Chargement ...
Désolés, une erreur s'est produite pendant le chargement du contenu.

[A-g.Qc] Re: Les retours obligatoires. Ne faut-il pas jugé Trudeau sur ce qu'il a accompli

Développer les messages
  • quebecunpays
    Dans Les retours obligatoires sous la plume de monsieur Durocher, il nous apprend : je persiste et je signe : Trudeau avait raison. Il nous reste à
    Message 1 sur 2 , 23 nov. 19:15
      Dans "Les retours obligatoires" sous la plume de monsieur Durocher, il
      nous apprend : " je persiste et je signe : Trudeau avait raison."

      Il nous reste à savoir sur quoi ? Sur quoi Trudeau avait-il raison?
      On me dit que c'est sur ce qui a été "pré-politique" pour ensuite me
      souligner que Trudeau a des faiblesses :

      (J-YD) "Voilà la faiblesse de l'homme, être incapable de dénoncer ceux
      qui le trahissent car seul ceux-ci disent l'aimer."

      (RB) Et ensuite on parle de Trudeau : "Le politique." L'homme élu.

      (J-YD) "Trudeau aurait-il (été) capable d'être politique, de
      comprendre que le compromis déplaît à certains mais plaît à tous qu'il
      aurait pu faire le
      Canada. Celui des anglophones et des francophones, donc celui qui
      aurait reconnu qu'il n'y avait qu'une seule communauté politique
      minoritaire au Canada. Il le pouvait car le peuple canadien lui en
      avait donné le mandat, tant les Québécois que les gens des autres
      provinces. Il lui avait donné le mandat d'être généreux envers les
      francophones, quitte à bousculer ceux qui étaient réfractaires à cette
      idée."

      Et de poursuivre : "C'est pour cela que je parle de retours
      obligatoires. L'élection de 1968 est celle de l'acceptation du fait
      français en Amérique du Nord. La vision de Trudeau, celle de l'Abbé
      Groulx, de la reconquête du
      territoire culturel et social des francophones au Canada ne s'oppose
      pas à celle de Stansfield qui est de reconnaître que le Québec doit
      avoir une place particulière dans la Confédération. Il s'agit dans
      l'ensemble de la même problématique : l'acceptation du fait français au
      Canada. Donc du caractère même du pays et du sort qu'il avait, jusque
      là, réservé à ses communautés francophones, plurielles car elles sont
      nombreuses et disparates. Donc, si 95% des Canadiens et plus, partout
      au pays en 1968, votent pour un parti politique ( la position
      Néo-démocrate étant encore plus généreuse) qui admet que le temps est
      venu de redresser les torts ; on peut croire que Trudeau n'avait pas à
      se préoccuper des détails mais bien de passer à l'essentiel. Forcer le
      Canada à accorder rapidement l'ensemble des droits essentiels à la
      survie et à la promotion de la culture et de la société francophone
      partout, ou historiquement, celle-ci fût présente. Et cela dans tous
      les domaines et non seulement dans ceux du public."

      (RB) Et voilà que nous, Québécois, nous, du Québec, avions également
      voté très largement pour ce Trudeau-là. Il avait su nous embrigader
      dans cette possibilité de pays qui était à bâtir, à réaliser.


      Et votre réponse à cette question est bien éloquente :

      (J-YD) Nous savons tous qu'il ne le fit pas. Qu'il n'osa jamais
      exprimer sa
      vision, qu'il recula devant les premiers obstacles venus, qu'il préféra
      la petite politique qui dénonce l'autre (dans ce cas-ci les Deux
      Nations) plutôt que la Politique qui exige l'action contre l'adversité,
      le courage contre l'outrage, le principe plutôt que la compromission."

      (RB) Et comment analyser votre prise de position ?
      " je persiste et je signe : Trudeau avait raison."

      Il avait raison de vouloir une chose, de la présenter pour se faire
      élire à travers tout le Canada y compris par les Québécois. Alors
      qu'il est au pouvoir et qu'il a un ensemble de députés pour faire
      passer les lois qu'il veut bien, il n'y fait rien. Selon votre
      connaissance, qui donc l'a empêché d'aller au bout de tels objectifs ?

      Vous ajoutez, pour notre compréhension de cet homme :
      (J-YD) "Deux échecs dans la vie d'un homme doivent suffire à en donner
      la
      mesure. "

      (J-Y-D) Mais qui est Trudeau? Voilà une question qui mérite
      l'interrogation.
      Est-ce la personne, l'individu appelé du nom? Ou est-ce la parole prise
      par un individu d'une pensée collective ?

      Donc, Trudeau est-il Trudeau ? "

      (RB) Et voilà, après avoir failli à la tâche que lui-même s'était
      donnée de réaliser et créer un Pays avec deux nations, deux peuples,
      vous poursuivez en jetant un regard sur les seuls québécois.

      Pourquoi nous faudrait-il apprécier une personne qui n'a pas accompli
      ce pourquoi il avait été porté au pouvoir ? Vous venez de nous le dire
      ci-haut :

      (J-YD) "Nous savons tous qu'il ne le fit pas. Qu'il n'osa jamais
      exprimer sa
      vision, qu'il recula devant les premiers obstacles venus, qu'il préféra
      la petite politique qui dénonce l'autre (dans ce cas-ci les Deux
      Nations)"

      Je vous lis et je ne vois que la présentation de réflexions en regard
      d'une seule des deux Nations, la nôtre :

      (J-YD) Dans le Québec où la poubelle est sous le tapis il ne faut
      jamais poser ce genre de question. Trudeau est ceci, Lévesque est cela,
      Bourassa une chose et les Johnsons une autre. Disons que la palette
      d'interprétation
      québécoise est parfois binaire et semble ignorer la nuance. Cela
      facilite le travail partisan mais obscure profondément le nécessaire
      travail de recherche et de réflexions sur ce qu'est le Québec.


