les
      restructurations transatlantiques, la privatisation croissante des
      activités industrielles, mais également de la défense proprement dite
      (maintenance des matériels, milices privées, etc) , les "gouvernements
      d'entreprise" des grands groupes de l'armement.

      En même temps, les initiatives visant à unifier les industries
      d'armement européennes (dans des groupes européens, tels qu'EADS) et
      harmoniser les marchés de l'armement européen, les procédures de
      commandes publiques d'armes, etc. se multiplient depuis quelques
      années et donnent lieu à la mise en place d'institutions
      nouvelles[10]. Quelle est l'articulation entre ces transformations
      industrielles et les orientations de la politique européenne, de
      sécurité et de défense  (PESD) ? Celle-ci navigue entre les
      souverainetés nationales et les références au rôle irremplaçable de
      l'OTAN inlassablement mentionnées dans les textes officiels y compris
      dans le rapport du groupe "Défense" de la Convention sur l'avenir de
      l'Europe[11]. Bien évidemment ces questions prennent un tour plus
      dramatique encore avec l'élargissement de l'UE et la satellisation de
      certains pays de l'est par les Etats-Unis.

      - Les relations entre les processus de mondialisation dominée par la
      finance et le militarisme. C'est une évidence que le militarisme
      nourrit les guerres. Pour l'essentiel, les industries d'armement sont
      au nord et les guerres sont au "sud" . Celles-ci sont trop souvent
      abusivement qualifiées de "guerres ethniques". J'ai tenté de montrer
      que les guerres en Afrique, qui ont pour corollaire l'essor d'une
      économie de la prédation sont à la fois une conséquence et une
      composante de la mondialisation. Une conséquence puisque l'implosion
      des appareils étatiques (en particulier sous le poids des politiques
      néolibérales) fait de l'économie de la prédation des ressources
      naturelles, organisées et contrôlées par des appareils d'Etat rivaux
      ou non, un mode d'existence désormais courant. Les guerres sont
      également une composante de la mondialisation : l'extraction des
      ressources naturelles par les groupes multinationaux et le "recyclage"
      des flux de revenus de l'économie de la prédation sur les marchés
      internationaux continuent pendant les guerres, ils participent à
      l'économie mondiale dans sa face qui n'est même pas cachée.

      Le chaos produit dans de nombreuses régions a désormais pour
      corollaire les propositions de redonner de la vigueur à un
      "impérialisme néo-libéral" proposé par de nombreux spécialistes, dont
      le contenu serait le retour de "mandats" , visant à ce qui dans les
      documents officiels américains est appelé par antiphrase la
      "construction des nations" (nation-building) [12]. Le "remodelage"
      (reshaping) du Moyen-orient annoncé par Powell, qui commence par le
      dépeçage de l'Irak, s'inscrit dans le cadre de cette politique. Mais
      l'impérialisme néolibéral passe également par la proposition que la
      "communauté internationale" (l'ONU)  assume la tutelle des pays qui
      sont aujourd'hui en situation de détresse économique et frappés par
      une implosion sociale. Une première illustration de cette position se
      trouve dans la proposition qui est faite aujourd'hui - c'est-à-dire en
      pleine guerre menée par les Etats-Unis - que les Nations-Unies devront
      être associés à la reconstruction de l'Irak.

      - Dans la doctrine de sécurité nationale des Etats-Unis rappelée par
      l'Administration Bush en septembre 2202, il n'est pas seulement
      mentionné la doctrine de la "guerre préventive" ce qui est désormais
      bien connu. Il est aussi affirmé que "la paix, la démocratie, la
      liberté des marchés, le libre-échange" doivent être défendus comme des
      "valeurs non négociables de la dignité humaine" . Ce qui signifie
      qu'elles sont bien sûr justiciables d'une défense militaire. Sur ces
      questions, le continent latino-américain sera dans les mois qui
      viennent, plus encore que dans le passé récent un lieu déterminant où
      sera posée la question de la relation entre la mondialisation et la
      "guerre sans limites". L'articulation entre l'extension des "marchés"
      (en particulier par la création de la ZLEA en 2005) et la posture
      militaire des Administrations américaines (dont le "Plan Colombie" est
      un des emblèmes)  éclaire sur la relation de l'économie au militaire.