      (RB) Si Trudeau a déjà vu la question de la Nation Québécoise qu'en
      est-il advenue par la suite de cette question ? N'a-t-il pas tout fait
      pour la réprimer, la diminuer, la faire disparaître ? Est-ce la faute
      de Trudeau et de quel Trudeau pour parler dans ce qui m'apparaît comme
      un labyrinthe sans fin ?

      J'ai l'impression que vous cherchez à nous faire croire que Trudeau
      aurait été manipulé par d'autres intellectuels et que Trudeau ne serait
      plus responsable des positions politiques de Trudeau ?

      Vraiment, on l'a vu notre vrai Trudeau au cours des années se foutre
      pour ainsi dire de nos Premiers Ministres du Québec avec le "mangeur
      d'hot-dogs" ou de René Lévesque à la table des rencontres des Premiers
      Ministres à Ottawa. L'appréciation des Québécois dûment élus à
      l'Assemblée Nationale et les prises de positions officielles de
      positions défendues à la quasi unanimité de l'Assemblée Nationale n'a
      jamais eu prises sur Trudeau, quel que fut ce Trudeau.

      Faudrait-il croire que Trudeau se serait fait manipuler par
      quelqu'élite pamphlétaire ou imaginaire qu'on puisse chercher à nous
      présenter ?

      L'être politique que le Québec a connu n'a pas rempli les promesses
      qu'il a lui-même faites : un "NON" voulant dire un "OUI" aux réformes
      nécessaires pour la satisfaction des Québécois.

      (J-Y D) "J'avance, depuis des années, que Trudeau le pamphlétaire était
      la voix et la plume visible de Cité-Libre. Je sais quelle contribution
      des
      gens, comme Roger Roland, lui aussi indépendant de fortune, ont fait à
      la plume de Trudeau. J'ai aussi des souvenirs de conversations
      alimentés au scotch dans un club privé qui habite aujourd'hui la
      Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal où il était question que
      Trudeau n'avait pas tout écrit ce qui portait son nom. Voyez-vous, à la
      fin des années 60, il fallait parfois justifier les «erreurs » de
      jeunesse d'un Libéral qui, pour plusieurs, était un vire capot de la
      pire espèce. Donc, je ne puis affirmer que Trudeau n'est pas Trudeau.
      Je peux douter que Trudeau ait été Trudeau cependant. Et je ne crois
      pas que le principal intéressé croit nécessaire de dire la vérité ;
      l'histoire nous aura –en effet- enseigné que sa pensée principale était
      de confondre son histoire avec celle de son pays et que pour lui, la
      vérité n'avait pas sa place dans sa réalité.

      (RB) Comment devons-nous comprendre votre prise de position :
      " je persiste et je signe : Trudeau avait raison."

      Sur quoi avait-il raison ? De vouloir un Pays qu'il n'a pas su asseoir
      sur des assises autres qu'un injuste rapatriement ? Qu'il a rejeté
      l'existence de la Nation Québécoise alors qu'il en avait le loisir de
      la confirmer ? Qu'il a su jeter les bases de toutes impossibilités de
      réformer la Constitution Canadienne sans donner une quelconque
      possibilité au Québec d'être lui-même sauf, hors la structure politique
      actuelle bien que la Cour Suprême vient d'imposer un juste dialogue sur
      les bases d'un référendum gagnant au Québec.


      Pour les Québécois, Trudeau a été et demeure un Premier Ministre qui a
      favorisé l'émergence de la réalité Canadienne en foulant aux pieds la
      seule Nation Française de l'Amérique dont le berceau se trouve au
      Québec.

      Il est douleureux de se faire démolir par l'un des nôtres qu'on a porté
      au pouvoir. Et la situation demeure présente pour ceux qui sont élus à
      Ottawa et qui n'ont de respect que pour l'autre majorité.

      Au cours de cette moitié de fin de siècle, on a su reconnaître des
      droits de toutes sortes : droit de vote aux femmes, droit d'égalité
      des sexes, de religions, de couleurs, droit des enfants, droits des
      homosexuels et lesbiennes, droits des handicapés et combien d'autres.
      Et comment peut-on croire qu'on est pas capable de reconnaître les
      droits d'un peuple, d'une nation ?

      Oui, les hommes sont grands pour ce qu'ils peuvent accomplir, pour ce
      qu'ils peuvent reconnaître. Et ils sont petits pour ce qu'ils n'ont
      pas voulu ou accepté de faire le travail qui était commandé.

      Ne faut-il pas jugé Trudeau sur ce qu'il a accompli et non sur ce qu'il
      aurait voulu accomplir ?

      La grandeur de cet homme n'a-t-elle pas été de pouvoir tromper tout le
      monde avec finesse ? L'Histoire saura reconnaître la juste mesure de
      cet homme.

      Robert Bertrand, rédacteur.
      Québec un Pays.
      http://www.multimania.com/quebecunpays/
      http://www.total.net/~qcunpays/
      http://www.geocities.com/CapitolHill/Parliament/3488/index.html
      http://www.iquebec.com/QUEBECUNPAYS
      http://QUEBECUNPAYS.iquebec.com
      1999-11-23
    Votre message a été envoyé avec succès. Il sera livré sous peu aux destinataires.