      Claude Serfati
    • Jean-Marc Rioux
      Bonjour Mme Feretti, Je suis nouveau sur ce Forum. Mais plusieurs membres me connaisent déjà.. Mon ami Robert Bertrand m avait signalé que vous écriviez
      Message 2 sur 2 , 21 mai 06:50
        Bonjour Mme Feretti,

        Je suis 'nouveau' sur ce Forum. Mais plusieurs membres me connaisent déjà.. Mon
        ami Robert Bertrand m'avait signalé que vous écriviez régulièrement sur son
        Forum. Je suis très content de pouvoir lire vos écrits et commentaires sur ce
        Forum quasi-quotidiennement.

        Comme membre de la section Jeunes Patriotes du RIN dans les années 60, je vous
        avais toujours soutenue comme vicie-présidente de ce parti, pq vous avez
        toujours représenté cette denrée rare au Québec, avec beaucoup de charisme
        personnel et de militantisme soutenu: LA GAUCHE PATRIOTIQUE INDÉPENDANTISTE
        QUÉBÉCOISE.

        J'ai toujours été fidèle à cette cette ligne de pensée qui s'incarne depuis
        quelques années dans Mobilisation Indépendance Québec, faisant partie des liens
        référés de Souverainete.Info sur la Toile.

        Alors, la référence que vous nous donnez aujourd'hui reflète bien d'autres
        analyses analogues qui nous permettraient de recentrer le discours politique
        indépendantiste sur la place du Québec, dans le Monde, après l'Indépendance, et
        ce faisant, de mobiliser la nouvelle génération, très préoccupée des problèmes
        mondiaux, dans le cadre de notre combat de libération nationale non encore
        achevée.

        Merci,

        Jean-Marc Rioux
        Québec, notre capitale nationale







        > Bonjour à tous et à toutes.
        > Comme je crois très important de bien connaître et comprendre le contexte
        > mondial dans lequel nous menons notre lutte pour l'indépendance, je cherche
        > constamment à m'en instruire et à intéresser à cette connaissance le plus
        > grand nombre possible de militants indépendantistes.
        > je vous envoie donc cette analyse magistrale de l'état réel du monde
        > actuel, avec l'espoir que malgré sa longueur, vous le lirez, ici même ou,
        > dans une meilleure mise en page, sur Vigile où je viens de l'envoyer
        également.
        > En toute solidarité,
        > Andrée Ferretti
        >
        >
        > Mondialisation du capital et militarisme : les interelations
        > Par Claude Serfati. Chercheur, spécialiste de l'économie d'armement.
        > paru dans le bulletin D'ATTAC, avril 2003.
        >
        > L'objet de ce texte est de préciser mon point de vue sur quelques
        > relations qui existent entre la mondialisation du capital et le
        > développement du militarisme et de mettre ainsi en perspective la
        > nouvelle étape - la "guerre sans limites" - qui s'est ouverte en ce
        > début de siècle. Après avoir atteint des niveaux stratosphériques au
        > cours des années quatre-vingts (plus de 50% de hausse) , les dépenses
        > militaires mondiales ont massivement baissé de la fin de la décennie
        > 80 à la fin des années 90. Ensuite, un cycle de hausse de dépenses
        > militaires s'est de nouveau mis en route : entre 1998 et 2001, les
        > dépenses militaires mondiales ont augmenté de 7% en dollars constants
        > (source : SIPRI) . Ces données ne prennent pas en compte l'évolution
        > des budgets militaires depuis le 11 septembre 2001[1]. Le début du
        > siècle ouvre une ère d'accroissement considérable et assez général
        > d'augmentation des dépenses militaires. ............
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